Vingt-huit ans plus tard…

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le mer 3 Nov 2010 à 10:48

C’était hier. À (un petit peu plus de…) vingt-huit ans près. Je rac­com­pa­gnais Vio­la chez elle. Elle habi­tait (lit­té­ra­le­ment) au pied du mur. Par­don : du Mur.

Mais ce que j’ai rame­né de cette pro­me­nade là, ce n’est pas le mur. Déjà, le mur, hein, je l’avais déjà vu. Dif­fi­cile à rater quand on arrive dans le Ber­lin en 1982, le mur. Notez qu’il est pra­ti­que­ment encore plus dif­fi­cile à rater aujourd’hui, mais je m’éloigne de mon sujet.

Une par­tie de ce que j’ai rame­né de cette pro­me­nade, c’est une cité. À pro­non­cer à la fran­çaise d’aujourd’hui, hein. Une CITÉ. Des immeubles qui m’écrasaient. Et je n’étais pas un débu­tant, hein : j’habitais à quelques cen­taines de mètres de Grand Vaux, et j’allais pati­ner à Évry le same­di soir. Les cités, je connais­sais. Mais, cette soi­rée de l’été 1982, alors que je sui­vais une jeune fille qui mar­chait pieds nus, qui se trou­vait être mon élève, j’ai été impres­sion­né par la cité. Car pour arri­ver chez Vio­la, pieds nus ou pas, il fal­lait tra­ver­ser Gro­piuss­tadt.

C’était gris. Tout gris. C’était oppres­sant. Je n’ai pas aimé du tout.

Mais…

L’image que j’ai rame­né de ma pro­me­nade, c’était des lapins qui fai­saient papote tran­quille­ment à Gro­piuss­tadt. Je n’avais pra­ti­que­ment jamais vu de lapins avant, mais les voir là, ça m’a mar­qué. De mon pre­mier séjour à Ber­lin, outre Vio­la, j’ai rame­né des images de lapins. Lapins à Gro­piuss­tadt. Clic. Des lapins au Tier­gar­ten. Clic. Des lapins pas­sant devant les sen­ti­nelles (russes) du monu­ment (russe) juste avant la porte de Bran­de­bourg. Ber­lin, c’était Lapins City. Je ne pou­vais abso­lu­ment pas m’imaginer des lapins à Grand Vaux, mais aucun pro­blème pour me rap­pe­ler des lapins de Gro­piuss­tadt.

Je suis pas­sé il y a quelques mois à Gro­piuss­tadt, mais c’était l’hiver. Avec la neige, tout ça. C’était encore gris. Et froid.

Et, same­di, on avait déci­dé de mon­trer Gro­piuss­tadt à l’ami Gior­gio. Et là, sur­prise. C’était blanc, calme, plein de lumière et de ver­dure. Au point de me dire que je pour­rais y habi­ter.

C’est une ques­tion de lumière, peut-être.

1 commentaire

  1. Comment by Giorgio — 03/11/2010 13:55

    Et encore… cet angle de vue ne rend pas jus­tice au carac­tère presque buco­lique de cer­tains quar­tiers de Gro­piuss­tadt. Il est vrai que les cou­leurs autom­nales des feuillages et le soleil magni­fiaient le pay­sage.

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