Brest-Jerusalem
a la rencontre...
6.11.02 14:16 chronique     chronique 6.11.02 15:10  
-<  de l'incitation... rapelle toi, Barbara...  ->
 6.11.02

14:38   quatre fois sept...

C'est un petit écho sur le site web de Ha'aretz. Une petite ligne dans un coin. Ca dit :

"Two junior IDF officers sentenced to 28 days in jail for authorizing use of Palestinians as human shields", soit en français convenable : deux officiers subalternes (entre sous-lieutenant et capitaine) des FDI condamnés à 28 jours de prison pour avoir autorisé l'emploi de Palestiniens comme boucliers humains.

Puisqu'on cause de bouclier, une condamnation comme celle-là c'est un cache sexe. Un cache-misère. Je vais essayer de ne pas ironiser à nouveau sur la promesse solennelle des FDI faite à la Cour Suprème de l'Etat d'Israël de ne plus utiliser de boucliers humains, c'est trop facile.

Moins facile, c'est de tirer les conséquences, toutes les conséquences de cette condamnation. Je devrais mettre des guillemets, tiens.

Ce que cette condamnation signifie, c'est que l'infamie a un prix, et que c'est même pas cher. Le bouclier humain, sur l'échelle de valeurs, allez, disons sur mon échelle de valeurs, c'est presque aussi bas que la démolition de maison, la punition collective, etc. Peut-être pire, parfois, quand on lit les témoignages de types utilisés à Jénine que les soldats faisaient marcher yeux bandés dans la rue, et sur les épaules desquels on posait les canons des fusils pour tirer sur les combattants palestiniens pendant l'assaut sur le camp.

Un des arguments des Israéliens pour ne pas devoir rougir du comportement des FDI dans les territoires, c'est que "quand il y a des excès, ils sont punis".

Eh ben ce genre de punition, ils peuvent se les garder. 28 jours pour un bouclier humain... A ce prix un pillage c'est combien ? Dix minutes ? Et un coup de crosse dans le dos d'un type agenouillé les yeux bandés et les mains attachées dans le dos ? Une demi heure ?

Et après les 28 jours ? On les renvoie dans les territoires avec la haine de l'arabe auquel ils doivent le petit désagrément ? Ca va arranger les choses, ça, j'en suis persuadé !

Réécrivons le communiqué : "justice subalterne condamnée à l'impuissance par manque de volonté politique sert de bouclier aux exactions de l'armée".



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