Web 2.0S(arkozy) ?

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le ven 17 Déc 2010 à 12:19

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fac simile (ou presque) d’un texte, pas­sé à la mou­li­nette « PGP », garan­tis­sant la qua­si-impos­si­bi­li­té de déchif­fre­ment, la seule solu­tion future du net ?

Voi­là auquel le net pour­rait devoir res­sem­bler demain. Enfin quand je dis demain, hein, ça pour­rait être sim­ple­ment après-demain, hein. Disons demain, pour rai­son de com­mo­di­té.

Car à par­tir de demain, le gou­ver­ne­ment fran­çais a droit de vie et de mort sur le net fran­çais. Le gou­ver­ne­ment peut déci­der de fil­trer cen­su­rer *tout ce qu’il veut*, sans devoir faire appel à la jus­tice, *sans contrôle pos­sible*.

Et il fau­drait leur faire confiance ?

Histoire sans paroles…

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal,Photo — le ven 17 Déc 2010 à 01:35

Une pro­me­nade sous la neige. Une page de vie, une tranche de bon­heur… et une chouette récom­pense.

Résistance « plus »… Stuttgart 21 passe, ou casse…

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal,Stuttgart 21 — le lun 13 Déc 2010 à 14:15

Same­di, plus de cin­quante mille oppo­sants au très célèbre pro­jet Stutt­gart 21. Le pro­jet, plus ou moins cri­ti­qué par le média­teur Geiß­ler, qui l’a lui-même renom­mé « Stutt­gart 21 plus » en fonc­tion du nombre de modi­fi­ca­tions qu’il a ordon­nées, ne passe tou­jours pas. Boris Pal­mer, qui a été un inqui­si­teur impla­cable pen­dant les jour­nées de média­tion appelle encore à la résis­tance. Avec « Résis­tance plus », et « argu­ments plus ».

La média­tion de Geiß­ler a eu un énorme effet au niveau natio­nal. Mais dans la ville, laquelle veut encore « oben blei­ben » [res­ter à la sur­face], en fait aucun effet. La Deutsche Bahn a toutes les cartes en mains, et peut relan­cer les tra­vaux quand elle veut, ou presque. En ce moment, le patron de la DB tente de négo­cier le paie­ment des modi­fi­ca­tions ordon­nées. Der­nière ligne droite ?

Peut-être pas. Si les oppo­sants au pro­jet par­viennent à main­te­nir une telle pres­sion, à main­te­nant moins de quatre mois des élec­tions, il faut réflé­chir.

Le pro­blème des Verts, fer de lance de la résis­tance, « plus » ou pas, est la cam­pagne que les par­tis de droite viennent de lan­cer. Les Verts, ne seraient qu’un par­ti contes­ta­taire. Rien de plus. Ils seraient contre tout, et pour rien.

Mais dans le cas de Stutt­gart, le pro­jet « K21 », appuyé par les verts, est, jus­te­ment, un vrai pro­jet. Un pro­jet qui tient la route, au moins sur le papier. La moder­ni­sa­tion de la gare exis­tante est sédui­sante.

Logique d’entreprise et d’argent contre une popu­la­tion tou­jours plus créa­trice… J’attends la suite !

Pentax K-5 : après un mois…

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal,Photo — le lun 13 Déc 2010 à 00:15

J’ai reçu il y a un mois, exac­te­ment, par la poste, un paquet qui conte­nait un cadeau : un Pentax K-5. J’utilisais depuis un petit peu plus de dix mois son pré­dé­ces­seur : le K-7, lequel rem­pla­çait mon K20D, décé­dé après une chute stu­pide. La dif­fé­rence entre le K20D et le K-7 était plus impor­tante, au niveau « hard­ware » (j’entends par là le boi­tier, et les diverses fonc­tions, l’ergonomique, etc.) que celle entre le K-7 et le K-5. Par contre, au niveau de qua­li­té d’image, la dif­fé­rence est plus grande entre le K-5 et le K-7 qu’entre le K-7 et le K20D.

Après un mois d’usage du K-5, bilan pro­vi­soire.

1. Les sujets sur les­quels je n’ai rien à dire

  • le mode vidéo : je ne l’utilise pas, et je n’ai pas l’intention de l’utiliser. Si je vou­lais faire des films, je m’achèterais une camé­ra. Je déplore l’introduction du mode vidéo dans les appa­reils de Pentax. J’imagine que le dépar­te­ment Mar­ke­ting a eu son mot à dire. L’argent uti­li­sé en déve­lop­pe­ment du mode vidéo aurait pu être mieux dépen­sé.
  • les « réglages d’image » (cou­leurs, satu­ra­tion, « affû­tage », etc.) : je n’ai pas pris une pho­to direc­te­ment en JPG depuis au moins deux ans. Je rêve du jour où Pentax aura le cou­rage de sor­tir un appa­reil ampu­té de tous ces réglages super­flus. Filtres, effets, etc. Je n’en ai rien à dire, ni à faire. Encore une fois, le dépar­te­ment Mar­ke­ting a outre­pas­sé son rôle. Le K-5 étant pra­ti­que­ment ven­du comme un appa­reil « pro­fes­sion­nel », je ne vois pas l’intérêt des gad­gets qui encombrent les menus de l’appareil.

Natu­rel­le­ment, ce n’est que mon avis. 9 « modes » d’image (« natu­rel », « estom­pé » « sans blan­chî­ment (?!!) ») qui ne me servent à rien sinon qu’à être fai­néant… Quand on parle d’appareil pho­to digi­tal, ça sug­gère l’utilisation d’un ordi­na­teur, lequel peut par défi­ni­tion tout faire *mieux* qu’un appa­reil pho­to, quel qu’il soit.

2. Les sujets « hard­ware » sur les­quels j’ai des choses à dire :
Le « corps » du K-5 est iden­tique à celui du K-7, à quelques détails optiques près :

  • La molette « modes de prise de vues » est plus haute que celle du K-7. Petit détail d’ergonomie qui témoigne de l’intérêt de Pentax pour le pho­to­graphe. À la sor­tie du K-7, des tas de gens ont cri­ti­sé cette molette qu’il faut « déblo­quer » avant de l’utiliser. Il faut tout de même admettre aujourd’hui qu’elle plait : Canon pro­pose sur ses modèles pro­fes­sion­nels une modi­fi­ca­tion (150€, tout de même) de leur molette, per­met­tant un blo­cage « à la Pentax ». J’en suis per­son­nel­le­ment un par­ti­san farouche. Le fait qu’elle soit plus haute m’est, per­son­nel­le­ment, indif­fé­rent, mais je suis tou­ché de l’attention.
  • Le bou­ton « RAW » est éga­le­ment mar­qué « Fx ». C’est peut-être un détail pour vous, mais pour moi, ça veut dire beau­coup, si j’ose dire. Aha. Le bou­ton « RAW » était, depuis le K10D des­ti­né à ceux qui tra­vaillllent en JPG. En appuyant sur le bou­ton, on pou­vait avoir un RAW sans devoir pas­ser par un menu. Mais pour ceux qui tra­vaillent en RAW ? Inté­rêt : nul. D’où la men­tion « Fx ». On peut réas­si­gner au bou­ton d’autres fonc­tions plus utiles à ceux qui n’utilisent pas de JPG. Même si j’aurais pu ima­gi­ner d’autres réas­si­gna­tions encore plus utiles (pour *moi*) à ce bou­ton que celles pro­po­sées, l’idée est tout sim­ple­ment excel­lente. Encore un détail qui me prouve que Pentax pense à ses uti­li­sa­teurs.

3. Les sujets « fonc­tions » sur les­quels j’ai des choses à dire :

  • Les 5 « users » sont un rêve que j’avais depuis mon pre­mier appa­reil digi­tal. Depuis le K10D, j’avais à ma dis­po­si­tion un mode « user », qui me per­met­tait de rap­pe­ler en une frac­tion de secondes une série de para­mètres de prise de vues. Par exemple, les para­mètres pour quand je tra­vaille au flash. Mais sur le K-5, j’ai *cinq* séries de para­mètres au bout des doigts. Ce n’est pas nou­veau, Sony par exemple avait ça depuis des années, mais c’est nou­veau et très bien­ve­nu chez Pentax.
  • La rapi­di­té de prise de vues. Que dire : sept images par seconde. Avec des RAW, je peux faire ça pen­dant plus de trois secondes. C’est confort. Point. Sinon, j’ai accès à un mode moins rapide (trois images par secondes). La rapi­di­té maxi­male du K-7 était de cinq images par secondes.
  • L’autofocus est meilleur. Il est tout sim­ple­ment plus rapide. L’autofocus est depuis des années un des points faibles chez Pentax. Je n’ai pas les élé­ments pour le com­pa­rer avec celui des concur­rents, mais je sais que je suis beau­coup moins déçu de l’autofocus du K-5 que de celui du K-7. Je suis plus tran­quille, et c’est bien.
  • Les prio­ri­tés de l’auto-focus. Lorsqu’on pho­to­gra­phie par rafales, il peut être inté­res­sant de choi­sir entre une prio­ri­té à l’autofocus (on peut par­fois pas prendre autant de pho­tos qu’on le vou­drait, l’appareil attend une confir­ma­tion d’autofocus), et un mode « vitesse » où l’appareil tra­vaille aus­si vite qu’il le peut, sans se poser de ques­tions. Ça peut être utile.
  • Les deux auto­fo­cus « auto­ma­tiques ». Je n’utilise que rare­ment ce mode d’autofocus, mais il peut être inté­res­sant de limi­ter le champ de l’autofocus à une par­tie du viseur contrai­re­ment au viseur entier. Bien vu. Je déplore seule­ment que le champ limi­té soit par défi­ni­tion le centre du viseur.

Mais quand on com­pare le K-7 et le K-5, le point de com­pa­rai­son prin­ci­pal n’est pas là.

4. la qua­li­té d’image

  • Le cap­teur : Le K-7 était (on sup­pose) équi­pé d’un cap­teur Sam­sung, héri­té (on sup­pose) du K20D. Ne nous mécom­pre­nons-nous pas : il n’était pas *mau­vais*. Je n’avais pas trop d’états d’âme à lais­ser mon auto-ISO entre 100 et 2000 ISO. Par­fois même jusque 3200 ISO. Ce n’est pas ridi­cule. Mais en pas­sant au K-5 (équi­pé —on sup­pose— d’un cap­teur Sony, iden­tique à celui qu’utilise le Nikon D7000), on passe à l’étage supé­rieur. Mon auto-ISO est réglé sur 80 — 5000 ISO. Le cœur léger. Et c’est bien.
  • La « dyna­mique » du K-5 est, à ce qu’il parait, tout sim­ple­ment hors-pair. La dyna­mique mesure la « lar­geur » du champ entre le moment où la lumière dis­pa­rait dans le blanc pur et celui où la lumière dis­pa­rait dans le noir. Par exemple, la pho­to que j’ai pos­tée l’autre jour dans Mille vingt-quatre pixels était, en fait, dans l’écran de mon appa­reil, *noire*. J’ai pu tout de même en extraire cette pho­to.

5. Pour résu­mer :
Mon achat du K-7 m’a été pra­ti­que­ment impo­sé. Disons que je n’ai pas su résis­ter à l’offre finan­cière que Pentax m’avait faite. Mais sans cela, j’aurais rache­té un autre K20D, et j’aurais été tout à fait heu­reux avec. Comme « upgrade » d’un K20D, le K-7 ne se jus­ti­fiait en fait pas. Mais le K-5 est d’un tout autre calibre.

Sin­cè­re­ment, je m’imagine très faci­le­ment avec mon K-5 dans au moins cinq ans. Je ne lui connais pas de point vrai­ment faible. N’oubliez pas que je n’ai par­lé que des fonc­tions nou­velles que j’utilise. Mais par exemple j’ai dans mon viseur en per­ma­nence un indi­ca­teur qui me dit si je suis mon appa­reil droit ou pas. Même les appa­reils les « pro » de Canon ou Nikon n’ont pas ça. Les tests qui ont déjà faits indiquent que le K-5 est pro­ba­ble­ment pour le moment le meilleur appa­reil pour ce for­mat, toutes marques confon­dues.

Je suis vrai­ment très heu­reux de mon K-5.

Non à la censure…

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le jeu 9 Déc 2010 à 01:07

Le trai­te­ment « admi­nis­tré » au site Wiki­leaks m’agace.

Si je suis obli­gé de vous expli­quer ce qu’est wiki­leaks, vous vous êtes réveillés beau­coup trop tôt : le prin­temps est encore loin, ren­dor­mez-vous tran­quille­ment. Par contre, si vous ne lisez que la presse clas­sique pour com­prendre le trai­te­ment et son pour­quoi, peut-être que je peux vous aider. Ou plus exac­te­ment peut-être que cet article dont j’ai trou­vé une ver­sion fran­co­phone peut vous aider. Lisez le conte­nu de l’encadré gris. Et de là, vous sau­rez pour­quoi je suis aga­cé.

Mais, comme nous le dit très jus­te­ment L’Electronic Fron­tier Foun­da­tion, ce n’est que le début d’une affaire beau­coup plus impor­tante. Le site est anglo­phone, déso­lé.

Sou­te­nir Wiki­leaks (dont EFF est un des sou­tiens légaux dans cer­tains pro­cès aux USA), c’est éga­le­ment se battre pour la liber­té d’expression de cha­cun. Laquelle ne va visi­ble­ment plus de soi, dans un monde où un simple coup de fil d’un séna­teur amé­ri­cain peut faire fer­mer un site, décla­ré « illé­gal »… sans avoir été même condam­né par la « jus­tice ».

Vrai­ment, ça m’agace. Même si Wiki­leaks n’est en fait pas fer­mé. Il en cir­cule plus de mille copies actives. Le cas Assange (le chef de Wiki­leaks) n’est *pas* à confondre au cas « Wiki­leaks ».

Il faut sau­ver le sol­dat Wiki­leaks. Je sais où trou­ver mon dépu­té. Et vous ?

Le lendemain…

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal,Stuttgart 21 — le mer 1 Déc 2010 à 11:38

Voi­là.

«Stutt­gart 21» c’est fini…

Non, j’rigole… :)

Enfin fini un petit peu quand même. Disons que la média­tion est finie. Et encore…

Bon. Je cesse de ten­ter de réflé­chir, je mets tout sur la page, et vous triez vous-mêmes.

La jour­née a com­men­cé un petit peu solen­nel­le­ment. Il faut dire qu’il y avait du beau linge à la corde, hein. Le pre­mier ministre Map­pus (il avait fait une appa­ri­tion le pre­mier jour, mais était par­ti à midi man­ger —on ne l’a plus revu dans la salle avant ce matin), le patron de la Deutsche Bahn, Grube, qui n’avait jusque ce jour pas dai­gné d’honorer le petit peuple de sa pré­sence, et il y avait aus­si le maire de Stutt­gart, Schus­ter, lequel n’avait pro­ba­ble­ment pas trou­vé la salle avant aujourd’hui. Notez c’est un petit dom­mage, je trouve : ils sont ceux qui ont pro­vo­qué la crise, tout de même.

Du coup, dans le camp des « pour », les vaillants petits sol­dats qui en ont pris plein la tête pen­dant les six semaines étaient relé­gués au deuxième rang, comme les cancres.

Le média­teur, Geiß­ler, a com­men­cé à pré­sen­ter tout le monde. Non : le pre­mier rang. Il a, tout sou­rire, com­men­cé à pour­rir la mati­née de Gru­ber, en lui disant, sous cou­ver­ture de plai­san­te­rie, tout le mal qu’il pense sur l’état de la Deutsche Bahn. Il regrette que les auto­mates aient rem­pla­cé les gui­che­tiers, par exemple.

Ensuite, il a lan­cé la der­nière de média­tion : cha­cun des par­ti­ci­pants (du pre­mier rang) avaient cinq minutes pour leur « plai­doyer ».

Les « pour » ont com­men­cé. Ils ont res­pec­té les formes, remer­ciant Geiß­ler pour son tra­vail. Deux entre eux, ont fait un mea culpa dont j’espère qu’il était sin­cère : ils ont regret­té que le tra­vail effec­tué pen­dant la média­tion n’ait pas été fait avant. Ils ont pro­mis, l’un pour la DB et l’autre pour le gou­ver­ne­ment, que on ne tra­vaille­ra jamais plus comme ça. Série tota­le­ment sans inté­rêt, à part la phrase de Map­pus, dans laquelle il a dit qu’on n’avait jamais eu une telle occa­sion en Alle­magne à part à Ber­lin après la chute du mur. Il par­lait immo­bi­lier.…

La riposte n’a pas tar­dé. Le pre­mier « contre » à par­ler a indi­qué, en pas­sant, qu’à son avis Stutt­gart per­sonne n’a envie d’avoir une Pots­da­mer Platz [le « coeur » hideux du « nou­veau » Ber­lin construit après la chute du mur]. Les « contre » ont été plus agres­sifs. Et sur­tout beau­coup plus pas­sion­nés.

Une fois le tour de table fini, Geiß­ler a deman­dé une heure de patience pour s’entretenir avec les « pour », puis avec les « contre ».

Il est reve­nu cinq heures plus tard. Et il a ren­du son ver­dict. Son ver­dict était pré­vi­sible : il a recom­man­dé un cer­tain nombre de chan­ge­ments au pro­jet, les­quels sou­lignent les points sur les­quels les « contre » avaient mené le plus gros de leurs charges. Il a avoué que le pro­jet alter­na­tif des « contre » était fai­sable, et appa­rem­ment il lui plai­sait bien, mais il a dit qu’il ne pou­vait pas le recom­man­der pour rai­sons finan­cières (le DB avait annon­cé que le renon­ce­ment à son pro­jet venait accom­pa­gné d’une fac­ture de plus d’un mil­liard d’euros, ce qui natu­rel­le­ment fait un petit peu peur…)

Le juge­ment :

  • il a pré­co­ni­sé la créa­tion d’un cadre légal empê­chant la spé­cu­la­tion au sujet des ter­rains « libé­rés » par l’enterrement de la gare, deman­dant que ces ter­rains soient uti­li­sés à autre chose que les centres com­mer­ciaux pré­vus. La ville semble avoir accep­té ça, en ser­rant les dents, tou­te­fois. À suivre.
  • il a exi­gé que les arbres cen­te­naires du parc soient épar­gnés : sauf mala­die « mor­telle », les arbres devraient, le cas échéant être trans­plan­tés, pas abat­tus. Pas négo­ciable. À suivre.
  • il a exi­gé que la DB prouve que dans sa confi­gu­ra­tion du moment le pro­jet pou­vait accep­ter une aug­men­ta­tion du tra­fic d’au moins 30%, et si non, il recom­mande que le pro­jet soit modi­fié, avec entre autres l’ajoût de deux quais à la nou­velle gare sou­ter­raine. La DB com­mente, avec un sou­rire cris­pé, que le test ne pose aucun pro­blème, facile, les doigts dans le nez. Ton­ton, pour­quoi tu tousses ? À suivre plus que le lait sur le feu.
  • il a allu­mé les condi­tions d’accès des han­di­ca­pés à la gare, et au plan de sécu­ri­té en géné­ral. Ça fait sérieux.

J’en oublie cer­tai­ne­ment.

Les « pour » ont pava­né, tous sou­rires devant les camé­ras, mais avec une rai­deur qui avait un je-ne-sais quoi genre « manche à balais dans le cul », les « contre » ont pris acte, sou­li­gné que le « pro­jet le mieux pla­ni­fié du monde » avait appa­rem­ment des lacunes sérieuses, que leurs remarques avaient visi­ble­ment du bon, mais ils ont annon­cé qu’ils ne renon­çaient pas à leur pro­jet alter­na­tif. Les manifs vont reprendre.

Seul point com­mun à tout les par­ti­ci­pants : ils ont, avec Geiß­ler, enter­ré le pro­ces­sus exis­tant concer­nant les « grands » pro­jets. Ils ont pro­non­cé le nom de la Suisse avec une insis­tance ras­su­rante. Geiß­ler a lui car­ré­ment recom­man­dé un pro­ces­sus en trois étapes :

  • une défi­ni­tion du pro­jet (qu’est-ce qu’on veut faire), sou­mise à refe­ren­dum
  • une défi­ni­tion du plan (com­ment on veut faire ça), sou­mise à refe­ren­dum)
  • une fois tout ça dûment accep­té, les tra­vaux

Gagnants et per­dants : tous les par­ti­ci­pants ont per­du, au moins en par­tie. Tous les autres, c’est à dire la popu­la­tion de Stutt­gart, et plus lar­ge­ment la popu­la­tion alle­mande a gagné : per­sonne ne pour­ra plus leur enfon­cer dans la gorge un pro­jet du genre «Stutt­gart 21». Mais ils vont pro­ba­ble­ment tout devoir ava­ler « Stutt­gart 21 plus ».

Les comp­tables de la DB ont très cer­tai­ne­ment pas­sé une sale nuit. Com­bien pour toutes ces modi­fi­ca­tions, et qui va payer ? Ce matin, en urgence, le Bun­des­tag met « Stutt­gart 21 plus » (le sobri­quet que Geiß­ler a uti­li­sé) au menu. Le but, sau­ver le pro­jet.

Au niveau local, cer­tains ont per­du cer­tai­ne­ment beau­coup d’argent dans l’affaire, sur­tout si la ville fait ce qu’elle a pro­mis au niveau des ter­rains construc­tibles libé­rés.

Geiß­ler a gagné son pari. Il n’avait peu de cer­ti­tudes quant sa capa­ci­té à trou­ver un com­pro­mis entre une gare de sur­face et une gare sou­ter­raine, mais il avait misé sur la mise à mort du « bas­ta busi­ness ». Il semble avoir vrai­ment gagné.

Je crois que il y aura un jour avant, et un jour après Stutt­gart 21.

Il y a pas mal à parier que Stutt­gart va reprendre le che­min de la rue. Voyons si « Stutt­gart 21 plus » lui résis­te­ra…

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