Vu à Tempelhof …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le sam 25 Oct 2008 à 17:44

C’est le som­met d’une mai­son incroyable. À rénover d’urgence. C’est vrai­ment dom­mage.

L’incroyable casse-tête …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Idiocratie,Journal — le sam 25 Oct 2008 à 13:50

Vous y com­pre­nez quelque chose, vous, à l’élection présidentielle du 4 novembre des États-Unis ?

L’un des can­di­dats (appe­lons Can­di­dat X) a annoncé qu’il a main­te­nant une «task-force » de … *cinq mille* (5 :000) avo­cats destinée à gérer les problèmes à venir au len­de­main de l’élection. CINQ MILLE avo­cats. et je vous ras­sure : je ne sais pas com­bien d’avocats l’autre can­di­dat (que nous appel­le­rons Can­di­dat Y) a ras­sem­blé, mais c’est très pro­ba­ble­ment un nombre simi­laire. Donc, en gros, 10 000 avo­cats pour «garantir » que le résultat de l’élection sera «correct ». Et quels pour­raient être les «problèmes » à venir ?

  • une pour­cen­tage non négligeable des électeurs sera «disqualifié » par l’un ou l’autre can­di­dat, et défendu par l’autre
  • Plus de la moi­tié des votes sera donné sur des machines (dont sait qu’elles ne sont par fiables, et que les résultats qu’elles donnent peuvent être modifiés au gré de celui qui les contrôle). Le tout sans la moindre trace sur papier qu’on pour­rait vérifier.
  • En cas de litige, vous vous sou­ve­nez pro­ba­ble­ment du *bor­del* auquel le «contrôle » a donné lieu lors de l’élection du président actuel, en Flo­ride
  • Nous devons nous attendre à un nou­veau type de problème. Lequel ? Je suis curieux.

Ah, oui. L’élection du 4 novembre. [rire affolé] Est-ce que vous avez vu ? Les électeurs font la queue pour voter. Aujourd’hui. Pour ne pas devoir la faire le 4 novembre. Et puis il y a aus­si ceux qui votent par cor­res­pon­dance. George a voté hier. Et on est le 25 OCTOBRE. HAHAHAHAHA!!! [rire incontrôlable, avec de vrais mor­ceaux de panique dedans]. Et en plus, il y a natu­rel­le­ment des son­dages en sor­tie des urnes. Et ils sont publiés. HAHAHAHA!!!

Sinon, j’ai aus­si un petit peu de mal à com­prendre pour­quoi la coif­feuse de la «partenaire » du Can­di­dat Y touche deux fois plus d’argent que le conseiller prin­ci­pal du Can­di­dat Y en ques­tion. Payée par la «campagne ». Un petit peu de mal aus­si à com­prendre que la «campagne » doive payer les fringues de la par­te­naire d’un can­di­dat, plus celles de son mari et de ses gamins.

Je vais bien, tout va bien, je vais bien, tout va bien …

Anathem …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le ven 24 Oct 2008 à 15:43

Je l’ai fini. Ça m’a pris plus d’une semaine. 890 pages, tout de même. Je l’ai atten­du pen­dant un petit plus de 3 ans.

Le livre n’a cer­tai­ne­ment pas encore été tra­duit en Français. Et pour être tota­le­ment honnête, je sou­haite au tra­duc­teur beau­coup, vrai­ment *beau­coup* de plai­sir.

Com­ment par­ler d’Anathem ?

Je pour­rais par­ler du sac de nÅ“uds que consti­tue la langue utilisée. La langue utilisée par l’auteur (Neal Ste­phen­son) est l’anglais, natu­rel­le­ment. Mais le nar­ra­teur de l’histoire, lui, parle … euh … l’Orth. Mais il a, lui-même, des problèmes avec d’autres pro­ta­go­nistes les­quels ne parlent que le Fluc­cish. Sans par­ler de ceux qui ne parlent que l’Orth ancien. Hein. Bien sûr. Le lec­teur, lui, a tout à apprendre. Bon voyage.

Je pour­rais par­ler de l’histoire. Non. Enfin je pour­rais essayer. Si j’étais cer­tain d’avoir tout com­pris. Je pense que, dans quelques mois, quand j’aurai eu le cou­rage de relire Ana­them, j’aurai moins de doutes. Et dans deux ou trois ans, je serai cer­tai­ne­ment capable de vous racon­ter l’histoire sans ris­quer de pas­ser pour un con.

Je pour­rais par­ler de la déferlante qui m’est pris le cer­veau, page après page. L’auteur attend de nous, lec­teurs, qu’on fasse une par­tie de tra­jet pour le rejoindre. Par moments, ça fait peur. Presque.

Alors, je vais par­ler de ce dont je suis sûr : j’ai passé des heures et des heures à tour­ner les pages, et quand j’ai tourné la dernière, j’ai regretté d’en être déjà là. J’aurais vou­lu que ça dure plus long­temps. J’ai *aimé* lire ce livre. J’ai lu le jour, la nuit, aux toi­lettes, pen­dant le tra­jet entre chez moi et le radio­logue (sans me prendre le moindre réverbère, tout de même), dans le métro, même pen­dant des matchs de foot à la télé.

J’ai pris un plai­sir fabu­leux.

Leeeeeentement …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Idiocratie,Journal — le jeu 23 Oct 2008 à 09:16

On avance. Len­te­ment, mais on avance.

Le monde de la «justice » est très désagréable. Nous, on a … je ne sais plus com­bien de procédures en cours. On est obligés. C’est pas par plai­sir. On est obligés. À chaque fois qu’on reçoit un «avis » (Bes­cheid) d’une admi­nis­tra­tion quel­conque, *si on le lit atten­ti­ve­ment*, on se rend compte qu’on se fait avoir. Par les caisses de santé, par le trop fameux «Job Cen­te­r», par l’ANPE (Agen­tur für Arbeit), par les impôts.

Et c’est pareil avec les fac­tures. Électricité, téléphone. Oh, ce n’est pas forcément des «erreurs » de plus de 2000 â‚¬ (voir notre feuille­ton avec Vat­ten­fall), hein. Avec Tele­kom, c’est quelques cents. Quelques cents ici, quelques mil­liers d’euros là.

Je suis cer­tain que la plu­part des gens ne font pas atten­tion. Et sur ceux qui se rendent compte, com­bien ont le cou­rage de s’attaquer à la (lourde) machi­ne­rie admins­tra­tive ?

Avec le temps, je suis de plus en plus cer­tain que c’est le pari qu’«ils » font. C’est facile, et ça peut rap­por­ter des mil­lions : pour­quoi s’en pri­ver ? Après tout, qui va prendre la plume pour réclamer les 5 cents «superflus » sur la fac­ture de téléphone ?

D’autant que réclamer coûte cher !!!

Essayez d’appeler une admi­nis­tra­tion, pour rire. C’est pas gra­tuit. Et le cour­rier non plus. Les «call cen­te­r » font main­te­nant par­tie du pay­sage, on ne s’en rend plus compte. Et on paye. Alors qu’en théorie, il est inter­dit à une admi­nis­tra­tion [alle­mande] de faire payer quoi que ce soit à un usa­ger, les impôts main­te­nant font payer les «consultations ».

Hier, après plus d’un an de guerre, deux cou­pures de cou­rant, je ne sais pas com­bien d’heures de tra­vail pour rédiger les divers «appels » (Widers­prüche et Anträge), après les heures passées dans les cou­loirs des divers tri­bu­naux admi­nis­tra­tifs (sans par­ler du temps de trans­port), après l’intervention de pas moins de trois (3) avo­cats, après l’intervention d’un juge, après que la décision du juge ne soit pas pas respectée (un clas­sique), nous avons reçu une fac­ture d’électricité «normale ». Notre «ardoise » (plus de 2000 â‚¬, tota­le­ment fic­tive) a été, enfin, effacée.

Le pire ? Ce n’est pas le juge qui a fait ça. Le juge, lui, en s’en sui­vant [à la lettre] la loi, nous l’avait *confirmée*, notre ardoise. Une très jolie ficelle juri­dique sor­tie des cer­veaux du «service client­s » chez Vat­ten­fall, j’avoue. Le juge n’avait pas le choix. Et au bout du compte, c’est l’attrait du gain de Vat­ten­fall qui les a per­dus : ils n’ont pas vou­lu attendre. Ça les a amenés à ne pas res­pec­ter [à la lettre] la décision du juge. Et du coût, si on reve­nait chez le juge, a leur aurait coûté trop cher (le juge les avait déjà condamnés à payer *nos* trois avo­cats la première fois, et là ça aurait été bien pire), et donc la logique financière a pris le des­sus et les a poussés à prendre l’éponge et à nous rendre une ardoise toute propre.

Le tout est natu­rel­le­ment tota­le­ment dégueulasse. On a per­du la guerre juri­dique, tout de même, mais à force de tena­cité (et seule­ment ça), on a gagné.

Il y a deux semaines, deux employés de Vat­ten­fall se sont présentés chez les parents de Vio­la. Pour cou­per le cou­rant. Les parents de Vio­la ne sont pas clients de Vat­ten­fall. «©jà vu ». Ils ont réussi à convaincre les exécuteurs de ne pas cou­per le cou­rant. Mais depuis, ils ont reçu une fac­ture [fic­tive –«déjà vu»–] au nom du frère de Vio­la. Lequel n’est pas client de Vat­ten­fall non plus.

Je me suis long­temps quelle langue on par­lait dans les républiques «bananières ». Main­te­nant, je la parle cou­ram­ment. L’expression «république bananière » a dis­pa­ru : main­te­nant on parle plus sim­ple­ment de «république ».

Mais on avance.

«Ils » parient. Ils parient que les usa­gers :

  1. ne vont pas se rendre compte de l’erreur ini­tiale (quelques cents, ou quelques mil­liers d’euros, ou qui sait la loi derrières les avis des «Job Cen­te­r » ?)
  2. vont recu­ler devant l’effort (finan­cier ou autre) qui per­met­trait de [*peut-être*] voir leur droit res­pecté
  3. n’iront pas en jus­tice
  4. lais­se­ront tom­ber en cours de procédure (un juge­ment, même posi­tif, est rare­ment la fin de la guerre)

Et vous savez quoi ? ©néralement «ils » gagnent.

C’est l’été !

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Idiocratie,Journal — le mar 21 Oct 2008 à 08:22

Hier, tournée des médecins. Enfin, deux médecins. Fin d’un cycle, et début d’un nou­veau. Mon pro­jet «polypes à éradiquer sans délai » a été hier déclaré offi­ciel­le­ment ter­miné. Et j’ai main­te­nant un nou­veau médecin qui se penche sur mon dos (lequel penche à droite, un scan­dale !) et sur ma jambe droite (je n’aurais plus de réactions réflexes, et je n’en savais rien, un scan­dale !).

Et d’un médecin à l’autre, nous avions 3 heures à tuer, la ville à (par­tiel­le­ment) tra­ver­ser, du soleil, et un –sur­prise– appa­reil pho­to. Je vous invite à visi­ter …

À la bourre …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Idiocratie,Journal — le dim 19 Oct 2008 à 16:45

J’ai quelques pho­tos de retard.

C’est tout.

Le coup de la corde à linge …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Idiocratie,Journal — le dim 19 Oct 2008 à 11:01

Lequel d’entre vous peut-il se sou­ve­nir de l’immense Roger Cou­derc ? Et entre ceux qui se sou­viennent de Roger, qui peut se sou­ve­nir du «coup de la corde à lin­ge » ?

Roger «allez les petit­s » Cou­derc a aus­si, à une époque, com­menté le catch. Avec Zarak. Avec Le Bour­reau de ©thune. Et avec l’Ange Blanc. Et avec le «coup de la corde à lin­ge ».

La télé, c’était peut-être mieux avant …

Le rêve américain …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Idiocratie — le sam 18 Oct 2008 à 14:41

Par­fois, il faut.

Dans mon désert lin­guis­tique du moment (ne pas oublier que le problème est beau­coup moins facile à déceler à l’écrit), lequel a culminé dernièrement dans des phases où j’ai du *deman­der* à Vio­la en quelle langue je lui par­lais, his­toire de finir ma phrase dans la bonne langue, il devient par­fois urgent de bou­ger.

Je ne peux pas par­ler, et j’ai du mal à me for­cer à écrire, mais lire, je peux. En ce moment, je découvre (encore) les États-Unis. La phrase de la semaine, à gra­ver en mémoire, voire sur les bâtiments publics outre-atlan­tique, a été prononcée par le trop très célèbre «Joe-le-Plombier » :

« Redis­tri­bu­ting the wealth, as far as my hard work, that upsets me, » he said. « That’s not right. That’s not Ame­ri­can. »

ver­sion française : « redis­tri­buer la richesse, jusqu’á mon dur labeur, ça m’inquiète », dit-il. « Ce n’est pas bien. Ce n’est pas américain. » J’ai trouvé ça ici.

Pas à pas, j’en arrive à sérieusement trou­ver les américains insup­por­tables.

L’américain «moyen», c’est qui ? Si c’est vrai­ment une masse de «Joe Six-pack » et de «Joe The Plum­be­r», ceux que les poli­ti­ciens cour­tisent (appa­rem­ment), plus je lis à leur sujet, moins je veux en savoir. J’ai tort, je le sais, mais je n’ai pas la patience. Il faut être Boud­dha pour sup­por­ter ces gens là. Et je ne suis pas Boud­dha.

Je sais, démocratie, etc. Mais si la majo­rité du pays est constituée d’imbéciles ? On fait quoi ? On se prépare à invi­ter madame Palin à l’Élysée ? En cher­chant un fast-food pas loin qui pour­rait livrer ? On se prépare à un futur démocratique *mais* analphabète ? Raciste ? Violent ?

Je pro­pose une nou­velle définition au terme «idiocratie ». L’état d’«idiocratie » est fondé sur le syn­drome «Joe Le Plom­bie­r ». Expli­ca­tions :

  • Joe Le Plom­bier nous est présenté *à la télé* comme une vic­time hypothétique de l’hypothétique pro­gramme fis­cal d’un can­di­dat, que vous nom­me­rons Can­di­dat X. Le pro­gramme du Can­di­dat X est connu. Il s’agit d’alléger les impôts de 95% de la popu­la­tion, et aug­men­ter ceux des 5% res­tants (les plus riches, pro­ba­ble­ment)
  • Lors d’un débat, l’autre can­di­dat (que nous nom­me­rons Can­di­dat Y) se sert d’une dis­cus­sion enregistrée entre can­di­dat X et Joe Le Plom­bier. Joe Le Plom­bier est donc à la fois comme américain moyen (ben oui, il est plom­bier, hein …), mais aus­si visi­ble­ment comme un des 5% plus riches américains.
  • Joe Six-Pack (l’américain moyen) ne se rend pas compte qu’il y a un petit problème. Même si il sait, dans un coin de sa tête, qu’il a en gros 0 (zéro) chances de deve­nir un des 5% les plus riches, il reven­dique le droit à y rê­ver. Ça s’appelle le «rêve américain ». Et, appa­rem­ment, le rêve américain a des qualités hallucinogènes, puisque le can­di­dat Y peut des­cendre devant Joe Six-pack le can­di­dat X au nom du sort qu’il des­tine à Joe Le Plom­bier (et donc aux 5% plus riches du pays), alors que les 5% en ques­tion prospèrent aux dépens des Joe Six-pack. Le chaînon man­quant, c’est que Joe Six-pack conti­nue se rê­ver un des­tin de Joe Le Plom­bier (et donc un des 5%).
  • Joe le Plom­bier n’est pas plom­bier.
  • Joe le Plom­bier n’est pas riche
  • Joe le plom­bier ne s’appelle même pas Joe

Voilà. L’idiocratie est fondée sur le rêve américain. Un petit peu comme un effet secon­daire. Le rêve américain empêche les américains de réfléchir. Il per­met à can­di­dat Y de prospérer en pro­fi­tant du fait que Joe Le Plom­bier, en fait Joe Six-pack, est «moyen», en ceci que, comme chaque Joe Six-pack, peut se rê­ver riche.

Et en plus, le rêve américain, comme je le découvre en lisant Joe Le Plom­bier, rend méchant. Le rêve américan (le droit d’être riche), vient avec la définition de la richesse : être riche, c’est natu­rel­le­ment excep­tion­nel. D’où la déclaration de Joe Le Plom­bier : redis­tri­buer la richesse n’est pas américain.

Le rêve américain est indi­vi­duel.

Lumière !

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le mer 15 Oct 2008 à 13:33

Je suis un petit peu en phase «basse ». Je n’ai abso­lu­ment rien à racon­ter, je ne trouve pas les mots qui vont sur les pho­tos, et même à peine les pho­tos à mon­trer.

En fait, ce sont les phases qui m’emm …m’embêtent le plus. Quand je suis en phase haute, j’ai l’impression d’être reve­nu à mon niveau «d’avant ». Les phases hautes sont les plus dan­ge­reuses, Parce qu’on en redes­cend systématiquement. Et la des­cente, c’est le pire.

Les phases basses, c’est en fait plus facile : je sais que ça va remon­ter.

À jeter …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Idiocratie — le jeu 9 Oct 2008 à 18:57

Sur LCI, Laurent Wau­quiez, secrétaire d’Etat à l’Emploi, a sou­li­gné que toute crise financière avait «une dimen­sion de confiance et donc d’irrationnel. »

la *crise* a un côté irra­tio­nel ? Dites-moi que je rêve. Com­bien de billets de banques ont-ils été détruits pen­dant la crise ? Com­bien de billets de banques ont-ils été per­dus ?

C’est le système *entier* qui est irra­tion­nel. Même hors crise ! Les mil­liards «perdus » sont le plus sou­vent *vir­tuels* !!! Il faut ouvrir les yeux : on peut gagner de l’argent (aux marchés) sans rien faire d’autre que vendre de l’argent. Ça s’appelle de la spéculation financière.

Ima­gi­nez que vous ayez dans les mains un billet de 100€. Ima­gi­nez que vous le met­tiez à la banque. Le ban­quier vend pour vous votre billet pour 101€. Vous avez donc gagné 1€. Et vous avez tou­jours vos 100€. Mais votre ache­teur a *lui* aus­si 100€. Il vient de les ache­ter. Donc, pour votre billet de 100€, il y 201€.

Et ain­si de suite. Le problème se pro­duit quand vous et votre ache­teur demandent au ban­quier cha­cun ses 100€. En même temps. C’est ce que les gou­ver­ne­ments (et votre ban­quier) craignent le plus. C’est la rai­son pour laquelle ils vous demandent d’avoir confiance. Avoir confiance, c’est ne pas, sur­tout pas, ces­ser de croire.

La confiance, c’est quoi ? Croire qu’avec un billet de 100€ on a crée 101€ (résultat 201€) ? Alors que sur ces 201€ il y en a 101 de *fic­tifs* ?

Ce sont les marchés finan­ciers qui sont irra­tion­nels ! Pas nous ! Et ce n’est pas notre confiance qu’on nous demande. C’est notre crédulité ! Et pas seule­ment en cas de crise ! On se rend compte que l’argent est fictf quand on est en crise, mais on oublie qu’hors crise, l’argent est tout aus­si fic­tif !! Même hors crise, votre billet de 100€ «vaut » 201€.

Et ça, c’est en sup­po­sant que votre billet de 100€ n’a été ven­du qu’une fois. On vend de l’argent. On vend des crédits (c’est à dire l’absence d’argent). On vend des garan­ties sur les crédits qu’on vend. On vend des retraites. On vend du futur.

On vend du vent.

«Une dimen­sion de confiance et donc d’irrationnel. »

Modèle(s) …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Idiocratie,Journal — le jeu 9 Oct 2008 à 13:57

Une pri­son «modèle», c’est quoi ?

Pour moi c’est une pri­son vide. Natu­rel­le­ment. Mais pour «nous » ?

Les États-Unis, et plus récemment le Royaume Uni (c’est amu­sant, l’unité …) ont ouvert les portes des pri­sons aux … marchés. On pri­va­tise à tour de bras. Et natu­rel­le­ment on met les pri­son­niers au tra­vail. Et devi­nez qui en pro­fite, de la main d’Å“uvre gra­tuite ?

Avec une popu­la­tion pénale d’environ 2 000 000 (le système pénal américain, pri­sons locales, pri­sons d’états et pri­sons fédérales, rend un petit peu dif­fi­cile à suivre) et un nombre de sui­cides d’environ 47 pour 100 000 dans les pri­sons locales et de 14 pour 100 000 dans les pri­sons d’états, les nombres font mal à la tête.

Chez nous *une* pri­son «modèle » a tué son quatrième pen­sion­naire depuis le début de l’année. Par sui­cide. Et quatre est pro­ba­ble­ment un chiffre «heureux», vu que les gar­diens ont réussi à «dépendre » 3 autres détenus. Il y a en France en gros 60 000 per­sonnes en pri­son.

Assistance à projet en danger …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Idiocratie,Journal — le mer 8 Oct 2008 à 13:10

Il est des gens qui méritent qu’on les aide.

Tenez, John McCain, par exemple.

©rieusement. Il est dans une sale galère, lui. Et il n’est pas aidé. La crise, Sarah Palin, il a assez de bou­lets aux pieds comme ça.

J’ai décidé, tout seul dans mon coin, de par­ti­ci­per à sa cam­pagne électorale. Ça m’est venu ce matin, alors que j’étais en train de rire avec Vio­la au sujet du film que nous avons vu hier soir : The Road To Well­ville. Cli­quez, ça vaut le coup.

C’est par­ti d’une réplique tirée du film. Anglo­phones bien­ve­nus.

The ene­mas take some get­ting used to, but, in time, you’ll learn to look for­ward to them like an old friend with a cold nose.

Endy­mion Hart-Jones, per­son­nage du flim The Road To Well­ville

Et de là j’en suis tout natu­rel­le­ment passé à : The Oba­ma takes some time geting used to, but, in time, you’ll learn to look for­ward to him like an old friend with a cold nose.

C’est pas un chouette slo­gan de cam­pagne, ça ?

Notez que j’aurais du mal à le four­guer à un can­di­dat fran­co­phone. S’habituer à la poire à lave­ment prend du temps, mais, avec le temps, vous en vien­drez à la considérer un peu comme un vieil ami au nez froid. Pas ven­dable. Si je trouve un can­di­dat dont l’adversaire s’appelle Poire, ou Foire …

Enfin bref : mon­sieur McCain, je sais que vous me lisez tous les jours, et je vous invite à uti­li­ser mon slo­gan à titre gra­cieux.

Je suis comme ça.

Quand je peux aider …

Mon marché et moi …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Idiocratie,Journal — le mar 7 Oct 2008 à 15:47

On vit dans une période for­mi­dable. On apprend des nou­veaux mots. ©cession, par exemple. Encore que celui-ci semble être un gros mot : on ne veut pas en entendre par­ler. Et le pre­mier qui le pro­nonce dans le champ audi­tif de Nico­las se prendre une taloche.

Notez que je ne com­prends pas tout. Il y a un mois, tout le monde était fâché à cause de la hausse du prix du pétrole. Et main­te­nant qu’il baisse, il parait que c’est une catas­trophe (eh oui : la baisse du prix du pétrole est liée à une crainte d’une période de récession –donc c’est mieux quand c’est cher, même quand c’est trop cher).

Il faut, parait-il que les marchés aient confiance. Si vous croi­sez un mar­ché (par exemple dans la queue pour l’aide sociale, au dans un coin de votre car­ton d’habitation), par­lez-lui gen­ti­ment. Et essayez de ne pas le déprimer. Donc, aucune conver­sa­tion au sujet de votre «vraie » vie économique (réduite à «économiser»). Par­lez-lui, tenez, d’état. Je sais, je sais : il y a encore deux semaines, l’état était l’ennemi héréditaire des marchés. Mais aujourd’hui c’est le sau­veur. Jusqu’à la pro­chaine crise de crois­sance, au moins. Il faut flat­ter le mar­ché. Lui rendre foi en lui-même. Par­lez-lui d’avenirs roses rayon­nants, de votre pro­chain séjour dans un hôtel de luxe (Ber­lin en est plein).

Si vous ne croyez pas pou­voir lui don­ner confiance, ten­tez de le faire rire, au moins. Tenez, par­lez-lui de Sarah Palin.

Et sur­tout, sou­hai­tez que vous le croi­se­rez *avant moi*, le mar­ché.

CeauÅŸescu au lampadaire !

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Idiocratie,Journal — le lun 6 Oct 2008 à 23:14

Avec ce qu’on a dans le emploi du temps, je suis presque sur­pris d’avoir le temps de faire des pho­tos. On devait aller chez un avo­cat cher­cher un docu­ment, aller chez un autre avo­cat pour déposer un docu­ment, avant d’aller à l’hôpital pour aller cher­cher des … docu­ments (sur­prise !)

La pho­to du jour est un lam­pa­daire. Un modèle que je n’avais pas encore vu, ou au pire pas encore remar­qué. Mais quand il est allumé, celui-là, on ne que peut le voir.

Ces jours-ci, l’écriture m’est dif­fi­cile, pour ne pas dire impos­sible. Le stress me met le Z aux fraises, et le Y aus­si bas que la popu­la­rité du fameux comique rou­main Nico­lae CeauÅŸes­cu dans la can­tine de l’Amicale Des Pos­tiers d’Aubervilliers d’Origine Mal­gache (la fameuse ADPAOM). Pour la petite his­toire, le mot auquel j’ai renoncé est (après plu­sieurs minutes [!!!] de recherches) … «guatémaltèque ». Enfin je crois. d’où le «malgache ». J’ai quelques difficultés avec les mots longs.

Va fal­loir faire avec.

Lendemain de jour férié …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Idiocratie,Journal — le sam 4 Oct 2008 à 12:23

J’ai beau cher­cher, je n’ai définitivement rien à dire. Mais ce n’est cer­tai­ne­ment pas une rai­son pour ne pas pro­po­ser à vos yeux avides une chouette pho­to.

Si ?

Monument à mon «oncle Tony » …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Idiocratie,Journal — le jeu 2 Oct 2008 à 11:42

En fait oncle Tony s’appelle Tony Levin. C’est un monstre de la basse. Je l’ai «reconnu » quand j’ai enten­du, il y a long­temps, un album Live de Peter Gabriel : Plays Live. Un album curieux (au moins pour moi), déjà parce que le bat­teur jouait sans cym­bales (juste son char­les­ton), et sur­tout à cause du *son* de Tony Levin. Sur Hum­drun / On The Air, c’était la première fois que j’entendais une basse qui me don­nait l’impression de  … de *sou­le­ver* le sol, ou la musique, je ne sais pas exac­te­ment. Un son énorme. Une puis­sance. Et quand il jouait sur sa basse «classique » (généralement une Music­Man), il avait sur les doigts des tubes de métal, ça lui don­nait l’air d’un extra­ter­restre. [large sou­rire]

Il joue sou­vent avec un ins­tru­ment «curieux», le Stick.

Quand Peter Gabriel fait un concert, au moment de présenter ses musi­ciens, il fait applau­dir «Uncle Tony ».

Il n’y a pas tel­le­ment long­temps, l’oncle Tony fai­sait par­tie de ma «famille», avec une poignée d’autres. Disons que je m’étais auto-incrusté, sans leur dire. Je jouais de la basse. Plus ou moins bien. Sans aucune illu­sion quant à un quel­conque talent. J’en ai même, un moment, vécu.

Mais c’était sur­tout pour le plai­sir. Et mon plai­sir, je le trou­vais dans les situa­tions où l’improvisation était de tenue. Et pour pou­voir impro­vi­ser, il y a quelques ingrédients obli­ga­toires :

  • un mini­mum de théorie.
    Ce n’est en fait pas stric­te­ment obli­ga­toire. J’ai connu quelques musi­ciens qui étaient tota­le­ment «illettrés » en musique, que ça n’empêchait de jouer. Dans une cer­taine mesure. Les «pros » considèrent que c’est nécessaire. C’est cer­tai­ne­ment nécessaire quand on veut évoluer à un «certain niveau ».
    Moi j’avais la base. Quelques années de cours de pia­no clas­sique et de cours de solfège. Ça aide.
  • l’oreille
    De la feuille, il m’en fal­lait. ©jà savoir écouter, dans l’absolu. Et ensuite, avoir l’oreille «musicale ». pour impro­vi­ser en groupe, il faut savoir reconnaître ce qui se passe. J’ai joué pen­dant des mois en duo avec un pia­niste, en ne sachant jamais ce qu’il jouait. Après, il me disait que c’était un mor­ceau d’untel ou untel. Même sans avoir enten­du les mor­ceaux en ques­tions, j’étais capable d’écouter, com­prendre, et prévoir.
  • au pire, des yeux
    Il faut que je vous raconte mon pre­mier pas­sage sur une scène. Mon pia­niste, qui n’était à l’époque qu’un type avec lequel j’avais joué une fois, m’a invité à jouer avec lui «sur scène ». Avec un bat­teur et un gui­ta­riste que je ne connais pas. Et en plus, il m’a annoncé qu’on joue­rait que du jazz. Et à l’époque, le jazz, c’était pour moi Ter­ra Inco­gni­ta, en tout cas comme ins­tru­men­tiste. J’étais natu­rel­le­ment pétrifié de trouille. Mais le gui­ta­riste, un «vieux», bar­bu, gros au point de jouer assis avec la gui­tare posée à plat sur son ventre, m’a ouvert les portes. Il m’a dit : «Il n’y a que deux tons : regarde mes doigts, et écoute. » J’ai passé les deux heures sui­vantes avec le regard fixé sur ses doigts. En écoutant, je pou­vais presque tou­jours quoi jouer. Mais une demi seconde trop tard, par­fois. Mais en regar­dant ses doigts, je pou­vais savoir ce qu’il allait jouer, plus que ce qu’il avait joué. Pour un débutant, c’est ce qu’on a de mieux. Avec le temps, je n’ai plus eu besoin des yeux. Je les remplacés par une oreille tou­jours plus fine.

Mais voilà. Aujourd’hui, je sais qu’il faut plus que ça.

Je ne peux plus jouer. Ni même chan­ter. J’ai passé des cen­taines d’heures à chan­ter, à suivre les mélodies que j’écoutais. Mais aujourd’hui, je suis inca­pable de fre­don­ner Jenin, mal­gré le fait que je l’ai écoutée plu­sieurs fois hier. J’ai déjà oublié. Mieux : mes mélodies préférées, celles que j’ai fredonnées, chantées, sifflées pen­dant des années, m’ont quitté. Je ne plus tam­bou­ri­ner sur la table. Plus en rythme, en tout cas.

Je me rends compte : *la mémoire fait par­tie de l’oreille*.

Sans mémoire, plus de musique. En tout cas comme interpréteur.

Et même comme «spectateur», (audi­teur ?), sans mémoire, c’est –très honnê­te­ment– moins drôle.

Au revoir, oncle Tony.

Je te garde ton cou­vert à table, tout de même.

On ne sait jamais …

Voyages …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Idiocratie,Journal — le mer 1 Oct 2008 à 20:56

Je suis à ce moment à … ©nine.

Enfin presque. Je suis en train d’écouter un album qui s’appelle Exile. L’auteur, si j’ose dire, est jus­te­ment en exil. Israélien, son pas­sage à l’armée l’a convain­cu que :.. mais ce n’est pas le sujet.

Cet album, qu’il a cosi­gné avec The Orient House Ensemble, est magni­fique. Et mon mor­ceau préféré s’appelle Jenin. C’est une balade poi­gnante. Enfin pour moi. Je me demande ce qu »il a vécu à ©nine, s’il y a mis les pieds. Ma vision de ©nine colore pro­ba­ble­ment sa musi­qe dans ma tête.

J’ai trouvé cet album en cher­chant un album de Dha­fer Yous­sef. Lui a fait aus­si quelques albums magni­fiques, donc Elec­tric Sufi, sur­pre­nant. Lui, je l’ai découvert en sui­vant les traces de Nguyen Le. Lui n’était pas un incon­nu, mais je l’avais per­du de vue, et je l’avais retrouvé grace à Huong Thanh, laquelle j’avais découverte par l’intermédiaire de Pao­lo Fre­su (kind of Por­gy and Bess) et Richard Bona.

Le monde de la musique est vas­te­ment petit. Mais je ne m’attendais pas à repas­ser à ©nine. Même en pas­sant.

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