Quand la musique e.s.t bonne …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le dim 31 Mai 2009 à 18:26

Tribute ...

Ça fait un moment, peut-être deux ou trois mois que j’ai décou­vert un trio de jazz qui me bou­le­verse. Manque de chance, Esb­jörn Svens­son est mort l’été der­nier, et donc …

e.s.t (Esb­jörn Svens­son Trio) est… dif­fé­rent. Ils vont nous man­quer, n’en dou­tez pas. Ils jouaient une musique nova­trice, unique.

En fait ils manquent déjà. Me déci­dant enfin à «goû­ter» à un album d’un gui­ta­riste sué­dois du nom d’Ulf Wake­nius, j’ai choi­si un album au hasard. Le titre est Love is real, mais ce n’est qu’après avoir vu la cou­ver­ture que je savais que j’allais avoir un choc. Il y a là, en bas à gauche, un auto­col­lant rond et rouge qui dit : «a tri­bute to Esb­jörn Svens­son». Hom­mage.

J’en suis à la pre­mière écoute. Le Ulf est un bon gui­ta­riste, mais sur­tout il *aimait* Esb­jörn Svens­son. Ça s’entend à chaque note. Son jeu est magni­fique, sen­sible, très sub­til.

L’hommage qu’il rend à e.s.t est aus­si sin­cère que méri­té. Sa ver­sion de seven days of fal­ling (de l’album épo­nyme) est aus­si bon que la ver­sion d’e.s.t

Mais rien ne rejoint éter­nel­le­ment l’original. Je vous donne une liste d’albums à feuille­ter d’une oreille sen­sible :

  • From Gagarin’s point of view
  • Seven Days of Fal­ling
  • Via­ti­cum
  • Tues­day Won­der­land

Quand la musique e.s.t bonne, rien n’a d’importance, que sa sin­cé­ri­té.

Annniversaire …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le sam 30 Mai 2009 à 22:51

Tout dans le regard ...

Je m’en sou­viens comme si c’était hier. J’étais dans le métro, à la sta­tion Père-Lachaise. J’ai levé l’œil de mon livre, et je me suis trou­vé nez à nez avec une affiche sur laquelle je voyais la sta­tue de Les ailes du désir (der Him­mel über Ber­lin), mon film pré­fé­ré depuis le jour où je l’ai vu la pre­mière fois.

Sur l’affiche, était annon­cée la dif­fu­sion de ce film, comme pre­mière émis­sion de Arte. Le 30 mai 1992. Sacrée entrée en matière…

Et j’étais au ren­dez-vous.

Cartes postales …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Cartes postales,Journal — le ven 29 Mai 2009 à 19:17

Lübeck

J’ai déci­dé de créer une nou­velle caté­go­rie d’articles sur ce site, appe­lée «cartes pos­tales». Je ne vais pas m’étendre sur le concept, ça devrait plus ou moins tom­ber sous le sens. Je pré­cise tout de même que les «cartes pos­tales» seront géné­ra­le­ment dénuées de texte.

Et voi­là.

Encore un chapitre …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le jeu 28 Mai 2009 à 23:08

Ciel plombé...

Ving­tième et der­nier jour : grand final médi­cal

La visite de fin du séjour. Le méde­cin est une femme. Je la vois pour la seconde fois. La pre­mière fois, la veille, elle n’a rien dit. Elle rentre, me donne la main, se pré­sente, et me dit : «Avez-vous des ques­tions ?».

Je réponds : «Non.».

Fin de l’entretien. Elle me redonne la main, me sou­haite tout pour le futur, et sort.

C’est la dame qui va écrire le rap­port final. Ça devrait me faire rire, mais quel­que­part, ça coince.

Sinon, pour finir en beau­té, mon der­nier ate­lier a été la qua­trième séance du groupe neu­ro­psy­cho­logue «concen­tra­tion». J’avais déci­dé de ne plus rien dire. Pas de chance, les autres en étaient arri­vés à la même déci­sion que moi, pour je ne sais quelles rai­sons, et sont éga­le­ment res­tés silen­cieux. La dame a ramé pen­dant trente-cinq minutes, seule. Pour finir, elle nous a dis­tri­bué un «compte-ren­du» de «ce que nous avons fait ensemble». Je jette un œil machi­nal des­sus : rien de ce que *nous* avons four­ni pen­dant les séances ne figure là. Quelle sur­prise !

Et voi­là. c’était fini.

La chro­nique des vingt autres jours sont lisibles ici.

Interruption temporaire de nos émissions …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le jeu 7 Mai 2009 à 00:22

Plus tard ...
Je suis déso­lé, mais je vais fer­mer la bou­tique pen­dant au moins trois semaines. C’est pour une bonne cause, pro­mis : je vais en «réha­bi­li­ta­tion» dans une cli­nique neu­ro­lo­gique dans un pate­lin quel­conque au nord de l’Allemagne.

Pour les nos­tal­giques, je rap­pelle qu’un livre, *mon* livre a été publié ce mois-ci. Si vous avez envie de l’acheter, ne vous pri­vez sur­tout pas. Vous pou­vez le trou­ver ici.

La bonne nou­velle, c’est que je vais me for­cer à écrire un jour­nal pen­dant ce séjour neu­ro­lo­gique. Avec un petit peu de chance, on y trou­ve­ra matière à rire.

Donc, trois semaines de calme.

Bonne vacances !

Pièce de résistance …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Galerie,Journal,Photo — le mar 5 Mai 2009 à 00:49

Classe fumeurs ...

Ah, j’en ai. des choses à racon­ter, sur cette jour­née de dimanche.

Je vais essayer de tirer les ensei­gne­ments des 500 pho­tos que j’ai prises. Mais avant, je vou­drais vous dire quel était le mot que j’ai vai­ne­ment ten­té d’écrire hier. Le mot, c’est «escar­bille». Il m’est reve­nu à dis­po­si­tion ce matin, à onze heures et vingt-deux minutes. J’étais en train de lire un livre en anglais. Comme quoi, même incons­ciem­ment, je conti­nue à essayer de retrou­ver un mot éga­ré.

Donc, mes pho­tos.

D’abord, et c’est curieux, mal­gré une forte pro­por­tion de pho­tos «pas par­faites», elles «fonc­tionnent», en tout cas pour moi. Sur­pre­nant, éga­le­ment, le fait que j’ai pris cer­taines pho­tos à 560 ISO, voire 800 ISO, et qu’elles sont tout à fait accep­tables. Par exemple, le por­trait du gamin d’hier est à 560 ISO. Nor­ma­le­ment, mon K10D est réglé avec l’auto ISO entre 100 et 200. J’ai tou­jours uti­li­sé les «ISO hauts» en cas de lumière très basse. Et après 400 ISO, la qua­li­té des images en pâtis­sait. Mais sous le soleil, en fait, pas de pro­blème.

Tant que j’ai pris des pho­tos de locos à l’arrêt, une vitesse de déclen­che­ment de 1125 de seconde me suf­fi­sait. Quand il s’est agit de pho­to­gra­phier des locos lan­cées, il m’en fal­lait plus. J’ai com­men­cé à 1/​350, et j’ai fini à 1/​750, et je pen­sais être tran­quille avec ça.

Erreur. Enfin je crois. Mes por­traits de méca­ni­ciens «lan­cés» manquent de net­te­té. Je ne peux pas me déci­der en ce qui concerne la cause. Est-ce une ques­tion de rapi­di­té de déclen­che­ment, ou une ques­tion d’ouverture de mon objec­tif. Dans le cas, à la pro­chaine occa­sion, je vais uti­li­ser un pro­gramme «spé­cial», TAV. C’est une exclu­si­vi­té Pentax, TAV. TAV me per­met de fixer arbi­trai­re­ment la rapi­di­té de déclen­che­ment et l’ouverture, lais­sant l’appareil d’ajuster la valeur ISO à la quan­ti­té de lumière dis­po­nible.

Avec ce pro­gramme, j’aurais pu avoir une ouver­ture de au moins 4 avec une vitesse de 1/​1000s, et j’aurais eu mes pho­tos avec des ISO variant entre 400 et 800. Et je suis per­sua­dé que j’aurais été satis­fait.

Mais com­pre­nez-moi bien : je *suis* satis­fait de mes pho­tos. Même celles de mes méca­ni­ciens.

Jugez vous-mêmes …

Hors d’œuvre …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le lun 4 Mai 2009 à 00:23

... ou dessert...

J’ai pas­sé une jour­née… folle. Tota­le­ment folle.

Je ne vais pas publier ce soir toutes les pho­tos de la jour­née, bien sûr. Ni tout racon­ter.

J’ai beau­coup appris sur mon appa­reil pho­to et la pho­to­gra­phie.

J’ai encore une fois –même fugi­ti­ve­ment– le meilleur de l’humain.

Bon… par quoi je com­mence ?

On a failli rater le train, pour com­men­cer. On a raté un métro, et de fil en aiguille, on a failli devoir regar­der le train par­tir sans nous. Mais il était encore là…

Ce qui man­quait, c’est la loco à vapeur. Je n’étais, à ce stade, que déçu. Mais c’est deve­nu encore pire quand j’ai com­pris pour­quoi, et quand j’ai pu voir les consé­quences. À la base, l’équipe de Ber­lin macht Dampf (Ber­lin à toute vapeur) a été punie par… le beau temps. En rai­son de risque d’incendie sur le tra­jet, sur les quatre machines à vapeur alle­mandes enga­gées pour la parade inter­na­tio­nale, trois sont res­tées au dépot.

La décep­tion était per­cep­tible dans le train. Et, quand on a com­men­cé à appro­cher de Wolsz­tyn, la gare polo­naise que je com­mence à appe­ler «La Mecque de la vapeur», j’ai vu des dizaines de pho­to­graphes. Ils attendent les machines alle­mandes, cer­tains depuis des heures pour être cer­tains d’avoir «le bon empla­ce­ment». J’en ai vus grim­pés dans des arbres. J’ai vu des femmes, tran­quille­ment ins­tal­lées sur un siège pliant, à l’ombre, en train de lire pour attendre leurs maris, les­quels atten­daient les alle­mandes. Et les alle­mandes ne sont pas venues.

C’était un coup dur pour la parade. «Notre» machine, la 52 8177, aurait été la plus grosse machine de la parade, avec la machine du dépôt de Cott­bus. De la fenêtre de mon wagon (d’époque, ban­quette en bois, et tout), j’avais vrai­ment mal pour tous ces pas­sion­nés. À force d’entendre les pas­sion­nés par­ler, j’ai fini par apprendre le pour­quoi du com­ment. Dans le temps, il n’était natu­rel­le­ment pas ques­tion d’interdire la cir­cu­la­tion des machines à vapeur durant tout l’été à cause des [le mot refuse de pas­ser : des petits mor­ceaux de char­bon enflam­més éjec­tés et pro­je­tés sur la voie]. Les voies étaient pro­té­gées (le long des voies, tout était net­toyé), pour empê­cher l’incendie. Mais main­te­nant, on ne fait plus ça, et un fonc­tion­naire quel­conque, à Ber­lin, a déci­dé d’ordonner la remise des machines au dépôt.

Et puis on est arri­vés à Wolsz­tyn.

Là, le chro­no s’est arrê­té. J’ai com­men­cé à cou­rir dans tous les sens, l’œil rivé dans le viseur de mon K10D. Je ne vou­lais rien rater. Clic! Clic! Clic!

Tête à tête ...

Le chro­no s’est réen­clen­ché. Ça allait l’heure de la parade.

La foule s’amassait. Des mil­liers de gens. Pra­ti­que­ment autant d’appareils pho­to que de gens. Tout le long du tra­jet de la parade. C’était incroyable de res­sen­tir l’excitation col­lec­tive au fur et à mesure. Il a fal­lu d’abord subir une demi-heure de dis­cours. Je n’en ai pas com­pris grand-chose. Moi et le Polo­nais, hein. Par moments ils se relayaient à deux. Un en Polo­nais, et l’autre en Alle­mand. Ils nous lisaient des poèmes à la gloire de la vapeur.

Les gens grim­paient par­tout. On atten­den­tait. Moi même, j’étais au sol. J’avais deux pro­blèmes : les gens autour de moi ne me per­met­taient par beau­coup de pos­si­bi­li­tés d’angles de vue sur la parade, et en plus, vu que les locos ont ten­dance à être noires, il me fal­lait si pos­sible d’être pro­té­gé du soleil si je vou­lais avoir des pho­tos avec un ciel bleu.

Partout ...

J’ai fini par grim­per sur le toit d’un appen­tis vague­ment bran­lant. Ensuite, j’ai pas­sé l’heure de la parade à crier, dan­ser, applau­dir, embras­ser tous mes voi­sins, lais­sant cou­ler toutes les larmes de mon âme tel­le­ment c’était magni­fique.

Enfin presque.

Occu­pé que j’étais à pho­to­gra­phier tout ce qui bou­geait, je me suis limi­té aux larmes. Mais le cœur y était. Je ne sais pas com­ment je pour­rais décrire ce que je n’ai pas vu. Car, natu­rel­le­ment, j’étais concen­tré sur les machines et leurs conduc­teurs. Donc j’ai assez peu fait atten­tion aux gens. Mais je les sen­tais vibrer, et je les enten­dais crier. Main­te­nant, der­rière mon cla­vier, je pense à tous ces gens. Cer­tains sont venus du monde entier. Et l’ambiance était extra­or­di­naire.

On a tout par­ta­gé.

Partager ...

J’arrête pour ce soir.

Hier, j’étais avec Vio­la et Gior­gio. Ils m’ont sup­por­té, à tous les sens du mot,etJe ne sais pas com­ment dire la gra­ti­tude que je leur dois.

Un indice …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le ven 1 Mai 2009 à 00:53

Ruhlebener Straße 17 ...

Je vous en reparle mar­di soir. Mais je vous donne un indice…

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