Dsk-Bhl… invitation à la corrida…

Pou­vez vous ima­gi­ner à quel point le sort de mon­sieur Strauss-Kahn m’indiffère ?

Pro­ba­ble­ment pas.

Mais quand on m’agite Le Chif­fon Rouge devant les yeux, il est par­fois dif­fi­cile de se rete­nir. Du coup, je rede­viens « journal-iste ». Comme prévu. Dans la rubrique « coup de gueule ».

Indif­fé­rence est réel­le­ment tout ce que DSK m’inspire.

Non.

M’inspirait.

Même quand la France entière, à ce qu’il parait, le voyait pré­sident. Je ne suis fran­çais que sur le papier, et si ça conti­nue comme ça bien­tôt même plus sur le papier. Pour­quoi croyez-vous que j’habite Ber­lin ? Le cas DSK était, en ce qui me concerne, réglé. C’est à dire jusqu’au moment où il a com­mis l’irréparable. Le viol est pro­ba­ble­ment *le* crime pour lequel je ne *peux* pas trou­ver une quel­conque excuse.

[ouver­ture de paren­thèse embar­ras­sante]
J’avais à peine 18 ans, et je n’étais —déjà— pas vrai­ment le type violent. Mais ce jour là, alors que je me pro­me­nais en forêt, j’ai entendu une voix de femme qui hur­lait. Je me suis lancé dans la direc­tion de sa voix. Je me suis, un petit peu trop tard, rendu compte que j’avais ramassé un bâton, plu­tôt un gour­din, et que je le bran­dis­sais à la main. Hors d’haleine, j’ai débou­ché dans une clai­rière. J’ai vu une femme allon­gée, avec un type age­nouillé entre ses jambes. C’est à ce moment là que j’ai su que j’avais un gour­din dans la main. Au moment où le choc entre le gour­din et la tête du mec me l’a arra­ché de la main. C’est —désolé— seule­ment à ce moment que j’ai vu le came­ra­man, et que j’ai entendu un type hur­ler « hé, ça va pas ? ». J’ai aidé le « vio­leur » à se rele­ver, un petit peu gêné. La « vic­time » se tenait les côtes, et mena­çait de mou­rir de rire. Je crois que le came­ra­man glous­sait.
[fer­me­ture de paren­thèse embarassante]

L’idée de viol me donne des envies de vio­lence sau­vage. Un vio­leur est un ennemi. Par défaut.

Donc ajou­tez à tout ça le nom « Ber­nard Henri-Lévy », et vous com­pre­nez que je n’avais pas l’ombre d’une chance contre le chif­fon rouge. BHL, c’est aussi un ennemi. Depuis ce jour là. Et je n’avais même pas besoin de ça, hein :

J’en veux, ce matin, au juge amé­ri­cain qui, en le livrant à la foule des chas­seurs d’images qui atten­daient devant le com­mis­sa­riat de Har­lem, a fait sem­blant de pen­ser qu’il était un jus­ti­ciable comme un autre.

BHL, dans son déjà his­to­rique Ce que je sais de Domi­nique Strauss-Kahn

Dois-je m’expliquer ? Dois-je vrai­ment savoir quelque chose, quoi que ce soit, de DSK pour savoir qu’il est *par défi­ni­tion* un jus­ti­ciable comme un autre ? Ou dois-je croire que l’aura Béha­chelle trans­forme ses amis en quelque chose d’un petit peu plus qu’un humain ? Un saint ? DOIS-JE VRAIMENT ME TAPER CE PAVÉ JUSQU’À LA FIN ?

Je ne suis pas d’humeur…

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Une réponse à Dsk-Bhl… invitation à la corrida…

  1. Manu dit :

    Cette his­toire évite à nos médias d’évoquer d’autres sujets autre­ment plus meur­triers (le Sou­dan, tiens, par exemple). J’imagine tou­te­fois que notre ex-futur-président, en lisant le BHL, a pensé à la célèbre phrase « gar­dez moi de mes amis, mes enne­mis je m’en charge ».
    Content de te lire de nou­veau, même « pas d’humeur » :-) !

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