Un p’tit coup d’ciel bleu …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Photo — le dim 30 nov 2008 à 14:01

Une de mes pré­fé­rées du jour. Je ne sau­rais pas expli­quer pourquoi.

Berlin Jerusalemplatz — avant la neige …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le sam 29 nov 2008 à 12:50

Il va nei­ger, c’est sûr.

Non, je triche. Parce que moi, Maître De l’Espace Et Du Temps ©, je suis déjà demain d’hier, donc aujourd’hui, et je sau­rai qu’il a neigé demain, ce que j’aurais pu vous annon­cer après-​​demain. Ou quelque chose d’approchant.

Notez que j’ai presque plus rien. Ça ne s’est pas joué à beau­coup. La capi­taine a choisi la Bala­ba­la­tak­tik, his­toire de me miraculer.

C’est pas clair ?

Bon : j’ai sou­vent mal au dos. Et quand j’ai plus mal au dos que «sou­vent» (lire : quand mes dou­leurs deviennent «limites», donc très fortes) on m’a donné des com­pri­més. Sur la notice, on me dit que ces com­pri­més peuvent me don­ner de PUTAIN D’AMNÉSIES DE MERDE, QUELLE IDÉE À LA CON !! petites tem­po­raires pertes de mémoire. C’est ce que je nomme la Bala­ba­la­tak­tik, citant ma neu­ro­logue laquelle (à l’époque) me met­tait en garde contre les petits com­pri­més roses qui rendent les gens «bala­bala». Avant de, à son tour, m’en pres­crire. J’ai pen­dant une minute joué avec l’idée de lui deman­der si c’était l’amnésie qui devrait me gué­rir de mon mal au dos. Dos ? Quel dos ? Après, le pro­blème, c’est que le miracle sera qu’il sera dif­fi­cile à prou­ver, vu que j’aurai oublié les dou­leurs. J’aurai jamais ma plaque à Lourdes. Pfff …

L’idée du mal au dos, pour ma neu­ro­logue, c’est de «vivre» avec, et si ça devient vrai­ment trop fort, on enclenche la Balabalataktik.

Heu­reu­se­ment, il y a d’autres gens qui se penchent sur le pro­blème. J’en sau­rai plus un de ces jours, mais j’ai *a priori* le choix entre une opé­ra­tion (ça veut dire que j’en ai pour au moins un mois), et une série d’injections «sous scan­ner» (non, je n’ai aucune idée de ce que ça veut dire).

Entre temps, je vais faire des photos.

Menu, menu !

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le mer 19 nov 2008 à 17:09

J’en ai un petit marre, là. Disons que je suis pro­vi­soi­re­ment légè­re­ment agacé. Oui, c’est le bon mot : agacé.

Et comme je suis, par nature, géné­reux, je vais vous racon­ter ma mati­née, his­toire de par­ta­ger. Oh, ne me remer­ciez pas, c’est tout naturel.

Si, si.

Donc : ce matin. rendez-​​vous chez un col­lègue de ma neu­ro­logue. Dans le bureau d’à côté. Pour­quoi un col­lègue ? Parce qu’il a une chouette machine qui t’injecte du cou­rant dans les par­ties membres his­toire de savoir dans quelle mesure les nerfs fonc­tionnent. À l’origine de l’affaire, c’est une requête de mon ortho­pé­diste qui se demande si on devrait pas m’opérer du dos, car il a petit peur pour moi. J’ai une her­nie dis­cale qui me cha­touille par moments le nerf scia­tique. Donc j’étais allé chez ma neu­ro­logue. Elle m’a pris un rendez-​​vous chez le col­lègue, (j’insiste : á la requête de mon ortho­pé­diste, et lui seule­ment), mais avant elle m’a ras­suré. Après avoir regardé les radios que j’avais amené, elle m’a dit qu’une opé­ra­tion ne s’impose abso­lu­ment pas. Chic. C’était la semaine dernière.

Le col­lègue, lui, s’est contenté de m’enfoncer, ce matin. UNE PUTAIN D’AIGUILLE ÉLÉCTRIQUE dans le mol­let. Et puis, quand j’ai repris mon souffle, il a dit, lui aussi, qu’une opé­ra­tion ne s’imposait pas. Chic !

Dans la conver­sa­tion, on a parlé du scan­ner Dop­pler de l’autre jour. Il a opiné que ce serait une chouette idée d’en tou­cher un mot à sa col­lègue (ma neu­ro­logue, pour ceux qui auraient du mal à suivre). Donc, il s’annonce, res­sort, et nous dit d’attendre un petit peu.

Après sa cliente, la neu­ro­logue nous fait entrer. Elle me dit qu’elle se demande com­ment je fais pour mar­cher. J’ai pensé que c’était une blague, natu­rel­le­ment. Mais, au cours de la conver­sa­tion, il se trouve qu’elle était sérieuse. Elle a retourné sa veste. Main­te­nant, l’opération, elle est pour. Chiotte.

Après avoir opiné contre son col­lègue, elle s’est pen­chée sur ma caro­tide. Elle m’a expli­qué qu’à son avis, ce n’était que très mar­gi­na­le­ment dan­ge­reux. Quant au scan­ner «plus» men­tionné dans le report, elle pense que ce n’est pas très urgent. Chic.

D’autant qu’à la Cha­rité (l’hôpital de chez moi), on avait parlé à un Doc­teur (majus­cules incluses) du qua­trième étage (le bâti­ment n’a que quatre étages, mais c’est his­toire de vous dire que c’est sérieux quand on parle à un Doc­teur du qua­trième), qui était du même avis. J’attenderais tran­quille­ment jusqu’à un rendez-​​vous cou­rant Jan­vier. Et ma neu­ro­logue, ce matin, m’a dit que la Cha­rité avait pro­ba­ble­ment rai­son, qu’ils étaient tou­jours à la pointe. Chic !

Après avoir mangé (dans l’Imbiß de notre bou­cher Bio, des rognons (Bio)), on est ren­trés à la mai­son. Juste à tant pour décro­cher le télé­phone : au télé­phone, la Cha­rité. À la requête expresse du Pro­fes­seur Doc­teur (je ne vous fais pas remar­quer les majus­cules, hein …) Chef du ser­vice, j’aurai mon scan­ner la semaine pro­chaine. Mon­sieur le Pro­fes­seur Doc­teur Chef de Ser­vice consi­dère, lui, qu’il y a urgence. Chiotte  !

Pour paro­dier Lino, je dirais sim­ple­ment ceci : Mon petit, je ne vou­drais pas te paraître vieux jeux et encore moins grossier…L’homme de la pampa par­fois rude, reste tou­jours cour­tois… Mais la vérité m’oblige à te le dire: mes Méde­cins com­mencent à me les bri­ser menu !

Chez Maximillian …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Idiocratie,Journal — le mar 18 nov 2008 à 13:52

On atten­dait devant chez «Maxi­mil­lian», une chaîne ins­tal­lée à Ber­lin depuis les années 20. Ils vendent de la sau­cisse et des spé­cia­li­tés you­go­slaves (et la «sau­cisse tzi­gane» qu’ils ont inven­tée). Leur image de marque est due à la haute qua­lité de ce qu’ils vendent.

Que serait Ber­lin sans Imbiß ? Ah,oui. Pour ceux d’entre vous qui ne passent pas toutes leurs vacances en Alle­magne, un Imbiß est une petite bou­tique, ou par­fois plu­tôt un stand, ou une cara­vane, dans laquelle l’Allemand peut à toute heure ache­ter et man­ger des sau­cisses chaudes. À Ber­lin, la spé­cia­lité est la Cur­ry­wurst, sau­cisse au curry, noyée dans le ket­chup, ser­vie seule ou avec des frites. Les Imbiß ont de la concur­rence, notam­ment avant des «Döner» (dans le temps, en France, ça s’appelait sand­wich grec, mais en Alle­magne les Döner sont turcs), et depuis quelques années les chi­nois font aussi beau­coup de plats à empor­ter. La qua­lité varie, les échoppes ouvrent et ferment.

Mais il y en a qui res­tent, ins­tal­lés depuis des décen­nies, et ce n’est pas par hasard.

Dans ma tête, à chaque fois que je pro­nonce le mot Imbiß, il y a cette fabu­leuse scène tirée du film Der Him­mel über Ber­lin (les ailes du désir), dans laquelle Peter Falk, accoudé au comp­toir d’un Imbiß ouvert la nuit, dis­cute avec un ange.

Moi j’ai vu des anges posés sur un réverbère …

Sablier lumineux …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le mar 18 nov 2008 à 00:54

[Aujourd’hui nous sommes allés pour la pre­mière fois (tout de même déjà 3 ans que je suis à Ber­lin …) que nous sommes allés à la chasse (photo) dans ce quar­tier.] Aujourd’hui nous sommes allés pour la pre­mière fois (tout de même déjà 3 ans que je suis à Ber­lin …) à la chasse (photo) dans ce quar­tier. Un quar­tier que Viola a fré­quenté pen­dant des années. C’est un quar­tier (par endroits) très «popu­laire», au bon sens du terme. Après ça change un peu, on com­mence à ren­trer dans Gro­piuss­tadt, en pas­sant à tra­vers des cités construites dans les années 30. Gro­piuss­tadt, ça sera pour un autre jour.

Preview …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Aphasie,Journal — le dim 16 nov 2008 à 13:03

Une femme est entrée dans la chambre. Elle por­tait une blouse blanche, donc elle était méde­cin. Elle m’a parlé. Elle avait une sorte de cale­pin dans la main. Elle me mon­trait une sil­houette des­si­née sur le cale­pin. Mais je ne com­pre­nais pas de quoi elle par­lait. C’était «nor­mal», puisqu’elle par­lait allemand.

Alors elle a recom­mencé, et là je com­pre­nais, «natu­rel­le­ment», puisqu’elle par­lait fran­çais. Je me suis douté que j’avais un pro­blème, car «avant», je com­pre­nais aussi l’allemand, et là, non. Curieux.

Quand elle a parlé en fran­çais, j’ai com­pris ce qu’elle me deman­dait. Elle me deman­dait de lui dire ce qui était des­siné sur son cale­pin. Oh, je savais ce que c’était. Natu­rel­le­ment. Quelle ques­tion idiote !

C’était une … mince.

Je n’ai pas trouvé le mot.

Le mot que je n’ai pas trouvé était «poule». Le second mot je ne l’ai pas trouvé non plus. C’était «lapin».

Deux mots de per­dus, un nou­veau d’appris. Quand elle a quitté la chambre, j’avais dans la tête le mot «apha­sie», tout neuf. Depuis ce jour, bien­tôt trois ans, il ne m’a jamais vrai­ment quitté.

J’ai eu de la chance. Beau­coup de chance. Et, lors de mes divers séjours à l’hôpital, un simple regard en direc­tion d’autres malades m’en a convaincu. Cer­tains n’étaient pas capables d’articuler le moindre mot. Je ne suis pas resté très long­temps dans ma pri­son d’aphasie «pro­fonde». J’ai eu une crise de panique quand je me suis rendu compte que j’étais apha­sique. À ce moment là, je n’avais pas de mots pour expli­quer ce qui m’arrivait : j’étais inca­pable de trou­ver, ni dire, le mot «poule». J’étais inca­pable de m’exprimer, en quelle que langue que ce soit. Mais ça a «bien» évolué : je peux lire et (presque) écrire en fran­çais, en anglais, et en alle­mand. Cela dit, par­ler, toutes langues confon­dues, est sou­vent encore un gros problème.

Quand je dis que j’ai eu de la chance, c’est d’abord du fait que je ne suis pas mort des suites de cette attaque céré­brale que je parle. Ça s’est joué à une dizaine de minutes, et l’attaque s’est pro­duite au moment où le méde­cin est entré chez nous. Donc le diag­nos­tic a été très rapide, et l’intervention des secours a été pra­ti­que­ment immé­diate. Sans oublier que j’habite pas très loin de l’hôpital. Je suis resté hémi­plé­gique pen­dant quelques heures. Mon côté droit était tota­le­ment para­lysé. Et quand j’ai émergé, je pou­vais mar­cher, et j’avais l’usage de mes deux mains. Enfin presque : ma main droite fait, encore aujourd’hui, de la résis­tance. Et mon côté droit entier a perdu de la force, jambe, bras, et main. Je ne veux même pas ima­gi­ner ce qui se serait passé si je n’avais pas été très rapi­de­ment et sur­tout très bien traité par les urgences de l’hôpital.

En ce qui concerne ma sor­tie pro­gres­sive de mon état d’aphasie, je ne sais pas quelle a été la part de chance. Com­ment savoir à quoi mon état actuel est dû ? Il y a pro­ba­ble­ment une grande part de tra­vail de ma part, mais aussi une part de chance. Il y a des pans entiers de langues qui sont reve­nus sans que j’aie quoi que ce soit à «faire». Consciemment.

Mais j’ai, très consciem­ment, beau­coup travaillé.

Pas seul. Pas seulement.

Je vou­drais pro­fi­ter de l’occasion qui m’est don­née de remer­cier mon pro­duc­teur, et toute l’équipe.

Et Viola.

Viola a sou­vent été le moteur de mon tra­vail quo­ti­dien. Viola qui m’a offert mon Lumix, pour me pous­ser sur la voie vers une «gué­ri­son», cette voie qui passe par la photo, et qu’elle avait cor­rec­te­ment iden­ti­fiée bien avant moi. Elle m’a sup­porté, dans tous les sens du mot, depuis le pre­mier jour, sans avoir jamais exprimé le moindre doute, *si* elle en a eu. Elle m’a poussé à sor­tir, à prendre des mil­liers de pho­tos. Elle m’a rendu une langue dont j’ignorais que je savais la parler.

Par­fois, en bou­tade, je dis qu’on devrait don­ner à tout apha­sique un appa­reil photo avant de le ren­voyer à la mai­son. Mais ce n’est qu’en par­tie une bou­tade. Indé­pen­dam­ment de tout tra­vail ortho­pho­niste, dont le but est de recou­vrir l’usage de sa langue usuelle, on peut en acqué­rir une autre. La photo n’en est qu’un exemple, je sup­pose que le des­sin, la pein­ture, la sculp­ture, mais aussi la cui­sine, le bri­co­lage, la méca­nique, ou toute autre dis­ci­pline, peut deve­nir une langue. Une porte de sor­tie de l’aphasie qu’on décrit (cor­rec­tion : que JE décris) sou­vent comme une prison.

Chaque photo que je montre est une main ten­due que le monde exté­rieur peut saisir.

Un contact, c’est tou­jours une porte de sor­tie. Un signe.(Aha.)

Où en suis-​​je ?

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Galerie,Journal,Photo — le sam 15 nov 2008 à 11:16

Aurais-​​je réussi cette photo l’année dernière ?

Je l’ai prise «de la hanche». D’instinct. Sans «réflé­chir». Et donc, même si je pense effec­ti­ve­ment que je n’aurais pas pu la faire de cette façon l’année der­nière, je ne sais pas exac­te­ment pour­quoi. Et au fond, ça n’intéresse per­sonne, même pas moi.

Mais c’est l’occasion de pas­ser en revue mes acquis photographiques :

  1. Cadrage : je me suis assou­pli [légère touche de sar­casme]. Je fais beau­coup plus atten­tion qu’avant, évitant pas mal d’erreurs fâcheuses. Et je n’hésite plus à reca­drer «après». J’aurais dit l’année der­nière que c’est de la triche, mais par­fois il n’y a pas d’autre solution.
  2. Expo­si­tion : j’ai une cer­taine ten­dance à sous-​​exposer, aidé par mon K10 qui a, lui aussi, ten­dance à sous-​​exposer. J’ai lu des tonnes de pages à ce sujet, mais j’ai un pro­blème : les pho­tos que je fais par­fois, en sui­vant les conseils que j’ai lus, expo­sant «à droite», ne me plaisent que rare­ment. Elles manquent d’ombres. Je ne fais que du RAW, donc tout peut s’arranger. Mais je pense qu’il faut que je travaille.
  3. Pro­fon­deur de champ : mon cau­che­mar. J’ai du mal à régler focale /​ ouver­ture /​ dif­frac­tion. J’ai beau­coup à apprendre à ce sujet. Et j’ai bien avoir dans mon sac photo un petit fas­ci­cule que j’ai imprimé, si je l’en sors, je ne suis que rare­ment satis­fait. En plus, par­fois, je ne mets pas au point là où il faudrait.

Mais alors, en fait, où ai-​​je progressé ?

Est-​​ce que j’ai progressé ?

Allez, je vous laisse juges, et je vous pro­pose un «best-​​of» des pho­tos de la semaine (celles que je n’ai pas encore utilisées).

L’économie «verte» …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le ven 14 nov 2008 à 21:03

Je ne pou­vais tout sim­ple­ment pas résister.

La ballade des gens qui sont nés quelque part …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Idiocratie,Journal — le ven 14 nov 2008 à 10:30

Même les cons peuvent poser de bonnes ques­tions. Sou­vent le savoir, vu que ce qui les inté­resse est géné­ra­le­ment plus les réponses que les ques­tions. Mais moi j’aime bien les questions.

Quand les cons posent de poten­tiel­le­ment bonnes ques­tions, ça res­semble à ça :

• Dans quel pays êtes-​​vous ins­tallé ?
• Depuis com­bien de temps ?
• Pour quelles rai­sons avez-​​vous quitté la France ?
• Est-​​ce tem­po­raire ou défi­ni­tif ?
• Quand vous reve­nez en France, quelles sont vos impres­sions ?
• ce qui vous manque ? ne vous manque pas ?
• Dans votre pays d’adoption, com­ment voit-​​on la France d’aujourd’hui ? les Fran­çais ? (quelques grandes lignes)
• Com­ment considérez-​​vous votre pays d’accueil ?
• etc.

Vous pou­vez vous ima­gi­ner la nau­sée à la lec­ture des réponses, quand la ques­tion est posée sur un site «légè­re­ment» xéno­phobe, natu­rel­le­ment ara­bo­phobe, et géné­ra­le­ment hanté par, comme le disait Georges Bras­sens, des «imbé­ciles heu­reux qui sont nés quelque part».

Je pour­rais vous infli­ger la cri­tique des réponses don­nées par les cons (c’est beau­coup plus court à écrire que «imbé­ciles heu­reux qui sont nés quelque part»), mais à quoi bon ? Quand la rai­son de s’exiler évoquée res­semble à : «Constat impuis­sant de l’islamisation effré­née de la France», géné­ra­le­ment alliée à une sor­dide rai­son écono­mique, je ne res­sens pas le besoin de dis­cu­ter. Ho, il y a quelques années, j’aurais sorti mon glaive et mon verbe, rêvant de lance-​​flammes, et en avant. Mais aujourd’hui ?

Aujourd’hui je m’interroge sur le bien-​​fondé de de la ques­tion posée par le con en chef (pseudo : Fran­çois Desouche, ahaha …).

Car les cons qui ont répondu ont en géné­ral émigré vers un pays «riche». Et quand on y pense, quelle est la dif­fé­rence entre un pays riche ?

Il n’y en a plus. Si on veut du dépay­se­ment, en fait, il fau­drait aller dans un pays «pauvre», peu­plé de gens que, dans la langue des cons, sont tous des immi­grés en puissance.

J’ai testé. Mon par­cours «étran­ger» m’a fait pas­ser par la Pales­tine (pays pauvre), et par trois pays riches Israël –fugi­ti­ve­ment, j’avoue – , le Dane­mark, et main­te­nant l’Allemagne. Dans les trois pays riches, je suis bien en peine à dis­cer­ner les dif­fé­rences pro­fondes avec la France.

Dans les rues de Tel Aviv, celles de Copen­hague et celles de Ber­lin, je vois les mêmes enseignes qu’à Paris, par exemple. Quelle est la dif­fé­rence entre un Pizza Hut ? Quelle est la dif­fé­rence entre un McDonald’s ? Quelle est la dif­fé­rence entre un C&A ? Entre une Peu­geot ? Esprit ? Starbucks ?

Les gens marchent tous avec une main à l’oreille (Nokia, LG, etc.), ou avec un iPod. Si vous en voyez un, com­ment savoir si c’est un danois à Tel Aviv ou un fran­çais à Berlin ?

Et si on gratte un petit peu … les poli­tiques (et les hommes poli­tiques) sont les mêmes. J’ai oublié (bien­heu­reux) le nom du détes­table pre­mier ministre danois de l’époque où j’y habi­tais, mais je *sais* que j’aurais du mal à le dis­tin­guer de notre petit Nico­las. À part la taille, le reste est le même. Le même dis­cours. Ce dis­cours je l’entends aussi en Alle­magne. Et si vous aviez un quelque doute, réflé­chis­sez : l’Europe nous oblige à avoir tous les mêmes lois. Les lois qui s’attaquent aux fro­mages au lait cru (chers aux fran­çais) s’attaquent égale­ment aux «bou­let­ten» ber­li­noises. D’ici 20 ans, nous man­ge­rons tous la même chose. Et je ne parle pas de MacDo, là.

Deux pays qui ont les mêmes lois peuvent-​​ils être dif­fé­rents ? En fait c’est même le rêve fran­çais, ça, non ? Même à Alger, c’était la France, non ? Et à Saï­gon aussi. Les mêmes lois pour tous.

Vous ne me croyez tou­jours pas ? Je vais vous aider. Vous savez com­ment en dit «Ségo­lène Royal» en alle­mand ? Ça se dit «Ursula von der Leyen». Je n’invente rien. Com­pa­rez vous même : Clone1 contre Clone2.

Sans rire : même les «imbé­ciles heu­reux qui sont nés quelque part» existent par­tout. Ils ont le même dis­cours, les mêmes pho­bies, les mêmes armes. Sauriez-​​vous me dire quelle est la natio­na­lité d’un «imbé­cile heu­reux qui sont nés quelque part» juste à voir sa tête ?

Exploitation, droit de l’image, etc. …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le jeu 13 nov 2008 à 17:53

Hier, alors qu’on ren­trait à la mai­son de l’hôpital, j’ai voulu prendre une photo d’une loco­mo­tive. Cor­rec­tion : un jeu en forme de loco­mo­tive, situé dans le jar­din de l’église à Leopoldplatz.

Quelques secondes plus tard, je me fais abor­der par une femme qui m’a demandé ce que j’avais pho­to­gra­phié. Je lui ai mon­tré la loco. Et là, *la* ques­tion : est-​​ce que j’avais pris une photo d’un enfant ?

Vu que la loco était dans un enclos fermé et visi­ble­ment vide, je lui ai demandé si elle avait un enfant là. Et je chan­geais de sujet, ayant vu un lam­pa­daire … et vous savez, hein, entre moi et les lampadaires.

Et la dame insiste. Viola lui répond. Après un cer­tain temps, la dame déclare qu’elle s’engage pour le droit des enfants, contre leur exploi­ta­tion, et patati et patata. Pour être hon­nête l’intérêt pour la conver­sa­tion et la dame m’avait quitté depuis sa seconde phrase, alors j’ai levé les yeux, et j’ai pris cette photo.

Une chouette photo. Au moins, per­sonne ne vient m’accuser d’exploiter les arbres. Pour le moment.

Et quatre ou cinq couches de gel plus tard …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Idiocratie,Journal — le mer 12 nov 2008 à 19:40

Aujourd’hui, j’avais un rendez-​​vous. À l’hostau.

C’était le coup d’un quart d’heure, à la base. C’était ma visite de contrôle (une tous les six mois) dépar­te­ment Dop­pler. C’est sympa, ils me recon­naissent, je les recon­nais. Je m’allonge, elle me flanque (schlaf) une giclée de gel (brrrrr, c’est froid) dans le cou, et com­mence à me pas­ser sa sonde. Elle l’a fait plu­sieurs fois. Et, en cours de pas­sage, elle prend son télé­phone, et demande qu’on lui envoie mon­sieur Machin, celui qui est par­kin­so­nien, et aussi mon­sieur Duge­nou. Et elle conti­nue à tra­vailler. Son appa­reil est nou­veau, avec un écran beau­coup plus grand. J’ai l’impression qu’elle ne l’aime pas beau­coup, son nou­vel appa­reil, mais bon.

La porte s’ouvre. C’est mon­sieur Dugenou.

Il ne s’appelle pas Duge­nou. Notez que je ne sais pas com­ment il s’appelle, mais je connais son bou­lot. Il porte une blouse blanche. Il s’assied, et prend la sonde, me met lui aussi une giclée de cet innom­mable gel (re-​​schlaf), et puis aussi dans les che­veux, et il me fait me contor­sion­ner, et il dit que des mots cochons, puis il se relève, m’abandonne un petit moment, passe un coup de fil, et revient : est-​​ce que ça me gêne­rait de reve­nir dans une petite heure, his­toire que le patron puisse me voir ?

Aha. Là, je voyais la queue d’un loup. Duge­nou me dit qu’il n’est pas tout à fait sûr, mais qu’il pense que mon artère fer­mée depuis mon acci­dent n’est en fait plus exac­te­ment fer­mée, et il me confirme que ce n’est pas une très bonne nou­velle. Il nous conseille d’aller prendre un café, et de ne pas s’inquiéter, avant que le patron m’ait vu.

Avant de sor­tir, il me donne un chif­fon, his­toire que je me puisse me sépa­rer de cette saleté de gel. Merci.

Bon. Pas de panique. En plus, on a trouvé dans un café (en face de l’hostau, plu­tôt mou­rir que retour­ner dans la cafet’ de cet hôpi­tal, de funeste mémoire) des crois­sants man­geables ! On papote, et à l’heure dite, on revient.

Là, il y avait une nou­velle. Elle me demande si ça me gêne pas. Ho mais non, je vous en prie. Et Schlaf, une couche de gel sur la tronche. Et elle com­mence à jouer avec le scan­ner. En fait, mais je ne le savais pas, elle c’était une étudiante. Et en atten­dant le patron … elle a joué au doc­teur. Argl.

Au bout d’un moment, arrive le patron. Avec Duge­nou. Même lui se sou­vient de moi, tiens. Et il reprend l’examen, avec des variantes, où il pose ses doigts sur mes artères et tape des­sus pour savoir d’où vient le sang qu’il entend cou­ler dans la machine. Et schlaf, il me colle une giclée de gel. Il me pousse les doigts dans les yeux, aussi. Et dans le doute, il me (schlaf) me regicle un p’tit coup de gel. Ils sont quatre autour de moi.

Puis le patron dit que je peux me rele­ver. Il m’explique que ma caro­tide est très pro­ba­ble­ment réou­verte, me recon­firme que ce n’est pas vrai­ment une bonne nou­velle, et me dit qu’il fau­drait pour bien faire pas­ser un scan­ner (un ECT, le bou­din dans lequel il faut s’allonger) pour être vrai­ment sûr. Et après, il fau­drait dis­cu­ter. Et puis il me dit d’attendre dehors le temps qu’il tape dicte à Duge­nou son rapport.

Ayant pitié pour moi, l’étudiante me tend de quoi de dé-​​geler la tronche. Merci.

Et puis un attend un petit peu, et revient Duge­nou. On lui pose quelques ques­tions, tout de même. Quand on dit que ce n’est pas vrai­ment une bonne nou­velle, c’est natu­rel­le­ment parce qu’il y a un risque. Un risque que j’aie une seconde attaque. Oh, pas grand-​​chose, hein, 5, ou 10%. Et pour la suite, en fait, on est dans le brouillard, car ce cas est rare, et donc il n’y a pas d’études.

Ah, il faut aussi que je prenne un rendez-​​vous pour dans six mois avec mon dop­pler de contrôle.

Nous, on part, et on va à l’accueil, his­toire de prendre pour mon rendez-​​vous de dans six mois. Après un quart d’heure de queue, on apprend que c’est direc­te­ment au labo qu’on peut prendre rendez-​​vous. Alors on y retourne, et on attend qu’ils ouvrent la porte. La dame très gen­tille du labo nous dit qu’il faut qu’on repasse plus tard, en jan­vier, car elle n’a pas encore reçu son agenda.

Voilà. Trois heures à l’hôpital, cinq giclées de gel, et une fis­sure au futur.

L’ironie du diable …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le mar 11 nov 2008 à 16:11

Ils étaient mariés depuis presque 50 ans.

Ils s’aimaient, ou bien ils ne s’aimaient pas, et d’abord quelle impor­tance ? Avec le temps, tout passe, mais tout reste. On trouve des façons de s’aimer ou se détes­ter dif­fé­rents, au fil des années, pro­ba­ble­ment. Et je m’en fous, de toute façon. Ils sont res­tés ensemble. Point. Cha­cun pour ses rai­sons, ou bien ensemble pour les mêmes rai­sons, pour moi, étran­ger à ces deux là, c’est pareil.

Enfin c’était pareil.

Enfin vir­tuel­le­ment pareil.

Je ne les connais­sais pas. Je ne les ai jamais vus. Je n’aurais jamais même su qu’ils existaient.

Mais main­te­nant que je le sais, ils ne sont plus là. Ils sont morts. Il l’a tuée. Et ensuite il s’est tué.

On ne sait pas si ils s’aimaient. Enfin, moi pas. Je sais ce qu’il a écrit avant de se tuer.

Il a écrit qu’il n’en pou­vait plus. Elle était tom­bée malade. Elle devait res­ter au lit. Et il n’y avait plus per­sonne pour lui faire à man­ger. Ni pour lui laver son linge. Per­sonne pour faire les courses. Per­sonne pour lui ache­ter son jour­nal, per­sonne pour lui rapié­cer ses chaus­settes. Elle était deve­nue tota­le­ment inutile.

Oh, il n’était pas *obligé* de la tuer, natu­rel­le­ment. Il serait bien parti, cher­cher sa chance ailleurs, avec une autre. Mais, iro­nie du diable, il était catho­lique, et pour lui impos­sible de divorcer.

Alors ils sont morts. Il l’a tuée. Et ensuite il s’est tué.

Sur le chemin …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Aphasie,Journal — le mar 11 nov 2008 à 08:52

On reve­nait de chez ma neu­ro­logue. Et comme sou­vent, c’est quand on doit par­ler qu’on réflé­chit. Donc je me suis rendu compte de deux (ou trois) choses :

  • mes cycles de dys­fonc­tion­ne­ment (mes crises d’aphasie, pour par­ler fran­çais) sont main­te­nant beau­coup plus longs. Ma capa­cité à par­ler, et dans une cer­taine mesure à com­prendre, ne varie plus tant du jour au len­de­main. Les «vagues» sont plus «longues». Ça va faire trois semaines que je suis en phase basse, alors qu’avant j’avais pété la forme pen­dant presque un mois.
  • mes méca­nismes d’apprentissage (ou réap­pren­ti­sage) de mes langues étran­gères fonc­tionnent. Alors que j’avais tota­le­ment perdu l’usage de l’allemand, je suis main­te­nant à nou­veau capable de conce­voir des phrases com­plexes. À défaut de pou­voir les dire. Aha.
  • en ce moment je ne com­prends plus l’anglais quand je l’entends. Alors que je lis l’anglais à un niveau tel que j’achète plus volon­tiers des livres en anglais qu’en fran­çais, les films en anglais me sont ces jours-​​ci inac­ces­sibles sans sous-​​titres

C’est dingue.

Mais mon «apha­sie» est, le plus sou­vent, sous contrôle. Donc, si je vous m’entendez dire à brûle-​​pourpoint quelque chose du genre «tiens, il y a deux bal­lons qui dansent sur l’eau», vous pou­vez prendre ça pour argent comp­tant. Promis.

La «sonate de l’homme bon» …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le mar 4 nov 2008 à 10:41

La dame m’emm…bête depuis déjà des mois. Son his­toire est pra­ti­que­ment une fable, c’est à dire qu’il y a une morale à la fin. Même si son his­toire n’est (mal­heu­reu­se­ment) pas encore finie.

La dame s’appelle Andrea Ypsilanti.

Elle fait de la poli­tique. Enfin c’est son bou­lot. Elle est la chef du SPD (équi­va­lant plus ou moins au PS, pour ceux qui ne s’intéressent habi­tuel­le­ment pas à la poli­tique en Alle­magne) du Land de Hesse. Et elle veut le pouvoir.

Elle a presque gagné les der­nières élec­tions, en février de cette année. Mais pas assez pour pou­voir prendre le pou­voir. Pas seule. Il lui faut s’allier. Et c’est là que son his­toire se trans­forme en fable. Avant les élec­tions, elle avait très offi­ciel­le­ment annoncé son refus d’une quel­conque alliance avec «Die Linke», vous savez, ces gens tel­le­ment sym­pa­thiques, les amis du Peuple [avec majus­cule], avec lequel aucun parti [au niveau natio­nal] n’accepte ver­tueu­se­ment de par­ler et sur­tout de s’allier, car le parti des amis du Peuple est égale­ment par essence anti­dé­mo­cra­tique. Jusque là, rien à signa­ler. En atten­tant, l’ennemi heŕi­di­taire (mais l’allié au niveau natio­nal) CDU/​CSU conserve en Hesse le pou­voir, à titre pro­vi­soire, jusqu’à ce qu’une majo­rité apparaisse.

Mais la dame vou­lait le pou­voir. Et, de quelle que façon qu’elle uti­lise sa cal­cu­lette, elle ne peut pas dépas­ser les 50% sans «Die Linke». Et donc, elle a suivi sa conscience : elle a annoncé qu’elle allait essayer de dis­cu­ter avec les si sym­pa­thiques cama­rades de Die Linke. Dis­cu­ter, pas s’allier, hein. Bon d’accord, s’allier. Tacitement.

Comme quoi les prin­cipes sont élas­tiques, sur­tout quand on approche du pouvoir.

À sa pre­mière ten­ta­tive, il y a quelques mois, une député de son propre parti (le SPD) avait publi­que­ment invo­qué son «cas de conscience». Elle en avait pris plein la tête. Mais, tirée entre la fidé­lité à son parti et sa conscience, elle avait per­sisté, et avait fait capo­ter l’affaire.

La semaine der­nière, on n’avait que la photo de la dame Ypsi­lanti sur les jour­naux. Et aujourd’hui, elle devait *enfin* accé­der au pou­voir, avec l’alliance offi­cielle avec les Verts, et l’alliance «tacite» de Die Linke.

Mais cette fois, ils sont quatre. Quatre dépu­tés du SPD qui ont annoncé, hier, qu’ils ne vote­raient pas l’alliance. Conscients qu’en fai­sant ça ils empêchent leur parti d’accéder au parti. Conscients qu’il y aurait pro­ba­ble­ment des conséquences.

Il reste, en Alle­mand, quelques gens qui sont capables de s’en tenir à leurs prin­cipes, quel qu’en soit le prix.

Et la dame, s’affiche par­tout, fus­ti­geant les «traîtres», se décla­rant «déçue», «blessée».

La dame m’emm…bête.

Sur­tout quand elle donne rai­son à Angela Mer­kel, chan­ce­lière, de droite, quand elle dit :

la culture poli­tique en Alle­magne gagne à ce qu’il n’y ait pas de chan­ge­ment de gou­ver­ne­ment (régio­nal) qui repose sur un man­que­ment à la parole don­née aux électeurs

Vous pou­vez trou­ver tout ça ici.

Sans rire, que ce soit la droite qui se trouve en posi­tion de pou­voir écrire la *morale* de la fable, ça m’emm…bête.

Ha, mon titre … je fais réfé­rence à un très inté­res­sant film, «la vie des autres», qui nous per­met de ten­ter de ne pas oublier ce que ça veut dire, d’appartenir à un parti tel­le­ment sym­pa­thique, un parti du Peuple [avec majus­cule]. Et sans morale.

Fermé pour cause de gain, et de désertion …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Idiocratie,Journal — le sam 1 nov 2008 à 12:41

L’aéroport de Ber­lin Tem­pel­hof est main­te­nant fermé. La soi­rée de fer­me­ture a vu le maire bom­bardé de tomates et d’œufs, a entendu dans la salle de la fête (entrée sur invi­ta­tion seule­ment) des sif­flets nour­ris, et une par­tie des tables est res­tée vide.

Les Ber­li­nois sont tristes, et –pour cer­tains– fâchés. Cepen­dant, le jour où il y eu une pos­si­bi­lité de faire échec au pro­jet du maire, lors d’un réfé­ren­dum, les Ber­li­nois sont res­tés à la maison.

Même moi, mais moi j’ai la conscience tran­quille : je n’avais pas le droit de voter. Notez que je vais avoir le droit de ne pas réélire le maire et ses alliés «die Linke». Je ne vais pas m’en priver.

Donc, main­te­nant, à Ber­lin, on va mettre Tem­pel­hof dans les mains des inves­tis­seurs, pour les­quels on va natu­rel­le­ment dérou­ler tous les tapis … rouges. Je suis convaincu que les cama­rades de «die Linke», qui hantent les bureaux d’études en tout genre, ont toutes les poches grandes ouvertes. Ils ont eu la peau de la plu­part des scènes de Ber­lin (Ouest), la peau de la pati­noire de Ber­lin (Ouest), d’un, et bien­tôt les deux aéro­ports de Ber­lin (Ouest), et, on en parle, dans le futur, du stade olym­pique de Ber­lin (Ouest). Tout ça pour être rem­pla­cés des pro­jets tous situés dans Ber­lin (Est), natu­rel­le­ment. Ou bien dans le Bran­den­burg voi­sin. Leur seul échec, à ce jour, est le pro­jet «medias­pree», tor­pillé par un réfé­ren­dum dans le Kiez (arron­dis­se­ment) de Kreuzberg.

Bien­tôt, les Ber­li­nois (de l’ouest) vont se réveiller dans une zone de par­cage. Sans aucune infra­struc­ture, et aux mains des tel­le­ment sym­pa­thiques des cama­rades de Die Linke.

Ça pro­met …

La photo ne repré­sente pas l’aéroport de Tem­pel­hof, mais un de ses voi­sins. La police cri­mi­nelle. Allez savoir pourquoi …

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