Une danse macabre… (tango électoral avec l’Ankou)

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le dim 27 Sep 2009 à 10:42

Le tango de l'Ankou ...

C’est curieux, la Bre­tagne. Quand les bénitiers sont ornés d’un Ankou grimaçant, ça me fait tou­jours rire. Plus ou moins.

Aujourd’hui, en Alle­magne on vote. On a le privilège d’avoir le droit de choi­sir entre la peste ou le choléra. Oh, en ver­sion allégée, natu­rel­le­ment. Disons que j’ai de plus en plus l’impression qu’on nous donne le droit de choi­sir la sauce mitonnée pour nous cacher l’amertume de la pilule. Et de là, faci­le­ment, le constat que –quelle que sauce qu’on choi­sisse– on ava­le­ra la pilule donne des envies d’abstinence.

L’Ankou, je me l’imagine sur fond de Gotan Pro­ject, se pen­chant, grimaçant, sur la p’tite Ange­la dans une robe noire et jaune. Elle a un sou­rire béat, toute à son triomphe annoncé. Inca­pable de dis­cer­ner le visage de son dan­seur. Sui­vant la musique, elle chan­tonne sa recette de cui­sine talis­man, les yeux mi-clos.

Aaaah, Ange­la…

Quinze millimètres de ma Bretagne …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le jeu 24 Sep 2009 à 14:02

Le doigt de la terre ...

Petite gale­rie dédie à ma Bre­tagne, et au Pentax DA 15mm Limi­ted.

Une semaine de plai­sir sans limites, autre que le cadre de mon appa­reil de pho­to.

On n’a pas beau­coup voyagé… tout se trouve dans un cercle d’un rayon d’à peine cin­quante kilomètres de la mai­son de ma mère. On a vu une infi­nie de types de pay­sages, de cou­leurs, et de sou­rires. Ce cercle s’inscrit tout natu­rel­le­ment dans le cadre rec­tan­gu­laire de l’appareil pho­to.

J’espère que vous apprécierez.

Une semaine avec mon Pentax DA 15mm Limited…

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal,Photo — le mer 23 Sep 2009 à 08:01

Vide-grenier à Plougastel ...
J’ai passé une semaine en Bre­tagne. Mon der­nier séjour datait de mai 2007, à la mort de mon père. J’avais tout de même fait pas mal de pho­tos, avec mon Lumix (FZ30), lequel était muni d’un zoom impres­sion­nant.

Mais dans cette semaine, j’ai décidé de n’utiliser que mon nou­veau DA15mm Limi­ted, lequel m’a été offert par l’ami Gior­gio. Natu­rel­le­ment, je n’ai pas tenu, ayant uti­lisé de temps en temps mon DA*60–250mm. Mais tout de même, le DA15 a été l’objectif prin­ci­pal de la semaine. Le bilan est très lar­ge­ment posi­tif, bien que contrasté –pas forcément au sujet de l’objectif lui-même, mais généralement du fait de mon manque d’expérience avec ce genre de matériel.

Avec mon DA* 16–50mm, j’étais généralement plus du côté du 50mm que du 16. Et de plus, j’ai rela­ti­ve­ment rare­ment, à Ber­lin, l’occasion de faire des pho­tos de pay­sages, domaine de prédilection sup­posé des objec­tifs «grand-angle ». Mais lors de cette semaine, j’ai eu quelques sur­prises :

  • un «grand-angle » est très utile dans les endroits «étriqués», et/ou dans les endroits particulièrement sombres
  • le pay­sage, c’est *très* dif­fi­cile

La découverte a eu lieu dans l’église de Rumen­gol (au-des­sus du Faou, pour ceux que ça intéresse). Elle est truffée de sta­tues poly­chromes extra­or­di­naires. Mais pas de lumière. Même à 1600, j’étais sou­vent avec des temps de pose genre 1/8 seconde, 1/4 seconde, l’utilisation d’un objec­tif genre du 15mm s’impose immédiatement. Cela dit, je trouve que l’objectif un petit peu «mou » si je l’ouvre au maxi­mum. En général, je le laisse ouvert (ou fermé) à f8. Honnê­te­ment, avec mon K20D, 1/4 de seconde est la limite pour uti­li­ser le DA15mm «à la mai­n», même avec la sta­bi­li­sa­tion.

La première pho­to a été prise, posée sur une table, avec un temps de pose d’1/2 seconde. La sta­tue est «cachée » dans un coin de l’église de Plou­gas­tel. La sta­tue est à moins d’un mètre de moi. Mal­gré le bruit (église sombre et 1600 ISO), je trouve l’image tout de même bien réussie. J’ai fait plus d’une cen­taine de pho­tos dans diverses églises de la région, et j’ai fait plus de quatre-vingt dix pour­cents de ces pho­tos avec le DA 15mm.

Le «domaine » des objec­tifs «grand-angle » est natu­rel­le­ment le pay­sage. J’ai eu (et j’ai encore) des problèmes pour gérer a lumi­no­sité du ciel quand j’ai essayé de faire des pay­sages. Par moments ça tourne au cau­che­mar. Le manque de dyna­mique des appa­reils numériques m’agace. Mais peut-être que ma tech­nique est insuf­fi­sante.

Pour la seconde pho­to (le sémaphore de la pointe Saint-Mathieu, au nord de Brest, avec sa voi­sine la ruine), ça c’est bien passé. Mais trop sou­vent mes cieux «bleus » sont cyan, ou même blancs.

Pointe Saint-Mathieu

Sinon, le piqué de l’image est excellent. Encore une fois, le DA 15mm Limi­ted est, en fait, un petit peu mou si on ouvre à plus que f8. Cela dit, f8 est une ouverte com­mune dans les pho­tos de pay­sage, tous objec­tifs confon­dus, his­toire d’avoir une pro­fon­deur de champ la plus grande pos­sible. Un pay­sage avec f4 n’a à mon avis aucun sens. Donc si je n’utilisais le DA 15mm que pour faire du pay­sage, je n’aurais rien à lui repro­cher. D’autant que les dis­tor­sions sont vrai­ment minimes (sauf si on tente une pho­to avec aux deux extrémité deux phares –sou­pir).

Mais si on l’utilise pour autre chose, cette «tare » (tout de même assez rela­tive) peut être gê­nante.

Au compte débiteur, le cou­vercle de l’objectif est carrément chiant. Je l’ai laissé à la mai­son, l’ayant rem­placé par un machin en plas­tique à 4,95€. Sans remords.
Et c’est fini pour les défauts.

Au compte créditeur :

  • la qua­lité de fabri­ca­tion («Limited » oblige)
  • la ges­tion des dis­tor­sions (tant géométriques que chro­miques)
  • le ren­du des cou­leurs
  • le poids et la taille
  • l’abat-jour incor­poré

En un mot, un chouette outil.

On est partis !

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le ven 11 Sep 2009 à 10:22

Pas avec celle-ci ...

Voilà. On ferme pour une dizaine de jours. Dix jours sans cour­rier (sans cour­riels non plus), sans téléphone, sans avo­cats, sans Job­Cen­ter, sans «Petit Con©Â», sans voi­sins pénibles, sans la panique du S-Bahn, sans cam­pagne électorale …

Deux jours en Nor­man­die, et le reste en Bre­tagne. Et même pas dans un établissement médical, hein.

Dans la valise : des livres, et mon appa­reil pho­to.

En *vacances*.

De la viande à la vaseline, un raccourci …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le mer 9 Sep 2009 à 14:08

à table !

Nous, on va aller pas­ser une grande semaine en vacances à la cam­pagne. En Bre­tagne.

Hier, on était à la cam­pagne. À la limite de Ber­lin, à Ahrens­felde. Mais Ber­lin ou pas, c’était la cam­pagne. Enfin j’espère.

Sans rire : on rentre dans le super­mar­ché du coin et d’un seul coup, entre la viande et les conserves, on trouve… *la poste*. Notez que j’ignore si le préposé est payé par la poste ou par le super­mar­ché, mais pour moi cette scène, pour drôle qu’elle puisse sem­bler, est en fait tra­gique. En Alle­magne, comme en France, et j’imagine dans l’Europe (riche) entière, on assiste à ce phénomène. On trouve des postes dans des cafés, main­te­nant au rayon viande des supermarchés. Dans cer­taines gares de Ber­lin, quand on va ache­ter un billet, on peut au même comp­toir com­man­der un demi et un jam­bon-beurre. His­toire d’économiser sur le loyer.

On n’est pas supposés s’indigner si le billet qu’on achète est mar­qué de tâches de gras, hein. Au prix que les employés sont payés…

Et dans cinq ans ? Il n’y aura plus de pos­tiers ? On pour­ra reti­rer son cour­rier chez ©bert, entre le comp­toir du Loto et celui du PMU ?

L’état n’est pas sup­posé gagner de l’argent. Il est sup­posé faire son bou­lot. La Poste n’est pas supposée non plus gagner de l’argent. La Deutsche Bahn, ou la SNCF non plus. En tout cas cer­tai­ne­ment pas en économiser sur la qua­lité des pres­ta­tions. L’autre jour, dans la «poste » de l’aéroport de Berlin-Schönefeld, après avoir appris que la dame ne *pou­vait* pas prendre du cour­rier recom­mandé avec accusé de réception, et après (elle pou­vait) nous avoir ven­du un timbre, elle nous a ren­du la lettre et nous a demandé d’aller la déposer dans la boîte à lettres la plus proche. Et ça ne semble de plus cho­quer per­sonne. À Ber­lin. La capi­tale. Je pour­rais *peut-être* com­prendre ça en pleine cam­pagne. Et j’écris au condi­tion­nel, notez. Mais à la capi­tale ?

L’économie est en train de gagner sa guerre contre l’état. En Afgha­nis­tan, il y a plus de mer­ce­naires que de sol­dats «occidentaux ». La guerre made in USA est déjà à moi­tié privatisée. Je ne vous parle même pas de leur système éducatif. Ou de leur système de santé.

Les USA ont tou­jours une bonne ving­taine d’années d’avance sur nous. Sommes-nous cer­tains d’avoir envie de vivre en Europe dans vingt ans avec des gamins qui reçoivent des tickets de ration­ne­ment d’école (privée), comme à la Nou­velle Orléans ? Avons-nous de vivre dans une Alle­magne dans vingt ans dans laquelle un gamin sur trois dans la capi­tale vivrait privé d’école pour rai­son de manque d’argent ? Aujourd’hui un gamin ber­li­nois sur trois vit (avec sa famille) de Hartz IV, l’équivalent local du RMI (si il existe encore en France, je n’en sais rien).

Il faut bou­ter l’économie hors de l’état, rendre les états sou­ve­rains dans les domaines qui sont les leurs. Il faut que les états cessent de se faire entu­ber l’économie, la saluant à la fin de chaque séance de baisse comme les parents sur le quai saluent quand les gamins partent en vacances, agi­tant, économie oblige, à la main un tube de vase­line fraîchement refermé.

La guerre des poubelles tourne à l’aigre …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le mar 1 Sep 2009 à 12:47

Un carton ?

Ça fait main­te­nant quatre ans que je vis à Ber­lin. Et ça fait quatre ans que j’observe la guerre, ou gue-guerre, entre les «nazis » et les «antifa » (anti­fa­schistes) sur le front… des pou­belles.

Les pou­belles sont un champ de bataille. Elles sont cou­vertes d’autocollants «militants ». Il y a natu­rel­le­ment d’autres champs de bataille, notam­ment les murs. Mais les pou­belles sont plus faciles à obser­ver. Il y en a par­tout.

Quand je suis arrivé, les pou­belles appar­te­naient aux anti­fa. On y voyait des vio­lences «verbales » (aux chiottes les nazis, etc.), et, mais rare­ment, des vio­lences gra­phiques (un poing fra­cas­sant une croix gammée). Les «auteurs » étaient très divers (les foo­teux, les artistes, tel ou tel quar­tier, cha­cun a son «antifa»), et «travaillaient » en ordre de marche désorganisé.

Dans une seconde phase, on a vu les auto­col­lants «nazis » faire leur appa­ri­tion. Leur problème (de com­mu­ni­ca­tion) est natu­rel­le­ment qu’il est dif­fi­cile (encore) de s’afficher ouver­te­ment, par exemple, antisémite. De plus, la plu­part de ces groupes «néo-nazis » sont illégaux. Mais leur vitrine ne l’est pas (encore). Le NPD. Dont on voit sur les pou­belles des vagues d’autocollants répétant les slo­gans «officiels», c’est à dire antiseptisés, du NPD. Notez qu’il faut (encore) se dépêcher si on veut les voir, vue la vitesse à laquelle ils se font déchirer. Par exemple, si je suis le pre­mier à le voir, vous pou­vez être sûr qu’il n’y aura pas de second. Et on est nom­breux dans cet état d’esprit, visi­ble­ment.

La troisième phase a été la mul­ti­pli­ca­tion de vio­lences gra­phiques. Les auto­col­lants matraquent, piétinent, ou font le coup de poing. Hors pou­belles, on peut main­te­nant ache­ter sur le site de la bou­tique du club de foot FC Sankt Pau­li (le seul club de foot alle­mand offi­ciel­le­ment anti­na­zi –c’est écrit dans les sta­tuts du club) un dra­peau sur lequel un poing fra­casse une croix gammée. C’est vous dire l’étendue du front.

Mais hier, mon sang s’est glacé quand j’ai vu la première inci­ta­tion au meurtre. Le texte de l’autocollant dit : «Zone sans nazis. Entente des voi­sins antifaschistes. » Et l’autocollant nous montre un père et son fils, fusil à la main. Le fils tient aus­si une cible à la main.

Quatrième phase, ou juste un dérapage ? ©rapage, ou montée de la peur ? On va bien voir…

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