Pentax K-5 : après un mois…

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal,Photo — le lun 13 Déc 2010 à 00:15

J’ai reçu il y a un mois, exac­te­ment, par la poste, un paquet qui conte­nait un cadeau : un Pentax K-5. J’utilisais depuis un petit peu plus de dix mois son pré­dé­ces­seur : le K-7, lequel rem­pla­çait mon K20D, décé­dé après une chute stu­pide. La dif­fé­rence entre le K20D et le K-7 était plus impor­tante, au niveau « hard­ware » (j’entends par là le boi­tier, et les diverses fonc­tions, l’ergonomique, etc.) que celle entre le K-7 et le K-5. Par contre, au niveau de qua­li­té d’image, la dif­fé­rence est plus grande entre le K-5 et le K-7 qu’entre le K-7 et le K20D.

Après un mois d’usage du K-5, bilan pro­vi­soire.

1. Les sujets sur les­quels je n’ai rien à dire

  • le mode vidéo : je ne l’utilise pas, et je n’ai pas l’intention de l’utiliser. Si je vou­lais faire des films, je m’achèterais une camé­ra. Je déplore l’introduction du mode vidéo dans les appa­reils de Pentax. J’imagine que le dépar­te­ment Mar­ke­ting a eu son mot à dire. L’argent uti­li­sé en déve­lop­pe­ment du mode vidéo aurait pu être mieux dépen­sé.
  • les « réglages d’image » (cou­leurs, satu­ra­tion, « affû­tage », etc.) : je n’ai pas pris une pho­to direc­te­ment en JPG depuis au moins deux ans. Je rêve du jour où Pentax aura le cou­rage de sor­tir un appa­reil ampu­té de tous ces réglages super­flus. Filtres, effets, etc. Je n’en ai rien à dire, ni à faire. Encore une fois, le dépar­te­ment Mar­ke­ting a outre­pas­sé son rôle. Le K-5 étant pra­ti­que­ment ven­du comme un appa­reil « pro­fes­sion­nel », je ne vois pas l’intérêt des gad­gets qui encombrent les menus de l’appareil.

Natu­rel­le­ment, ce n’est que mon avis. 9 « modes » d’image (« natu­rel », « estom­pé » « sans blan­chî­ment (?!!) ») qui ne me servent à rien sinon qu’à être fai­néant… Quand on parle d’appareil pho­to digi­tal, ça sug­gère l’utilisation d’un ordi­na­teur, lequel peut par défi­ni­tion tout faire *mieux* qu’un appa­reil pho­to, quel qu’il soit.

2. Les sujets « hard­ware » sur les­quels j’ai des choses à dire :
Le « corps » du K-5 est iden­tique à celui du K-7, à quelques détails optiques près :

  • La molette « modes de prise de vues » est plus haute que celle du K-7. Petit détail d’ergonomie qui témoigne de l’intérêt de Pentax pour le pho­to­graphe. À la sor­tie du K-7, des tas de gens ont cri­ti­sé cette molette qu’il faut « déblo­quer » avant de l’utiliser. Il faut tout de même admettre aujourd’hui qu’elle plait : Canon pro­pose sur ses modèles pro­fes­sion­nels une modi­fi­ca­tion (150€, tout de même) de leur molette, per­met­tant un blo­cage « à la Pentax ». J’en suis per­son­nel­le­ment un par­ti­san farouche. Le fait qu’elle soit plus haute m’est, per­son­nel­le­ment, indif­fé­rent, mais je suis tou­ché de l’attention.
  • Le bou­ton « RAW » est éga­le­ment mar­qué « Fx ». C’est peut-être un détail pour vous, mais pour moi, ça veut dire beau­coup, si j’ose dire. Aha. Le bou­ton « RAW » était, depuis le K10D des­ti­né à ceux qui tra­vaillllent en JPG. En appuyant sur le bou­ton, on pou­vait avoir un RAW sans devoir pas­ser par un menu. Mais pour ceux qui tra­vaillent en RAW ? Inté­rêt : nul. D’où la men­tion « Fx ». On peut réas­si­gner au bou­ton d’autres fonc­tions plus utiles à ceux qui n’utilisent pas de JPG. Même si j’aurais pu ima­gi­ner d’autres réas­si­gna­tions encore plus utiles (pour *moi*) à ce bou­ton que celles pro­po­sées, l’idée est tout sim­ple­ment excel­lente. Encore un détail qui me prouve que Pentax pense à ses uti­li­sa­teurs.

3. Les sujets « fonc­tions » sur les­quels j’ai des choses à dire :

  • Les 5 « users » sont un rêve que j’avais depuis mon pre­mier appa­reil digi­tal. Depuis le K10D, j’avais à ma dis­po­si­tion un mode « user », qui me per­met­tait de rap­pe­ler en une frac­tion de secondes une série de para­mètres de prise de vues. Par exemple, les para­mètres pour quand je tra­vaille au flash. Mais sur le K-5, j’ai *cinq* séries de para­mètres au bout des doigts. Ce n’est pas nou­veau, Sony par exemple avait ça depuis des années, mais c’est nou­veau et très bien­ve­nu chez Pentax.
  • La rapi­di­té de prise de vues. Que dire : sept images par seconde. Avec des RAW, je peux faire ça pen­dant plus de trois secondes. C’est confort. Point. Sinon, j’ai accès à un mode moins rapide (trois images par secondes). La rapi­di­té maxi­male du K-7 était de cinq images par secondes.
  • L’autofocus est meilleur. Il est tout sim­ple­ment plus rapide. L’autofocus est depuis des années un des points faibles chez Pentax. Je n’ai pas les élé­ments pour le com­pa­rer avec celui des concur­rents, mais je sais que je suis beau­coup moins déçu de l’autofocus du K-5 que de celui du K-7. Je suis plus tran­quille, et c’est bien.
  • Les prio­ri­tés de l’auto-focus. Lorsqu’on pho­to­gra­phie par rafales, il peut être inté­res­sant de choi­sir entre une prio­ri­té à l’autofocus (on peut par­fois pas prendre autant de pho­tos qu’on le vou­drait, l’appareil attend une confir­ma­tion d’autofocus), et un mode « vitesse » où l’appareil tra­vaille aus­si vite qu’il le peut, sans se poser de ques­tions. Ça peut être utile.
  • Les deux auto­fo­cus « auto­ma­tiques ». Je n’utilise que rare­ment ce mode d’autofocus, mais il peut être inté­res­sant de limi­ter le champ de l’autofocus à une par­tie du viseur contrai­re­ment au viseur entier. Bien vu. Je déplore seule­ment que le champ limi­té soit par défi­ni­tion le centre du viseur.

Mais quand on com­pare le K-7 et le K-5, le point de com­pa­rai­son prin­ci­pal n’est pas là.

4. la qua­li­té d’image

  • Le cap­teur : Le K-7 était (on sup­pose) équi­pé d’un cap­teur Sam­sung, héri­té (on sup­pose) du K20D. Ne nous mécom­pre­nons-nous pas : il n’était pas *mau­vais*. Je n’avais pas trop d’états d’âme à lais­ser mon auto-ISO entre 100 et 2000 ISO. Par­fois même jusque 3200 ISO. Ce n’est pas ridi­cule. Mais en pas­sant au K-5 (équi­pé —on sup­pose— d’un cap­teur Sony, iden­tique à celui qu’utilise le Nikon D7000), on passe à l’étage supé­rieur. Mon auto-ISO est réglé sur 80 — 5000 ISO. Le cœur léger. Et c’est bien.
  • La « dyna­mique » du K-5 est, à ce qu’il parait, tout sim­ple­ment hors-pair. La dyna­mique mesure la « lar­geur » du champ entre le moment où la lumière dis­pa­rait dans le blanc pur et celui où la lumière dis­pa­rait dans le noir. Par exemple, la pho­to que j’ai pos­tée l’autre jour dans Mille vingt-quatre pixels était, en fait, dans l’écran de mon appa­reil, *noire*. J’ai pu tout de même en extraire cette pho­to.

5. Pour résu­mer :
Mon achat du K-7 m’a été pra­ti­que­ment impo­sé. Disons que je n’ai pas su résis­ter à l’offre finan­cière que Pentax m’avait faite. Mais sans cela, j’aurais rache­té un autre K20D, et j’aurais été tout à fait heu­reux avec. Comme « upgrade » d’un K20D, le K-7 ne se jus­ti­fiait en fait pas. Mais le K-5 est d’un tout autre calibre.

Sin­cè­re­ment, je m’imagine très faci­le­ment avec mon K-5 dans au moins cinq ans. Je ne lui connais pas de point vrai­ment faible. N’oubliez pas que je n’ai par­lé que des fonc­tions nou­velles que j’utilise. Mais par exemple j’ai dans mon viseur en per­ma­nence un indi­ca­teur qui me dit si je suis mon appa­reil droit ou pas. Même les appa­reils les « pro » de Canon ou Nikon n’ont pas ça. Les tests qui ont déjà faits indiquent que le K-5 est pro­ba­ble­ment pour le moment le meilleur appa­reil pour ce for­mat, toutes marques confon­dues.

Je suis vrai­ment très heu­reux de mon K-5.

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