Interlude …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le mer 30 juil 2008 à 13:45

Je sais, je suis fainéant.

Mais j’ai tout de même un petit peu tra­vaillé, hein. Sim­ple­ment, ça ne se voit pas beaucoup.

Pas encore.

Mais en par­tie tout de même : j’ai changé le sys­tème de gale­ries. Cli­quez sur les pho­tos ci-​​dessous pour voir de quoi je parle.

Les pho­tos datent d’hier, en sor­tant de chez la spé­cia­liste qui va (très pro­ba­ble­ment) m’opérer un de ces quatre. Je les trouve chouettes.

Et vous ?

La «démocratie» qui fait peur …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le mer 16 juil 2008 à 11:53

Lundi matin, dans la presse alle­mande, ce n’était pas la panique. Certes, les élec­teurs avaient tor­pillé le pro­jet «Medias­pree», mais pour­quoi s’inquiéter ?

Par exemple : la séna­trice* Inge­borg Junge-​​Reyer, char­gée du déve­lop­pe­ment (écono­mique), a immé­dia­te­ment déclaré que les contrats signés avec les pro­mo­teurs seraient res­pec­tés. La dame est du parti «socia­liste». Ce qui est impor­tant pour elle, beau­coup plus que ce que les élec­teurs clai­re­ment dit, c’est de gar­der la confiance des inves­tis­seurs. Elle pré­co­nise un «dia­logue entre les pro­mo­teurs et rive­rains». En d’autres termes, elle nous cui­sine une Sar­kozy euro­péenne à l’irlandaise**. Les élec­teurs ont le droit de dire ce qu’ils veulent, du moment que tout conti­nue sans pro­blème.
* Ber­lin est à la foi une ville et un «Land», donc le Sénat de Ber­lin est en fait aussi le conseil muni­ci­pal, mais avec des pou­voirs très éten­dus.
** Recette fameuse : si le texte est refusé, on le repro­pose –après retouche cos­mé­tique – , et on fait revo­ter jusqu’à ce que le résul­tat soit conforme. Notez que la Sar­kozy euro­péenne à la fran­çaise est une variante de la recette : après l’étape de retouche cos­mé­tique, on enferme le congrès, on modi­fie –si néces­saire– la consti­tu­tion, et ensuite on passe le texte sans vote.

Ils essayent par tous les angles. Du côté FDP (une sorte de Bayrou-​​isme), un député (donc un élu «fédé­ral», donc natio­nal) a fus­tigé l’«irresponsabilité» des élec­teurs ber­li­nois, les mena­çant des péna­li­tés finan­cières si les pro­mo­teurs deman­daient des dédom­ma­ge­ments. Et tant qu’il y était, il a expli­qué que les per­dants de ce résul­tat étaient en réa­lité tous ceux qui veulent tout sim­ple­ment un tra­vail (légal, sic.).

C’est tel­le­ment sub­til, et tel­le­ment délicat.

Sur le site d’un jour­nal alle­mand, où on peut écrire des com­men­taires, un lec­teur a trouvé les mots qui vont bien :

Die soll­ten sich ein neues Volk wählen.

Une fois tra­duit, ça donne : ils devraient se choi­sir un nou­veau peuple (dans ce cas, en alle­mand, «choi­sir» et «élire» sont le même mot).

C’est une idée, ça !! Non ?

Notez qu’aux USA, c’est déjà en route. Toute per­sonne ayant fait de la pri­son (et vous connais­sez les sta­tis­tiques car­cé­rales aux USA …) est défi­ni­ti­ve­ment (à véri­fier, mais il me semble bien) pri­vée de ses droits civiques. Donc des élec­teurs blancs et riches sont la cible.

Démo­cra­tie, démocratie …

Croiseur coulé …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le lun 14 juil 2008 à 19:53

La «Nou­velle Ber­lin» a du plomb dans l’aile. Le croi­seur de bataille Medias­pree, dont je vous par­lais hier, a coulé, perdu corps et âmes. Bon débarras.

Sans rire, les atroces archi­tec­tu­resques qu’on nous inflige, c’est insup­por­table. Genre la photo du jour. J’en ai, rétros­pec­ti­ve­ment, encore mal aux globes ocu­laires, de m’être pris cette hor­reur en pleine face au détour d’un pas­sage. J’ai des spasmes quand j’y repense.

Mais à quoi est-​​ce qu’ils pensent, les types qui acceptent ce genre de bri­co­lages ? Je veux dire : à part l’argent, naturellement.

Tout ça est tel­le­ment laid, vicieu­se­ment moche, per­ver­se­ment piteux, que j’en vien­drais presque à espé­rer qu’on ne va pas faire sau­ter tout ce qui a été construit à l’Est, avant.

C’est moche aussi, hein. Mais c’est *seule­ment* moche. Pas trop prétentieux.

Juste d’imaginer ce qu’on vou­drait nous faire endu­rer à la place …

Tes H.L.M. sophis­ti­qués
On n’en veut pas nous nos mai­sons
On s’les construira nous même
Sur les ruines de tes illu­sions
Et puis on r’prendra en main
Quoi donc ? L’habitat urbain

Renaud — Étudiant, poil aux dents

Je sais ça t’fait pas mar­rer. J’pouvais pas m’en empêcher.

La «nouvelle Berlin» … que d’ la gueule ?

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le dim 13 juil 2008 à 11:18

Aaaah, la nou­velle Berlin …

Aujourd’hui, il se passe quelque chose. Et c’est *très* sym­bo­lique. Il s’agit, appa­rem­ment, de sau­ver l’accès des Ber­li­nois à leur fleuve, la Spree, menacé par un pro­jet immo­bi­lier énorme, nommé «Medias­pree». À cet effet, les citoyens du Bezirk (arron­dis­se­ment) concerné,(Friedrichshain-Kreuzberg), doivent aujourd’hui aller voter. Il s’agit d’un réfé­ren­dum «d’initiative locale».

Le pro­jet «Medias­pree», c’est une grosse ver­rue. C’est une créa­tion d’argent. Pour l’argent. Pour l’image. Pour la «nou­velle Berlin».

La nou­velle Ber­lin est née des retrou­vailles, des embras­sades for­ce­nées des années 90. Et ça nous a déjà donné de glo­rieux pay­sages urbains. Vous le sen­tez bien, mon sar­casme, là ?

Je veux bien mettre ça sur le compte de l’enthousiasme crée par la réunion des deux Alle­magnes, mais je crois qu’il serait temps que quelqu’un se balade un petit peu avec un œil sur les sonnettes.

Je vous en ai parlé hier, des son­nettes. Elles parlent. Fort. Elles hurlent l’échec de la direc­tion prise par la «nou­velle Ber­lin». Mais les pro­mo­teurs s’en foutent. Ils conti­nuent. Je me demande com­ment ils font, vu que tous ces immeubles vides, ça doit coû­ter de l’argent. À quelqu’un. Cet immeuble en par­ti­cu­lier a au moins 8 ans.

Les citoyens de Friedrichshain-​​Kreuzberg demandent une inter­dic­tion de construire à moins de 50 mètres de la Spree.

On ne peut qu’applaudir, non ?

Et pour­tant. Les gens à l’origine de cet réfé­ren­dum sont les patrons des «beach bars». Les beach bars (bars de plage) sont, pour la plu­part, en fait illé­gaux. Et, de fait, ils inter­dissent aux Ber­li­nois l’accès à la Spree. Qui pénètre dans l’enceinte se voir averti par un pan­neau à l’entrée que son sac sera fouillé. His­toire que rien de buvable ou man­geable vienne de l’extérieur. Légal, ça ?

En fouillant un petit peu, on peut se rendre compte de quelque chose de très trou­blant. Enfin moi ça me trouble. J’ai l’impression que les Beach Bars, sont en gros le plan B de la «nou­velle Ber­lin». Si le plan A (Medias­pree) ne passe pas, ça sera au pro­fit du plan B (Beach bars). Le plan B, c’est le fric et l’image du «pauvre». Sur­tout le fric.

Mais le pauvre n’aura, lui, tou­jours plus l’accès à la Spree.

Ques­tion sub­si­diaire : pour­quoi est-​​ce que, lors de mes deux ou trois visites à Kreuz­berg cette semaine n’ai-je vu *aucune* affiche appe­lant à ce référendum ?

555 …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le sam 12 juil 2008 à 13:10

Je les aime bien, ces lam­pa­daires. Il y a plu­sieurs modèles en acti­vité. Je ne sais pas qui les choi­sit. Je ne sais pas si c’est par arron­dis­se­ments (Bezirke, an alle­mand), ou bien dans toute la ville par époque, mais ceux-​​là je ne les ai (pour le moment) vu que dans le centre de Ber­lin. Dans le «nou­veau Ber­lin». Comme quoi, ils ne peuvent pas se trom­per sur *tout*. Regar­dez la façade, par exemple. Le centre de Ber­lin est plein de bâti­ments avec des façades «vir­tuelles». Le bâti­ment en ques­tion a été construit il y a à peu près 10 ans, pour des appar­te­ments de luxe. À moins de 100 mètres de la fameuse Pots­da­mer Platz, le «cœur» de la «nou­velle Berlin».

C’est au moins le troi­sième rava­le­ment. Et quand on regarde les son­nettes, on peut voir que les appar­te­ments sont déses­pé­ré­ment vides. Depuis des années. Comme quoi ils se trompent tout de même pas mal, les pro­mo­teurs de la Nou­velle Berlin.

J’aime bien les ombres «trans­pa­rentes» que le machin en verre permet.

Je sais pas s’il y beau­coup de pho­to­graphes qui passent autant de temps que moi, le nez en l’air, à regar­der les réver­bères. Ou les sonnettes.

C’est la cinq-​​cent-​​cinquante-​​cinquième photo sur ce site (en excluant les galeries).

«Laisse, c’est de l’art» me dit Juppé …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le ven 11 juil 2008 à 10:15

Ouaips, cette nuit, j’étais à Bordeaux.

En bord de Garonne. J’étais avec Juppé. Oui, ce Juppé là. Alain Juppé. Il était en train de clo­per tran­quille, en bras de che­mise, la veste posée sur le para­pet de la rive, mal­gré la pluie.. Il vou­lait me faire ren­con­trer un jeune, qui venait de faire un docu­men­taire. En Pales­tine. Il vou­lait mon avis.

Ah, là on peut décou­vrir un des avan­tages de l’écrit. Une ques­tion du genre : « vous connais­sez la dif­fé­rence entre un docu­men­taire et un «docu­men­taire» ? », si on la pose à l’oral, perd pas mal de son sens.

À la porte s’est pré­senté un gamin. Peut-​​être 20 ans. Avec un look scru­pu­leu­se­ment étudié. Assez «artiste» pour faire oublier tout le reste –en incluant l’âge du gamin. Il s’exprimait très bien. Et il m’a parlé de la Pales­tine. Après quelques minutes de son dis­cours, lequel s’est rapi­de­ment avéré n’être qu’un nau­séa­bond bla-​​bla, je l’ai inter­rompu, et lui ai demandé de me mon­trer son documentaire.

Après la pre­mière scène, le machin est devenu un «documentaire».

Natu­rel­le­ment, c’était un rêve.

Les rêves «made in Pales­tine» se sont faits rares. Et c’est très bien comme ça. Mes rêves pales­ti­niens, nor­ma­le­ment, sont vio­lents. Ils sentent le métal chaud, les gaz d’échappement. La mort. La bande son regorge de moteurs hur­lant, d’hélicoptères, et de coups de feu.

Aujourd’hui, donc 6 ans après, j’ai encore des sueurs froides quand j’entends dans la rue des moteurs genre pel­le­teuse, ou bull­do­zer. Ou quand des gamins jouent avec des pétards, et tout ça m’explique très faci­le­ment les bandes son de mes rêves palestiniens.

On voit un taxi pales­ti­nien qui roule sur une route déserte. Il prend un virage. Au bord de la route, il y a un véhi­cule (ça me fait pen­ser à une dépan­neuse) israé­lien. Et alors que le taxi ralen­tit, le véhi­cule lâche deux gros boules métal­liques sur le toit du taxi. Ça fait des morts. Mais le véhi­cule démarre son moteur, et part.

Ensuite, la caméra plu­sieurs témoins, et c’est là que tout com­mence à par­tir en que­nouille couille. Les témoins sont tous joués par le même acteur, pas vrai­ment bien déguisé. Alors je demande au gamin où il avait tourné ça. La réponse : Vénis­sieux. Je com­mence à me fâcher un petit peu, et le gamin parte en cla­quant la porte, après m’avoir traité d’agent pro­vo­ca­teur sioniste.

Houla. Là, je sais exac­te­ment d’où ce rêve me vient. Ce rêve pales­ti­nien me vient droit de Vénis­sieux. Le déclen­cheur a été, ces jours-​​ci un juge­ment. Le réa­li­sa­teur du film Jénine, Jénine avait été atta­qué en dif­fa­ma­tion par un col­lec­tif de sol­dats israé­liens. Et il a gagné. Enfin en appa­rence. En fait le juge a décrété que les sol­dats n’avaient pas le droit de l’attaquer *de cette façon là*. Il a aussi déclaré que la mau­vaise foi du réa­li­sa­teur était patente. Et je ne suis pas loin d’être d’accord avec lui. Et pour ceux qui n’auraient pas suivi les épisodes pré­cé­dents, l’auteur du texte cité par le lien «Vénis­sieux», c’est moi.

À ce juge­ment, ajou­tez la … libé­ra­tion d’Ingrid Bétan­court. Ou plu­tôt cer­tains com­men­taires à ce sujet. L’utilisation à l’iranienne du mot «Sio­niste» –majus­cule com­prise– dans le titre d’un article venant d’une «Agence de presse asso­cia­tive» m’a, la nuit der­nière, envoyé tout droit dans ce rêve curieux.

Ai-​​je dit «curieux» ? Voyez donc la fin  :

Alors que je dis­cu­tais avec Juppé, au bord de la Garonne, j’ai vu une colonne de temple grec pas­ser dans l’eau. Puis des sta­tues qui flot­taient comme des canards de bain. Alors que, inter­lo­qué, je tour­nais la tête vers Juppé pour lui deman­der si il avait vu ça aussi, il m’a sim­ple­ment répondu : «Laisse, c’est de l’art». Ensuite, il a écrasé sa ciga­rette, a repris sa veste, et est parti.

Il a un petit peu de bon sens, le Juppé de mon rêve.

La journée la plus longue …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le lun 7 juil 2008 à 20:08

Ber­lin orga­nise chaque année un tas de jours, jour­nées, voire nuits, les plus longs. Ce week-​​end, c’était la «jour­née la plus longue de la ville-​​nature». Je ne sais même pas d’activités étaient pro­poses aux ber­li­nois, mais pro­ba­ble­ment plu­sieurs cen­taines. On pou­vait obser­ver les chauves-​​souris, les cas­tors (oui  il y a des cas­tors à Ber­lin), il y avait des par­cours bota­niques, on pou­vait étudier les traces des ani­maux, on pou­vait faire des balades uniques en canoë dans les réserves (nor­ma­le­ment inter­dites d’accès), tout un tas de trucs.

Nous on a réussi à aller dans trois acti­vi­tés. Ce n’était pas évident, car les acti­vi­tés les plus n’étaient acces­sibles que sur rendez-​​vous, et nous on n’a su qu’un petit tard. Mais on en eu tout de même trois. On a eu une visite du zoo, sur le thême : «les espèces à sau­ver», une balade au parc bota­nique inti­tu­lées «écou­ter les oiseaux», et une pres­ta­tion d’un groupe de pho­to­graphes aux­quels on pou­vait poser des ques­tions pra­tiques sur la pho­to­gra­phie «sur le terrain».

Notez que les acti­vi­tés n’étaient pas le fait de rigo­los. Au zoo, c’était le direc­teur du zoo lui-​​même. Au parc bota­nique, c’était un Pro­fes­seur d’ornithologie (et en Alle­magne, quand quelqu’un uti­lise le mot «Pro­fes­seur», on *entend* la majus­cule, si vous voyez de quoi je veux par­ler), et les joyeux pho­to­graphes publient leurs pho­tos dans Géo, ou dans Natio­nal Geo­gra­phic, excu­sez du peu.

Notre Pro­fes­seur, il don­nait l’impression d’être sorti d’une bande des­si­née. La soixan­taine bien tas­sée, maigre, barbu, en short et san­dales, avec en ban­dou­lière une paire de jumelles «Zeiss». Mais il connais­sait son affaire.

Au total, on a passé un week-​​end extra­or­di­naire. Pour douze euros.

J’aime Ber­lin. Et les Ber­li­nois *aiment* leur zoo. C’est l’endroit le plus visité de la ville. Chaque banc est orné d’une plaque com­mé­mo­rant un ber­li­nois, et donc un don. Le ber­li­nois le plus connu habite au zoo. Il s’appelle Knut.

Et ber­li­nois il est : il est né à Ber­lin. C’était la pre­mière fois. Quand je l’ai vu, samedi soir (il était plus de 9 heures du soir), après la visite, il y avait une famille assise là. Ils lui parlaient.

J’adore cette ville. Plus de vingt-​​mille tickets ven­dus pour cette «longue jour­née de la ville-​​nature».

Merci.

Un petit peu de «parler boutique» …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal,Photo — le sam 5 juil 2008 à 11:35

Ha, il s’en passe des choses impor­tantes, ces jours-​​ci.

Oui-​​oui.

Mon «Ring» avance. Moins vite que je l’aurais voulu, natu­rel­le­ment. Parce que (entre autre) j’ai perdu une jour­née de pho­tos à cause de mau­vaises mani­pu­la­tions alliées à un manque de sérieux. Ça, c’est le prix à payer quand on com­mence à on trop prendre confiance en soi. Les quelques pho­tos que j’avais sau­vées étaient toutes étaient prises à 800 ISO, en plein jour. Idiot. Totalement.

Depuis quelques jours, Digi­kam, le logi­ciel que j’utilise pour cata­lo­guer mes pho­tos (un logi­ciel extrê­me­ment com­plet) me per­met d’associer à mes pho­tos des infor­ma­tions de «géo­lo­ca­tion». En gros, sur chaque photo, j’inscris la posi­tion, comme si je me trim­bal­lais avec un GPS. Ce n’est natu­rel­le­ment pas le cas.

Pour être hon­nête, la pos­si­bi­lité, je l’avais depuis des mois. Mais je ne l’avais pas vue. Là.

Pour ceux que ça inté­resse (et /​ ou lisent les EXIF des pho­tos), vous note­rez que dans le champ «soft­ware» digi­kam est écrit. Mais c’est en fait faux. En gros, depuis le début du chan­tier du «Ring», j’ai défi­ni­ti­ve­ment (pour le moment) adopté mon par­cours logi­ciel. Le vrai tra­vail sur les pho­tos est effec­tué sur Raw­The­ra­pee. Ce logi­ciel, *en appa­rence* rudi­men­taire est en fait un char de combat.

C’est qu’on lui reproche l’absence de pos­si­bi­lité de trai­te­ment des pho­tos pas lots. Moi, ça ne manque pas.

Je pour­rais tra­vailler mes pho­tos dans Digi­kam, mais il manque trop des finesses de Raw­The­ra­pee. Par exemple, en ce qui concerne le «shar­pe­ning». Ou le tra­vail sur les ombres /​ lumières.

J’ai long­temps rechi­gné à l’idée de faire mes pho­tos en RAW. Mais les fait parlent. Mes pho­tos en JPEG (donc fabri­quées par l’appareil) ne sont pas aussi bonnes que les pho­tos fabri­quées *à par­tir des mêmes don­nées*. Et il m’a aussi fallu admettre que les appa­reils pho­tos digi­taux ne peuvent tout sim­ple­ment pas trai­ter la lumière dans son inté­gra­lité. Donc il faut une étape en plus. L’utilisation du for­mat RAW est sim­ple­ment la porte qui per­met d’entrer dans la chambre noire d’antan.

Dans Digi­kam, je fais le cata­lo­guage, y com­pris donc main­te­nant la «géo­lo­ca­tion». Mais toutes mes pho­tos sont en grande taille, et sont trop grandes. Donc je dois les réduire à une taille rai­son­nable, et ça je le fais, au moment de la publi­ca­tion, dans digi­kam. Rai­son pour laquelle sur les EXIF des pho­tos du site on trouve «digikam».

Bref, en gros, on avance.

Oui-​​oui.

Inflation …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le mer 2 juil 2008 à 13:52

Il est des gros mots, hein ?

Ce qui me frappe, en ce moment, c’est les choix des rédac­tions. Moi je sais qu’elle est là, l’inflation. Comme tout le monde. En prin­cipe, l’inflation, c’est un symp­tôme. Juste der­rière, on devrait voir le mot «pro­blème». Mais vu de Google News, infla­tion, connais pas. C’est un petit peu curieux. Pour­tant, Google News, une simple machine, devrait en prin­cipe reflé­ter les humeurs de la presse, et donc des gens. Mais la presse, elle, elle ne connaît presque pas le mot «inflation».

Mais encore plus curieux, dans la presse fran­çaise, c’est le débat «Lis­bonne». Les irlan­dais, les polo­nais, ils cassent très offi­ciel­le­ment les pieds de l’excité de l’Élysée. Mais avez vous entendu par­ler de l’Allemagne ? Non. Et pourtant …

Le pré­sident alle­mand (connaissez-​​vous seule­ment son nom ?) a très récem­ment pure­ment *refusé* de signer la rati­fi­ca­tion du traité de Lis­bonne. Motif : il y a eu des plaintes dépo­sées auprès du tri­bu­nal «consti­tu­tion­nel» fédé­ral, et le pré­sident a décidé d’attendre le résul­tat. Si le tri­bu­nal trouve que le traité est contraire à la consti­tu­tion, on ne signera pas.

Mais qui en parle ?

De vous à moi, le mon­sieur Horst Köh­ler (c’est lui, le pré­sident alle­mand) a donné ce jour là au monde entier une leçon de démo­cra­tie. Je pense.

Moteur du site : wordpress 3.4 - Thème : «Back in Black 2» crée par Frederic de Villamil (traduit en français par amnesix)