À l’heure des pendules vides …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal,Photo — le sam 28 juin 2008 à 19:38

Le Ring conti­nue à m’occuper. Nuit et jour. Pas autant que ça devrait, mais tout de même. Hier soir, ou plu­tôt ce matin, séance photo á la sta­tion Halen­see. En fait, je n’ai pas fait autant de pho­tos que je l’aurais pensé. Mais la photo de nuit, c’est un art à part. L’ennemi, c’est le mou­ve­ment. Sauf en ce qui concerne les trains, qui peuvent être uti­li­sés pour faire de très chouettes com­po­si­tions. Mais le reste devrait être immobile …

… et les gens bougent.

J’ai sou­vent des temps de pose entre 20 et 30 secondes, et les gens ne gardent que rare­ment la pose.

J’aime beau­coup cette photo, parce que seul le train (ou presque) bouge. Il me fait un «back­ground» jaune et rouge que je trouve vrai­ment très beau.

Une idée de l’heure de la prise de la photo ? Quelque part entre minuit et 6 heures du matin, apparemment …

Der Himmel über Berlin …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le ven 27 juin 2008 à 11:05

Mot à mot : Le ciel au-​​dessus de Ber­lin. C’est le titre d’un film alle­mand. Sorti en fran­çais sous le titre Les ailes du désir. Mon film préféré.

Il y a quelques endroits de Ber­lin qui me l’invoquent sys­té­ma­ti­que­ment. Et depuis que j’ai com­mencé à tra­vailler sur mon Ring, je pense –avec un petit peu d’appréhension– au jour où je vais m’attaquer à la der­nière sta­tion. Parce que là ont été fil­mées pas mal de scènes du début du film. J’espère retrou­ver ce flim, d’une façon ou l’autre.

Et puis natu­rel­le­ment, sur «Großer Stern», la grande étoile, située au milieu du Tier­gar­ten, il y a la Sie­gessäule, la colonne de la vic­toire. C’est sur l’épaule de cette sta­tue que Cas­siel venait cher­cher un petit peu de reconfort.

Je me sou­viens d’avoir eu les larmes aux yeux, d’un seul coup, le jour où j’ai vu dans le métro les affiches annon­çant la dif­fu­sion de ce film pour la pre­mière émis­sion de ARTE. Je me sou­viens des larmes ruis­se­lant des yeux de mon ami Daniel sor­tant du cinéma, un colosse pleu­rant comme un gamin, il bre­douillait détresse et plai­sir en mar­chant sans but, sans essuyer ses larmes.

I can’t see ya, but I know you’re here. I can feel it.

Peter « Columbo » Falk, jouant son propre rôle. Buvant un café. Par­lant à un ange invi­sible. «J’te vois pas, mais je sais que tu es là. Je le sens»

Si les anges sont quelque part, ils sont à Ber­lin. La pre­mière fois que je suis venu à Ber­lin, je suis tombé amou­reux de la ville. Mais si je n’étais pas tombé amou­reux ce jour là, je serais tombé amou­reux la pre­mière fois où j’ai vu ce film. Et chaque fois. Et encore. Et encore. Et encore …

N’oubliez pas le guide …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le jeu 26 juin 2008 à 10:51

Je fais par­tie de ceux qui croient que quand on a rien à dire, c’est facile : on n’a qu’à la fer­mer. Mais d’un autre côté, ça m’embêterait un petit peu de ne pas publier cette photo. Et mettre la photo juste comme ça, sans un mot, je trouve que c’est dommage.

Nième édition de notre rubrique «com­ment rem­plir des pages avec rien, à pro­pos de rien, et pour rien …», la rubrique que la presse fran­çaise entière nous envie. Car eux, ils n’osent pas. Ils conti­nuent à pré­tendre qu’ils parlent de quelque chose. Avec leurs mots magiques : Nico­las, Carla, bla-​​bla …

J’imagine assez faci­le­ment une séance d’une rédac­tion quel­conque. Je les vois, tous enca­gou­lés, tour­nant autour de la table, les bras en l’air, en train de ten­ter d’atteindre l’inspiration avec leur incan­ta­tion «NI-​​cola-​​CAR-​​la NI-​​cola-​​CAR-​​la NI-​​cola-​​CAR-​​la». Et après la troi­sième incan­ta­tion, tou­chés par une intui­tion ful­gu­rante, ils se ruent sur le pre­mier cla­vier venu, et laissent leurs doigts par­ler. Ça donne :

Sar­kozy appar­tient à une autre géné­ra­tion, une autre sen­si­bi­lité : c’est un libé­ral auto­ri­taire, donc un grand trans­gres­seur devant l’Éternel. Il est sin­cè­re­ment per­suadé que sa mis­sion est de réveiller en sur­saut une France assou­pie. Il n’hésite pas, il ne porte pas de masque. Il veut réfor­mer sur tous les ter­rains à la fois, au pas de charge ou plu­tôt au triple galop. Il taille, il perce, il sabre. C’est un registre que les Fran­çais ne connais­saient pas : un réfor­ma­teur de droite.

Tiré de cet article de Libération

Si ÇA c’est pas du rem­plis­sage, hein …

Culture(s) préfabriquée(s) …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le lun 23 juin 2008 à 11:09

Nous avons fait hier après-​​midi une balade dans un des bas­tions de cette Ber­lin cultu­relle dont les média nous rabâchent sans cesse les ver­tus. Prenz­lauer Berg. Il y a des squats, et des artistes. Donc, a priori un quar­tier sym­pa­thique, qu’on nous décrit sou­vent comme atta­chant. Imaginez-​​vous donc, ces pôv’ jeunes, dans les ruines du désastre du com­mu­nisme, qui font de l’art. En toute indé­pen­dance, naturellement.

Et en arri­vant là, tous les éléments annon­cés sont bien là. D’abord, en effet, les ruines. Natu­rel­le­ment, ça ne va pas durer, puisque les méchants inves­tis­seurs arrivent, et que –après Kreuz­berg– Prenz­lauer Berg est sur la liste des com­mis­sions. Ça change très vite. Dans quelques ans, il y aura des façades modernes, et des bou­tiques gale­ries d’art par­tout, en alter­nance avec des vitrines de sty­listes. Mais, comme je le disais, pour le moment, les ruines sont le décor.

Le deuxième élément annoncé, l’art, est par­tout. Les façades sont recou­vertes de graf­fiti, de pochoirs, de col­lages (je ne sais pas com­ment appe­ler cette forme d’Art de rue qui consiste à col­ler –comme des affiches– des Œuvres d’art), et d’autocollants.

Et le troi­sième élément, c’est l’indépendance. Reven­di­quée, affi­chée. Merde à l’état, à mon­sieur le maire, et aux gens d’argent. Et voilà. La photo d’un quar­tier jeune et culturel.

Elle est chouette, la photo. À la télé, au moins. Mais si on regar­dait d’un petit peu près ?

L’art, depuis tou­jours, c’est une ques­tion, du moment qu’on com­mence à *par­ler* d’art au lieu d’en faire, de sous. Les artistes «offi­ciels» (j »entends par là les artistes qui ont le mot « artiste » dans la bouche dès qu’ils l’ouvrent) ont tou­jours cher­ché des mécènes. Le pro­blème c’est que les mécènes ont géné­ra­le­ment du goût. Et donc quand on brasse de l’art sans talent par­ti­cu­lier, il faut trou­ver une autre source de finan­ce­ment. Ici, il y a des «artistes» qui ouvrent des bou­tiques dans les­quelles ils vendent aux autres artistes ce dont ils ont besoin. Avec le style, natu­rel­le­ment. Mais ça reste des bou­tiques. Du commerce.

Les thèmes de l’art de rue à Prenz­lauer Berg (quand il y a un thème, je veux dire un mes­sage per­cep­tibles), sont très sym­pa­thiques. Genre : Les tou­ristes dehors. Il y a un endroit dans lequel un pho­to­graphe comme moi (vous notrez que je n’ai pas pro­noncé le mot «artiste»), moi qui me veux comme l’archiviste des divers graf­fiti, lieux, etc., un endroit donc où je ne suis pas le bien­venu. C’est écrit en gros. «Ici, pas de pho­to­graphes, pas de touristes.»

L’autre gros thème, c’est la Révo­lu­tion anti­ca­pi­ta­liste, par­fum anti­nazi obli­ga­toire. No Comment.

Bon. Donc, on voit des com­mu­nau­tés d’artistes avec des mes­sages d’exclusions (pas de pho­to­graphes, pas de tou­ristes). Déjà, moi, ça m’agace. Et ensuite je regarde les tech­niques uti­li­sées : pochoirs, « col­lages » et auto­col­lants. En un seul mot, l’art pré­fa­bri­qué, à cou­per en sui­vant les poin­tillés. Comprenez-​​moi bien : d’une part, ça ne me dérange pas. C’est mieux que de la pub.

Donc, Mar­lene Die­trich sur les murs, pour­quoi pas. Je vous livre une gale­rie de pochoirs. Pour­quoi pas.

Mais pour­tant : pour dire quoi ?

Le ring : c’est reparti. Classe touriste …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le sam 21 juin 2008 à 11:02

Nou­velle –et très inté­res­sante– dimen­sion don­née à ce tra­vail pour­tant déjà considérable.

On est sor­tis à minuit, et on est par­tis direc­tion le Ring. Le Ring tourne toute la nuit. Jusqu’à 2 heures du matin, il conti­nue sa ronde à 10 minutes d’intervalle. Entre 2 et 5, c’est seule­ment toutes les 15 minutes.

Et tant qu’on était là, on est allés «visi­ter» le centre de congrès inter­na­tio­nal. ICC. C’est … euh … moche. Mais les appa­reils pho­tos sont tou­jours un petit peu magiques …

Il est arrivé …!

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal,Photo — le ven 20 juin 2008 à 20:04

… mon K10, bien sûr. Avec mon 40mm qui avait un pro­blème méca­nique, et mon 50-​​135mm qui m’avait un back­fo­cus. Le seul point sombre de l’affaire, c’est le rap­port du tech­ni­cien : il n’a rien vu. Alors que le 40mm a été très évidem­ment réparé. Appa­rem­ment, ils ne croient pas au sys­tème de logs, chez Pentax.

Mais l’essentiel est que je suis à nou­veau opérationnel.

La photo me plait beau­coup. Mal­gré les petites imper­fec­tions (manque de pro­fon­deur de champ, dom­mage au niveau des «orteils»), je trouve que l’oiseau a beau­coup d’allure.

Dans l’mur, l’Europe, dans l’ … Europe, la balayette !

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le ven 13 juin 2008 à 20:50

Je suis bien content.

Ils essayent avec des réfé­ren­dums, parce qu’ils sont sûrs de gagner, ils se plantent. Ensuite, après avoir com­pris que ce qui est chiant dans les élec­tions en tout genre c’est, à tout prendre, les élec­teurs, alors ils sup­priment le pro­ces­sus. Et donc, en France, en tout cas, on se retrouve avec sur le dos le traité sim­pli­fié [aha] de Lis­bonne, auquel per­sonne n’a jamais rien com­pris, et que ceux qui le sup­portent évident de le crier sur les toits (de crainte que quelqu »un leur demande pour­quoi ils sont pour), sans vote. Et tout va bien.

Sauf que il y en a encore qui n’ont pas com­pris. Notez, on ne va pas les y reprendre de long­temps. Et un réfé­ren­dum en Irlande. Et patra­tas. La balayette. Là où elle fait mal.

Cette Europe, à la base une idée magni­fique, s’est per­ver­tie. C’est beau­coup trop grand, et l’idée fon­da­trice elle même s’est per­due. Main­te­nant le credo de l’Europe est le mani­feste de Fried­man déguisé. Et quand notre gou­ver­ne­ment en arrive à nous dire que c’est trop com­pli­qué à com­prendre et qu’on n’a qu’à leur faire confiance, il est des jours où il faut envi­sa­ger de jeter le bébé avec l’eau du bain.

Sur­tout quand l’eau du bain com­mence à renau­der telle le mari­got de base.

Cro­co­diles compris.

Stoooop !

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le lun 9 juin 2008 à 14:55

C’est amu­sant comme tout s’enchaîne …

J’avais choisi cette photo (samedi …) pour cette page, et j’avais l’intention décrire le des­tin de la famille Thurn und Taxis. La sta­tue s’appelle : «Le der­nier pos­tillon», datant de l’époque où la poste pri­vée (pour sim­pli­fier) de la famille Thurn und Taxis (depuis des siècles) a été incor­po­rée dans la poste impé­riale alle­mande. Le texte me ten­tant tel­le­ment, que depuis samedi, je n’avais pas écrit une ligne.

Entre temps, je change la légende de ma photo. Stop. Arrêt (pro­vi­soire) du tra­vail sur mon pro­jet «Ring», pour rai­son tech­nique. Mon appa­reil et mes deux objec­tifs pré­fé­rés partent direc­tion Ham­bourg, en révision.

Entre temps, je vais rat­tra­per mon retard accu­mulé en ce qui concerne l’archivage de mes pho­tos. De toute façon je suis malade, et encore pour une paire de jours je n’ai qu’une toute rela­tive envie d’arpenter le pavé.

Cela dit, dans notre série «déchéances», un des reje­tons de la famille (richis­sime) Thurn und Taxis est main­te­nant com­men­ta­teur de foot sur une chaîne pri­vée. Et il faut se le faire, lui …

Photo de groupe, avec un panneau et un zoom dedans …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le mer 4 juin 2008 à 11:32

J’ai trouvé ce pan­neau hier. Il était juste devant une voi­ture de police, dont les deux pas­sa­gers étaient sur le trot­toir en pleine dis­cus­sion avec des ouvriers du chan­tier qui avaient ins­tallé le pan­neau. Quand ils m’ont vu me rame­ner, pré­cédé de mon zoom, il y a quelques secondes de silence … mais une fois qu’ils ont vu que je n’en avais qu’après le pan­neau, ils ont repris leur dis­cus­sion au point où ils l’avaient interrompue.

J’ai tou­jours peur de pho­to­gra­phier des gens, et par exten­sion, peur que des gens croient que je suis en train de les pho­to­gra­phier. Mais là, j’ai [à juste titre] estimé que ma pra­tique pho­to­gra­phique était sans équi­voque : mon zoom était clai­re­ment bra­qué sur le panneau.

Et, donc, j’ai pris ma photo.

Mais vous n’avez pro­ba­ble­ment aucune idée du nombre de pho­tos que je n’ai *pas* prises parce qu’il y avait quelqu’un dans le cadre, et /​ou parce que la per­sonne en ques­tion était sus­cep­tible de *voir* que je la pre­nais en photo. Même si la per­sonne n’était pas le sujet prin­ci­pal. La bonne nou­velle, c’est que je ne sais pas com­bien de pho­tos j’ai à regretter.

Avouez tout de même que j’ai un tan­ti­net l’air d’un con, tout de même. J’ai fait bien­tôt 9000 pho­tos en 7 mois, prin­ci­pa­le­ment en ville, et des­sus, à part Viola et sa famille, per­sonne. Ou de dos.

Si au moins j’avais la patience d’attendre que per­sonne ne passe entre mon sujet et moi … mais entre mon carac­tère de cochon et le fait que mon ter­rain de jeu pré­féré est une ville avec plu­sieurs mil­lions d’habitants, sans comp­ter les tou­ristes, eh bien je n’appuie pas aussi sou­vent que je le vou­drais sur le bouton.

Et, natu­rel­le­ment, c’est dom­ma­geable pour mon acti­vité de pho­to­graphe. Essayons donc de cadrer un petit peu mon pro­blème. Il est d’au moins deux types :

  • légis­la­tif
  • médico-​​personnel

Le pre­mier pro­blème s’évacue rapi­de­ment. Les droits du pho­to­graphe et du pho­to­gra­phié sont «clai­re­ment» expli­qués dans le volume cor­res­pon­dant du code civil. En gros, si on publie une photo, il faut avoir une auto­ri­sa­tion écrite du sujet. Et par «publie», on entend géné­ra­le­ment une publi­ca­tion à titre com­mer­ciale. Ce site, par exemple, n’est pas concerné. En principe.

Le second (pro­blème), est pro­ba­ble­ment un petit plus dif­fi­cile à régler. De la même façon que je panique quand je vais faire des courses à l’idée que la ven­deuse me pose une ques­tion, ima­gi­nez la si quelqu’un que je viens de prendre en photo venait me par­ler :.. Il est vite fait de col­ler sur mon pro­blème une étiquette médi­cale. C’est la faute de mon apha­sie, de mon inca­pa­bi­lité de «prendre» le stress. C’est vite fait.

Mais à seconde vue, c’est sur­tout très facile.

Je prends des pho­tos depuis 2001. Ma pre­mière période de photo, en Pales­tine, était dif­fé­rente : j’étais presque là comme jour­na­liste (comme témoin est le terme le plus juste), les Pales­ti­niens dans la rue *aiment* les photographes,et en plus je ne pou­vais pas com­prendre la langue. Donc, je pho­to­gra­phiais tout ce qui bou­geait. À condi­tion que ce ne soit pas une femme. Ma seconde période, au Dane­mark, ne cor­res­pon­dait à aucune des clauses de la Pales­tine : j’étais là pour mon propre compte, mais je pou­vais com­prendre ce qu’on me disait. Et là, déjà, *per­sonne sur mes pho­tos*. J’avais déjà le pro­blème *avant*.

Notez, je n’en avais pas conscience, ou pas assez pour que je me penche dessus.

Mais aujourd’hui, je vais devoir me pencher.

Élargir l’angle de vue …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le mar 3 juin 2008 à 11:41

C’est –en théo­rie– facile, mais moi j’ai par­fois besoin d’un petit peu d’aide. Encore une fois, le tra­vail remar­quable de Naomi Klein me rend la vue plus facile. Elle a un réel talent pour conden­ser sans cari­ca­tu­rer. Ça nous donne une phrase comme :

Remem­ber how we’ve always been told that free mar­kets and free people go hand in hand? That was a lie. It turns out that the most effi­cient deli­very sys­tem for capi­ta­lism is actually a communist-​​style police state, for­tres­sed with Ame­ri­can « home­land secu­rity » tech­no­lo­gies, pum­ped up with « war on ter­ror » rhetoric.

Naomi Klein, dans son article China’s All-​​Seeing Eye

Bon, lire c’est bien, mais là il faut que je tra­duise. Misère … «Vous vous sou­ve­nez qu’on nous a tou­jours dit que les mar­chés libres et les peuples libres vont main dans la main ? C’était un men­songe. Il se trouve que le vec­teur le plus effi­cace pour le capi­ta­lisme est en fait un état poli­cier de style com­mu­niste, ren­forcé par des tech­no­lo­gies de «sécu­rité locale» amé­ri­caines, dopées à la rhé­to­rique «guerre contre le terrorisme».

Dans son article, elle parle d’un «état poli­cier 2.0». Voulez-​​vous savoir ce qui me fait peur ? En Alle­magne, où on voit les anciens «cama­rades» made in RDA gra­vir les éche­lons du pou­voir poli­tique /​économique, les gens parlent, eux, de Stasi 2.0. Vous vous sou­ve­nez de la Stasi ? Vous voyez où je veux en venir ?

La Naomi, étudie la Chine. Et elle en arrive à la même conclu­sion que pas mal de gens en Alle­magne. Et ça me fait très peur. C’est ça aussi, la glo­ba­li­sa­tion. Les Gre­gor Gysi sont aussi dan­ge­reux que les Wen Jia­bao. Et que les Mil­ton Fried­man, natu­rel­le­ment. Ou les Dick Cheney.

La rose et l’abeille …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le dim 1 juin 2008 à 16:29

Ça fait des années que je trouve le parti socia­liste (fran­çais) tota­le­ment défi­ni­ti­ve­ment insup­por­table. À tous les sens du terme. Pour être tota­le­ment hon­nête, le parti «socia­liste» (rien que d’articuler le mot dans ce contexte me donne envie d’aphasie, c’est vous dire) était devenu une blague. La cam­pagne pré­si­den­tielle de Pim­pre­nelle m’avait fait défi­ni­ti­ve­ment tour­ner la page.

Notez que je n’ai jamais eu beau­coup d’illusions, hein. «Élec­tions piège à cons», ce n’est pas qu’une bou­tade, comme vous le savez.

Et je sais, ça ne coûte pas cher. Mais tout de même :

« la soi-​​disant liberté indi­vi­duelle est deve­nue de l’égoïsme et de l’individualisme, la soi-​​disant concur­rence du mar­ché est deve­nue la loi du plus fort, por­teuse d’inégalités », tan­dis que « la ren­ta­bi­lité à court terme » l’emporte sur « la pré­pa­ra­tion de l’avenir ».

Mar­tine Aubry, citée par l’AFP.

Il reste une abeille …

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