Une silhouette sur le trottoir

Je ne sais pas toujours qui elle est. Après un réveil difficile, à peine un café, pas rasé, j’ai été tiré dehors pour m’occuper de cette affaire. Je me souviens de tout. L’horreur que j’ai éprouvée, mes remords à l’idée le tueur, la veille au soir, ça aurait pu être moi.
C’était il y a deux ans. J’ai interrogé des centaines de suspects. Et j’ai passé tellement de temps passé à parler aux anciennes collègues de la victime que j’ai pris 15 kilos.
Je vais demander à être dessaisi de l’affaire. Et je vais créer un club de soutien à pizzas anonymes.
Saleté de vie …