Pentax DA 35mm 2,8 Ltd « macro » : en phase de tests …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal,Photo — le jeu 30 Juil 2009 à 09:17

Viola, Limited edition ...

Ça fait une dizaine de jours que je « joue » avec des objec­tifs macro. Situons le débat : un objec­tif « macro » est un objec­tif qui per­met la mise au point à très courte dis­tance. Uti­li­sa­tion « stan­dard » d’un objec­tif « macro » : insectes, fleurs, et bito­nios de tous aca­bits.

J’ai com­men­cé avec le DA 50 mm. Il m’a été prê­té par l’ami Gior­gio. Je me suis rapi­de­ment ren­du compte que pho­to­gra­phier des fleurs de près est *beau­coup* plus dif­fi­cile que pré­vu. C’est la faute du vent, natu­rel­le­ment. Le moindre mou­ve­ment a des réper­cus­sions énormes quand on s’approche. De même, en ce qui concerne les insectes, quand même les coc­ci­nelles se mettent à cou­rir en rond sur le bord d’un verre, on entre une dimen­sion d’agacement(s).

Mais une des carac­té­ris­tiques d’un objec­tif « macro », c’est l’incroyable net­te­té qu’ils four­nissent. L’autre jour, chez les parents de Vio­la, j’ai fait une série de por­traits qui m’a plu.

J’ai lu, ici, un article qui résume assez bien ce que je pense des objec­tifs « macro », mais sur­tout au sujet du DA 35mm macro Limi­ted. C’est un objec­tif « mul­ti­tâches ». Il a été conçu comme un objec­tif « clas­sique » qui offre *en plus* la capa­ci­té de mise au point de très près. Je l’ai depuis hier soir. Natu­rel­le­ment je me suis empres­sé de le tes­ter.

Comme fleurs, je n’ai que des tour­ne­sols. Bon, j’arrête un petit peu avec les pho­tos de tour­ne­sols. Mais après, j’ai déci­dé de tes­ter le DA 35mm avec quelques por­traits.

Et là …

Cet objec­tif –en phase de tests– m’a immé­dia­te­ment séduit. Le pre­mier por­trait de Vio­la que j’ai va faire juris­pru­dence. En ce qui me concerne.

Je sais que les gens qui font du por­tait jurent qu’un por­trait réus­si est fait sur un objec­tif genre FA 85mm 1,4, ou sur un objec­tif du genre DA* 55mm. Et de fait, les por­traits que j’ai faits avec le DA 50mm m’ont beau­coup plu. Mais ce por­trait « Limi­ted » me force à réflé­chir. Du coup, je relis des articles parus l’année der­nière. Extrait :

My Pentax FA 31 F1.8 Ltd is pret­ty frea­kin’ sharp, too. It is, of course, huge com­pa­red to the smal­ler DA* lenses. Any opi­nion regar­ding its sharp­ness com­pa­red to the DA 35 Ltd?
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Mark, the 31mm is a fine lens and is an excellent per­for­mer on the Pentax K10/​20D, espe­cial­ly consi­de­ring it was ori­gi­nal­ly desi­gned for film, not digi­tal cap­ture. Lens per­for­mance encom­passes a lot more than just sharp­ness (as Mike and I go on at length about in the article). Ove­rall per­for­mance of the 31 is excellent, while ove­rall per­for­mance of the 35 on a K20D is lite­ral­ly in a league of its own.

Ce n’est pas moi qui l’ai dit, hein. Mais j’ai exac­te­ment la même impres­sion. Le DA 35mm Limi­ted est vrai­ment un objec­tif à part. Alors que les jours où je sor­tais avec juste mon DA 40mm Ltd se sont faits rares, je pense que je vais le rem­pla­cer par le 35mm avec un plai­sir intense, et que ces jours vont reve­nir. C’est for­cé­ment une bonne nou­velle.

Je ne vais pas faire le devin, mais je crois que je ce DA 35mm Limi­ted va *rem­pla­cer* mon Da 40mm Limi­ted *et* mon DA* 16 – 50mm. Et rapi­de­ment, en plus.

Je ne m’en lasse pas …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le lun 20 Juil 2009 à 07:36

Le soleil, tous les jours !

Le matin, quand je me lève, je vais à la fenêtre.

Et je regarde nos tour­ne­sols.

Et c’est tou­jours le même bon­heur.

Le même bon­heur enfan­tin. Ces fleurs (on en a en ce moment 6) qu’on n’a pas plan­tés, et qu’on découvre un matin sur le bal­con. C’est magique.

Je vous présente mon K20D.

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal,Photo — le dim 19 Juil 2009 à 11:24

É-le-men-taire ...

Il est arri­vé hier. Un « nou­vel » appa­reil pho­to. Un Pentax K20D d’occasion.

J’ai mis « nou­vel » entre guille­mets parce que ce modèle a déjà pra­ti­que­ment deux ans. C’est déjà le modèle d’hier.

Mon K10D devait par­tir en répa­ra­tions, parce qu’il se com­por­tait comme un gamin capri­cieux, refu­sant de répondre à la douce pres­sion de mes doigts sur un des bou­tons. En revanche, la pres­sion de mes doux doigts sur tout le reste de l’appareil déclen­chait la fonc­tion nor­ma­le­ment déclen­chée par le bou­ton récal­ci­trant. Ce n’était pas « grave », mais c’était tout de même dans la caté­go­rie « chiant ». Ou aga­çant, si vous pré­fé­rez.

Mais l’autre jour, en « déve­lop­pant » mes pho­tos, je me suis ren­du compte que j’ai des pixels morts. Je ne sais pas si c’est répa­rable, ça. Ce n’est pas rédhi­bi­toire, mais ça entre très offi­ciel­le­ment dans la caté­go­rie « chiant ». Le genre de trucs qui agace sévère. Avoir sur chaque pho­to des petits (minus­cules même, ce sont après tout des « pixels ») points blancs m’agace. Et de toute façon, avoir un boi­tier de « backup » est tou­jours une bonne idée.

Alors j’ai fran­chi le pas.

D’occasion, pour des rai­sons évi­dentes, je me suis donc ren­du acqué­reur, et main­te­nant pro­prié­taire d’un K20D.

Qu’est-ce que ça change?

  • en appa­rence rien, ou presque. Sur la face avant, le logo « K10 » est rem­pla­cé par le logo « K20 ». Aha. Sur la face arrière, l’écran est plus grand. Mais aucun bou­ton n’a chan­gé : l’interface que j’ai encen­sée au sujet du K10 est tou­jours là. Sinon, les lan­guettes d’ouverture des portes (bat­te­rie et carte) sont plus « pra­tiques » (lire : longues), et il y a sur la face gauche un bito­nio sur lequel on peut bran­cher un sys­tème de flashes. Et quand je dis « bito­nio », c’est pour vous don­ner une idée de la taille. Tant que je parle de taille, le K20 mesure et pèse exac­te­ment autant que le K10. Ce sont deux jumeaux, dont un a une ver­rue un bito­nio sur la joue gauche.
  • les « acces­soires » (bat­te­rie, grip –l’excroissance qu’on met en des­sous l’appareil de façon d’avoir une « poi­gnée » aus­si quand on pivote l’appareil de 90°– télé­com­mande), tout ça est par­ta­gé entre le K10 et le K20. Réjouis­sant, et éco­no­mique.

Main­te­nant voyons ce qu’on peut voir de chan­gé quand on ouvre le capot, et ce que ça change pour l’utilisateur lamb­da (moi) :

  • Le cap­teur a chan­gé : un CMOS de 14,7 Mo. fabri­qué par Sam­sung (pour mémoire, dans le K10 on trou­vait un CCD Sony de 10 Mo)
  • On a accès à la cor­rec­tion des pro­blèmes d’autofocus (avec le K10, il fal­lait l’envoyer au SAV avec les objec­tifs concer­nés *ou* uti­li­ser un logi­ciel qui « déver­rouillait » l’accès à ce menu « reser­vé » aux gens du SAV)
  • On a accès à des sen­si­bi­li­tés plus hautes : 3200, avec sur option 6400 ISO.
  • Il y a un dis­po­si­tif per­met­tant de faire (par exemple) des pho­tos auto­ma­ti­que­ment toutes les « x » minutes.

Ça n’a pas l’air de grand-chose, mais c’est fon­da­men­tal. Sur­tout ce qui concerne le cap­teur. Sur mon K10, il aurait fal­lu qu’on me main­tienne le canon du fusil à la tempe avant que je me décide à uti­li­ser une sen­si­bi­li­té supé­rieure à 560 ISO. Alors que la pho­to du jour a été prise à 1600 ISO. Consé­quence, main­te­nant les « cibles » mou­vantes sont à ma por­tée, même en cas de « mau­vais » temps. Notez, ce que je pho­to­gra­phie géné­ra­le­ment ne se barre que rare­ment en cou­rant. Mais tout de même, c’est confor­table. Géné­ra­le­ment, la qua­li­té des images du K20 est (très) supé­rieure à celle du K10, notam­ment quand on passe la bar­rière des 400 ISO.

Mais sur­tout, la taille des pho­tos est *beau­coup* plus grande. Pour moi, dont le nir­va­na objec­tif serait le « Big­ma » (50−500 mm), il est très agréable d’avoir de grandes images dans les­quelles je peux « tailler » des gros-plans –arti­fi­ciels, certes.

Sinon, mais c’est pro­ba­ble­ment sub­jec­tif, j’ai l’impression que le déclen­cheur du K20 est plus « doux ».

Enfin voi­là. Cela dit, je ne l’ai que depuis même pas vingt-quatre heures, mon K20. Donc j’en ai pro­ba­ble­ment encore pas mal à décou­vrir.

Je me per­mets vous rap­pe­ler l’existence de mon site « Mille vingt-quatre pixels  ». Pho­to pure. Garan­ti 100% sans bla-bla.

Ils l’ont dans le C…

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le mer 8 Juil 2009 à 18:34

Au pied de la lettre ...

Ça va faire six mois qu’ils nous pour­rissent la vie. Sept, en fait.

Sept mois que nous *devons* quit­ter notre appar­te­ment (même si c’est très pro­ba­ble­ment pro­vi­soire), et sept mois que le Job­Cen­ter refuse, demande après demande, de nous lais­ser démé­na­ger. Nous avons visi­té pro­ba­ble­ment une cen­taine d’appartements. Nous en avons sou­mis plus d’une ving­taine au Job­Cen­ter. Nous n’avons reçu que des refus. Le Job­Cen­ter a uti­li­sé toute une col­lec­tion de trucs vague­ment «légaux». Les guille­mets sont d’origine. Leur but : éco­no­mi­ser.

Il y a deux semaines, Vio­la en a eu marre. Elle est allée voir un avo­cat, et l’a convain­cu de deman­der un juge­ment en réfé­ré. L’avocat y est allé, pas vrai­ment à recu­lons, mais pas non plus le sabre au clair. Ben oui, hein : avec plus de 9000 affaires en retard (pour l’année 2008…), l’idée de deman­der un juge­ment en réfé­ré contre le Job­Cen­ter, il faut avoir la foi.

Et aujourd’hui, le juge a décla­ré, en réfé­ré –s’il vous plait– que les déci­sions prises par le Job­Cen­ter à notre encours sont illé­gales.

Et toc.

Vio­la avait rai­son.

Comme d’hab’.

Du coup, nous espé­rons pou­voir emmé­na­ger le mois pro­chain dans un superbe appar­te­ment site à Tegel, à quelques mètres du métro, avec tous com­merces. Cent mètres plus loin, nous sommes au lac de Tegel, et l’immense forêt qui le borde.

Sauf si le Job­Cen­ter décide d’appuyer sur le bou­ton. Mais c’est nous qui sommes du bon côté du canon. Si le Job­Cen­ter refuse d’obtempérer à un juge­ment en réfé­ré, il va y avoir du mou­ve­ment. À Pan­kow, un Job­Cen­ter a fait ça der­niè­re­ment. Depuis lun­di, la police les a fait fer­mer…

On vous tient au cou­rant.

En canoë, en bus, à pieds, ou en deuch’ : la nature à Berlin…

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le dim 5 Juil 2009 à 19:12

Ma deuch' écolo ...

On appelle ça «la longue jour­née de la nature». C’est tous les ans. C’est un suc­cés public crois­sant, et, sérieu­se­ment, c’est très bien. Je veux dire : je les féli­cite pour ce suc­cès, et la crois­sance qui va avec.

On a payé six euros. On avait le choix entre plu­sieurs cen­taines de mani­fes­ta­tions. On aurait pu aller voir les cas­tors, cher­cher les traces des san­gliers, aller voir des ruches, les chauves-sou­ris, ou bien aller décou­vrir … oh, je vous l’ai dit : il y avait des *cen­taines* de mani­fes­ta­tions.

Nous, on a com­men­cé same­di soir. À 23 heures. On est des­cen­dus du S-Bahn à Ost­kreuz, et on a mar­ché quelques cen­taines de mètres. On nous atten­dait là avec des gilets de sau­ve­tage, des pagaies, et des canoës. Je ne plai­sante pas. On a pas­sé une heure sur un lac au cœur d’une zone indus­trielle, et c’était magni­fique. On n’avait pas de lampes. La lune était pleine. Les autres canoës n’étaient que des ombres. Il a tout de même fal­lu en évi­ter un ou deux [sou­rire]. Les trains pas­saient, mais de mon canoë, j’étais au calme. J’ai admi­ré les lumières d’une cen­trale ther­mique. Vous ima­gi­nez.

On est ren­trés à la mai­son vers une heure et demie. Et on s’est levés à cinq heures. Argl.

On avait ren­dez-vous. Le bus était exac­te­ment là où on l’attendait. On a pris la route. Direc­tion : Tem­pel­hof, le défunt aéro­port en plein cœur de Ber­lin. On nous lais­sés entrer, et on est par­tis sur les pistes. Quand on est des­cen­dus du bus, c’est le bruit qui m’a le plus sur­pris. Je ne sais pas com­bien d’oiseaux étaient là. Et il y avait des myriades d’insectes en train de se taper la cloche dans les mil­liers de fleurs. Le bâti­ment de Tem­pel­hof est main­te­nant un monu­ment his­to­rique, donc pas ques­tion qu’il dis­pa­raisse. J’espère que le «parc» sui­vra. Il y a là les 4 der­niers couples d’un oiseau dont j’ai oublié le nom. Pour les pro­té­ger, il y a des gens qui traquent les renards de Tem­pel­hof, et les déportent, his­toire que les vola­tiles aient la chance de se mul­ti­plier.

Deux heures plus tard, et quelques kilo­mètre plus loin, on avait ren­dez-vous avec deux fores­tiers de la ville. Oh, oui, Ber­lin a des fores­tiers. Plu­sieurs cen­taines, en fait. Ber­lin est pro­prié­taire du deuxième domaine fores­tier muni­ci­pal d’Europe. Ces deux gars nous ont expli­qué ce qu’ils font. Les guerres d’espèces d’arbres, la ten­ta­tive de re-équi­li­brer les forêts de Ber­lin (ben oui, hein, à Ber­lin-Est, il n’y en avait pas, de fores­tiers, et ça a duré plus de trente ans). On a mar­ché deux heures en pleine forêt. C’était magni­fique.

Mais on avait pas encore fini. On avait un ren­dez-vous pour une balade en deux-che­vaux. Le modèle à crot­tin ori­gi­nal. Une car­riole, avec seize per­sonnes à bord. On est par­tis en voyage sur la fron­tière. Oui, la vieille fron­tière Est-Ouest. Elle n’a pas fini de lais­ser des traces, mais pour les voir, le mieux c’est de prendre une deuch’, avec le fores­tier prin­ci­pal du coin. Balade au bout de l’absurde. Un petit tron­çon d’autoroute, sur un pont, envi­ron­né de nature déchaî­née.

Voi­là. Notre «longue jour­née de la nature». De sur­prise en sur­prise. Et on n’a fait que quatre mani­fes­ta­tions. Ne me deman­dez plus pour­quoi j’aime Ber­lin …

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