Le temps se couvre sur Stuttgart 21…
Non, vraiment, il y en a qui n’ont pas de chance, tout de même.
Prenez Angela [Merkel, chancelière fédérale], par exemple. Juste dimanche, elle a encore pris publiquement parti pour Stuttgart 21, et regardez ce qui lui est tombé dessus en à peine deux jours :
- Lundi :
- un courrier du Bundesrechnungshof (la cour des comptes fédérales) qui accuse le ministre des transports fédéral de mensonge quand il raconte que le financement de Stuttgart 21 est bouclé et accepté par la cour des comptes
- un expertise qui met en doute le caractère constitutionnel du financement de Stuttgart 21
- Mardi :
- on découvre dans la presse une lettre du Eisenbahn Bundesamt (l’établissement des chemins de fer fédéral, « supérieur hiérarchique » de la Deutsche Bundesbahn, sans l’accord duquel rien ne peut se passer) qui déclare que l’autorisation de mise en travaux pour le chantier de la création de la voie à grande vitesse entre Weddlingen et Ulm (ce tracé est partie prenante du projet Stuttgart 21 —sans cette ligne, le projet de la gare perd pratiquement tout intérêt) est, provisoirement, gelé. Et ceci depuis le 7 septembre…
- une expertise dénonce l’utilisation du terrain « libéré » par la construction de la gare souterraine : pas assez de logements, trop de bâtiments de bureaux, trop de centres commerciaux
Et il n’est qu’à peine midi, hein…
