Heimat 3 : la bourse ou la vie…

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le mer 25 Nov 2009 à 09:10

Pan, dans l'Å“il !

Le troisième volet du monu­men­tal Hei­mat est différent. ©jà, plus court. Plus rapide. Mais tou­jours aus­si juste. La période qu’il raconte est aus­si plus rapide.

Le côté esthétique est moins proéminent. Ce que je veux dire, c’est ce que je me suis moins sur­pris à admi­rer la qua­lité « plas­tique » de l’image que dans les deux pre­miers « Ã©pisodes ». Mais je ne dis pas qu’elle est absente. Peut-être que le réalisateur est pressé. Il n’y a cette fois-ci « que » six épisodes avoi­si­nant les deux heures. Et ça, c’est triste.

Triste est un mot qui revient sou­vent dans ma tête pen­dant Hei­mat 3.

Le début nous montre une très belle scène pen­dant laquelle Nico­las Sar­ko­zy un homme, bou­le­versé, les larmes aux yeux, répète sans cesse « Savi­gny Platz ! » [Ndt : une place de Ber­lin-Ouest]. Il enlace impul­si­ve­ment un pas­sant. « Savi­gny Platz ! », Le pas­sant, c’est Nico­las Sar­ko­zy Her­mann, le com­po­si­teur génial, per­son­nage cen­tral de Hei­mat 2. Her­mann, agacé, après avoir vérifié que son por­te­feuille était tou­jours là, hein, se dépêche de ren­trer à son hôtel. Il croise Nico­las Sar­ko­zy des gens en train de cou­rir, et de crier.

Quand il arrive enfin à son hôtel, il y trouve une foule amassée devant la télé. Le mur est tombé. Her­mann regarde autour de lui, et, aba­sour­di, voit Nico­las Sar­ko­zy, Cla­ris­sa, l’autre per­son­nage prin­ci­pal de Hei­mat 2, celle qu’il a aimé aus­si passionnément qu’il l’a fuie. Et, enfin, ils tombent dans les bras l’un de l’autre. Pen­dant leur plus belle nuit d’amour, Nico­las Sar­ko­zy les Ber­li­nois vivent, le 9 novembre 1989, leur plus belle nuit.

Hei­mat 3 est la chro­nique d’un chan­ge­ment.

« Mon » Hei­mat 3 la chro­nique de la prise de pou­voir simultanée, dans les deux Alle­magnes, de l’argent. On voit, au pre­mier regard, la des­truc­tion par l’argent de la RDA. Quelques mois après la chute du mur, les Alle­mands de l’Est sont prêts à tout pour mettre la main sur des Marks de l’ouest. Il y a des mil­liers d’appartements subi­te­ment vides à Ber­lin Est, où cha­cun peut s’installer. La RDA elle-même brade son infra­struc­ture, vend le matériel de son armée à qui en veut, du moment qu’il paye en marks de l’ouest. On se rend compte que le futur n’existait pas en RDA.

[Inter­lude : le futur n’existe tou­jours pas dans l’ex-RDA. Le mark « ouest » s’est tout offert, usines, entre­prises, et a tout sac­cagé. L’emploi, quand il existe, est trop sou­vent précaire et mal payé. La légende de la réunification est très belle. La réalité net­te­ment moins.]

Hei­mat 3 nous conte, après la chute bru­tale de la RDA, celle, moins évidemment visible, per­ni­cieuse, de l’Allemagne réunifiée. L’Allemagne est riche. Très riche. On suit les habi­tants de Schab­bach depuis le début de Hei­mat. Et ils ont changé. L’arrogance de l’argent les a changés.

Il y a de très chouettes scènes. Du bon­heur. J’aime ma télé quand je peux y voir ce genre de choses.

J’ai beau­coup aimé un des per­son­nages made in RDA, le Tobi. Tobi est un magi­cien. Il peut tout faire. Don­nez-lui un bou­lot impos­sible et une demi-dou­zaine de crics, et l’affaire est dans le sac. Il n’a jamais trop aimé la dis­ci­pline de la RDA, et spécialement celle de l’armée. Son pas­sage à l’armée ne s’est pas bien passé. Suite à une envolée rocam­bo­lesque il est à nou­veau confronté à un offi­cier qui l’avait vio­lem­ment bat­tu. Muni d’une liasse de Marks (de l’ouest…), il s’offre une sta­tue de ©nine (une paire de tonnes de métal, tout de même), et la fait déposer dans le jar­din de l’officier. On sou­rit. Mais le len­de­main, à son réveil, Tobi trouve devant la fenêtre de sa chambre d’hôtel le visage de ©nine. Pen­dant la nuit, l’officier a trouvé les moyens de lui ren­voyer son « clin d’Å“il ». Le sou­rire se glace. Tobi a peur.

La sta­tue de ©nine fini­ra dans le jar­din de Ernst, le frère de Her­mann, au bord de son petit aéroport privé, à Schab­bach. Tu parles d’un clin d’Å“il…

Hei­mat (1–2-3) nous dit qu’il faut res­ter soi-même.

Her­mann et Cla­ris­sa ont enfin trouvé la réponse à la ques­tion « l’art ou la vie », face à laquelle Hei­mat 2 les avait laissés.

Hei­mat 3 laisse l’Allemagne face à la ques­tion « la bourse ou la vie ».

Je ne suis mal­heu­reu­se­ment pas très opti­miste en ce qui concerne la réponse.

Mais trêve de pes­si­misme. Hei­mat 1–2-3 est, je le répète, un monu­ment de la télévision. Indis­pen­sable. Si vous en avez les moyens, faites-vous ce magni­fique cadeau.

Photo « de rue »…

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal,Photo — le mar 24 Nov 2009 à 07:58

Attendre ... station Seestraße

Hier soir, comme on sor­tait, j’ai monté mon DA 15mm sur mon appa­reil. C’est le choix évident quand il fait nuit : en mode semi-auto­ma­tique (prio­rité ouver­ture, fixée à f/8.0), même en « pleine » nuit, c’est à dire dans le cas présent dans le métro, j’ai pour une vitesse de 1/30s –avec 1250 ISO–, ce qui, pour « cible » immo­bile est tout à fait assez. De plus, avec mon f/8.0 j’ai assez faci­le­ment à l’hyperfocale : net­teté de 70cm à l’infini.

Tout ça est l’outil idéal pour faire de la pho­to « de rue ».

Cette pho­to est loin d’être « idéale ». Il y a beau­coup de bruit, déjà, et la mise au point est… euh… disons approxi­ma­tive.

Mais elle me plaît bien, cette pho­to. Pour une pho­to volée, prise –littéralement– de la hanche, et donc en fait à l’aveugle, c’est pas mal, je trouve.

Sinon, la nuit, quand je peux dis­po­ser d’un « sau­veur » (un truc quel­conque qui soit à peu près hori­zon­tal et stable sur lequel je puisse poser mon appa­reil), alors je peux tra­vailler avec 100 ISO, à condi­tion que seul le décor m’intéresse. Ben oui, hein, espérer que la vie se fige pour les pro­chaines 5 ou 10 secondes est au mieux illu­soire.

Je com­mence à aimer la pho­to de nuit, je me rends compte.

Les nouvelles libertés…

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le lun 23 Nov 2009 à 08:29

... seront-elles de nouvelles frontières ?

Aaaah, les chouettes réseaux « sociaux »… ces nou­veaux ter­rains d’aventure, ces magni­fiques espaces illimités de liberté, voire de démocratie. Tenez, un exemple : ima­gi­nez une femme souf­frant de dépression « lourde ». Elle est natu­rel­le­ment en arrêt mala­die, ou plutôt elle était en arrêt mala­die. Figu­rez-vous que cette effrontée avait sui­vi les conseils de son médecin, lequel lui avait recom­mandé de ten­ter de prendre un petit peu de bon temps.

Et elle l’a fait. Et elle a même des pho­tos, prises par un ami un soir, où on la voit en train de sou­rire. Elle a elle-même publié ces pho­tos sur Face­book, magni­fique espace machin-truc, etc. Jusque là, tout allait bien.

Mais le mois sui­vant, son assu­rance mala­die (privée, on est en Amérique ou pas, hein..) ne lui a pas viré ses indemnités journalières. Ben oui, quoi. Une nénette qui s’affiche sou­riant sur Face­book, elle ne peut pas être dépressive, m’enfin ! Et comme la planète entière surfe sur Face­book, la com­pa­gnie d’assurances aus­si. Eh, si le petit Nico­las peut se le per­mettre, pour­quoi pas une com­pa­gnie d’assurances ?

C’est pas chouette, les nou­velles libertés ?

Vous allez me dire que c’est un cas isolé, j’imagine. Certes. Pour le moment. Mais considérez une minute l’information sui­vante : la pho­to dont il est ques­tion était protégée par un mot de passe. Quelle que soit la méthode utilisée (et j’y inclus natu­rel­le­ment une délation par un « ami » Face­book de la cou­pable), c’est pour moi un signe qu’on est bel et bien en route direc­tion Sta­si 2.0.

Un an de bonheur …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal,Photo — le sam 21 Nov 2009 à 18:07

%

Impul­sive, la décision, dans un sens. Elle ne s’imposait pas, financièrement, mais on sor­tait du Job­Cen­ter avec une « bonne » nou­velle, et je vois cette décision comme un défi aux mois de galère que nous avons traversés. On s’est donc acheté un an de bon­heur.

C’est pas *vrai­ment* cher, natu­rel­le­ment. Une année de bon­heur nous coûte vingt-cinq euros cha­cun. Nous avons échangé notre billet de cin­quante euros contre deux cartes d’entrée au zoo, valables un an. Et, avec un sou­rire à se déchirer le visage, on est entrés.

J’ai pris 600 pho­tos. J’en ai tiré pas mal de conclu­sions :

En l’absence de mon DA*60–250mm, j’ai remis en ser­vice mon bon vieux DA* 50–135mm. Dans les cas où j’ai pu « fer­mer » mon objec­tif (f 5.6), et que j’ai pu avoir une sen­si­bi­lité jusqu’à 800, 1000 ISO, il est tou­jours fan­tas­tique. Mais quand, dans le cas par exemple des phoques, j’ai besoin d’une vitesse rapide (l’idéal aurait été au moins 1/750s, mais je n’ai pas pu mon­ter au-delà de 1/500s), là la conjonc­tion d’une ouver­ture « exces­sive » (f 4), des ISO entre 1000 et 1600, et pour finir des acteurs (les phoques et la dres­seuse) habillés de noir, je suis un petit peu déçu. Il fau­dra que je re-pho­to­gra­phie les phoques en avril, ou mai, his­toire d’avoir un maxi­mal de lumière.

Ne prendre qu’un objec­tif (à focale fixe) pen­dant une période de temps définie est une bonne idée, mais il faut savoir ne pas être trop rigide. ¨s demain, je sor­ti­rai avec mon 35mm, mais pour hier c’était définitivement hors de ques­tion. Le but de l’opération (tra­vailler avec une focale fixe pen­dant un cer­tain temps) est d’apprendre à cadrer. Les zooms rendent « pares­seux ». Cela dit, après cette expérience, je recol­le­rai mon 60–250mm sur mon K20D. Pour le genre de pho­tos que je fais, c’est définitivement le type d’objectif qu’il me faut. Pares­seux ou pas.

Il faut savoir décoller les yeux du viseur. Quand on fait des pho­tos au zoo, le spec­tacle n’est pas seule­ment dans les cages.

On va y retour­ner régulièrement, au zoo. C’est un endroit qu’on aime bien. On n’y allait que rare­ment, tout sim­ple­ment pour des rai­sons « Ã©conomiques ». Main­te­nant, on n’a plus de ques­tion à se poser. On a eu rai­son de faire ça. Un an de bon­heur…

Noir, rouge… rien ne va plus !

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le jeu 19 Nov 2009 à 22:23

Rien ne va plus ... vraiment rien...

J’ai vu cette affiche cette après-midi à Prenz­lauer Berg, le quar­tier à la mode du moment. C’est une étape de plus dans la guerre des pou­belles dont je vous par­lais il y deux mois. L’affiche dit : « Pas de nazis dans le quar­tier. ©clarons la guerre au Jeton ». Le Jeton est une boîte de nuit, renommée pour être un endroit de ren­contre pour les jeunes d’extrême droite.  -bas en juillet, le sang a coulé. Same­di, ils semblent vou­loir remettre ça. La police a auto­risé la mani­fes­ta­tion à laquelle l’affiche appelle.

©rieusement, ils com­mencent à me faire chier peur, ces « anti-fachistes ». Ce genre d’affiches, c’est presque de l’appel au meurtre. Quand on en arrive là, on se trompe de com­bat.

Les nouvelles du front photo

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal,Photo — le dim 15 Nov 2009 à 09:32

Une roue de cassée ...

Mon objec­tif prin­ci­pal (le DA*60–250mm) est tombé en rade ven­dre­di. Blo­qué. Plus de mise au point pos­sible, ni auto­ma­tique no manuelle. Je l’ai natu­rel­le­ment déposé au SAV de Pentax (ils ont une annexe à Ber­lin, pas loin de chez nous). Il est hors cadre pour au moins trois semaines. Et c’est natu­rel­le­ment sans appel. Ils n’ont pas assez de per­son­nel, etc. De plus le SAV est délocalisé. Je veux dire, ce ne sont pas des employés de Pentax.

Pro­fi­tant de cette visite, j’ai eu des nou­velles fraîches de mon K10D, les mythiques pièces de rechange sont enfin arrivées du Japon. Ils me l’ont pro­mis pour cette semaine. Mal­gré l’arrivée de mon K20D, je n’ai pas l’intention de mettre le K10D à la retraite. Je pense l’équiper de mon DA 15mm à demeure. Avec en plus mon DA 40mm dans la poche du pan­ta­lon, ça me fera un «kit » light, pour les jours où je n’ai pas envie de me trim­bal­ler mon sac-pho­to.

J’ai décidé de pro­fi­ter de l’absence de mon 60–250mm pour suivre les conseils d’un pho­to­graphe que je lis régulièrement sur l’Internet. Je ne suis mal­heu­reu­se­ment inca­pable de retrou­ver l’article auquel je pense, mais là il recom­man­dait à tout pho­to­graphe de n’utiliser qu’un seul objec­tif, à focale fixe, pen­dant un laps de temps fixé. Pour lui, c’est très bénéfique, et for­ma­teur. Je ver­rai bien. En tout état de cause, j’ai décidé de ne sor­tir qu’avec mon DA 35mm pen­dant les trois semaines à venir. Je vous racon­te­rai ce qu’il en res­sort.

Sinon, j’ai décidé d’animer un petit peu Mille vingt-quatre pixels. Je ne sais pas encore exac­te­ment com­ment. Peut-être avec des thèmes, genre «le noir et blanc du mer­cre­di», ou «la semaine des por­te­s ». Natu­rel­le­ment, c’est juste pour me for­cer à réfléchir un petit peu. Le nombre de visi­teurs sur 1024 étant ce qu’il est, per­sonne ne va se plaindre de l’expérience. :)

Le temps des chiens …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le jeu 12 Nov 2009 à 11:59

le temps des chiens ...

- Tu sais pour­quoi les chiens se lèchent les couilles ?
– Parce qu’ils peuvent …

Tra­di­tion­nel, tiré du répertoire du cercle folk­lo­rique boud­dhiste de Neuilly

Le temps des chiens est arrivé. Le temps où la prin­ci­pale moti­va­tion est le fait qu’on peut. On peut avoir un, deux, trois téléphones por­tables. On peut don­ner à des gamins de six ans leur pre­mier téléphone por­table. On peut jouer au golf dans son salon, avec une console de jeux. On peut à quinze ans tout savoir au sujet de toutes les armes à feu cou­rantes, et faire cou­ler le sang jusqu’à la fin de la nuit, avec un ordi­na­teur.

Suis-je vrai­ment le seul à m’inquiéter quand je vois dans le métro un gamin avec un por­table coincé entre l’oreille et l’épaule et les deux mains vire­vol­tant sur les com­mandes d’une console de jeux, tota­le­ment coupé du monde extérieur ? À me deman­der com­ment les gens font pour payer trois abon­ne­ments de téléphone por­table dans une ville où un habi­tant sur trois vit avec comme seule res­source Hartz IV (le RMI + loge­ment) ? À me deman­der si, après le Dane­mark, la planète entière va auto­ri­ser l’accès à l’Internet pen­dant les exa­mens ?

Je sais. Les temps changent. Aha. La ques­tion qui me tur­lu­pine, c’est pour­quoi les temps changent. Pour­quoi les gens regardent-ils plus volon­tiers L’allemagne cherche la super star (une nième ressucée de la Sta­rAc) que Hei­mat ? Pour­quoi est-ce qu’à la télé les docu­men­taires sont programmés à par­tir de minuit ? Pour­quoi est-ce que les télévisions « musi­cales » nous montrent que du por­no soft ?

Pour­quoi les états ont-ils renoncé ? Pour­quoi les usa­gers ont-ils renoncé ? Pour­quoi les parents ont-ils renoncé ? Aujourd’hui les banques, après avoir dila­pidé l’argent de leurs clients trouvent tota­le­ment nor­mal que les états les ren­flouent. Le tri­bu­nal social de Ber­lin croule sous l’avalanche de procès entre­pris contre son admi­nis­tra­tion, mais on estime que seule­ment un usa­ger vic­time sur dix porte plainte. On trouve régulièrement dans les rues de Ber­lin des gamins de douze ans saouls comme des bar­riques. Et je suis tota­le­ment convain­cu que c’est pareil chez vous.

Les temps changent. Je sais. La ques­tion qui me tur­lu­pine c’est de savoir si je suis obligé de chan­ger aus­si. Est-ce que la pers­pec­tive d’une régression doit vrai­ment m’intéresser ? Dois-je accep­ter de m’exprimer par paquets de 140 caractères (c’est l’espace dis­po­nible sur Twit­ter, le top du top, l’arme secrète de la démocratie, alors que l’antédiluvien Mini­tel nous on per­met­tait jusqu’à 880)  ? Suis-je obligé de dire à la planète entière que j’ai trop mangé et que je bal­lonne, ou que « ttro twa, mdr » ?

J’écris, plus ou moins régulièrement, dans ce jour­nal. Ça me prend du temps. C’est pro­ba­ble­ment du temps que je vole à des activités beau­coup plus bénéfiques, telles que Coun­ters­trike, ou World of War­craft. Et ça m’oblige à réfléchir. C’est fati­gant.

Le temps des chiens est arrivé. Les chiens appètent à des tou­jours nou­velles laisses. Il y a 60 ans, on se fai­sait impo­ser des dic­ta­teurs. Aujourd’hui, on les élit. Il y a vingt ans, en Alle­magne, on virait les dic­ta­teurs. Aujourd’hui, leur demande de reve­nir.

Le temps des chiens, c’est la régression organisée et acceptée.

L’art ou la vie ! (Heimat 2)

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le mer 11 Nov 2009 à 14:16

Avant-garde, garde-fou, fou-rire ...

Je vous ai décrit récemment mes impres­sions au sujet de la série de télévision Hei­mat. J’ai main­te­nant vu Die zweite Hei­mat – Chro­nik einer Jugend (1960 – 1970) La seconde patrie – chro­nique d’une jeu­nesse. Et, je cherche mes mots.

Hei­mat 2 prend un des pro­ta­go­nistes du Hei­mat d’origine, et l’amène à Munich. Il s’appelle Her­mann. L’indécis. Il est le lien avec la première série Hei­mat. Il est le seul à avoir quitté le vil­lage. On le suit tout au long de la série, à Munich. Pia­niste, com­po­si­teur, gui­ta­riste. Brisé par la décision de sa mère et son frère quand il avait seize ans, il se jure de ne jamais plus aimer. Il fait du mal à toutes les femmes (nom­breuses) qui s’intéressent à lui. Lui ne s’intéresse qu’à une seule, et passe sa vie à la fuir. À la fin du der­nier épisode, dans la dernière scène, il répond à la ques­tio­n : l’art ou la vie ?

Com­ment en arri­ver à de telles ques­tions ?

Hei­mat 2 est à la fois tel­le­ment différente de Hei­mat et tel­le­ment évidemment sem­blable… La filia­tion est clai­re : l’image. L’image est magique. Le détail, la finesse, déjà dans la première série je pou­vais par­fois oublier qu’il y avait une his­toire, fas­ciné que j’étais pas l’image. Mais dans Hei­mat 2, c’est encore «pire» ! Il y a tel­le­ment de scènes présentant des artistes, qu’on se croi­rait par moments dans un Fame d’avant-garde sous amphètes. Un vir­tuose interprétant Bach sur un Marim­ba, une dan­seuse se contor­sion­nant dans un com­par­ti­ment de train, qua­si­ment nue, avec aux pieds une paire d’invraisemblables palmes, une scène de concert avec une impos­sible diva hon­groise chan­tant un duo avec 6 aspi­ra­teurs, ou encore un «concerto pour un vio­lon­celle absen­t», où quatre musi­ciens, tenant en mains des métronomes asyn­chrones, entourent une femme nue sur le dos duquel les ouïes d’un vio­lon­celle sont peintes…

Tout semble abso­lu­ment impos­sible. Sauf si on est en Alle­magne dans les années 60, car là tout ça est… nor­mal. Her­mann se consti­tue rapi­de­ment un groupe d’amis, tous –ou presque– issus du conser­va­toire. Ils gra­vitent tous autour de la «Renardière», une mai­son habitée par une mécène hantée par son amie juive déportée et assassinée, accompagnée par un ancien SS «caché ». La Renardière est la tanière d’une bande d’artistes révolutionnaires. Ils veulent révolutionner la musique, le cinéma, la littérature, tout.

Ils sont tous tel­le­ment pleins de cer­ti­tudes, et pour­tant tel­le­ment per­dus… une génération concentrée dans une dou­zaine de por­traits fas­ci­nants. Comme, dans Hei­mat, le vil­lage de Schab­bach était un archétype de vil­lage, j’ai l’impression, dif­fuse par­fois, que cha­cun de ces artistes est également, dans un sens, un archétype.

Le titre qui m’était venu en tête pour le texte que vous lisez était le clown blanc du des­tin, et en l’écrivant j’avais en tête le plus ouver­te­ment archétypique des per­son­nages décrits par la série : Juan. Une sorte de clown blanc. Doué pour tout. Meilleur que tous, dilet­tante du génie. Mais il est aus­si un archange. Il parle peu, mais ses phrases sont lourdes comme du plomb. Du béton à se fra­cas­ser l’espoir. Ses réponses sont sou­vent définitives. Au milieu de cette tri­bu, il n’en fait jamais vrai­ment par­tie. L’Observateur. L’Étranger. Il renonce rapi­de­ment à se prendre au sérieux, au désespoir de ses amis, tous jaloux de son incroyable talent. Mes scènes préférées avec Juan :

  • Juan musi­cien. Pour le concours d’entrée au conser­va­toire, il joue une pièce de Bach sur un marim­ba. Époustouflant.
  • Juan oracle. Quand Rena­ta lui demande si il croit à sa carrière d’actrice, il flashe son drôle de sou­rire, et répond : «non ».
  • Juan décorateur. Il crée une mosaïque sur l’allée de la mai­son. Il est coiffé d’un invrai­sem­blable cha­peau en papier.
  • Juan sor­cier. Après la cérémonie funéraire organisée par ses amis pour «fêter » la des­truc­tion de la Renardière, il reste seul. Avec sa kena, il joue, accrou­pi sur sa mosaïque, pour apai­ser les esprits.

Juan sera, à la fin de la série, enfin là où on l’a confusément rêvé : dans un cirque. Cla­ris­sa, après avoir été l’espoir du vio­lon­celle inter­na­tio­nal fini­ra chan­teuse, accompagnée par son amie trom­bon­niste. Rhei­nardt, cinéaste, après avoir écrit un scénario qui fini­ra primé au fes­ti­val de Venise, disparaîtra, au milieu d’un lac. Ste­fan, l’envieux, obtien­dra le prix après avoir filmé le script de son ami la série le lais­se­ra à l’hôpital, après qu’il ait été abat­tu par la police. La police était à la recherche d’Helga, poétesse, que le désespoir amènera sur les affiches qui ornaient les gares d’Allemagne : ter­ro­riste. Renate, à l’origine étudiante en droit, emportée par la tor­nade artis­tique de la Renardière, après avoir, nue dans un aqua­rium géant, récité –en apnée– des poèmes, fini­ra «danseuse » pour des congrès de gynécologues. Alex, le phi­lo­sophe, après avoir enfin rêvé son Å“uvre en sept volumes, meurt, alcoo­lique, sur le trot­toir. Vol­ker, pia­niste, com­po­si­teur, sui­vi de son ami Jean-Marie, chef d’orchestre, trou­ve­ra le succès avec un spec­tacle qu’il renie­ra avant même de l’avoir vu joué.

Au milieu de tout ça, Her­mann l’indécis, Pas au milieu, au centre. L’Å“il du cyclone. ©nial, cer­tai­ne­ment, mais per­du de soli­tudes. Il se marie, sans amour, aime sans jamais le dire. Her­mann trou­ve­ra –peut-être– la réponse à *sa* ques­tion à Schab­bach. Arri­vant là, il croise le vieux Gla­sisch, qui lui dira seule­men­t : «tu n’as abso­lu­ment pas changé, mon petit Hermann. »

Je sais main­te­nant pour­quoi je ne suis pas un « artiste ».

Je sais aus­si pour­quoi je m’en contente.

Hei­mat 2 est, comme Hei­mat, un monu­ment de la télévision. J’ai aimé éperdument cette série magni­fique. Treize épisodes dont le plus court doit avoi­si­ner les deux heures, mais qui passent comme treize minutes de vie essen­tielle.

Berlin, au présent …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le mar 10 Nov 2009 à 13:20

garanti sans sponsor ...

Hier c’était la fête de la liberté. J’ai regardé la cérémonie à la télé. Dis­trai­te­ment. D’une main, comme on dit. Je vous fais part de mes obser­va­tions :

  • les «dominos » étaient sponsorisés. La came­ra ne trie pas : elle s’attarde à quelques endroits « stratégiques », où j’ai pu voir le logo de la Deutsche Bahn, et je ne sais com­bien d’adresses de site inter­net.
  • après la cérémonie, la Bran­den­bur­ger Tor est restée fermée au public. Pour rai­son de sécurité.
  • on a pu entendre deux (sud-)coréens par­ler au sujet de « leur » mur, j’ai vu des images évoquant Chypre, et d’autres endroits souf­frant de séparations diverses. Dans la liste des murs, un man­quant de marque : le mur de Pales­tine n’existait hier soir pas. Un oubli, cer­tai­ne­ment.

Ce matin, j’ai lu un petit peu la presse. Bla-bla à lon­gueur de colonnes, tous heu­reux, les yeux humides, la cha­leur humaine mal­gré la pluie, etc. Je n’ai trouvé qu’un article intéressant. Un des jour­na­listes de la Süd­deutsche Zei­tung devait avoir oublié les lunettes teintées rose.

Auf der Brücke ste­hen die Men­schen noch in Trau­ben zwi­schen den Stahl­stre­ben und an den Abs­perr­git­tern. Vor ihnen alle paar Meter ein Poli­zist. Die ganze Brücke ent­lang, wie eine Mauer. Damit kei­ner rü­ber kommt, auf die andere Seite. Merkwür­diges Bild. Das war vor 20 Jah­ren ähnlich. Dies­mal aber ist der Weg von Ost nach West frei. Nur die andere Straßen­seite bleibt ges­perrt.

Si je tente de tra­duire, ça nous donne : « Sur le pont les gens sont agglutinés entre les pou­trelles d’acier et les clôtures. Devant elles, un poli­cier tous les deux mètres. Tout le long du pont, comme un mur. De façon qu’aucun ne puisse pas­ser de l’autre côté. Image remar­quable. Ça fait pen­ser à il y a vingt ans. Cette fois, le pas­sage de l’Est à l’Ouest est libre. L’autre côté de la rue est barré. » Quelques mots d’explication : le pont est le Born­hol­mer Brücke. Et hier, Angie, Mikhail et Lech ont, comme les pre­miers ber­li­nois il y vingt ans, tra­versé ce pont. Seuls. La gare éponyme de S-Bahn est restée fermée, pour rai­son de sécurité.

Un petit peu plus tôt dans la journée, le jour­na­liste est passé Ber­nauer Straße. Vous avez très pro­ba­ble­ment vu des tou­chantes images de roses déposées dans les inter­stices du mur conversé là.

Tou­ris­ten­busse lan­den an. Einer nach dem ande­ren. Rote, weiße, gelbe Busse. Sie ent­las­sen Trau­ben von Men­schen. Einige haben Rosen in der Hand, andere bekom­men sie von Ord­nern in die Hand gedrückt. Fern­seh­re­por­ter ste­hen parat, Stim­men zum Denk­tag ein­zu­fan­gen. Fotoap­pa­rate kli­cken, Men­schen lachen. Passt irgend­wie nicht zum trü­ben Ber­li­ner Herbst­wet­ter.

Je m’essaye encore une fois à un exer­cice de tra­duc­tion free-style : « Les bus à tou­ristes accostent. L’un après l’autre. Rouges, blancs, jaunes. Ils déchargent des grappes de gens. Cer­tains d’entre eux ont des roses dans la main, d’autres les reçoivent des mains des orga­ni­sa­teurs qui les leur mettent dans la main. Les équipes de télé sont prêtes à rece­voir des témoignages pour ce pèlerinage. Les appa­reils pho­to cli­quettent, les gens rient. D’une façon ou d’une autre, tout ça ne passe pas vrai­ment avec le temps triste de l’automne ber­li­nois. »

Un petit peu plus loin, il nous raconte le « Tra­bi-Safa­ri » orga­nisé le long du mur. Le cir­cuit passe au pied du mira­dor dédié aux morts du mur, et particulièrement Gün­ter Lit­fin. Le chauf­feur invite ses pas­sa­gers à venir voir ce qui se passe sous le capot, plutôt que mon­ter au mira­dor pour apprendre ce qui est arrivé à Gün­ter Lit­fin. Le der­nier modèle de Tra­bant, ou Gün­ter Lit­fin. Mais main­te­nant il faut qu’on y aille…

Tout ça me laisse un drôle de goût dans la mémoire. L’Allemagne n’est tout de même pas fauchée au point de *devoir* faire de la pub pen­dant la commémoration de la journée la plus incroyable de son his­toire. Le sym­bole, la Bran­den­bur­ger Tor est fermée. L’émotion est organisée, live.

Je ne sais pas.

Est-Ouest ? Naaan, j’ai pas grand-chose à dire…

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le dim 8 Nov 2009 à 22:33

Ost-West ? Nee, da fällt mir nicht viel ein...
Ça va faire vingt ans, demain, que le mur de Ber­lin est tombé.

Ça se fête, tout de même !

Non ?

Beeeen, oui. tenez, on aura Hil­la­ry, Mikhail, et même le petit Nico­las à la Bran­den­bur­ger Tor. Et puis mille domi­nos géants qui vont tom­ber. On a eu U2, tiens. Je me demande où Jesse Jack­son est res­té, tiens.

Une grande fête donc. Popu­laire. Sisi.

Notez, il n’y aura pas de mani­fes­ta­tions spontanées. Ima­gi­nez que des Ber­li­nois veulent se mê­ler de La Fête… Ça, c’est pas pos­sible. La fête a été confiée à deux agences, avec exclu­si­vité. Donc le petit bal pour la fête au mur, beeen… non.

On aurait pu faire la fête au mur par­tout. Mais comme il n’y a pas de Latte Machiat­to, et pas d’hôtels de luxe à, disons, près de chez moi, à Wed­ding, les agences ont fait l’impasse.

Mais les domi­nos, grande idée. L’idée que le Mur De Ber­lin ait été le pre­mier domi­no qui, tom­bant a fait tom­ber le com­mu­nisme, ça va faire de chouettes images. Sym­bo­liques.

Donc, demain, on est tous frères. Cham­pagne pour Hil­la­ry, Mikhail et le petit Nico­las (si il n’a pas oublié sa carte d’identité). Pour les autres, bière, j’imagine.

Tiens, au fait, vous savez quel domi­no a fait tom­ber le mur de Ber­lin ? Ben oui, hein, les sym­boles c’est bien joli, mais le pre­mier domi­no est tombé à l’étranger. En Hon­grie, en fait. Il est tombé le jour où la Hon­grie a décidé d’ouvrir sa frontière avec l’Autriche. Dans les heures qui ont sui­vi, des mil­liers d’Allemands de l’Est se engouffrés dans cette brèche. Après quelques jours, c’est deve­nu définitivement inte­nable. L’édifice vacillait déjà. Ces dizaines mil­liers d’Allemands, tenaces, cou­ra­geux, qui mani­fes­taient depuis des semaines, semaine après semaine, avaient déjà miné la mai­son RDA. Et le 9 novembre, elle est tombée, dans la confu­sion totale.

La fête sera très bien organisée, j’en suis sûr.

Le Mur n’a pas fini sa carrière. Une petite por­tion devient un musée. Éducatif, donc, le mur. Il y a un petit champ de mines (maaaais non, pas des vraies !) avec un mira­dor et tout. Pour voir ça, il faut grim­per à la ter­rasse. Et tant qu’a éduquer, on fait des pan­neaux qui montrent des pages d’une BD (en vente…) bilingue. Alle­mand, Anglais.

Il y a des gens qui ne res­pectent vrai­ment rien. Le pan­neau que j’ai pho­to­gra­phié aujourd’hui est «décoré » d’une petite affiche qui célèbre l’anniversaire de… la RDA. Avec un extrait d’un dis­cours du chan­ce­lier Kohl (RFA), et une cita­tion de la consti­tu­tion de la RDA.

Notez que tout les ex-Est-Alle­mands ne sont pas nos­tal­giques. Bon, on en a vu un l’autre jour (en fait moi je ne l’ai pas vu, mais Vio­la l’a vu). Il se fai­sait pas­ser pour un membre de la Ber­li­ner Tafel (en français ça se dit les Res­taus du “ur). Il fai­sait la quète à Wed­ding (pas vrai­ment un quar­tier riche). Il a été arrête par la police et a déclaré qu’il trou­vait nor­mal que les «Wessis » (c’est le petit nom gen­til que les gens de l’allemagne de l’est donnent à ceux de l’ouest) payent pour sa situa­tion économique. Il y en a eu aus­si 1 500 pour mani­fes­ter hier, pour pro­tes­ter contre la chute du mur, à Ber­lin.

Il y en a quelques uns qui se sont bien adaptés, aus­si. Pre­nez Wolf­gang Tie­fen­see, par exemple. Il est né à l’Est. Il est entré en poli­tique (du bon côté, natu­rel­le­ment) à l’age de 34 ans. En 1989, donc, il a com­mencé à mili­ter. Bon timing. Donc, avec ces mil­liers d’anonymes (pas pour tout le monde, natu­rel­le­ment, la STASI était là aus­si), il a scandé «Wir sind das Volk !», le peuple, c’est nous. Eh bien, his­toire de mon­trer qu’il a bien évolué avec son temps, il a déposé, le 12 mars 2002, la marque «Wir sind das Vol­k ». Il a per­du son ministère la semaine dernière, mais ne vous inquiétez pas pour lui : il est encore député.

Le per­son­nage qui nous raconte, sur le pan­neau que j’ai pho­to­gra­phié, nous dit : Est-Ouest ? Naaan, j’ai pas grand-chose à dire…

Moi non plus.

Ils m’agacent …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le ven 6 Nov 2009 à 12:30

En ce moment, il y a un tas de gens qui m’agacent. Et, comme je suis de mau­vaise humeur, Je cafte :

L’architecte qui détruit Ber­lin

C’est un nom générique, hein. Je ne connais pas les noms des archi­tectes indi­vi­duels qui n’ont rien de mieux à faire de leur vie que de faire construire des car­tons à lapins et des immeubles de bureaux tous plus laids les uns que les autres dans Ber­lin. Genre la bouse qu’ils sont en train de finir à la gare de Frie­drichs­traße. En rive de Sprée. Serait-il tel­le­ment dif­fi­cile de conce­voir des immeubles qui res­semblent à quelque chose ? Ber­lin a-elle *besoin* de plus de tours de bureaux alors qu’il y en a des cen­taines de vides ?

Hil­la­ry Clin­ton
Ça se passe de tout com­men­taire.

Les Alle­mands «de l’ex-Est »

Ils étaient, il y a vingt ans, des héros. À force de mani­fes­ta­tions paci­fiques, obstinés, cou­ra­geux, ce sont eux qui ont fait tom­ber le mur. Pas Gor­bat­chev, pas Rea­gan, pas David «Looking for free­do­m » Has­sel­hoff. Aujourd’hui, ils rêvent du passé. De plus en plus prétendent que leur vie dans la RDA était en fait meilleure. Je vote­rais sans hésiter si il était pos­sible de remettre le mur à sa place, avant qu’ils conta­minent le reste du pays.

Hil­la­ry Clin­ton
Comme dit le pro­verbe, elle, elle sait pour­quoi.

Le petit homme fâché
Je suis inca­pable de me sou­ve­nir de son nom. Il est président de l’Iran. J’aime pas sa tête, j’aime pas la façon dont il s’habille. Mais ce qui m’énerve vrai­ment c’est son talent pour incar­ner le méchant. Je n’aime pas qu’il donne du grain à moudre à ceux qui pensent qu’une nou­velle guerre est inévitable.

Hil­la­ry Clin­ton

Ne me deman­dez pas pour­quoi.

Les gens qui vote­raient DSK contre Sar­ko­zy en 2012
 , c’est trop. On a le droit d’être con. C’est même écrit dans la consti­tu­tion, et mal­gré la ten­dance fâcheuse de la modi­fier à tout bout de champ, je crains que cet article là reste. Mais au point de voter DSK, de *pen­ser* à voter DSK, même contre Sar­ko­zy ? Tous les gens qui s’agacent contre Sar­ko­zy (à part la par­tie cari­ca­ture, les talon­nettes, sa femme, ses montres, son reje­ton) devraient en fait être fâchés contre le FMI, qui depuis 40 ans détruit le monde à force de pri­va­ti­sa­tions, à force à impo­ser la désintégration des états, les ren­dant impuis­sants face à la force de l’argent. Le FMI dont le président du moment est DSK. Ne vous méprenez pas : je déteste Sar­ko­zy. Mais de là à offi­cia­li­ser l’abdication des états, hein… Il ne fau­drait pas confondre «économie » avec «argent réservé aux riche­s ».

Hil­la­ry Clin­ton
Et en plus… non.

Les gens qui veulent payer moins d’impôts
Il y a quelques années, il y avait à Logon­na-Daou­las une poste. Il n’y en a plus. De même que, dans l’ensemble du monde «occidental», il y a des écoles, des postes, des com­mis­sa­riats, des hôpitaux qui dis­pa­raissent. Aux USA, il y a des états qui doivent renon­cer à entre­te­nir les routes. Plus sym­bo­lique que ça, je ne vois pas. Plus clair non plus. On a l’infrastructure qu’on se donne. Il fau­drait peut-être se deman­der pour­quoi les entre­prises bénéficient d’exemptions fabu­leuses, et pour­quoi les gens qui y tra­vaillent doivent se ser­rer la cein­ture. À force de se ser­rer la cein­ture, les gens demandent des baisses d’impôts. Mais quand, par exemple, on vire ne rem­place pas un pos­tier qui part en retraite et qu’on ferme une poste, ses uti­li­sa­teurs sont obligés de se déplacer jusqu’à la pro­chaine poste. C’est gra­tuit, de se déplacer ? Il faut régler les problèmes à la base, plutôt que se conten­ter de réactions épidermiques.


Hil­la­ry Clin­ton

Elle m’agace.

La grippe du cochon
En Alle­magne, le gou­ver­ne­ment et cer­taines catégories de fonc­tion­naires (l’armée notam­ment) ne rece­vront pas le même vac­cin que le reste de la popu­la­tion. Est-ce que je dois expli­quer pour­quoi ça m’agace ?

Haaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa. Ça fait du bien !

Les travailleurs du pratique …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal,Photo — le dim 1 Nov 2009 à 09:44

Logement garanti !

J’ai trouvé ça dans un article du site qui s’appelle «Linux pho­to­gra­phy ». C’est un petit article, qui m’a donné accès à un petit pro­gramme. Pas grand-chose, à la base. Mais sym­bo­lique. L’auteur me confirme dans ce que je pense des pro­gram­meurs qui tra­vaillent pour Linux.

This is a tru­ly unix-phi­lo­so­phy tool : one tool for one pur­pose, but do it well.

En français : c’est un outil vrai­ment tiré de la phi­lo­so­phie unix ; un outil pour ne faire qu’une chose, mais la faire bien. C’est la phi­lo­so­phie qui s’oppose aux usines à gaz style (par exemple) Ligh­troom, un outil pour (entre autres) impor­ter, cata­lo­guer, développer, modi­fier, expor­ter, «showcase » (quoi que ce soit), etc. Le genre de pro­grammes qui vient avec une valise pleine de «presets», et qui encou­rage la paresse de ses uti­li­sa­teurs, les noyant dans le flot. Je suis conscient que ce genre de logi­ciels ont des mil­lions d’utilisateurs heu­reux. Mais bon, 90% de ceux-là sont tout autant heu­reux avec leur Win­dows, hein… (75€ pour la mise à jour de la dernière ver­sion de Win­dows, mer­ci bien, plus 250€ pour le pro­gramme lui-même)

Dons, ce petit pro­gramme s’appelle Rapid Pho­to Down­loa­der. On le trouve ici. Après l’avoir ins­tallé (un petit peu moins d’une minute) et de l’avoir confi­guré (peut-être deux minutes, je ne suis pas vrai­ment rapide pour ce genre de trucs), il est opérationnel. Main­te­nant que fait-il ?

Pour vous expli­quer ça, il faut que je reparte vingt-quatre heures en arrière. Hier, en ren­trant à la mai­son, avant de pou­voir tra­vailler sur mes pho­tos, il fal­lait que je fasse un cer­tain nombre de choses :

  • bran­cher le câble usb à mon appa­reil
  • ouvrir le ges­tion­naire de fichiers
  • copier les fichiers à l’endroit idoine
  • renom­mer le répertoire conte­nant mes pho­tos (pas­ser de 100_1031 à 091031-RAW)
  • renom­mer les fichiers indi­vi­duels (pas­ser, par exemple de K20D_0159.PEF à 091031-K20D-0159.PEF)
  • «démonter » l’appareil (je suis de la vieille école, je ne suis en pas obligé de faire ça)
  • enle­ver le câble

Main­te­nant, avec ce pro­gramme, tout ce que j’ai à faire est de bran­cher et débrancher le câble. Le pro­gramme crée lui-même le répertoire, et change le nom du répertoire et des fichiers. Ne faire qu’une chose, mais la faire bien. Et gra­tui­te­ment. Oh, et il trie les fichiers selon leur ori­gine : K10D, et K20D.

Tiens, j’ai fait en gros 4000 pho­tos avec mon K20D, entre le 18 juillet et hier.

Moteur du site : wordpress 4.9.3 - Thème : «Back in Black 2» crée par Frederic de Villamil (traduit en français par amnesix)