Qu’est-ce qu’elle a, ma gueule ?

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le lun 31 Mar 2008 à 17:02

C’est vrai­ment dom­mage que je suis (à nou­veau) inca­pable d’établir une quel­conque connec­tion entre mon appa­reil pho­to et mon PC, sinon je pour­rais vous mon­trer une vue des cou­loirs de la «prison » dont je vous par­lais hier soir.

La bonne nou­velle est qu’ils ne veulent pas de moi. Non que j’ai de reve­nus trop impor­tants, hein (j’attends encore la décision de la CPAM en ce qui concerne mon état de santé : mes exa­mens ont été faits en Alle­magne, ont été acceptés sans ques­tion par le Dane­mark, mais le médecin de la CPAM est pro­ba­ble­ment de prendre des cours d’allemand, si pos­sible avec une ensei­gnante tibétaine, his­toire de vérifier si les médecins alle­mands sont des rigo­los). Mais pour reve­nir à la «prison», ils ne veulent pas de moi parce que je suis inca­pable de tra­vailler. Donc, fort logi­que­ment, je dépends du Job Cen­ter.

Mais quelle pho­to ! Elle me glace le sang quand je la vois sur l’écran de mon appa­reil. Mais je la repla­ce­rai …

Dans la foulée je suis allé à la Agen­tur für Arbeit (la mai­son de luxe) pour me voir confir­mer mon sta­tut d’ex-chômeur de luxe. Et donc, définitivement c’est le Job Cen­ter qui va me prendre en mains. Enfin : j’espère. On ver­ra bien.

Le rêve allemand, vu de l’intérieur …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le dim 30 Mar 2008 à 21:52

Pen­dant les trois der­niers jours ouvrés, j’ai eu le privilège de visi­ter trois établissements publics alle­mands. Mais pas comme tou­riste.

Le pre­mier, c’est le ser­vice social de Ber­lin-Wed­ding. Où j’habite. Les rai­sons que j’avais de visi­ter ce bâtiment mériteraient à elles seules que je m’y attarde. Mais je ne vais pas le faire. Je vais seule­ment décrire.

Les cou­loirs sont sinistres. La hau­teur sous pla­fond est énorme. Toutes les portes sont fermées. La lumière elle même est sinistre. Les murs sont jaunes. Enfin je crois. Il est midi, donc la journée est finie, du moins en ce qui concerne le public. Il reste quelques «clients ». Ils sont assis sur les chaises métalliques boulonnées au sol. Tout est sombre. Per­sonne ne dit rien. Quand on parle ici, dans ces cou­loirs, on chu­chote. C’est tel­le­ment énorme, c’est impres­sion­nant. Quand on est assis pen­dant un moment, on se rend compte rapi­de­ment que les gens qui tra­vaillent là sont au moins aus­si sous pres­sion que ceux qui attendent. Quand on quitte son bureau, que ce soit pour aller aux toi­lettes, pour aller se cher­cher de l’eau (avec une bouilloire électrique à la main), ou même (mais net­te­ment moins rare­ment) pour aller voir une collègue, ou aller cher­cher un dos­sier, il faut avant toute chose fer­mer la porte du bureau à clés. Ça fait pen­ser à une pri­son.

Ce qui me frappe, c’est que dans une pri­son, en prin­cipe, ce sont les pri­son­niers qui sont enfermés. Et là, quand on par­vient enfin à entrer dans une cel­lule (par­don : un bureau), la cou­leur revient (des pho­tos au mur, par exemple), la lumière revient (il y a des *fenètres !*), et la vie revient (des conver­sa­tions, pro­fes­sion­nelles ou non).

Je hais ce bâtiment. Rien que d’en pas­ser le seuil, je com­mence à suer, et à pani­quer. J’évite d’y aller, au point que c’est généralement Vio­la qui y va pour moi, avec un pou­voir.

La deuxième sta­tion de ce che­min de croix est le «Job Cen­te­r » (en alle­mand dans le texte). ©jà, rien que le nom de cet endroit est un sym­bole. Au moins pour moi, car je n’ai ni enten­du ni lu quoi que ce soit à ce sujet. Le simple fait que cet établissement public alle­mand porte un nom anglais (par­don : américain) m’a à première vue cho­qué. Mais pas­sons.

Visi­tons.

La queue s’étend jusqu’à l’extérieur. Quand on par­vient à l’intérieur, il y a une grande salle dans laquelle la queue conti­nue. Elle dure à peu près qua­rante minutes quand on est dans la salle de queue. La queue uti­lise chaque centimètre carré. Avec des barrières, on fait tout un par­cours étudié pour mettre un maxi­mum de gens dans la salle. En fin de queue, on arrive enfin au gui­chet. Il y a des agents de sécurité à chaque étape. Dehors, à l’entrée du bâtiment, dans la salle de queue, et natu­rel­le­ment ils nous cana­lisent jusqu’au gui­chet.

Si on est un client lamb­da, au gui­chet on va devoir décliner son iden­tité, don­ner son numéro de client (eh oui, nous sommes des clients –mais pas les rois, hein, tout de même), et ensuite on va pou­voir … aller faire la queue. Mais cette fois assis. Sur les mêmes chaises métalliques boulonnées au sol. On prend un ticket, et on s’assied dans une *énorme* salle d’attente. Ça peut prendre plus d’une heure. La salle d’attente est -pour moi- tota­le­ment insup­por­table. Le nombre de gens qui parlent, les téléphones qui sonnent, les gamins qui pleurent, les gens qui s’engueulent, tout ça fait quand je sors de là je ne veux que ren­trer chez moi, au lit. Rien ne me fait envie. Et sur­tout pas de par­ler. C’est grave.

L’autre jour, j’ai uti­lisé mon «atout » : ma carte d’handicapé. Je n’en suis pas particulièrement fier, mais ça m’est pra­ti­que­ment nécessaire. Donc ce jour là on a évité la queue dehors, et la queue dans la salle de queue millimétrique, et on est allés direc­te­ment au gui­chet. En plus, (mais là ma carte n’a rien à faire avec ça) on était un cas «spécial», et on a été envoyés direc­te­ment à l’étage. Donc on a évité également la salle d’attente. On arrive dans un laby­rinthe de cou­loirs aux portes numérotées. Tout est blanc (les murs) et gris (les portes, le sol, les chaises). Mais là au moins c’est calme. Mais sim­ple­ment parce qu’il y a moins de gens.

On s’est assis avec nos livres. Il y avait un père qui pro­me­nait son gamin dans sa pous­sette. Quand nous avons été appelés, il était encore là. Et quand, plus d’une heure plus tard, il était tou­jours là… Si je n’avais pas uti­lisé mon «atout», la visite nous aurait pris en gros quatre heures.  , en privilégiés nous sommes sor­tis de là après deux heures et demi.

La troisième sta­tion de notre che­min de croix a un nom alle­mand, au moins. Agen­tur für Arbeit. En français ça s’appelle l’ANPE.  , pra­ti­que­ment pas de queue, les locaux, bien que blancs et gris sont dans l’ensemble net­te­ment plus agréables, les chaises sont indi­vi­duelles. Je veux dire on peut les bou­ger. Il y a des tables. Des ordi­na­teurs en self-ser­vice. Ce n’est pas un endroit sym­pa­thique, mais c’est au moins un endroit «fréquentable ». Sur le court terme. On est entrés et res­sor­tis en moins d’une heure.

Main­te­nant, quand on met les images vis à vis avec leurs «clients», on com­prend plus : la Agen­tur für Arbeit est en réalité la première sta­tion du che­min de croix de l’utilisateur Lamb­da. On cherche un bou­lot. On a généralement encore un appar­te­ment, par exemple. Le Job Cen­ter s’occupe de ceux que l’Agentur für Arbeit a abandonnés. Leurs allo­ca­tions de chômage sont finies.   on est déjà en plein tra­vail social. Si j’ose uti­li­ser ces mots. Disons plutôt qu’on rentre dans l’administration de la misère.   sont les jobs à 1€/heure, ces bou­lots qu’on est obligés d’accepter sous peine de perdre le droit aux allo­ca­tions du fameux système Hartz IV.

En fin de ligne, ceux qui n’ont plus droit à Hartz IV, il reste la «prison ».

Bien­ve­nue en Alle­magne.

Notez que je n’ai *aucune* illu­sion sur le trai­te­ment des gens dans les autres pays. Tous les pays évoluent vers une société sans classe moyenne. On est soit «dans le système», soit on est dans la misère. L’Allemagne paye, par exemple, les loyers de dizaines, pro­ba­ble­ment de cen­taines de mil­liers de gens. Mais dans quelques années, de texte en texte, de réforme en réforme, les crédits vont disparaître. En France, les handicapés sont dans la rue. Demain ? espérons qu’il ne vont pas y finir, dans la rue.

Dans le film Sicko de Michael Moore, on peut, sim­ple­ment en regar­dant ce qui passe *aujourd’hui* aux USA, se faire une idée sur ce qui va se pas­ser *ici* demain. Le rêve américain.

De la neutralité …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le lun 24 Mar 2008 à 09:58

Haaaa, que c’est beau ! Tel­le­ment beau que ça pour­rait être du Sar­ko­zy, ou du Mer­kel. Sisi ! Lisez plutôt :

toute la fonc­tion publique repose sur un devoir de réserve, une obli­ga­tion de neu­tra­lité

cité ici

Ce n’est pro­ba­ble­ment pas la première fois que ça me fait frémir, notez. Mais bon, fina­le­ment, moi, je ne suis pas fonc­tion­naire, alors …

En fait ça me fait frémir à plu­sieurs niveaux. Le pre­mier, c’est le fait que cette belle maxime, mal­gré son caractère générale, ne s’adresse pas à tout le mode. Si on peut limo­ger un obs­cur sous-préfet français pour «violente cri­tique anti-israélienne», on ne peut natu­rel­le­ment que féliciter le chef de l’état pour ses déclarations pro-israéliennes, ou la chancelière alle­mand qui vient de se déclarer au nom du pays tout entier garante de la sécurité d’Israël. Neu­tra­lité ? Quelle est la différence entre les pro­pos du sous préfet Lamb­da (ses pro­pos ne tombent appa­rem­ment pas sous le coup de la loi -française) et le sou­tien appuyé accordé par le président de la France à un pays qui a défié impunément tel­le­ment de résolutions du conseil de sécurité de l’ONU qu’on le considère généralement comme intou­chable (en ce qui concerne la loi inter­na­tio­nale) ?

Oh, oui. Je sais. Le sou­tien français comme le sou­tien alle­mand sont accompagnés de cri­tiques. C’est la feuille de vigne de la neu­tra­lité de l’état qui fait la différence entre le sous-préfet et le président. Le président, ayant regretté le nième agran­dis­se­ment du domaine colo­nial israélien dans les ter­ri­toires occupés, car natu­rel­le­ment un ami est celui qui dit même les choses qui fâchent, est par définition neutre.

Ce qui m’amène tout natu­rel­le­ment au second niveau de mon frémissement : vous avez remar­qué à quel point les Israéliens sont fâchés quand on leur parle des «sujets qui fâchent » ? Non ? Eh bien moi non plus. En fait ils s’en foutent tota­le­ment. Et tout le monde le sait, même avant d’aborder les «sujets qui fâchent ». De là à dire que les «mots qui fâchent » ne sont dits qu’à usage externe …

Ima­gi­nez : en 2002, au début de l’opération defen­sive Shield le président américain a expli­qué qu’il vou­lait que les Israéliens se retirent immédiatement des villes qu’ils étaient en train d’attaquer, en mots très clairs (now means now), il n’y a eu aucune réaction. Alors quand le Petit Nico­las leur dit, cou­ra­geu­se­ment, que la sécurité d’Israël dépend de «l’arrêt de la colo­ni­sa­tio­n», ima­gi­nez l’éclat de rire dans les bars de Tel Aviv.

Donc, en gros, le président peut avoir des amis, et nous en faire à notre nom, le tout en déni du fameux «devoir de réserve » qu’un simple sous-préfet se voit impo­ser.

La belle affaire …

La neu­tra­lité de l’état, comme de celle de cha­cun de ses fonc­tion­naires, et celle de ses habi­tants est dan­ge­reuse. De neu­tra­lité à com­pli­cité, il n’y a, qu’il soit moral ou phy­sique, qu’un mur à fran­chir  …

Les vessies, les lanternes, et les principes …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le mer 19 Mar 2008 à 08:22

J’ai en tête une blague qu’on se racon­tait dans la cour, à l’école. C’était une blague qu’on trou­vait vache­ment drôle, et intel­li­gente. Ça disait à peu près ceci :

- Ils ont des armes secrètes ter­ribles …
– mais je ne les trouve pas !
– je te l’avais dit : des armes secrètes …

Cette blague intem­po­relle avait déjà été remise au goût au jour en 2003, par l’ineffable George Bush au sujet des armes secrètes ter­ribles au sujet des­quelles il a déclenché en 2003, en Irak. C’était la ver­sion «techno » de la blague :

- Sad­dam a des armes secrètes ter­ribles !
– mais on les trouve pas !
– j’ai une présentation Power­point secrète ter­rible pour te les mon­trer …

Les bonnes blagues, on ne s’en lasse pas. La dernière ver­sion de cette bonne blague, en 2008, oui :

- Ce n’est pas au monde de prou­ver que l’Iran tente de fabri­quer la bombe ato­mique, c’est à l’Iran de prou­ver qu’il ne tente pas.
– et si l’Iran ne peut pas mon­trer son pro­gramme qui n’existe pas ?
– l’Allemagne deman­de­ra de nou­velles sanc­tions !

Ange­la Mer­kel, chancelière du pays qui met la paix et la jus­tice avant tout

Je ne sais pas exac­te­ment pour­quoi, mais cette ver­sion là, je la trouve moins drôle que celle qu’on se disait à l’école … pour­tant c’est la même …

Portrait de groupe … double …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal,Photo — le mar 18 Mar 2008 à 20:11

Cette pas­se­relle qui joint deux bâtiments du Bun­des­tag (le par­le­ment alle­mand) au-des­sus d’un canal est tou­jours très intéressante à pho­to­gra­phier. Sur les deux rives il y a des façades vitrées. Ajouté à ça, natu­rel­le­ment, il y a le fac­teur météo, et le tout nous per­met des infinités de pho­tos.

Mon seul regret, c’est de ne pas avoir un zoom plus gros. Parce qu’elle est tout de même bien en hau­teur, cette pas­se­relle …

Ambiance multimétéo …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le mar 18 Mar 2008 à 08:43

Le ciel est plombé. Comme si il était entrain de nei­ger. Et notez que ça tombe bien, car une minute avant que j’appuie sur le bou­ton, il nei­geait. Et, de nulle part, le soleil qui allume les rails.

Clic-clac.

Je ne m’en las­se­rai *jamais*.

Hier, on avait en visite deux amis. Ils habitent en Suède. Ils n’ont pra­ti­que­ment pas vu de neige cette année. Leur tête quand ils ont vu qu’il en tom­bait …

Pas (encore) morts …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le mar 18 Mar 2008 à 08:31

C’est pas une bonne nou­velle, ça ?

Ni Ber­lin ni moi ne sommes morts.

Enfin, moi je ne suis pas encore mort, j’en suis cer­tain. Je prends des pho­tos, donc je suis. Et, en tirant un petit peu sur la ficelle, puisque je prends des pho­tos de Ber­lin, Ber­lin est.

Notez que je pour­rais prendre beau­coup de pho­tos de la mort de Ber­lin. Pre­nez comme exemple le voi­sin de la Gre­nouille. La Gre­nouille est située dans une cour. Et son voi­sin, à quelques mètres seule­ment, c’est le centre com­mer­cial très «chic», trèèèès «tendance » qui s’appelle Hackesche ¶fe, en plein centre ville. Tant que la Gre­nouille per­siste, il y a de la vie.

Mais com­bien de temps ?

Les garçons bouchers gentlemen …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le mar 11 Mar 2008 à 13:34

Alerte ! Je vais par­ler de foot !

Zêtes prévenus …

Je suis privé du cham­pion­nat de France. Pas moyen de voir ça à la télé sans que ça coûte la peau des fesses, et en plus seule la deuxième divi­sion m’intéresse, vu que c’est là que Nantes joue.

Mais ce n’est pas une rai­son pour se pri­ver.  , j’ai la première *et* la deuxième divi­sion alle­mande. Et il y a quelques clubs qui sortent du rang.

Hier, le FC Sankt Pau­li ren­con­trait le 1860 Munich. Sankt Pau­li est le seul club dans les sta­tuts des­quels est écrit qu’il est anti-fas­ciste, anti-raciste, et généralement anti-dis­cri­mi­na­tion. Il se trouve que le 1860 de Munich est … disons différent.

Au niveau du jeu, le Sankt Pau­li est net­te­ment inférieur. Pas de ques­tion. Indi­vi­duel­le­ment ou col­lec­ti­ve­ment, la tech­nique manque. Cruel­le­ment. Et pour­tant le club joue en deuxième divi­sion. Sans une seule star. Les joueurs viennent très sou­vent de l’école de foot­ball du club. Et généralement, les joueurs du cru finissent leur carrière là. Le club porte une réputation d’équipe de joueurs «virils, mais corre’ts», comme disait Roger Cou­derc. Club qui a dans ses fans les Hell’s Angels de la ville, et qui croit au sport pour la rééducation des jeunes «difficiles » Sankt Pau­li se trim­balle natu­rel­le­ment une réputation particulière. Sur les poteaux de cor­ner, le fanion, c’est une tête de mort. Le t-shirt «Sankt-Pauli » orné de la tête de mort des pirates se trouve par­tout en Alle­magne. Un des com­mis­saires de la série Tatort (je parle du per­son­nage, pas de l’acteur) porte régulièrement ce t-shirt. Joueurs sans trop de talent, les joueurs de Sankt Pau­li courent, suent, et tra­vaillent. En Alle­magne, 11 mil­lions de gens se déclarent sym­pa­thi­sants de Sankt Pau­li. C’est beau­coup.

Le 1860 Munich est une équipe détestable. À mes yeux, au moins. Ils ne reculent devant rien. Ils sont tru­queurs, pro­vo­ca­teurs, et régulièrement vio­lents. Leurs arrières cen­traux, que je sur­nomme les Nean­der­thal Bro­thers ont un palmarès remar­quable. Il n’est pas rare qu’un atta­quant adverse sorte sur une civière. Et tru­queurs fait qu’ils ont aus­si un palmarès remar­quable en ce qui concerne le adver­saires qui se reçoivent des car­tons jaunes et rouges. Ils agissent généralement impunément, et il est rela­ti­ve­ment que les adver­saires se rebellent.

Hier, après 5 ou 6 minutes, la première alga­rade oppo­sait un joueur de Sankt Pau­li qui engueu­lait un des acro­bates du 1860 après sa «chute mor­tel­le » spec­ta­cu­laire à sou­hait, et le joueur de 1860, après un petit coup d’Å“il en direc­tion de l’arbitre, des fois qu’il regarde dans cette direc­tion, a frappé le joueur de Sankt Pau­li. Scène banale.

Les joueurs de Sankt Pau­li sont réputés pour leur jeu rugueux. Mais la plu­part des fautes qu’ils com­mettent sont dues à leur manque de tech­nique, pas à leurs inten­tions. On ne les voit pra­ti­que­ment jamais avoir un geste violent ou dan­ge­reux.

Mais il n’est cepen­dant pas recom­mandé de les cher­cher, et encore moins de les trou­ver. J’ai vu hier des joueurs du 1860 *voler*.

Match nul. Je sou­haite au FC Sankt Pau­li de res­ter en deuxième divi­sion, et je sou­haite au 1860 qu’il aille au diable. Je préférerai tou­jours le jeu des garçons bou­chers gent­le­men du Sankt Pau­li au jeu des bou­chers frelatés du 1860.

Paysage marin avec une grille …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le lun 10 Mar 2008 à 10:14

Ah, j’aimerais ne pas res­ter à regar­der mon cla­vier à espérer qu’il va m’écrire quelque chose. Non que je ne puisse pas écrire quelque chose. J’ai des doigts qui fonc­tionnent (au moins par­tiel­le­ment), donc tech­ni­que­ment tout va bien.

Mais encore une fois, le vide. Le pire, c’est que je sais dans un moment j’aurai au final une page d’écriture, et vous une page à lire. Mais rien dedans. Non. ce n’est pas le pire. Le pire, c’est de m’imaginer qu’il y a des gens qui font la même chose que moi, écrire sur rien, et qui reçoivent pour ça des félicitations, la renommée, et même la for­tune, ou au moins un salaire.

Hier soir, par exemple, j’ai vu (deux fois !) sur la chaîne France 24 une «journaliste», mieux, «experte», nous expli­quant à 20 heures les enjeux de l’élection qui venait de se pro­duire. J’ai presque envie d’écrire à la chaîne pour me faire envoyer le texte qu’elle nous a infligé. Cli­ché sur cli­ché, écrit appa­rem­ment live du comp­toir de la cafétéria, à moins que ce soit du stu­dio de la maquilleuse.

Hier soir, j’avais envie de voir les 5 premières minutes de la soirée électorale de la télé (quelle que soit la chaîne, elles sont toutes inter­chan­geables), his­toire de voir le tableau des esti­ma­tions. Mais je n’en avais aucune, de chaîne (française) dis­po­nible, à part France 24.

Et sur France 24, il n’y avait même pas un tableau de résultats. Il y avait seule­ment la jour­na­liste. Pas un chiffre. Juste les clichés de ses vacances organisées au pays de la poli­tique Française (je pou­vais entendre le F majus­cule quand elle a nous été présentée comme experte en poli­tique française).

Et pour­tant, sans le moindre doute, elle a eu son salaire.

Et vous votre page.

à pro­pos de rien.

Pour rien.

Les amateurs de la ©publique

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le sam 8 Mar 2008 à 14:32

Ah, il est joli, le com­plexe du Bun­des­tag. Euh … il est vou­lu joli, au moins. Sur­tout la nuit, avec les jolies lumières …

Non, mais sans rire, vous voyez ce bric-à-brac ? Les cables «cachés » entre les dalles (déjà, ça nous explique com­ment les dalles sont installées) ne sont pas assez longs, donc il y a des ral­longes (donc ça, c’est pas entre les dalles, les prises sont visibles), il y a par­tout des prises mul­tiples, même pas étanches … c’est à mi-che­min entre la plom­be­rie artis­tique et l’amateurisme offi­ciel …

L’adulte ne croit au ¨re Noël …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le sam 8 Mar 2008 à 14:00

L’adulte ne croit au ¨re Noël… il vote.

Manuel de savoir-vivre à l’usage des rustres et des mal­po­lis, Pierre Des­proges

Pho­to prise dans le com­plexe du Bun­des­tag (le par­le­ment alle­mand), lequel nous prouve, s’il était encore nécessaire qu’on nous le prouve, que définitivement, l’adulte vote.

La minute (de réflexion) nécessaire de Monsieur Aphasix …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le sam 8 Mar 2008 à 12:03

©diée à tous les com­men­ta­teurs, à tous ceux qui expliquent, condamnent, ou applau­dissent les évènements récents, de Gaza à ©rusalem.

La plaque, je l’ai trouvée sur la façade d’une des entrées du «musée » du Ber­lin sous-ter­rain.

Étonnant, non ?

À toute vapeur …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal,Photo — le mar 4 Mar 2008 à 18:46

Un moment remar­quable de ma vie météorologique. Sans rire, le temps fout le camp. Ima­gi­nez : pas deux minutes avant le moment où j’ai pris cette pho­to, je me pre­nais de la grèle. Une minute avant, il pleu­vait. Et là, d’un seul coup, soleil. N »importe quoi.

Et dans la lumière,arrivait Rosa Pau­la, nimbée d’une vapeur magni­fique. En plus, j’étais dans un endroit privilégié (pour un pho­to­graphe, en tout cas) puisque mon sujet était entouré de miroirs (à l’arrière et sur un des côtés).

Alors j’ai sui­vi Rosa Pau­la, définitivement belle, de l’objectif.

Au moins jusqu’au moment où l’odeur abo­mi­nable m’a atteint.

Rosa Pau­la, c’est mieux de l’avoir en pho­to qu’à table …

libera in patria et in forti domo …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le lun 3 Mar 2008 à 12:34

Il fal­lait y pen­ser. Il suf­fi­sait en fait d’y pen­ser. Quel sym­bole, tout de même ! Quelle force de per­sua­sion !

Si, vrai­ment, il fal­lait y pen­ser. Recy­cler les matériaux de la catas­trophe du 11 sep­tembre et les réutiliser pour construire la coque d’un bateau de guerre, c’est pas du sym­bole, ça ? Il fal­lait oser !

Notez que le peuple en ques­tion a de l’expérience, en ce qui concerne les sym­boles qui vont bien. Vous connais­sez leur hymne natio­nal ? Non ? Pas grave. Ce qui nous intéresse, c’est le «refrain ». Land of the free, home of the brave. En français, ça donne (en gros) la terre de liberté et la demeure du cou­rage.

Pour le cou­rage, rien à redire, cela dit. Comme je le disais précédemment, il fal­lait oser.

Main­te­nant, pour ce qu’il est de la liberté … com­ment dire ça … c’est un petit peu délicat.
Ima­gi­nez que vous en connais­siez, des Américains. Disons cent. Eh bien sur ces cent américains, il y en a un qui habite … en pri­son. Un pour cent de la popu­la­tion adulte américaine est en pri­son. Les états [d’Amérique] dépensent en moyenne 7% de leur bud­get dans leur système pénal. C’est leur quatrième poste budgétaire.

En Alle­magne, en incluant les mineurs, on a aujourd’hui 0,093% de la popu­la­tion en pri­son. C’est encore beau­coup, dans l’absolu, mais beau­coup moins.

Fina­le­ment, en latin, c’est tout aus­si faux, mais au moins ça fait rire …

Anonyme …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal,Xenuphobe ... — le dim 2 Mar 2008 à 13:21

La pho­to nous montre une par­tie du «terrain d’aventures » du ¤rkisckes Vier­tel. Un très chouette quar­tier, pour qui aime l’architecture concen­tra­tion­naire / de masse / déprimante (voca­bu­laire à uti­li­ser invi­duel­le­ment ou en groupe). Et n’oubliez sur­tout pas : un ter­rain d’aventures, c’est un endroit où les enfants viennent jouer.

Quand c’est ouvert. J’ai pris la pho­to à tra­vers la grille. Sui­vez mon regard …

Et en sui­vant mon regard, on arrive [fata­le­ment, après avoir visité ce genre de quar­tiers] à par­ler de Xenu. Cette fois, épisode tou­ris­tique. Vous pou­vez lire ici les aven­tures d’une ancienne scien­to­logue en Sar­daigne, tous frais payé par la Xenu Com­pa­ny.

Les poli­ciers avaient découvert le 21 jan­vier Mar­tine Bou­blil, soeur de Claude Bou­blil, un impor­tant membre de l’église de Scien­to­lo­gie en France, enfermée dans une pièce rem­plie d’immondices. D’abord présentée comme d’origine tuni­sienne, elle avait été retrouvée demi-nue et dor­mant sur un mate­las infesté de ver­mine, selon la police locale.

Quatre Français, une femme et trois hommes, présentés comme des membres de la Scien­to­lo­gie et soupçonnés d’avoir rete­nu Mar­tine Bou­blil contre son gré, avaient alors été arrêtés, avait indi­qué à l’époque un porte-parole de la préfecture de police locale.

Ces quatre per­sonnes ont été libérées il y a dix jours et sont depuis rentrées en France, a-t-on précisé same­di de même source.

La porte-parole de l’Eglise de Scien­to­lo­gie en France, Danièle Gou­nord, invitée par le quo­ti­dien Le Pari­sien à com­men­ter cette affaire, a parlé de « drame fami­lial » et indi­qué que la Scien­to­lo­gie n’avait « rien à dire » sur la ques­tion.

©pèche AFP

Ah, la dame est pudique. Mais pas tou­jours, notez …

Danièle Gou­nord n’accorde par ailleurs aucun crédit au témoignage de la vic­time, «la soeur est démente. Elle perd la boule, m’a-t-on dit, non ? Cette femme est hospitalisée. Et puis vous savez, elle a dit tel­le­ment de cho­se­s ». Et de conclure : «Pour le moment nous n’avons rien à dire. C’est un drame fami­lial. Les deux frères ont essayé de faire au mieux. Ils ont tout fait pour que leur soeur se retrouve dans un envi­ron­ne­ment calme. »

Et, une image en appe­lant une autre, j’en arrive à la nou­velle vidéo du groupe Ano­ny­mous. Titre : les ides de Mars.

Le mani­feste qui va avec (en anglais) est aus­si bien écrit, pensé, et réalisé que la vidéo.

On va se revoir.

C’est parce que je suis rousse …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le sam 1 Mar 2008 à 14:52

Je les aime, les gazelles (et les gazettes) du petit Nico­las.

cette gauche (…) qui s’en prend à moi parce que je suis noire

Rama Yade, ©nestrelle, des droits de l’homme à la Sar­ko

ce pho­to­graphe (…) qui s’en prend à moi parce que je suis rousse

Noise Ette, trou­ba­dour des chênes de Ber­lin

Q : Madame Ette, ne pen­sez-vous pas que ce pho­to­graphe qui vous pour­suit le fait pour des rai­sons émotionnelles, voire artis­tiques ?
R : Non ! C’est comme Rama ! C’est parce que je suis noire … euh … rousse !
Q : Dites, vous n’abusez un petit peu ?
R : [petite pause] bon, d’accord. Rama, c’est parce qu’elle dit et fait carrément n’importe quoi depuis des mois. J’avoue. Mais *moi*, c’est *vrai­ment* parce que je suis rousse, vous savez !

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