je ve des fame con peux voir les sin !!!

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Idiocratie,Journal — le dim 13 Déc 2009 à 10:35

"je ve des fame con peux voir les sin"
Qu’est-ce qu’ils ont dans la tête ?

©rieusement ! Qu’est-ce qu’ils ont dans la tête ? Et spécialement celui qui s’est pointé sur un moteur de « recherches » de l’Internet, et qui a tapé « je ve des fame con peux voir les sin ».

Ça veut dire quoi ?

C’est une vision d’horreur. C’est ça le futur ? Non. C’est déjà comme ça, en fait, appa­rem­ment. Per­du !

En tout cas, c’est pro­mis, je ne regarde plus les sta­tis­tiques de ce site. J’ai peur de ce que je vais y trou­ver.

Ce monde me fatigue.

Accidenté …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Idiocratie,Journal — le mar 13 Jan 2009 à 09:22

Poteau placé sur une place piétonne, devant une des entrées de la sta­tion de métro «Zoologischer Gar­te­n ».

La pho­to aurait eu besoin d’un pied (trois, en fait : un trépied), mais je n’avais pas mon pied avec moi. Mais, pour impar­faite qu’elle soit, la pho­to me plait. Et comme sou­vent, je serais inca­pable d’expliquer pour­quoi. Si j’essayais.

Ces jours-ci, encore, je m’interroge au sujet de la «composition » de mes pho­tos. Ce qui m’embête (un petit peu), c’est que les pho­tos que j’essaye consciem­ment de com­po­ser ne sont pas for­ce­ment meilleures que celles que je prends sans réfléchir.

La solitude du ballon jaune …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Idiocratie,Journal — le dim 4 Jan 2009 à 19:27

Après une semaine au lit (il n’est pas exclu qu’elle se pro­longe, la semaine, voir demain), après deux boîtes de Klee­nex et deux pla­quettes d’antibiotiques, je suis sor­ti. Dehors. Tadaaaaaa !!

Il a neigé pen­dant toute la bal­lade. On est allés dans le parc de Reh­berge (à 5 minutes à pieds, contre Schil­ler Park à moins de trois minutes à pieds), et on a tout sim­ple­ment *apprécié* l’hiver. Main­te­nant qu’il est là. Tant qu’il est là.

J’ai choi­si cette pho­to ci. Je trouve que la com­po­si­tion est … particulière. Et réussie.

Ciel chargé …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Idiocratie,Journal — le ven 5 Déc 2008 à 01:52

C’est vrai, j’avoue : je ne donne pas trop sou­vent de nou­velles.

C’est un mélange. Beau­coup (trop) de ren­dez-vous chez les médecins, beau­coup de fatigue, mala­die de Vio­la, mais sur­tout je suis très, très, *très* (pré)occupé. Je ne peux dire pour­quoi, mais je crois que ça va vous plaire.

Au moins, à moi, ça va plaire.

Chez Maximillian …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Idiocratie,Journal — le mar 18 Nov 2008 à 13:52

On atten­dait devant chez «Maximillian», une chaîne installée à Ber­lin depuis les années 20. Ils vendent de la sau­cisse et des spécialités you­go­slaves (et la «saucisse tzi­ga­ne » qu’ils ont inventée). Leur image de marque est due à la haute qua­lité de ce qu’ils vendent.

Que serait Ber­lin sans Imbiß ? Ah,oui. Pour ceux d’entre vous qui ne passent pas toutes leurs vacances en Alle­magne, un Imbiß est une petite bou­tique, ou par­fois plutôt un stand, ou une cara­vane, dans laquelle l’Allemand peut à toute heure ache­ter et man­ger des sau­cisses chaudes. À Ber­lin, la spécialité est la Cur­ry­wurst, sau­cisse au cur­ry, noyée dans le ket­chup, ser­vie seule ou avec des frites. Les Imbiß ont de la concur­rence, notam­ment avant des «¶ner » (dans le temps, en France, ça s’appelait sand­wich grec, mais en Alle­magne les ¶ner sont turcs), et depuis quelques années les chi­nois font aus­si beau­coup de plats à empor­ter. La qua­lité varie, les échoppes ouvrent et ferment.

Mais il y en a qui res­tent, installés depuis des décennies, et ce n’est pas par hasard.

Dans ma tête, à chaque fois que je pro­nonce le mot Imbiß, il y a cette fabu­leuse scène tirée du film Der Him­mel über Ber­lin (les ailes du désir), dans laquelle Peter Falk, accoudé au comp­toir d’un Imbiß ouvert la nuit, dis­cute avec un ange.

Moi j’ai vu des anges posés sur un réverbère …

La ballade des gens qui sont nés quelque part …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Idiocratie,Journal — le ven 14 Nov 2008 à 10:30

Même les cons peuvent poser de bonnes ques­tions. Sou­vent le savoir, vu que ce qui les intéresse est généralement plus les réponses que les ques­tions. Mais moi j’aime bien les ques­tions.

Quand les cons posent de poten­tiel­le­ment bonnes ques­tions, ça res­semble à ça :

• Dans quel pays êtes-vous ins­tallé ?
• Depuis com­bien de temps ?
• Pour quelles rai­sons avez-vous quitté la France ?
• Est-ce tem­po­raire ou définitif ?
• Quand vous reve­nez en France, quelles sont vos impres­sions ?
• ce qui vous manque ? ne vous manque pas ?
• Dans votre pays d’adoption, com­ment voit-on la France d’aujourd’hui ? les Français ? (quelques grandes lignes)
• Com­ment considérez-vous votre pays d’accueil ?
• etc.

Vous pou­vez vous ima­gi­ner la nausée à la lec­ture des réponses, quand la ques­tion est posée sur un site «légèrement » xénophobe, natu­rel­le­ment ara­bo­phobe, et généralement hanté par, comme le disait Georges Bras­sens, des «imbéciles heu­reux qui sont nés quelque par­t ».

Je pour­rais vous infli­ger la cri­tique des réponses données par les cons (c’est beau­coup plus court à écrire que «imbéciles heu­reux qui sont nés quelque par­t»), mais à quoi bon ? Quand la rai­son de s’exiler évoquée res­semble à : «Constat impuis­sant de l’islamisation effrénée de la Fran­ce», généralement alliée à une sor­dide rai­son économique, je ne res­sens pas le besoin de dis­cu­ter. Ho, il y a quelques années, j’aurais sor­ti mon glaive et mon verbe, rê­vant de lance-flammes, et en avant. Mais aujourd’hui ?

Aujourd’hui je m’interroge sur le bien-fondé de de la ques­tion posée par le con en chef (pseu­do : François Desouche, aha­ha …).

Car les cons qui ont répondu ont en général émigré vers un pays «riche ». Et quand on y pense, quelle est la différence entre un pays riche ?

Il n’y en a plus. Si on veut du dépaysement, en fait, il fau­drait aller dans un pays «pauvre», peu­plé de gens que, dans la langue des cons, sont tous des immigrés en puis­sance.

J’ai testé. Mon par­cours «étranger » m’a fait pas­ser par la Pales­tine (pays pauvre), et par trois pays riches Israël –fugi­ti­ve­ment, j’avoue–, le Dane­mark, et main­te­nant l’Allemagne. Dans les trois pays riches, je suis bien en peine à dis­cer­ner les différences pro­fondes avec la France.

Dans les rues de Tel Aviv, celles de Copen­hague et celles de Ber­lin, je vois les mêmes enseignes qu’à Paris, par exemple. Quelle est la différence entre un Piz­za Hut ? Quelle est la différence entre un McDonald’s ? Quelle est la différence entre un C&A ? Entre une Peu­geot ? Esprit ? Star­bucks ?

Les gens marchent tous avec une main à l’oreille (Nokia, LG, etc.), ou avec un iPod. Si vous en voyez un, com­ment savoir si c’est un danois à Tel Aviv ou un français à Ber­lin ?

Et si on gratte un petit peu … les poli­tiques (et les hommes poli­tiques) sont les mêmes. J’ai oublié (bien­heu­reux) le nom du détestable pre­mier ministre danois de l’époque où j’y habi­tais, mais je *sais* que j’aurais du mal à le dis­tin­guer de notre petit Nico­las. À part la taille, le reste est le même. Le même dis­cours. Ce dis­cours je l’entends aus­si en Alle­magne. Et si vous aviez un quelque doute, réfléchissez : l’Europe nous oblige à avoir tous les mêmes lois. Les lois qui s’attaquent aux fro­mages au lait cru (chers aux français) s’attaquent également aux «bouletten » ber­li­noises. D’ici 20 ans, nous man­ge­rons tous la même chose. Et je ne parle pas de Mac­Do, là.

Deux pays qui ont les mêmes lois peuvent-ils être différents ? En fait c’est même le rêve français, ça, non ? Même à Alger, c’était la France, non ? Et à Saïgon aus­si. Les mêmes lois pour tous.

Vous ne me croyez tou­jours pas ? Je vais vous aider. Vous savez com­ment en dit «©golène Roya­l » en alle­mand ? Ça se dit «Ursula von der Leye­n ». Je n’invente rien. Com­pa­rez vous même : Clone1 contre Clone2.

Sans rire : même les «imbéciles heu­reux qui sont nés quelque par­t » existent par­tout. Ils ont le même dis­cours, les mêmes pho­bies, les mêmes armes. Sau­riez-vous me dire quelle est la natio­na­lité d’un «imbécile heu­reux qui sont nés quelque par­t » juste à voir sa tête ?

Et quatre ou cinq couches de gel plus tard …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Idiocratie,Journal — le mer 12 Nov 2008 à 19:40

Aujourd’hui, j’avais un ren­dez-vous. À l’hostau.

C’était le coup d’un quart d’heure, à la base. C’était ma visite de contrôle (une tous les six mois) département Dop­pler. C’est sym­pa, ils me recon­naissent, je les recon­nais. Je m’allonge, elle me flanque (schlaf) une giclée de gel (brrrrr, c’est froid) dans le cou, et com­mence à me pas­ser sa sonde. Elle l’a fait plu­sieurs fois. Et, en cours de pas­sage, elle prend son téléphone, et demande qu’on lui envoie mon­sieur Machin, celui qui est par­kin­so­nien, et aus­si mon­sieur Duge­nou. Et elle conti­nue à tra­vailler. Son appa­reil est nou­veau, avec un écran beau­coup plus grand. J’ai l’impression qu’elle ne l’aime pas beau­coup, son nou­vel appa­reil, mais bon.

La porte s’ouvre. C’est mon­sieur Duge­nou.

Il ne s’appelle pas Duge­nou. Notez que je ne sais pas com­ment il s’appelle, mais je connais son bou­lot. Il porte une blouse blanche. Il s’assied, et prend la sonde, me met lui aus­si une giclée de cet innom­mable gel (re-schlaf), et puis aus­si dans les che­veux, et il me fait me contor­sion­ner, et il dit que des mots cochons, puis il se relève, m’abandonne un petit moment, passe un coup de fil, et revient : est-ce que ça me gê­ne­rait de reve­nir dans une petite heure, his­toire que le patron puisse me voir ?

Aha.  , je voyais la queue d’un loup. Duge­nou me dit qu’il n’est pas tout à fait sûr, mais qu’il pense que mon artère fermée depuis mon acci­dent n’est en fait plus exac­te­ment fermée, et il me confirme que ce n’est pas une très bonne nou­velle. Il nous conseille d’aller prendre un café, et de ne pas s’inquiéter, avant que le patron m’ait vu.

Avant de sor­tir, il me donne un chif­fon, his­toire que je me puisse me séparer de cette saleté de gel. Mer­ci.

Bon. Pas de panique. En plus, on a trouvé dans un café (en face de l’hostau, plutôt mou­rir que retour­ner dans la cafet” de cet hôpital, de funeste mémoire) des crois­sants man­geables ! On papote, et à l’heure dite, on revient.

 , il y avait une nou­velle. Elle me demande si ça me gêne pas. Ho mais non, je vous en prie. Et Schlaf, une couche de gel sur la tronche. Et elle com­mence à jouer avec le scan­ner. En fait, mais je ne le savais pas, elle c’était une étudiante. Et en atten­dant le patron … elle a joué au doc­teur. Argl.

Au bout d’un moment, arrive le patron. Avec Duge­nou. Même lui se sou­vient de moi, tiens. Et il reprend l’examen, avec des variantes, où il pose ses doigts sur mes artères et tape des­sus pour savoir d’où vient le sang qu’il entend cou­ler dans la machine. Et schlaf, il me colle une giclée de gel. Il me pousse les doigts dans les yeux, aus­si. Et dans le doute, il me (schlaf) me regicle un p’tit coup de gel. Ils sont quatre autour de moi.

Puis le patron dit que je peux me rele­ver. Il m’explique que ma caro­tide est très pro­ba­ble­ment réouverte, me recon­firme que ce n’est pas vrai­ment une bonne nou­velle, et me dit qu’il fau­drait pour bien faire pas­ser un scan­ner (un ECT, le bou­din dans lequel il faut s’allonger) pour être vrai­ment sûr. Et après, il fau­drait dis­cu­ter. Et puis il me dit d’attendre dehors le temps qu’il tape dicte à Duge­nou son rap­port.

Ayant pitié pour moi, l’étudiante me tend de quoi de dé-geler la tronche. Mer­ci.

Et puis un attend un petit peu, et revient Duge­nou. On lui pose quelques ques­tions, tout de même. Quand on dit que ce n’est pas vrai­ment une bonne nou­velle, c’est natu­rel­le­ment parce qu’il y a un risque. Un risque que j’aie une seconde attaque. Oh, pas grand-chose, hein, 5, ou 10%. Et pour la suite, en fait, on est dans le brouillard, car ce cas est rare, et donc il n’y a pas d’études.

Ah, il faut aus­si que je prenne un ren­dez-vous pour dans six mois avec mon dop­pler de contrôle.

Nous, on part, et on va à l’accueil, his­toire de prendre pour mon ren­dez-vous de dans six mois. Après un quart d’heure de queue, on apprend que c’est direc­te­ment au labo qu’on peut prendre ren­dez-vous. Alors on y retourne, et on attend qu’ils ouvrent la porte. La dame très gen­tille du labo nous dit qu’il faut qu’on repasse plus tard, en jan­vier, car elle n’a pas encore reçu son agen­da.

Voilà. Trois heures à l’hôpital, cinq giclées de gel, et une fis­sure au futur.

Fermé pour cause de gain, et de désertion …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Idiocratie,Journal — le sam 1 Nov 2008 à 12:41

L’aéroport de Ber­lin Tem­pel­hof est main­te­nant fermé. La soirée de fer­me­ture a vu le maire bom­bardé de tomates et d’Å“ufs, a enten­du dans la salle de la fête (entrée sur invi­ta­tion seule­ment) des sif­flets nour­ris, et une par­tie des tables est restée vide.

Les Ber­li­nois sont tristes, et –pour cer­tains– fâchés. Cepen­dant, le jour où il y eu une pos­si­bi­lité de faire échec au pro­jet du maire, lors d’un référendum, les Ber­li­nois sont restés à la mai­son.

Même moi, mais moi j’ai la conscience tran­quille : je n’avais pas le droit de voter. Notez que je vais avoir le droit de ne pas réélire le maire et ses alliés «die Lin­ke ». Je ne vais pas m’en pri­ver.

Donc, main­te­nant, à Ber­lin, on va mettre Tem­pel­hof dans les mains des inves­tis­seurs, pour les­quels on va natu­rel­le­ment dérouler tous les tapis … rouges. Je suis convain­cu que les cama­rades de «die Lin­ke», qui hantent les bureaux d’études en tout genre, ont toutes les poches grandes ouvertes. Ils ont eu la peau de la plu­part des scènes de Ber­lin (Ouest), la peau de la pati­noire de Ber­lin (Ouest), d’un, et bientôt les deux aéroports de Ber­lin (Ouest), et, on en parle, dans le futur, du stade olym­pique de Ber­lin (Ouest). Tout ça pour être remplacés des pro­jets tous situés dans Ber­lin (Est), natu­rel­le­ment. Ou bien dans le Bran­den­burg voi­sin. Leur seul échec, à ce jour, est le pro­jet «mediaspree», tor­pillé par un référendum dans le Kiez (arron­dis­se­ment) de Kreuz­berg.

Bientôt, les Ber­li­nois (de l’ouest) vont se réveiller dans une zone de par­cage. Sans aucune infra­struc­ture, et aux mains des tel­le­ment sym­pa­thiques des cama­rades de Die Linke.

Ça pro­met …

La pho­to ne représente pas l’aéroport de Tem­pel­hof, mais un de ses voi­sins. La police cri­mi­nelle. Allez savoir pour­quoi …

L’incroyable casse-tête …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Idiocratie,Journal — le sam 25 Oct 2008 à 13:50

Vous y com­pre­nez quelque chose, vous, à l’élection présidentielle du 4 novembre des États-Unis ?

L’un des can­di­dats (appe­lons Can­di­dat X) a annoncé qu’il a main­te­nant une «task-force » de … *cinq mille* (5 :000) avo­cats destinée à gérer les problèmes à venir au len­de­main de l’élection. CINQ MILLE avo­cats. et je vous ras­sure : je ne sais pas com­bien d’avocats l’autre can­di­dat (que nous appel­le­rons Can­di­dat Y) a ras­sem­blé, mais c’est très pro­ba­ble­ment un nombre simi­laire. Donc, en gros, 10 000 avo­cats pour «garantir » que le résultat de l’élection sera «correct ». Et quels pour­raient être les «problèmes » à venir ?

  • une pour­cen­tage non négligeable des électeurs sera «disqualifié » par l’un ou l’autre can­di­dat, et défendu par l’autre
  • Plus de la moi­tié des votes sera donné sur des machines (dont sait qu’elles ne sont par fiables, et que les résultats qu’elles donnent peuvent être modifiés au gré de celui qui les contrôle). Le tout sans la moindre trace sur papier qu’on pour­rait vérifier.
  • En cas de litige, vous vous sou­ve­nez pro­ba­ble­ment du *bor­del* auquel le «contrôle » a donné lieu lors de l’élection du président actuel, en Flo­ride
  • Nous devons nous attendre à un nou­veau type de problème. Lequel ? Je suis curieux.

Ah, oui. L’élection du 4 novembre. [rire affolé] Est-ce que vous avez vu ? Les électeurs font la queue pour voter. Aujourd’hui. Pour ne pas devoir la faire le 4 novembre. Et puis il y a aus­si ceux qui votent par cor­res­pon­dance. George a voté hier. Et on est le 25 OCTOBRE. HAHAHAHAHA!!! [rire incontrôlable, avec de vrais mor­ceaux de panique dedans]. Et en plus, il y a natu­rel­le­ment des son­dages en sor­tie des urnes. Et ils sont publiés. HAHAHAHA!!!

Sinon, j’ai aus­si un petit peu de mal à com­prendre pour­quoi la coif­feuse de la «partenaire » du Can­di­dat Y touche deux fois plus d’argent que le conseiller prin­ci­pal du Can­di­dat Y en ques­tion. Payée par la «campagne ». Un petit peu de mal aus­si à com­prendre que la «campagne » doive payer les fringues de la par­te­naire d’un can­di­dat, plus celles de son mari et de ses gamins.

Je vais bien, tout va bien, je vais bien, tout va bien …

Leeeeeentement …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Idiocratie,Journal — le jeu 23 Oct 2008 à 09:16

On avance. Len­te­ment, mais on avance.

Le monde de la «justice » est très désagréable. Nous, on a … je ne sais plus com­bien de procédures en cours. On est obligés. C’est pas par plai­sir. On est obligés. À chaque fois qu’on reçoit un «avis » (Bes­cheid) d’une admi­nis­tra­tion quel­conque, *si on le lit atten­ti­ve­ment*, on se rend compte qu’on se fait avoir. Par les caisses de santé, par le trop fameux «Job Cen­te­r», par l’ANPE (Agen­tur für Arbeit), par les impôts.

Et c’est pareil avec les fac­tures. Électricité, téléphone. Oh, ce n’est pas forcément des «erreurs » de plus de 2000 â‚¬ (voir notre feuille­ton avec Vat­ten­fall), hein. Avec Tele­kom, c’est quelques cents. Quelques cents ici, quelques mil­liers d’euros là.

Je suis cer­tain que la plu­part des gens ne font pas atten­tion. Et sur ceux qui se rendent compte, com­bien ont le cou­rage de s’attaquer à la (lourde) machi­ne­rie admins­tra­tive ?

Avec le temps, je suis de plus en plus cer­tain que c’est le pari qu’«ils » font. C’est facile, et ça peut rap­por­ter des mil­lions : pour­quoi s’en pri­ver ? Après tout, qui va prendre la plume pour réclamer les 5 cents «superflus » sur la fac­ture de téléphone ?

D’autant que réclamer coûte cher !!!

Essayez d’appeler une admi­nis­tra­tion, pour rire. C’est pas gra­tuit. Et le cour­rier non plus. Les «call cen­te­r » font main­te­nant par­tie du pay­sage, on ne s’en rend plus compte. Et on paye. Alors qu’en théorie, il est inter­dit à une admi­nis­tra­tion [alle­mande] de faire payer quoi que ce soit à un usa­ger, les impôts main­te­nant font payer les «consultations ».

Hier, après plus d’un an de guerre, deux cou­pures de cou­rant, je ne sais pas com­bien d’heures de tra­vail pour rédiger les divers «appels » (Widers­prüche et Anträge), après les heures passées dans les cou­loirs des divers tri­bu­naux admi­nis­tra­tifs (sans par­ler du temps de trans­port), après l’intervention de pas moins de trois (3) avo­cats, après l’intervention d’un juge, après que la décision du juge ne soit pas pas respectée (un clas­sique), nous avons reçu une fac­ture d’électricité «normale ». Notre «ardoise » (plus de 2000 â‚¬, tota­le­ment fic­tive) a été, enfin, effacée.

Le pire ? Ce n’est pas le juge qui a fait ça. Le juge, lui, en s’en sui­vant [à la lettre] la loi, nous l’avait *confirmée*, notre ardoise. Une très jolie ficelle juri­dique sor­tie des cer­veaux du «service client­s » chez Vat­ten­fall, j’avoue. Le juge n’avait pas le choix. Et au bout du compte, c’est l’attrait du gain de Vat­ten­fall qui les a per­dus : ils n’ont pas vou­lu attendre. Ça les a amenés à ne pas res­pec­ter [à la lettre] la décision du juge. Et du coût, si on reve­nait chez le juge, a leur aurait coûté trop cher (le juge les avait déjà condamnés à payer *nos* trois avo­cats la première fois, et là ça aurait été bien pire), et donc la logique financière a pris le des­sus et les a poussés à prendre l’éponge et à nous rendre une ardoise toute propre.

Le tout est natu­rel­le­ment tota­le­ment dégueulasse. On a per­du la guerre juri­dique, tout de même, mais à force de tena­cité (et seule­ment ça), on a gagné.

Il y a deux semaines, deux employés de Vat­ten­fall se sont présentés chez les parents de Vio­la. Pour cou­per le cou­rant. Les parents de Vio­la ne sont pas clients de Vat­ten­fall. «©jà vu ». Ils ont réussi à convaincre les exécuteurs de ne pas cou­per le cou­rant. Mais depuis, ils ont reçu une fac­ture [fic­tive –«déjà vu»–] au nom du frère de Vio­la. Lequel n’est pas client de Vat­ten­fall non plus.

Je me suis long­temps quelle langue on par­lait dans les républiques «bananières ». Main­te­nant, je la parle cou­ram­ment. L’expression «république bananière » a dis­pa­ru : main­te­nant on parle plus sim­ple­ment de «république ».

Mais on avance.

«Ils » parient. Ils parient que les usa­gers :

  1. ne vont pas se rendre compte de l’erreur ini­tiale (quelques cents, ou quelques mil­liers d’euros, ou qui sait la loi derrières les avis des «Job Cen­te­r » ?)
  2. vont recu­ler devant l’effort (finan­cier ou autre) qui per­met­trait de [*peut-être*] voir leur droit res­pecté
  3. n’iront pas en jus­tice
  4. lais­se­ront tom­ber en cours de procédure (un juge­ment, même posi­tif, est rare­ment la fin de la guerre)

Et vous savez quoi ? ©néralement «ils » gagnent.

C’est l’été !

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Idiocratie,Journal — le mar 21 Oct 2008 à 08:22

Hier, tournée des médecins. Enfin, deux médecins. Fin d’un cycle, et début d’un nou­veau. Mon pro­jet «polypes à éradiquer sans délai » a été hier déclaré offi­ciel­le­ment ter­miné. Et j’ai main­te­nant un nou­veau médecin qui se penche sur mon dos (lequel penche à droite, un scan­dale !) et sur ma jambe droite (je n’aurais plus de réactions réflexes, et je n’en savais rien, un scan­dale !).

Et d’un médecin à l’autre, nous avions 3 heures à tuer, la ville à (par­tiel­le­ment) tra­ver­ser, du soleil, et un –sur­prise– appa­reil pho­to. Je vous invite à visi­ter …

À la bourre …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Idiocratie,Journal — le dim 19 Oct 2008 à 16:45

J’ai quelques pho­tos de retard.

C’est tout.

Le coup de la corde à linge …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Idiocratie,Journal — le dim 19 Oct 2008 à 11:01

Lequel d’entre vous peut-il se sou­ve­nir de l’immense Roger Cou­derc ? Et entre ceux qui se sou­viennent de Roger, qui peut se sou­ve­nir du «coup de la corde à lin­ge » ?

Roger «allez les petit­s » Cou­derc a aus­si, à une époque, com­menté le catch. Avec Zarak. Avec Le Bour­reau de ©thune. Et avec l’Ange Blanc. Et avec le «coup de la corde à lin­ge ».

La télé, c’était peut-être mieux avant …

Le rêve américain …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Idiocratie — le sam 18 Oct 2008 à 14:41

Par­fois, il faut.

Dans mon désert lin­guis­tique du moment (ne pas oublier que le problème est beau­coup moins facile à déceler à l’écrit), lequel a culminé dernièrement dans des phases où j’ai du *deman­der* à Vio­la en quelle langue je lui par­lais, his­toire de finir ma phrase dans la bonne langue, il devient par­fois urgent de bou­ger.

Je ne peux pas par­ler, et j’ai du mal à me for­cer à écrire, mais lire, je peux. En ce moment, je découvre (encore) les États-Unis. La phrase de la semaine, à gra­ver en mémoire, voire sur les bâtiments publics outre-atlan­tique, a été prononcée par le trop très célèbre «Joe-le-Plombier » :

« Redis­tri­bu­ting the wealth, as far as my hard work, that upsets me, » he said. « That’s not right. That’s not Ame­ri­can. »

ver­sion française : « redis­tri­buer la richesse, jusqu’á mon dur labeur, ça m’inquiète », dit-il. « Ce n’est pas bien. Ce n’est pas américain. » J’ai trouvé ça ici.

Pas à pas, j’en arrive à sérieusement trou­ver les américains insup­por­tables.

L’américain «moyen», c’est qui ? Si c’est vrai­ment une masse de «Joe Six-pack » et de «Joe The Plum­be­r», ceux que les poli­ti­ciens cour­tisent (appa­rem­ment), plus je lis à leur sujet, moins je veux en savoir. J’ai tort, je le sais, mais je n’ai pas la patience. Il faut être Boud­dha pour sup­por­ter ces gens là. Et je ne suis pas Boud­dha.

Je sais, démocratie, etc. Mais si la majo­rité du pays est constituée d’imbéciles ? On fait quoi ? On se prépare à invi­ter madame Palin à l’Élysée ? En cher­chant un fast-food pas loin qui pour­rait livrer ? On se prépare à un futur démocratique *mais* analphabète ? Raciste ? Violent ?

Je pro­pose une nou­velle définition au terme «idiocratie ». L’état d’«idiocratie » est fondé sur le syn­drome «Joe Le Plom­bie­r ». Expli­ca­tions :

  • Joe Le Plom­bier nous est présenté *à la télé* comme une vic­time hypothétique de l’hypothétique pro­gramme fis­cal d’un can­di­dat, que vous nom­me­rons Can­di­dat X. Le pro­gramme du Can­di­dat X est connu. Il s’agit d’alléger les impôts de 95% de la popu­la­tion, et aug­men­ter ceux des 5% res­tants (les plus riches, pro­ba­ble­ment)
  • Lors d’un débat, l’autre can­di­dat (que nous nom­me­rons Can­di­dat Y) se sert d’une dis­cus­sion enregistrée entre can­di­dat X et Joe Le Plom­bier. Joe Le Plom­bier est donc à la fois comme américain moyen (ben oui, il est plom­bier, hein …), mais aus­si visi­ble­ment comme un des 5% plus riches américains.
  • Joe Six-Pack (l’américain moyen) ne se rend pas compte qu’il y a un petit problème. Même si il sait, dans un coin de sa tête, qu’il a en gros 0 (zéro) chances de deve­nir un des 5% les plus riches, il reven­dique le droit à y rê­ver. Ça s’appelle le «rêve américain ». Et, appa­rem­ment, le rêve américain a des qualités hallucinogènes, puisque le can­di­dat Y peut des­cendre devant Joe Six-pack le can­di­dat X au nom du sort qu’il des­tine à Joe Le Plom­bier (et donc aux 5% plus riches du pays), alors que les 5% en ques­tion prospèrent aux dépens des Joe Six-pack. Le chaînon man­quant, c’est que Joe Six-pack conti­nue se rê­ver un des­tin de Joe Le Plom­bier (et donc un des 5%).
  • Joe le Plom­bier n’est pas plom­bier.
  • Joe le Plom­bier n’est pas riche
  • Joe le plom­bier ne s’appelle même pas Joe

Voilà. L’idiocratie est fondée sur le rêve américain. Un petit peu comme un effet secon­daire. Le rêve américain empêche les américains de réfléchir. Il per­met à can­di­dat Y de prospérer en pro­fi­tant du fait que Joe Le Plom­bier, en fait Joe Six-pack, est «moyen», en ceci que, comme chaque Joe Six-pack, peut se rê­ver riche.

Et en plus, le rêve américain, comme je le découvre en lisant Joe Le Plom­bier, rend méchant. Le rêve américan (le droit d’être riche), vient avec la définition de la richesse : être riche, c’est natu­rel­le­ment excep­tion­nel. D’où la déclaration de Joe Le Plom­bier : redis­tri­buer la richesse n’est pas américain.

Le rêve américain est indi­vi­duel.

À jeter …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Idiocratie — le jeu 9 Oct 2008 à 18:57

Sur LCI, Laurent Wau­quiez, secrétaire d’Etat à l’Emploi, a sou­li­gné que toute crise financière avait «une dimen­sion de confiance et donc d’irrationnel. »

la *crise* a un côté irra­tio­nel ? Dites-moi que je rêve. Com­bien de billets de banques ont-ils été détruits pen­dant la crise ? Com­bien de billets de banques ont-ils été per­dus ?

C’est le système *entier* qui est irra­tion­nel. Même hors crise ! Les mil­liards «perdus » sont le plus sou­vent *vir­tuels* !!! Il faut ouvrir les yeux : on peut gagner de l’argent (aux marchés) sans rien faire d’autre que vendre de l’argent. Ça s’appelle de la spéculation financière.

Ima­gi­nez que vous ayez dans les mains un billet de 100€. Ima­gi­nez que vous le met­tiez à la banque. Le ban­quier vend pour vous votre billet pour 101€. Vous avez donc gagné 1€. Et vous avez tou­jours vos 100€. Mais votre ache­teur a *lui* aus­si 100€. Il vient de les ache­ter. Donc, pour votre billet de 100€, il y 201€.

Et ain­si de suite. Le problème se pro­duit quand vous et votre ache­teur demandent au ban­quier cha­cun ses 100€. En même temps. C’est ce que les gou­ver­ne­ments (et votre ban­quier) craignent le plus. C’est la rai­son pour laquelle ils vous demandent d’avoir confiance. Avoir confiance, c’est ne pas, sur­tout pas, ces­ser de croire.

La confiance, c’est quoi ? Croire qu’avec un billet de 100€ on a crée 101€ (résultat 201€) ? Alors que sur ces 201€ il y en a 101 de *fic­tifs* ?

Ce sont les marchés finan­ciers qui sont irra­tion­nels ! Pas nous ! Et ce n’est pas notre confiance qu’on nous demande. C’est notre crédulité ! Et pas seule­ment en cas de crise ! On se rend compte que l’argent est fictf quand on est en crise, mais on oublie qu’hors crise, l’argent est tout aus­si fic­tif !! Même hors crise, votre billet de 100€ «vaut » 201€.

Et ça, c’est en sup­po­sant que votre billet de 100€ n’a été ven­du qu’une fois. On vend de l’argent. On vend des crédits (c’est à dire l’absence d’argent). On vend des garan­ties sur les crédits qu’on vend. On vend des retraites. On vend du futur.

On vend du vent.

«Une dimen­sion de confiance et donc d’irrationnel. »

Modèle(s) …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Idiocratie,Journal — le jeu 9 Oct 2008 à 13:57

Une pri­son «modèle», c’est quoi ?

Pour moi c’est une pri­son vide. Natu­rel­le­ment. Mais pour «nous » ?

Les États-Unis, et plus récemment le Royaume Uni (c’est amu­sant, l’unité …) ont ouvert les portes des pri­sons aux … marchés. On pri­va­tise à tour de bras. Et natu­rel­le­ment on met les pri­son­niers au tra­vail. Et devi­nez qui en pro­fite, de la main d’Å“uvre gra­tuite ?

Avec une popu­la­tion pénale d’environ 2 000 000 (le système pénal américain, pri­sons locales, pri­sons d’états et pri­sons fédérales, rend un petit peu dif­fi­cile à suivre) et un nombre de sui­cides d’environ 47 pour 100 000 dans les pri­sons locales et de 14 pour 100 000 dans les pri­sons d’états, les nombres font mal à la tête.

Chez nous *une* pri­son «modèle » a tué son quatrième pen­sion­naire depuis le début de l’année. Par sui­cide. Et quatre est pro­ba­ble­ment un chiffre «heureux», vu que les gar­diens ont réussi à «dépendre » 3 autres détenus. Il y a en France en gros 60 000 per­sonnes en pri­son.

Assistance à projet en danger …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Idiocratie,Journal — le mer 8 Oct 2008 à 13:10

Il est des gens qui méritent qu’on les aide.

Tenez, John McCain, par exemple.

©rieusement. Il est dans une sale galère, lui. Et il n’est pas aidé. La crise, Sarah Palin, il a assez de bou­lets aux pieds comme ça.

J’ai décidé, tout seul dans mon coin, de par­ti­ci­per à sa cam­pagne électorale. Ça m’est venu ce matin, alors que j’étais en train de rire avec Vio­la au sujet du film que nous avons vu hier soir : The Road To Well­ville. Cli­quez, ça vaut le coup.

C’est par­ti d’une réplique tirée du film. Anglo­phones bien­ve­nus.

The ene­mas take some get­ting used to, but, in time, you’ll learn to look for­ward to them like an old friend with a cold nose.

Endy­mion Hart-Jones, per­son­nage du flim The Road To Well­ville

Et de là j’en suis tout natu­rel­le­ment passé à : The Oba­ma takes some time geting used to, but, in time, you’ll learn to look for­ward to him like an old friend with a cold nose.

C’est pas un chouette slo­gan de cam­pagne, ça ?

Notez que j’aurais du mal à le four­guer à un can­di­dat fran­co­phone. S’habituer à la poire à lave­ment prend du temps, mais, avec le temps, vous en vien­drez à la considérer un peu comme un vieil ami au nez froid. Pas ven­dable. Si je trouve un can­di­dat dont l’adversaire s’appelle Poire, ou Foire …

Enfin bref : mon­sieur McCain, je sais que vous me lisez tous les jours, et je vous invite à uti­li­ser mon slo­gan à titre gra­cieux.

Je suis comme ça.

Quand je peux aider …

Mon marché et moi …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Idiocratie,Journal — le mar 7 Oct 2008 à 15:47

On vit dans une période for­mi­dable. On apprend des nou­veaux mots. ©cession, par exemple. Encore que celui-ci semble être un gros mot : on ne veut pas en entendre par­ler. Et le pre­mier qui le pro­nonce dans le champ audi­tif de Nico­las se prendre une taloche.

Notez que je ne com­prends pas tout. Il y a un mois, tout le monde était fâché à cause de la hausse du prix du pétrole. Et main­te­nant qu’il baisse, il parait que c’est une catas­trophe (eh oui : la baisse du prix du pétrole est liée à une crainte d’une période de récession –donc c’est mieux quand c’est cher, même quand c’est trop cher).

Il faut, parait-il que les marchés aient confiance. Si vous croi­sez un mar­ché (par exemple dans la queue pour l’aide sociale, au dans un coin de votre car­ton d’habitation), par­lez-lui gen­ti­ment. Et essayez de ne pas le déprimer. Donc, aucune conver­sa­tion au sujet de votre «vraie » vie économique (réduite à «économiser»). Par­lez-lui, tenez, d’état. Je sais, je sais : il y a encore deux semaines, l’état était l’ennemi héréditaire des marchés. Mais aujourd’hui c’est le sau­veur. Jusqu’à la pro­chaine crise de crois­sance, au moins. Il faut flat­ter le mar­ché. Lui rendre foi en lui-même. Par­lez-lui d’avenirs roses rayon­nants, de votre pro­chain séjour dans un hôtel de luxe (Ber­lin en est plein).

Si vous ne croyez pas pou­voir lui don­ner confiance, ten­tez de le faire rire, au moins. Tenez, par­lez-lui de Sarah Palin.

Et sur­tout, sou­hai­tez que vous le croi­se­rez *avant moi*, le mar­ché.

CeauÅŸescu au lampadaire !

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Idiocratie,Journal — le lun 6 Oct 2008 à 23:14

Avec ce qu’on a dans le emploi du temps, je suis presque sur­pris d’avoir le temps de faire des pho­tos. On devait aller chez un avo­cat cher­cher un docu­ment, aller chez un autre avo­cat pour déposer un docu­ment, avant d’aller à l’hôpital pour aller cher­cher des … docu­ments (sur­prise !)

La pho­to du jour est un lam­pa­daire. Un modèle que je n’avais pas encore vu, ou au pire pas encore remar­qué. Mais quand il est allumé, celui-là, on ne que peut le voir.

Ces jours-ci, l’écriture m’est dif­fi­cile, pour ne pas dire impos­sible. Le stress me met le Z aux fraises, et le Y aus­si bas que la popu­la­rité du fameux comique rou­main Nico­lae CeauÅŸes­cu dans la can­tine de l’Amicale Des Pos­tiers d’Aubervilliers d’Origine Mal­gache (la fameuse ADPAOM). Pour la petite his­toire, le mot auquel j’ai renoncé est (après plu­sieurs minutes [!!!] de recherches) … «guatémaltèque ». Enfin je crois. d’où le «malgache ». J’ai quelques difficultés avec les mots longs.

Va fal­loir faire avec.

Lendemain de jour férié …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Idiocratie,Journal — le sam 4 Oct 2008 à 12:23

J’ai beau cher­cher, je n’ai définitivement rien à dire. Mais ce n’est cer­tai­ne­ment pas une rai­son pour ne pas pro­po­ser à vos yeux avides une chouette pho­to.

Si ?

Monument à mon «oncle Tony » …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Idiocratie,Journal — le jeu 2 Oct 2008 à 11:42

En fait oncle Tony s’appelle Tony Levin. C’est un monstre de la basse. Je l’ai «reconnu » quand j’ai enten­du, il y a long­temps, un album Live de Peter Gabriel : Plays Live. Un album curieux (au moins pour moi), déjà parce que le bat­teur jouait sans cym­bales (juste son char­les­ton), et sur­tout à cause du *son* de Tony Levin. Sur Hum­drun / On The Air, c’était la première fois que j’entendais une basse qui me don­nait l’impression de  … de *sou­le­ver* le sol, ou la musique, je ne sais pas exac­te­ment. Un son énorme. Une puis­sance. Et quand il jouait sur sa basse «classique » (généralement une Music­Man), il avait sur les doigts des tubes de métal, ça lui don­nait l’air d’un extra­ter­restre. [large sou­rire]

Il joue sou­vent avec un ins­tru­ment «curieux», le Stick.

Quand Peter Gabriel fait un concert, au moment de présenter ses musi­ciens, il fait applau­dir «Uncle Tony ».

Il n’y a pas tel­le­ment long­temps, l’oncle Tony fai­sait par­tie de ma «famille», avec une poignée d’autres. Disons que je m’étais auto-incrusté, sans leur dire. Je jouais de la basse. Plus ou moins bien. Sans aucune illu­sion quant à un quel­conque talent. J’en ai même, un moment, vécu.

Mais c’était sur­tout pour le plai­sir. Et mon plai­sir, je le trou­vais dans les situa­tions où l’improvisation était de tenue. Et pour pou­voir impro­vi­ser, il y a quelques ingrédients obli­ga­toires :

  • un mini­mum de théorie.
    Ce n’est en fait pas stric­te­ment obli­ga­toire. J’ai connu quelques musi­ciens qui étaient tota­le­ment «illettrés » en musique, que ça n’empêchait de jouer. Dans une cer­taine mesure. Les «pros » considèrent que c’est nécessaire. C’est cer­tai­ne­ment nécessaire quand on veut évoluer à un «certain niveau ».
    Moi j’avais la base. Quelques années de cours de pia­no clas­sique et de cours de solfège. Ça aide.
  • l’oreille
    De la feuille, il m’en fal­lait. ©jà savoir écouter, dans l’absolu. Et ensuite, avoir l’oreille «musicale ». pour impro­vi­ser en groupe, il faut savoir reconnaître ce qui se passe. J’ai joué pen­dant des mois en duo avec un pia­niste, en ne sachant jamais ce qu’il jouait. Après, il me disait que c’était un mor­ceau d’untel ou untel. Même sans avoir enten­du les mor­ceaux en ques­tions, j’étais capable d’écouter, com­prendre, et prévoir.
  • au pire, des yeux
    Il faut que je vous raconte mon pre­mier pas­sage sur une scène. Mon pia­niste, qui n’était à l’époque qu’un type avec lequel j’avais joué une fois, m’a invité à jouer avec lui «sur scène ». Avec un bat­teur et un gui­ta­riste que je ne connais pas. Et en plus, il m’a annoncé qu’on joue­rait que du jazz. Et à l’époque, le jazz, c’était pour moi Ter­ra Inco­gni­ta, en tout cas comme ins­tru­men­tiste. J’étais natu­rel­le­ment pétrifié de trouille. Mais le gui­ta­riste, un «vieux», bar­bu, gros au point de jouer assis avec la gui­tare posée à plat sur son ventre, m’a ouvert les portes. Il m’a dit : «Il n’y a que deux tons : regarde mes doigts, et écoute. » J’ai passé les deux heures sui­vantes avec le regard fixé sur ses doigts. En écoutant, je pou­vais presque tou­jours quoi jouer. Mais une demi seconde trop tard, par­fois. Mais en regar­dant ses doigts, je pou­vais savoir ce qu’il allait jouer, plus que ce qu’il avait joué. Pour un débutant, c’est ce qu’on a de mieux. Avec le temps, je n’ai plus eu besoin des yeux. Je les remplacés par une oreille tou­jours plus fine.

Mais voilà. Aujourd’hui, je sais qu’il faut plus que ça.

Je ne peux plus jouer. Ni même chan­ter. J’ai passé des cen­taines d’heures à chan­ter, à suivre les mélodies que j’écoutais. Mais aujourd’hui, je suis inca­pable de fre­don­ner Jenin, mal­gré le fait que je l’ai écoutée plu­sieurs fois hier. J’ai déjà oublié. Mieux : mes mélodies préférées, celles que j’ai fredonnées, chantées, sifflées pen­dant des années, m’ont quitté. Je ne plus tam­bou­ri­ner sur la table. Plus en rythme, en tout cas.

Je me rends compte : *la mémoire fait par­tie de l’oreille*.

Sans mémoire, plus de musique. En tout cas comme interpréteur.

Et même comme «spectateur», (audi­teur ?), sans mémoire, c’est –très honnê­te­ment– moins drôle.

Au revoir, oncle Tony.

Je te garde ton cou­vert à table, tout de même.

On ne sait jamais …

Voyages …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Idiocratie,Journal — le mer 1 Oct 2008 à 20:56

Je suis à ce moment à … ©nine.

Enfin presque. Je suis en train d’écouter un album qui s’appelle Exile. L’auteur, si j’ose dire, est jus­te­ment en exil. Israélien, son pas­sage à l’armée l’a convain­cu que :.. mais ce n’est pas le sujet.

Cet album, qu’il a cosi­gné avec The Orient House Ensemble, est magni­fique. Et mon mor­ceau préféré s’appelle Jenin. C’est une balade poi­gnante. Enfin pour moi. Je me demande ce qu »il a vécu à ©nine, s’il y a mis les pieds. Ma vision de ©nine colore pro­ba­ble­ment sa musi­qe dans ma tête.

J’ai trouvé cet album en cher­chant un album de Dha­fer Yous­sef. Lui a fait aus­si quelques albums magni­fiques, donc Elec­tric Sufi, sur­pre­nant. Lui, je l’ai découvert en sui­vant les traces de Nguyen Le. Lui n’était pas un incon­nu, mais je l’avais per­du de vue, et je l’avais retrouvé grace à Huong Thanh, laquelle j’avais découverte par l’intermédiaire de Pao­lo Fre­su (kind of Por­gy and Bess) et Richard Bona.

Le monde de la musique est vas­te­ment petit. Mais je ne m’attendais pas à repas­ser à ©nine. Même en pas­sant.

Aux chiottes la crise !

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Idiocratie,Journal — le mar 30 Sep 2008 à 09:04

Est-ce que vous sou­ve­nez de «Vive la crise ! » ?

C’était un show d’Yves Mon­tand à la télé. Le show qui m’a fait peur qu’il veuille être président, comme Rea­gan. Et ça commençait par ces mots : « La crise ? Quelle crise ? ». Sui­vait un dis­cours qui aurait pu avoir écrit par notre Petit Nico­las. Ça disait en gros qu’il fal­lait arrê­ter de râler, qu’il fal­lait tra­vailler (plus), et accep­ter quelques sacri­fices (retraite, etc.).

Les sacri­fices, on a donné. On a lâché par des­sus bord l’école et la fac, et les profs. On est en train de jeter par des­sus bord l’hôpital, les retraites, la poste, la SNCF. Ça fait 25 ans que ça dure. 25 ans de pri­va­ti­sa­tions.

Et aujourd’hui ?

Une autre crise. Mieux : une suite de crises. La bulle ici, le crédit là. Hier le gou­ver­ne­ment alle­mand a allongé 35 mil­liards d’euros pour ren­flouer une banque. La banque a joué, et … alors que j’aurais dit «perdu», et bien elle a gagné, la banque. Tout va pou­voir conti­nuer.

Aux USA, hier soir, les banques ont «perdu ». Et c’était prévu. Le par­ti républicain l’a annoncé (prophétiquement) dans son pro­gramme :

We do not sup­port govern­ment bai­louts of pri­vate ins­ti­tu­tions. Govern­ment inter­fe­rence in the mar­kets exa­cer­bates pro­blems in the mar­ket­place and causes the free mar­ket to take lon­ger to cor­rect itself. We believe in the free mar­ket as the best tool to sus­tai­ned pros­pe­ri­ty and oppor­tu­ni­ty for all.

Nous ne sommes pas d’accord avec les sau­ve­tages d’instutions privées par le gou­ver­ne­ment. Les interférences du gou­ver­ne­ment avec les marchés ne fait que rendre les problèmes plus aigus, et la mar­ché libre prend plus de temps à se cor­ri­ger. Nous croyons que le mar­ché est le meilleur outil pour par­ve­nir à une prospérité durable avec des opportunités pour cha­cun. – Tra­duit au nez par ma pomme.

Je vous ras­sure : je ne me sens aucun gène com­mun avec le par­ti républicain américain. Avec le par­ti «démocrate » non plus, notez. Et je suis cer­tain que la «philosophie » des républicains va se cal­mer, et qu’ils vont voter le fameux «paquet » qui per­met­tra (peut-être) aux banques de gagner à la Grande Tom­bo­la Du Mar­ché.

Et si ils perdent, c’est avec notre argent, de toute façon.

Je suis par­tagé. D’un côté, ça m’emmerde jusqu’aux trous de nez embête un petit peu de pen­ser que le contri­buable doive payer pour finan­cer l’échec d’un système gou­verné par le gain à tout prix. Mais si le système finan­cier se casse la gueule, ce sont au moins 3 générations qui vont perdre leurs économies, leurs retraites, sans comp­ter leurs mai­sons et leurs bou­lots.

Mais je n’ai pas de doute : le Petit Nico­las va nous faire un nou­veau «Vive la crise ! ». Et ce dis­cours libéral (le mot «libéral » étant à rat­ta­cher aux mots «marché libre » que nous avons croisés plus tôt), la louange frénétique du gain comme prin­cipe de la vie économique me fout la gerbe met mal à l’aise.

Pas vous ?

Fritz, c’est le roi, patate !

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Galerie,Idiocratie,Journal — le ven 26 Sep 2008 à 19:00

Frie­drich der Große. Frie­drich le grand. Celui qui a hébergea Vol­taire à sa cour à l’époque où la cour de Ver­sailles était inhospitalière pour lui, était et est encore un roi aimé par son peuple de Prusse. Com­ment je le sais ? Hier j’ai (re)vu sa tombe. Plus simple, c’est dif­fi­cile à ima­gi­ner. Il a été enterré de nuit, sans aucune pompe, à l’endroit qu’il avait choi­si : à côté des tombes de ses chiens. Et des­sus, il y a encore aujourd’hui des gens qui déposent des patates. Et pour un prus­sien, c’est vrai­ment impor­tant, les patates. Il a intro­duit les patates en Prusse.

On a beau­coup parlé et écrit au sujet du «Alte Fritz», le vieux Fritz. Son his­toire est pleine de contrastes, natu­rel­le­ment, mais je crois que c’était un homme, un roi qu’on pou­vait aimer. Et accep­ter.

Cela me déplaît beau­coup que les pauvres impliqués dans des affaires juri­diques à Ber­lin soient aus­si mal traités et qu’on menace de les arrê­ter comme cela a été le cas avec Jacob Dre­her de la Prusse-Orien­tale qui a séjourné à Ber­lin à cause d’un procès et que la police a vou­lu arrê­ter. J’ai déjà inter­dit cela et je vous ai déjà indi­qué qu’un pay­san pauvre est aus­si impor­tant qu’un comte et qu’un riche gen­til­homme. Le droit vaut de la même manière pour les gens impor­tants que pour les simples

Cité dans Wiki­pe­dia, un extrait d’une lettre de Frie­drich à son ministre de la jus­tice

Inca­pable d’imposer à sa noblesse l’abolition du ser­vage, il la met en place dans tous les domaines royaux. Au du début du 18ème siècle, il y a une grande mosquée à Ber­lin.

Son palais, à Ber­lin, a été détruit depuis. Mais son château d’été, situé à Pots­dam, est tou­jours là. Il s’appelle «Sans Sou­ci ». En français dans le texte. Fran­co­phile, il a col­lec­tionné des tableaux d’artistes français, et ensuite a aus­si acheté une col­lec­tion remar­quable. Il jouait de la musique. Il aimait s’entourer de phi­lo­sophes, bien plus que de ministres ou de cour­ti­sans. Le château est petit. Le parc, lui est immense.

Petite balade pho­to dans le parc de Sans Sou­ci, par­semé de pavillons. À l’autre extrémité du parc, il y a le château de l’empereur Guillaume II, un per­son­nage net­te­ment moins atti­rant. Et ensuite, on remonte jusqu’à Sans Sou­ci, pour finir sur la tombe du vieux Fritz.

Dockers en souffrance …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Idiocratie,Journal — le dim 21 Sep 2008 à 10:43

J’ai un talent recon­nu (sur­tout par moi) pour choi­sir une pho­to pour illus­trer mon pro­pos du jour, à moins que ce soit un talent pour racon­ter quelque chose rela­tif à la pho­to du jour. J’ai aus­si un talent recon­nu (etc.) en ce qui concerne le titre que je donne à mon his­toire du jour, à moins que ce soit à ma pho­to du jour. Donc, en fait, il est pru­dent, une fois qu’on a lu la page jusqu’en bas, de reve­nir en haut, his­toire de déterminer qui illustre quoi.

Vous ne trou­vez pas ?

Ah, oui. Il fait que je vous raconte de quoi je vou­lais par­ler.

Dont acte. C’était hier. On est allés «en vil­le » pour m’acheter un pan­ta­lon. Je vou­lais un « Dockers » noir. Muni de la recette magique (W36 L32) qui m’évite même de devoir essayer mon nou­veau pan­ta­lon dans le maga­sin.

Il y avait des soldes chez Peek & Clop­pen­burg. C’est le seul maga­sin que je connais à Ber­lin où je suis cer­tain de trou­ver mon pan­ta­lon sans cher­cher. Vous note­rez donc que je suis équipé pour ache­ter un pan­ta­lon dans un temps le plus court pos­sible : j’ai la taille exacte (je l’ai prise de mon défunt Dockers précédent), et je sais exac­te­ment où l’acheter.

Notez, j’aurais dà» méfier. Entre le métro «Zoologischer Gar­te­n » (la gare du zoo, chère à mon cÅ“ur depuis 1982) et le maga­sin (qui se trouve juste avant le fameux «Kadewe», un des maga­sins les plus pres­ti­gieux du monde civi­lisé), il y a, en face de la «Gedächtniskirche » (un des monu­ments les plus connus de Ber­lin), une agence de ma banque. C’est pas forcément facile de tirer de l’argent, même en plein cÅ“ur de la ville. Il y a rela­ti­ve­ment peu de dis­tri­bu­teurs. Mais je savais qu’il y en avait un dans l’agence de ma banque.

Ce que j’ignorais, c’était qu’il n’y avait plus d’accès à l’agence. La porte ne «marchait » plus (lire : il n’y avait plus de mécanisme per­met­tant d’ouvrir la porte avec la carte ban­caire). Et il y avait même un mot sur la porte. Ça disait : «Suite à un problème tech­nique, nous ne sommes plus en mesure d’ouvrir les portes hors des heures d’ouverture. »

Ben oui. Le week-end entier, l’agence la mieux située de la capi­tale n’était pas en mesure.

 , déjà, j’étais un petit fâché.

Mais bon, je n’allais pas lais­ser un bête non-dis­tri­bu­teur m’empêcher d’acheter mon Dockers, hein. Donc on est arrivés au maga­sin. On est direc­te­ment montés à l’étage concerné (le quatrième), on a demandé à un ven­deur où trou­ver les Dockers, il m’en a sor­ti un. J’ai pris ma che­ck­liste :

  1. Modèle : D4 Confort. Check.
  2. Taille : W36 L32. Check.
  3. Cou­leur : noir. Check
  4. Prix : en solde. Check

Montre en main, moins d’une minute pour ache­ter mon pan­ta­lon. VICTOIRE ÉPIQUE, comme on dit sur l’internet. J’avais mon pan­ta­lon dans la main. Mais j’ai dà» le rendre au ven­deur.

Chez Peek & Clop­pen­burg, l’usine à vendre des vê­te­ments (quatre étages gigan­tesques, avec des cen­taines de ven­deurs, des mil­liers de pan­ta­lons, des dizaines de mil­liers de sous-vê­te­ments, robes, acces­soires, et visi­ble­ment beau­coup de marques), il n’y a qu’une (je répète : une) caisse. Donc le ven­deur nous donne l’étiquette, avec le code barre, et nous on doit des­cendre à la caisse. Le temps qu’on des­cende à la caisse, le pan­ta­lon des­cend également à la caisse (bien que ce ne soit pas par le même che­min que nous), et une fois à la caisse …

… il y a la queue. Natu­rel­le­ment, quand je dis qu’il n’y a qu’une caisse, ce n’est tech­ni­que­ment pas vrai. Il y a 6 caisses, derrière un seul comp­toir. Donc disons qu’il y a 6 caisses. Pour les grin­cheux. D’accord. 6 caisses, 6 queues. Mais tout de même un seul comp­toir. Derrière le comp­toir, je n’ai pas compté, mais au moins 30 femmes debout en plus des 6 caissières assises. Au pre­mier abord, ça res­semble à, je ne sais pas, un cou­loir de métro à l’heure de pointe. Elles cour­raient dans toutes les direc­tions.

On avait un petit de temps, le temps de faire la queue, on a regardé les femmes derrière le comp­toir. Appa­rem­ment, les règles du jeu étaient simples. Échanger les sous contre les vê­te­ments.

Nous on en était à l’étape «queue ». Moi, méthodique, j’avais à la main :

  1. mon étiquette
  2. ma carte de fidélité
  3. ma carte ban­caire

Arrive une ginette (tarifée, mais pro­ba­ble­ment pas syndiquée) qui, après avoir observé que j’avais en main ma carte ban­caire, me demande : «Vous vou­lez payer par carte ? ».

Passée la première seconde, temps que je réprime mon ins­tinct (lequel, aiguillonné par l’histoire de la banque et le début de queue, m’aurait poussé à répondre : «non, évidemment, andouille !»), je sou­ris, et je réponds (modèle de conci­sion) : «oui ».

La ginette me désigne une machine. On peut payer sans pas­ser par les caissières. Vous ima­gi­nez que je la suis sans hésiter, tour­nant le dos à la queue. J’aime les machines. Elles n’ont aucune ima­gi­na­tion, n’ont que rare­ment l’idée d’engager la conver­sa­tion, en résumé, par­faites. D’accord, il a fal­lu au moins 7 ou 8 ten­ta­tives à la machine pour lire le code barre, et deux ou trois ten­ta­tives pour lire ma carte de fidélité, mais en gros, en deux minutes, j’ai eu en main mon ticket de caisse.

Et c’est là que l’horreur m’a sai­si.

IL FALLAIT RETOURNER FAIRE LA QUEUE !!!

Les règles du jeu du comp­toir n’étaient pas si simple que ça. Pour les caissières, il s’agissait de prendre l’étiquette (avec le code barre), prendre l’argent, trans­for­mer l’étiquette en ticket de caisse, transférer le cas à une femme qui court, pas­ser au client. Point barre. Facile.

Mais pour le client muni d’un ticket de caisse …? il fal­lait trou­ver une femme *libre* pour prendre le ticket de caisse, et ensuite don­ner les vê­te­ments. Et les femmes cour­raient. On au pu pen­ser à un gigan­tesque pou­lailler dans lequel quelqu’un aurait mis le feu. Ça cou­rait dans tous les sens, à toute allure.

Au bout d’un moment, une jeune blonde nous tend la main, et a pris mon ticket de caisse. Et puis elle a com­mencé à cou­rir. Elle allait d’un côté, d’un autre, elle est allée dans une arrière-boutique, et au bout d’un moment elle est reve­nue. Sans pan­ta­lon.

Elle a pris un téléphone, et a parlé à quelqu’un. En a lu à son inter­lo­cu­teur ce qu’il y avait sur le ticket. Après une minute de conci­lia­bules, elle met la main sur le com­biné, et me demande : «c’est quoi, votre pan­ta­lon, quel tis­su ? ».  , moi, inter­lo­qué, j’ai per­du toute capa­cité à m’exprimer en alle­mand cor­rect. Vio­la a pris le relais : «euh … en coton. Noir. »

Vio­la était aus­si interloquée que moi, visi­ble­ment.

Et la blonde reprend son dia­logue au téléphone : «noir, en coto­n ». Et après avoir rac­cro­ché, elle est repar­tie en cou­rant.

Après quelques minutes, elle revient. Prend son téléphone. Et repart. En cou­rant.

Nous, on n’avait que ça à faire, donc on a atten­du. On a constaté que les clients avaient *beau­coup* de mal à se voir remettre les vê­te­ments qu’ils avaient payés. En gros, les femmes qui courent cherchent les vê­te­ments, et le système de ran­ge­ment, mal­gré les code barres, est en fait un énorme fou­toir.

La queue était par­cou­rue par des ginettes tarifées. L’une offrait aux gamins des bal­lons, l’autre offrait aux gogos qui avaient à la main leur carte ban­caire une pos­si­bi­lité de cou­per à la queue (Aha.) en payant à l’automate, et une troisième essayait d’empoisonner les clients en leur dis­tri­buant des barres de céréales piégées.

Il lui a fal­lu quatre coups de téléphone (et plus de vingt minutes) pour trou­ver mon pan­ta­lon, à la cou­reuse de fond blonde. Au point que les caissières n’avaient plus de tra­vail, ayant momentanément endi­gué le flot de clients. Une, à l’affut d’un client, me regarde, et me dit : «Ah, non. Vous, c’est le pantalon. »

Dans le com­merce, nor­ma­le­ment, sur­tout en ce qui concerne les vê­te­ments, le temps per­du est per­du dans les étapes «choix » et «essayages ». Pas à l’étape «paiement», et sur­tout pas à l’étape «course de blondes assistées par téléphone ».

Mon rêve d’achat rapide d’un simple pan­ta­lon est mort. Le pro­chain, je l’achèterai sur le net.

Ah, alors, main­te­nant que vous allez reve­nir à début de la page, comme je vous vous l’ai conseillé, vous allez com­prendre que le mot «maître » de la pho­to n’est pas «Dockers», mais bel et bien «bites ».

Et toc.

Ode GPS

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Idiocratie,Journal — le jeu 18 Sep 2008 à 10:56

On était dans le métro. Rien d’exceptionnel, hein, ça peut arri­ver à n’importe qui. Même des gens très bien.

Même à un couple de japo­nais.

Elle était (très) visi­ble­ment enceinte. Sous son man­teau on pou­vait voir qu’elle était en t-shirt de nuit. Si il nous avait fal­lu une preuve qu’elle était japo­naise (à part son visage asia­tique et ses deux couettes), je dirais que le T-shirt de nuit « Hel­lo Kit­ty», aurait fait l’affaire.

Elle avait un sac en plas­tique (un Hel­lo Kit­ty aus­si), visi­ble­ment bourré de vê­te­ments. Elle avait les deux mains sur son ventre. On aurait faci­le­ment parié qu’elle était sur le point d’accoucher.

Elle était sur le quai, et, appa­rem­ment énervée, elle atten­dait son mari.

Son mari était très concen­tré sur l’écran de son téléphone (por­table, natu­rel­le­ment).

Après quelques secondes, il a relevé la tête, et a pointé un doigt accu­sa­teur vers l’extrémité du quai, et a dit (en japo­nais, mais vous me connais­sez, je parle cou­ram­ment japo­nais, j’ai com­pris qu’il par­lait de l’hôpital Vir­chow, *mon* hôpital) : «c’est par là ! Kran­ken­haus Vir­chow ! ». Et il est par­ti, concen­tré sur l’écran de son por­table, et sui­vi par sa femme.

C’était à la sta­tion Amru­mer Straße. Ils étaient sous le pan­neau qui indi­quait la direc­tion de l’hôpital Vir­chow.

Dans Idiocratie, il y a «cratie » …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Idiocratie — le mer 17 Sep 2008 à 20:08

Le mot idio­cra­tie est construit de la même façon que, par exemple, démocra­tie. Ma plus grande peur, c’est que le pre­mier mot devienne le futur du second … volon­tai­re­ment ou pas. Encore qu’une évolution invo­lon­taire me parait hau­te­ment impro­bable, mais c’est peut-être mon fond opti­miste [léger racle­ment de gorge] qui colore le tableau, là.

En fait ces deux systèmes poli­tiques sont com­pa­tibles. Les par­ti­sans de l’Idiocratie ont tout à gagner de par­tir d’une démocratie pour la créer. Par contre, faire le che­min retour relève pro­ba­ble­ment de l’exploit héroïque. Dom­mage, natu­rel­le­ment. Mais il est évident (de très sérieuses et crédibles ont été effectuées aux USA, à une échelle stupéfiante) qu’il est très facile d’abêtir toute popu­la­tion dans une démocratie. Avec men­tion spéciale pour les popu­la­tions équipées de postes de télévision.

Notez qu’il existe quelques expériences pra­ti­que­ment confi­den­tielles, effectuées en Europe, ten­tant de prou­ver que la télévision peut aider la popu­la­tion de par­cou­rir le tra­jet dans l’autre sens. Mais je diverge.

Tant qu’il reste quelqu’un pour uti­li­ser le mot «idiocratie», rien n’est –en théorie– per­du. Mais, par­tant d’une «démocratie », on a déjà fait une bonne par­tie du tra­jet qui mène à Idio­cra­tie. Les gens ne voient pas le tra­jet effec­tué. Au contraire. Les gens ont beau­coup d’amis, et donc beau­coup de téléphones por­tables. Et ils changent tout le temps, les téléphones. Ben oui, quoi. Tout le monde a besoin d’un téléphone qui peut pas­ser des émissions de … télévision. Et puis un GPS, ça c’est abso­lu­ment nécessaire. Et puis aus­si l’internet. Les e-mails. Je n’ose plus ima­gi­ner un monde dans lequel je ne pour­rais plus rece­voir par SMS les cours de la bourse.

Et puis les jour­naux tirent la langue. Qui a le temps de lire un jour­nal ? Alors qu’il y a La Roue De La For­tune à la télé !

Et … quand j’y pense si j’étais un homme poli­tique démocrate… si les gens ne lisent plus les jour­naux, et regardent tous les mêmes chaînes de télévision, si je pou­vais contrôler –oh juste un petit peu– les chaînes, je pour­rais être cer­tain que les gens ne s’informeraient plus. Et donc ils ne sau­raient que ce que je vou­drais qu’ils sachent. Et, comble de cynisme, je pour­rais écrire un livre. Je l’intitulerais La ten­ta­tion de l’idiocratie. Et, en plus, je serais cer­tain que les gens ne l’achèteraient pas.

Idiocratie : highway to hell (version Darcos) …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Idiocratie — le mar 16 Sep 2008 à 11:10

En fait, quand j’ai écrit hier à pro­pos d »idio­cra­tie, le sujet que je vou­lais abor­der était le gran­diose pro­jet du non moins gran­diose Ministre Dar­cos. Son idée de génie : décorer les meilleurs bache­liers. Une bre­loque.

Je pour­rais glo­ser sur l’arbre et la forêt, etc.

Mais j’en étais res­té aux titres des jour­naux. Des [tous­se­ment] médailles pour les meilleurs bache­liers. C’était déjà for­mi­dable de crétinerie. En soi. Mais ce matin j’ai *lu* un article.

C’est à l’occasion d’une cérémonie de remise des diplômes, inspirée du modèle anglo-saxon, que cette dis­tinc­tion devrait avoir lieu.

Lu dans (gasp) France-Soir

Oui !!! C’est ça qu’il nous faut !! Et puis le bal de fin d’année aus­si !!. Avec des mil­liers d’euros dépensés en robes, smo­kings, en loca­tion de limou­sines. Deve­nons enfin de vrais américains. Après tout, on a déjà leur télé, leurs fringues, leurs stars, leurs « sports», leur bouffe, leurs guerres… il nous man­quait après tout que le ridi­cule offi­ciel.

C’est impor­tant, l’entrée offi­cielle dans la vie d’adulte. Avec les dettes qui vont avec. His­toire de mar­cher au bon pas.

Non ?

Mon­sieur Dar­cos, per­met­tez-moi de vous offrir, en ver­tu des pou­voirs qui me sont conférés, votre diplôme de citoyen d’honneur de notre beau pays d’Idiocratie.

La longue marche vers l’idiocratie …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Idiocratie — le lun 15 Sep 2008 à 12:29

Vous n’avez (très) pro­ba­ble­ment pas vu le film Idio­cra­cy.

Moi oui.

Je l’ai vu hier soir. Ce n’est pas un film extra­or­di­naire, mais comme toute paro­die, elle per­met par­fois au spec­ta­teur de «voir » plus juste. Le film nous décrit les USA du futur. En deux mots, le président est une star de por­no, et l’américain de base passe sa vie devant sa télé. La pub est omniprésente, et chez Star­bucks on ne vend que des bran­lettes. Les gens ne savent plus lire, et peuvent regar­der au ciné un film (cou­ronné de 8 oscars), dans lequel on ne voir qu’un cul. Le titre du film est, jus­te­ment «Cul ». Le pro­gramme star de la télé s’appelle «dans les couille­s», et l’acteur vedette se prend à lon­gueur d’émission des coups de pieds.

Dans les couilles.

Natu­rel­le­ment.

Pour­quoi je vous parle de ça ? Mer­ci de poser la ques­tion. La réponse est évidente. Nous sommes déjà depuis des années en marche vers l’idiocratie.

Les diverses suc­ces­sives réformes de l’orthographe (que ce soit chez nous, ou en Alle­magne, en Angle­terre, aux USA) nous le prouvent faci­le­ment. Les réformes sont faites pour essayer de rendre l’accès à la langue «plus faci­le ». C’est curieux, car les «anciens » comme moi ne la trou­vaient pas spécialement dif­fi­cile. Et mes parents non plus. Mais les chiffres sont là : l’illettrisme est à la mode. Et si apprendre la langue est dif­fi­cile, on peut soit faire des efforts de struc­ture (plus de profs, des profs cor­rec­te­ment payés, etc.) soit capi­tu­ler, et essayer de rendre la langue plus facile. C’est natu­rel­le­ment beau­coup moins cher. Un bache­lier d’aujourd’hui aurait pro­ba­ble­ment des difficultés si il devait pas­ser le bac que j’ai passé, ou encore pire celui que mes frères et sÅ“urs ont du pas­ser.

Et essayez donc de pas­ser une soirée complète devant TF1, M6, ou France2. Si vous n’éprouvez pas le moindre problème, vous vivez déjà en Idio­cra­tie. Et si vous trou­vez les pro­grammes tota­le­ment nuls, vous vous trou­vez en pays occupé.

©sistance ? Offrez des livres à vos proches. Le pire des livres est un bien­fait com­paré à une heure devant TF1.

LES PLUS POPULAIRES sur TF1 : 1. Koh-Lan­ta 2. Jour­nal ©lévisé 3. Gos­sip Girl 4. Dance Floor 5. Star Aca­de­my

à la réflexion, même un livre de BHL ferait l’affaire …

Berlin n’EST pas…

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Idiocratie,Journal — le jeu 27 Juil 2006 à 15:33

On est sur la fameuse Pots­da­mer Platz. Elle a été conçue et célébrée comme le nou­veau et futur cÅ“ur de Ber­lin. Quand je l’ai vue pour la première fois, il y a près de 25 ans, de la fenêtre d’un métro sur une ligne extérieure, c’était un ter­rain vague, ou un no man’s land. Dans mon cÅ“ur, j’ai les images du film de Wen­ders «der Him­mel über Ber­li­n», en français «les ailes du désir ».

Et main­te­nant ?

Dans une scène magni­fique du film de Wen­ders, un ange accom­pa­gnait un vieil homme qui tra­ver­sait la Pots­da­mer Platz, per­du dans ses mémoires. Alors qu’il par­lait, tout seul, du no man’s land, avec dans la tête le Ber­lin des ruines de l’après-guerre, il était pour­tant prophétique. « Das kann doch nicht sein, das ist nicht der Pots­da­mer Platz. Das ist doch nicht möglich. » «C’est pas pos­sible, ce n’est pas la Pots­da­mer Platz. C’est tout de même pas possible. »

Et main­te­nant …

C’est, au niveau humain, un no man’s land. Et pour­tant ça grouille. Tout est fac­tice, «construit ». Per­sonne ne vit là, seul le busi­ness a droit de séjour. Les gens qui grouillent au niveau du sol ne sont là qu’en tran­sit s’ils sont ber­li­nois, ou là pour emplettes, des tou­ristes. Un petit mor­ceau du « Mur De Ber­lin», majus­cules inclues, est sup­posé suggérer l’introduction de l’humain. Mais, quand on regarde à quoi il est jux­ta­posé, qu’est-ce qu’on est sup­posé voir, ou res­sen­tir ?

La Pots­da­mer Platz, grouillante, est d’abord vide. Immense, et vide.

La première fois que j’ai vu la «Potsdamer Tra­sh», la pou­belle du futur, j’ai pleuré. Ber­lin n’est pas.

Moteur du site : wordpress 4.9.3 - Thème : «Back in Black 2» crée par Frederic de Villamil (traduit en français par amnesix)