Au cinoche, mais sans les oreilles …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le sam 31 Mai 2008 à 21:06

J’étais à mon bureau, et Vio­la était dans la cui­sine. La vie était calme, il n’y avait que peu d’avions, au point que je tra­vaillais avec la porte du bal­con ouverte. Et croyez-moi, je ne fais ça que rare­ment. Les avions a une qua­li­té sonore telle que je suis pra­ti­que­ment inca­pable de me concen­trer, et donc éga­le­ment d’écrire.

Et d’un seul coup démarre un tin­ta­marre incroyable.

Visi­ble­ment un moteur, mais quoi comme moteur ???

Ça me fai­sait pen­ser à une moby­lette. Ou à une ton­deuse auto­trac­tée dont un des cylindres aurait pris des vacances. Une Tra­bant qui aurait pris des cours de tyro­lienne. Bref, pas un moteur «sérieux».

Et quand j’ai vu ça … je me suis auto-cou­pé le son, et me suis ins­tal­lé dans la ban­quette de cinoche du quar­tier la plus proche. Une bagnole de ciné­ma. Loooongue comme un écran de Tech­ni­co­lor.

À vue de n… euh … d’oreille, elle est là pour un moment, ma ciné­mo­bile.

Le jazz aide : chapeau !

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le ven 30 Mai 2008 à 20:47

Je suis en plein bou­lot.

Ça fait bizarre d’écrire ça, tiens …

Cela dit, je suis effec­ti­ve­ment en plein bou­lot. Je tra­vaille sur mon pro­jet «Ring». En théo­rie, je suis 4 heures chaque jour sur le ter­rain, pour prendre les pho­tos. Et ensuite, je dois clas­ser, voire cor­ri­ger les pho­tos, et écrire les textes.

Le Ring, je ne vous le montre pas. Je le mon­tre­rai quand j’aurai fini. Disons dans deux mois. À vue de nez.

Et comme c’était écrit sur le mur, le jazz aide. Et si vous cli­quez sur la pho­to, regar­dez á gauche : le cha­peau est ma marque de fabrique.

J’aurais du mal à conclure ma chro­nique du jour sans vous don­ner des nou­velles du petit Gre­gor. Gysi. Son appa­ra­tion à l’assemblée a duré sept minutes. Et il s’est bar­ré. Le débat à son sujet orga­ni­sé au Bun­des­tag ne l’intéresse pas.

Ses col­lègues dépu­tés (cer­tains refusent désor­mais d’utiliser le mot «col­lègue» au sujet de Gysi) ont deux fers au feu en ce moment. Une cam­pagne pour deman­der à Gysi de démis­sion­ner de lui-même, et une autre, beau­coup plus longue, pour que son immu­ni­té soit révo­quée. La B.Z. (l’équivalent ber­li­nois du «pari­sien») titrait hier gros : «Allez, Gysi, va-t’en. Et n’y revient pas.»

Une porte fermée …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le jeu 29 Mai 2008 à 10:23

Hier, on atten­dait au Bun­des­tag une séance «spé­ciale» consa­crée au «cas Gysi». Il lui aurait été dif­fi­cile de pré­tendre qu’il n’était pas au cou­rant, vu le tapage.

Néan­moins, quand les pre­miers ora­teurs ont pris la parole, pas de Gysi dans la salle. Pas de Lafon­taine non plus (co-pré­sident de Die Linke, Gysi étant chef du groupe Linke au Bun­des­tag). Le ton a com­men­cé à mon­ter un petit peu.

Das sind wir von Oskar Lafon­taine gewohnt: Wenn’s unbe­quem wird, dann kneift er!

Article cité ici.

Avec Oskar Lafon­taine, on a l’habitude : quand ça devient un petit peu incon­for­table, il se défile, en fran­çais. Il y a eu quelques paroles dures. Et d’un coup, TA-TAAAAA, Gysi et Lafon­taine arrivent. Gysi lit une décla­ra­tion, et se barre, sans attendre les réac­tions. À son départ, une par­tie de son groupe (Die Linke) se lève en applau­dis­sant. À noter que Lothar Bis­ky (le second co-pré­sident du par­ti Die Linke) est, lui, res­té assis.

Gysi ne pou­vait pas res­ter. Pour rai­sons de san­té, natu­rel­le­ment. Et on peut le prou­ver. Le fils d’un de ses anciens clients nous l’a expli­qué :

Die jah­re­lange Jagd auf ihn hat ihn gesund­heit­lich rui­niert.

Article cité : ici.

La ver­sion fran­çaise : «la chasse menée contre lui depuis des années lui a rui­né la san­té». Mon pauvre petit biquet. Quand je pense qu’il ose uti­li­ser un argu­ment du type «si vous n’avez pas été avo­cat dans la RDA, vous ne pou­vez pas com­prendre», j’ai envie que quelqu’un lui rap­pelle que quelques mil­liers de gens vic­times de «chasses pen­dant des années» du temps de la RDA ne sont plus là pour en par­ler. Si tu n’as pas été chas­sé par la STASI, tu ne peux pas com­prendre, *Cama­rade* Gysi.

Si tu passes au Père Lachaise …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le mer 28 Mai 2008 à 09:28

Il va bien refleu­rir un jour, le coque­li­cot …

21 – 28 mai 1871. L’écrasement de la Com­mune de Paris. On pas­sait du Temps des Cerises au Tan­go des Bou­chers de Sato­ry.

On a appe­lé ça «La Semaine San­glante».

Si j’avais envie de bla­guer, je dirais que c’est par dépit après ces jours d’enfer que les Com­mu­nards, aigris, sont deve­nus com­mu­nistes. Mais je n’ai pas tel­le­ment envie de bla­guer.

Si tu passes au Père Lachaise, arrête-toi une minute au Mur des Fédé­rés. De ma part.

Le bla-bla dans une main, le code civil dans l’autre …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le mar 27 Mai 2008 à 15:59

C’est encore lui. Gre­gor Gysi. Vous vous sou­ve­nez ?

L’article que je viens de lire s’intitule : «Gysi ist ein Meis­ter der PR-Stra­te­gien» (Gysi est un maître des stra­té­gies de Public Rela­tions). Celui qui est inter­viewé, et donc qui a dit ça était un des fon­da­teurs du Neues Forum, le mou­ve­ment qui a fait tom­ber la dic­ta­ture en RDA. Il a été éga­le­ment le chef du ser­vice gou­ver­ne­men­tal char­gé du recen­se­ment et clas­se­ment des archives de la Sta­si. Un type qui sait de quoi il cause, a prio­ri. Et quand on lui pose direc­te­ment la ques­tion : «vou­driez-vous décrire Mr Gysi comme « IM » (col­lo­ba­ra­teur inof­fi­ciel) ?», sa réponse pèse des tonnes :

Herr Gysi hat ja so viele Ver­fah­ren ein­ge­lei­tet — ich erin­nere mich, wie er Bär­bel Boh­ley mit einer rie­si­gen Buß­gel­dan­dro­hung ges­toppt hat -, dass ich nicht sicher bin.

Source : ici.

Pour les non-ger­ma­no­phones qui se trou­ve­raient dans la salle, voi­ci une tra­duc­tion à la sauce apha­sique : Mr Gysi a inten­té tel­le­ment de pro­cès -je me sou­viens de la façon de laquelle il a mena­cé Bär­bel Boh­ley [une autre fon­da­trice du Neues Forum] d’amendes tel­le­ment énormes qu’elle a renon­cé- que je ne suis pas cer­tain [que je le décri­rais comme IM].

Et lui, ce n’est pas n’importe qui. Le témoin de base n’a a prio­ri aucune chance de pou­voir s’exprimer publi­que­ment sans se faire lami­ner par la machine PR de Gysi.

Per­son­nel­le­ment, ça me fait pen­ser à ce qui se passe en ce moment avec la Scien­to­lo­gie. La même tech­nique : nier tout, sys­té­ma­ti­que­ment, et uti­li­ser simul­ta­né­ment toutes les ficelles de la loi, pour ame­ner les oppo­sants à renon­cer à par­ler. Genre la façon dont la Scien­to­lo­gie se sert des règle­ments de Google pour muse­ler (sur You­Tube) cer­tains et affa­mer (façon de par­ler, en fait leur cou­per leurs recettes venant des pro­grammes de Google) les autres.

Heu­reu­se­ment que Gysi ne soit pas (encore …?) scien­to­logue, tiens.

Le titre d’un des grands jour­naux alle­mands (Der Tagess­pie­gel) : «Gysi menace les jour­na­listes». Et toc. Le tout accom­pa­gné de grandes tirades cen­trées sur son hon­neur. La rhé­to­rique de com­bat. Il ridi­cule la chef actuelle du ser­vice des affaires de la Sta­si (celle qui a exhu­mé les docu­ments qui est au cœur de la polé­mique du moment), l’appelant «archi­viste qui sort de son rôle pour mener un com­bat poli­tique». Aucun moyen n’est trop petit.

Si le bla-bla ne vous convainc pas, il lui reste tou­jours la menace juri­dique. Des années de détours le long des sen­tiers tor­tueux de la loi, ce n’est jamais une idée joyeuse. C’est comme ça que ces gens là s’en sortent tou­jours.

Dans les marigots du Zimbabwe …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le lun 26 Mai 2008 à 10:52

J’ai reçu de mon avo­cate same­di une lettre. En fait deux. Une d’une juge, et une de mon adver­saire du moment, adres­sée à la juge. On a regar­dé ça des yeux ronds, et on a déci­dé d’attendre cal­me­ment lun­di pour pas­ser quelques coups de fil.

Ce que nous avons trou­vé dans les lettres :

  • de la juge : des faux dates
  • de la juge : des argu­ments qu’on pour­rait croire dic­tées par mon adver­saire
  • de la juge : des fausses cita­tions d’un pré­cé­dent juge­ment
  • de mon adver­saire : j’aurais reti­ré ma plainte
  • de mon adver­saire : le dos­sier aurait dis­pa­ru du tri­bu­nal

On avait le choix entre pas­ser le oui­kende à s’arracher les che­veux ou, comme je l’ai dit plus tôt, attendre. Au *calme*. Après avoir appe­lé –ce matin– le tri­bu­nal, état des lieux :

  • la plainte est tou­jours là
  • la juge est incon­nue par le per­son­nel du tri­bu­nal
  • le dos­sier est bel et bien là

On s’est bor­nés à rap­pe­ler au tri­bu­nal le numé­ro de télé­phone de l’avocate.

Pen­dant ce temps, dans les mari­gots du Zim­babwe …

… communiste toujours : opération «ravalement»

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le sam 24 Mai 2008 à 09:46

Vous ne le connais­sez pro­ba­ble­ment pas, le peintre en chef. Il s’appelle Gre­gor Gysi.

Le mon­sieur Gysi est arri­vé dans la lumière à l’époque de la chute du Mur. Il était nim­bé d’une auréole magni­fique. Ima­gi­nez : il était, en RDA, avo­cat. Il était spé­cia­li­sé dans la défense des pri­son­niers poli­tiques. Sa vie entière dédiée à la liber­té. C’est pas beau, ça ?

Le 4 novembre 1989 (deux semaines avant la chute du Mur), il a par­lé devant 500 000 mani­fes­tants pour récla­mer la créa­tion d’un tri­bu­nal consti­tu­tion­nel, et une nou­velle loi élec­to­rale. Un héros, on vous dit.

Le 9 décembre (un mois après la chute du Mur), il était élu :… pré­sident du par­ti com­mu­niste (SED). Ensuite il s’attelé à son pro­chain pro­jet : sau­ver le par­ti. Il en a refu­sé la dis­so­lu­tion. Et il a fait feu des quatre fers pour que le par­ti conserve son patri­moine (fon­cier et pécu­niaire).

À la suite de ça, il a refu­sé de témoi­gner devant une com­mis­sion du Bun­des­tag (réuni­fié), laquelle enquê­tait sur les divers détour­ne­ment de fonds sus­pec­tés au sein du par­ti (SED, renom­mé PDS). Sur­pre­nant ? Peut-être pas tant que ça.

En 1998, la com­mis­sion par­le­men­taire char­gée de faire le ménage dans le linge sale de la RDA a accu­sé Gysi d’avoir en fait col­la­bo­ré avec la STASI (la police poli­tique de la RDA), et d’avoir uti­li­sé dans ce cadre les confi­dences qu’il avait reçues de ses clients (les pri­son­niers poli­tiques). Gysi a dépo­sé appel, et a réus­si à s’en sor­tir, pour manque de preuves. Il faut savoir que les membres de la STASI de ce niveau, ne l’étaient jamais offi­ciel­le­ment. Ils n’étaient cités dans les docu­ments que sous pseu­do­nymes.

Gysi a conti­nué sa car­rière poli­tique. Il est aujourd’hui co-pré­sident du par­ti Die Linke (La Gauche).

Ces jours-ci, il est sur les cou­ver­tures des jour­naux. Il est *très* occu­pé à ten­ter d’empêcher la publi­ca­tion de nou­velles archives (des pro­cès-ver­baux) qui appa­rem­ment confirment son acti­vi­té de IM (Inof­fi­ziell Mitar­bei­ter, en fran­çais «col­la­bo­ra­teurs non-offi­ciels») de la STASI, à un niveau plus haut qu’on l’avait ima­gi­né. Il est cité dans des pro­cès-ver­baux avec Hone­cker (le pré­sident de la RDA).

Voi­là le vrai visage de La Gauche. On est loin du folk­lore sym­pa­thique des Tra­bant et des Ampelmänn­chen. Ces gens veulent reve­nir au pou­voir. À tout prix.

On pourrait peut-être aussi nous changer le maire ?

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le ven 23 Mai 2008 à 07:35

Les ber­li­nois ont de la patience, et un humour par­fois un tan­ti­net caus­tique.

Ima­gi­nez un petit peu leur tête quand ils ont décou­vert sur la cou­ver­ture du deuxième tome de l’annuaire (les «pages blanches», impri­mé à 700 000 exem­plaires) de leur ville une pho­to de la mai­rie de … Munich !

Par­mi les réac­tions que j’ai pu lire, la plus carac­té­ris­tique a éte : «On pour­rait peut-être aus­si nous chan­ger le maire ?». À noter la réac­tion du Sénat de Ber­lin : «on n’y est pour rien». Un élu, d’où qu’il soit, est et reste un élu, visi­ble­ment.

Communiste un jour …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le jeu 22 Mai 2008 à 10:44

D’abord, c’est quoi, un com­mu­niste ?

Un com­mu­niste, c’est comme un livre de BHL, comme un tableau Made In Mont­martre, ou comme un Best Of de Jacques Pra­del. Ce que je veux dire, ça dépend de qui pose la ques­tion.

Ça, je le savais depuis long­temps. À cha­cun «son» com­mu­niste. Le mien est né avec un des­sin de presse (je crois que c’était un des­sin de Plan­tu), qui mon­trait l’inénarrable Georges Mar­chais fai­sant pivo­ter sa map­pe­monde, et criant «c’est où, ça, l’Afghanistan ?» Ensuite j’ai eu la «chance» de ren­con­trer divers mili­tants CGT, qui ont fini, en ce qui me concerne, de plom­ber le tableau.

Chez moi, comme chez pas mal de gens de ma connais­sance à l’époque, le com­mu­niste, c’était par défi­ni­tion un mili­tant –à tous les sens du terme, pro­ba­ble­ment hon­nête, cer­tai­ne­ment pas très futé, drôle, et donc défi­ni­ti­ve­ment pas dan­ge­reux. Le genre de gens qui, un petit peu après l’invasion de l’Afghanistan par la mai­son mère, arpen­taient le pavé avec des pan­cartes «paix», si vous voyez ce que je veux dire.

Mais tout change, hein.

En fait, je vais devoir remer­cier (et c’est rare …) la télé fran­çaise. J’ai été ame­né à voir une émis­sion de France 5 qui s’appelle «Échap­pées belles», qui nous mon­trait le «nou­veau Ber­lin». Elle m’a obli­gé à cla­ri­fier «mon» com­mu­niste.

Je n’ai rien appris pen­dant cette émis­sion. Et sur le moment, c’est l’amusement qui a pré­va­lu. La petite pré­sen­ta­trice (jour­na­liste ?) et sa «guide» nous a mon­tré et racon­té un Ber­lin idéal, le repor­tage culmi­nant par une scène «tou­chante» où une nénette qui, après les avoir trim­bal­lées dans une Tra­bant cou­leur safa­ri, offrait à l’animatrice un joli Ampelmänn, lui expli­quant ce que c’est : le petit bon­homme des feux rouges, avec son cha­peau, Made In RDA, qu’il est tel­le­ment chou, et c’est le nou­veau sym­bole de Ber­lin, la Nou­velle Ber­lin.

Sur le moment, j’ai juste ri.

Et les gens en France ?

Moi j’ai ri, parce que je vis à Ber­lin. La ville qui m’a mon­tré le com­mu­nisme.

Je vais vous dire ce qui se passe en Alle­magne et à Ber­lin en ce moment. Au niveau natio­nal, il existe un par­ti poli­tique qui s’appelle «Die Linke» (La Gauche), qui est le nième ava­tar du par­ti com­mu­niste de la RDA. Ils n’arrêtent pas de chan­ger de nom. Pour­quoi est-ce que La Gauche est en ce moment sur toutes les pre­mières pages des jour­naux ? Parce qu’on a appris que La Gauche est main­te­nant offi­ciel­le­ment dans le col­li­ma­teur du Ver­fas­sung­schutz, l’organisme (gou­ver­ne­men­tal) char­gé de, comme son nom l’explique, pro­té­ger la consti­tu­tion. Le Ver­fas­sung­schutz garde à l’œil les divers groupes néo-nazis et assi­mi­lés, la Scien­to­lo­gie, et, donc, La Gauche. Vous voyez les voi­sins ?

Vous voyez ce que je veux dire ? «La Gauche» est à com­pa­rer avec les groupes néo-nazis pour ce qui concerne la consti­tu­tion. Les droits de l’homme, la liber­té de pen­sée, tout ça. Les Alle­mands sont *très* scru­pu­leux en ce qui concerne ce genre de pro­blèmes, parce que les dic­ta­tures, ils ont don­né. Et alors que une moi­tié de pays n’a aucune inten­tion d’y retour­ner, l’autre moi­tié, la moi­tié ex-com­mu­niste, ne demande visi­ble­ment que ça. Ils sont en train de noyau­ter tous les rouages de l’état, et ont fixé le cap direc­tion «le bon temps». La RDA.

Autre exemple : à Ber­lin, il y a trois débats en ce moment. Le pre­mier, c’est la recons­truc­tion du palais royal (du roi de Prusse) sur l’emplacement de feu le Palais De La Répu­blique, un des sym­boles de la RDA, détruit récem­ment. Le second, c’est le futur de Tem­pel­hof, l’aéroport qui fait suc­ces­si­ve­ment l’aéroport ché­ri du régime nazi et ensuite l’aéroport qui a per­mis le ravi­taille­ment de Ber­lin par le pont aérien de l’USAF à l’époque où les russes avaient cou­pé toutes les routes ter­restres. Et troi­sième débat, l’école. La Gauche demande au Land de Ber­lin de chan­ger le sys­tème sco­laire pour reve­nir à l’école Made In RDA.

Au sujet de ces trois ques­tions, la presse a enquê­té, et en arri­vé à un constat très simple : le mur de Ber­lin n’est pas tom­bé. La carte des son­dages au sujet de ces trois ques­tions coïn­cide exac­te­ment avec la carte de Ber­lin pré-chute du mur. Que ce soit sur le pas­sé, le pré­sent ou le futur, les ber­li­nois de «l’ouest» et les ber­li­nois «de l’est» ont des opi­nions dia­mé­tra­le­ment contraires. Depuis la «chute» du mur, et sous l’impulsion des dépu­tés de La Gauche (pour être hon­nête, ils ne sont pas seuls en cause), on assiste en ce moment au sac­cage de la pro­tec­tion sociale. Une idée de gauche, ça ?

Je pour­rais en par­ler pen­dant des heures.

Je suis de gauche.

Voi­là pour­quoi ce «repor­tage» m’a fait rire. La dame n’a rien vu de tout ça. Et elle est ren­trée chez elle avec son Ampel­mann, et son album de pho­tos avec des artistes, des éco­los, et des Tra­bant. Et un sou­rire même pas jaune.

En travaux …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le mer 21 Mai 2008 à 08:24

Pas de panique.

Si vous avez envie d’avoir rire, n’hésitez pas à pas­ser me voir plu­sieurs fois pen­dant les heures à venir, his­toire de me voir en pleine guerre contre une de mes Neme­sis favo­rites : css

Le pire, c’est que la plu­part de mes 7 lec­teurs (esti­ma­tion) régu­liers me «lisent» sur leurs rss, et ne voient dont jamais le site …

Update : voilá. Pour le moment. Qu’est-ce que j’ai chan­gé ?

  • La taille des pho­tos (et à effet rétro­ac­tif pour les 5 der­niers posts)
  • La taille et la cou­leur des textes dans les listes
  • La police de carac­tères et la cou­leur des textes des cita­tions
  • le nombre de «posts» consul­tables (pas­sé de 10 à 5)
  • Le ban­deau du site : un graf­fi­ti. Indice.
  • Le nom du site. J’en ai plus que marre d’être Apha­six, ou apha­sique. Retour aux sources : Amne­six.

Nico­las Sar­ko­zy a redit mer­cre­di « qu’il n’était pas ques­tion de sup­pri­mer la durée légale du tra­vail », fixée à 35 heures

Exemple de cita­tion inutile, mais il m’en fal­lait une pour l’exemple. Trou­vée ici.

Et c’est tout pour aujourd’hui …!

Intégration …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le mar 20 Mai 2008 à 09:00

C’est vrai, quoi. Les han­di­ca­pés ont droit à un cadre agréable, non ?

Huit mille …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le lun 19 Mai 2008 à 20:05

La huit-mil­lième pho­to prise depuis l’arrivée de mon K10D. Bou­gie !

Le Ring : un opera berlinois …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le lun 19 Mai 2008 à 11:18

À ne pas confondre avec Le Ring, opé­ra wag­ne­rien. Natu­rel­le­ment.

Le Ring, je vous avais déjà par­lé. .

Depuis (le 10 sep­tembre 2006. tout de même …), je me suis [plus ou moins] régu­liè­re­ment deman­dé com­ment je devrais abor­der ce pro­jet qui flotte dans ma tête. Et pour hon­nête, je n’ai pas beau­coup avan­cé.

Mais tout de même. En lieu de car­net de notes, quelques points de réflexion :

  • le pho­to­graphe :
    J’ai pro­gres­sé. Je pense. Pro­ba­ble­ment pas autant que je l’aurais vou­lu, mais [peut-être] assez pour pou­voir m’attaquer à un pro­jet [peut-être trop] ambi­tieux. Même si le pro­jet est au jour d’aujourd’hui encore à défi­nir.
  • l’«artiste» :
    Là, je suis sûr de mon coup. Aucune ambi­tion artis­tique en vue. Je n’ai en aucune façon l’intention (lire : l’ambition) de mar­quer mon époque, ni les esprits de mes contem­po­rains. L’idée que j’ai une «mis­sion» m’a aban­don­né le jour où j’ai quit­té Jénine, et pour être tota­le­ment lucide, je n’ai peut-être pas les moyens d’une mis­sion quelle qu’elle soit. «Aaaaaaah, Bach !»©
    Le «Ring» ne me pro­cu­re­ra pas de grou­pies enthou­siastes, et c’est très bien comme ça.
  • le sujet :
    C’est là que tout se corse. Il y a 28 sta­tions sur le Ring. Il y a pas mal de façons de cer­ner (ha-ha !) le Ring. Cer­taines plus com­pli­quées (et plus impor­tantes –en volume, natu­rel­le­ment) que d’autres. J’ai un cer­tain nombre de ques­tions à régler :
    • Quand ?
      Cet été, à l’évidence. J’aimerais bien avoir du beau temps, du soleil. Notez que je ne vois pas pour­quoi je ne pour­rais pas pho­to­gra­phier le Ring sous la pluie, mais je sais que j’ai envie d’avoir un maxi­mum de beau temps. Et puis ima­gi­nez : entre mai et sep­tembre, je ne porte que des san­dales. Cela dit, si je me donne des plages de prise de vue, alors j’aurai le temps que j’aurai, hein. L’été, c’est juste idée d’avoir les sta­tis­tiques météo­ro­lo­giques dans le dos.
    • Quand ? (2)
      Est-ce que je dois struc­tu­rer ça, ou pas ? Je pour­rais décré­ter que je serai sur une sta­tion à telle date, de telle heure à telle heure, par exemple. Et avoir 28 dates. Ou bien embar­quer dans une rame, la pre­mière qui passe, et déci­der de des­cendre ici, ou là. Je dois admettre que j’ai envie de tra­vailler sur plan. C’est nou­veau, pour moi. Dans ce domaine, en tout cas. Le dilet­tan­tisme, j’ai don­né. Ça ne me ferait pro­ba­ble­ment de mal d’introduire un petit peu de méthode dans ma pho­to­gra­phie.
    • Quoi ?
      C’est la ques­tion la plus dif­fi­cile. Le Ring pour­rait être réduit à 28 pho­tos. Clic-Clac, et toc. Mais la ten­ta­tion est là. Ça pour­rait être beau­coup plus. Par exemple 28 pho­tos et 28 «textes», guille­mets incluses. Ça pour­rait être 28 gale­ries de pho­tos. Ça pour­rait être *un* texte et 28 pho­tos. Je ne suis *peut-être* pas obli­gé de répondre à cette ques­tion-ci tout de suite. Je peux prendre autant de pho­tos que je le veux. Quitte à n’en gar­der que 28.
    • Com­ment ?
      Ques­tions tech­niques au niveau pho­to­gra­phie. Uni­for­mi­tés ? Un seul objec­tif, par exemple. Un zoom, ou une focale fixe. Ou bien tout en noir et blanc. Ou bien tout en cou­leurs. Ou bien mélan­ger. Les ques­tions de cou­leurs (ou de non-cou­leurs) peuvent attendre.
    • Com­ment ? (2)
      Celle-là, de ques­tion, est direc­te­ment liée à la «quoi ?» pré­cé­dente. De quelle façon devrais-je «publier» mon Ring est défi­ni­ti­ve­ment la der­nière chose qui me tra­casse.
  • les influences du jour
    En vrac, et par défi­ni­tion incom­plet. Ber­lin, Alexan­der­platz,Lud­wig, Being There

Je suis ter­ri­fié. Peur d’être déçu, natu­rel­le­ment. Peur de me sur­prendre en fla­grant délit de me prendre au sérieux («Aaaaaaah, Bach !»©). Pire encore, pro­ba­ble­ment, peur d’être pris au sérieux.

Tu sais bien que Rem­brandt n’a jamais des­si­né que des fadaises. Si tu voyais ce qu’il voyait tu t’arracherais mes oreilles.

Lud­wig, Léo Fer­ré

Mais à force de me relire (mer­ci, Paul), je suis obli­gé de me dire que je n’ai en fait aucune rai­son de ne pas com­men­cer.

Ho, *putain* …

Boïïïïïïïïïïïïïïng, boïïïïïïïïïïïïïïng …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le dim 18 Mai 2008 à 18:21

Ami entends-tu,
Le sourd boïïïïïïïïïïïïïïng de l’arnaque
dans ta télé ?

Le chant des arna­quants paroles d’Amnesix,musique d’après Uri Gel­ler

Bon, d’accord, la chasse au gogo est tou­jours ouverte. Dans tout pays démo­cra­tique, par exemple. Si vous voyez de quoi je veux par­ler. Mais il y a encore pire.

Ima­gi­nez donc ma tête quand, sur ma télé, j’ai pu décou­vrir une femme, l’air ins­pi­rée, en train d’attaquer avec une mailloche de per­cus­sion­niste une [pro­ba­ble­ment] inno­cente gamelle de cuivre, posée sur un cous­sin mul­ti­co­lore, au son de «Boïïïïïïïïïïïïïïng, boïïïïïïïïïïïïïïng …». Déjà, j’avais le déco­no­mètre en direc­tion du som­met. Et ensuite, la dame a par­lé. Elle a enten­du dans les réson­nances de sa gamelle le futur d’une [défi­ni­ti­ve­ment tota­le­ment] inno­cente vic­time. Et ce futur, natu­rel­le­ment, elle allait le lui vendre.

[À vendre : déco­no­mètre d’occasion, pour rai­son de mise à jour pour un modèle plus puis­sant.]

Les élec­tions, passe encore. Mais là …

Du sang à l’or …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le mar 13 Mai 2008 à 23:16

Aha. De quoi il cause ?

Ça ne demande qu’un petit peu de mémoire, ou un clic.

Une pensée …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le lun 12 Mai 2008 à 12:07

Je ne suis pas idiot, vous savez ?

Je sais bien que ce n’est pas une pen­sée qui est sur la pho­to. C’est une pâque­rette. Pure race.

Doh !

[Je suis en pleine forme, moi. Ou bien je suis embê­té avec mon sujet, et donc je tourne autour. Allez savoir, avec moi …]

Une pen­sée, c’est autre chose. Comme celle qui m’a pris hier, en plein petit-déjeu­ner. D’un seul coup je me suis ren­du compte que j’avais oublié la mort de mon père. À moins que ce soit la date de la mort de mon père. À moins que ce soit «l’anniversaire» de mon père, et par là j’entends natu­rel­le­ment la «célé­bra­tion» de la mort de mon père avec ma mère.

Et, ça c’est sûr : ce n’est pas une pâque­rette. C’est de la pen­sée, pure race.

Ou bien …?

La quelle des trois pen­sées puta­tives était-elle, celle du petit-déj’ d’hier que je suis essayer de dégui­ser en pâque­rette aujourd’hui ?

Éli­mi­nons.

La date, dans l’absolu, je m’en fous. Ça peut paraître indé­li­cat, mais je ne vais pas com­men­cer à me (vous) racon­ter des his­toires aujourd’hui, hein.

Par corol­laire, natu­rel­le­ment, de la date on est ten­té de pas­ser à l’étape sui­vante : l’anniversaire, et donc en fait le par­tage. Avec ma mère, par exemple, mais pas seule­ment. Mais ça ne tient pas long­temps. Je suis [encore] déso­lé, par défi­ni­tion, une céré­mo­nie est ques­tion de conven­tions. Et «mes» conven­tions sont … jus­te­ment : *mes* conven­tions. Per­son­nelles, et le cas échéant, ne nous voi­lons pas la face, élas­tiques. Pas les vôtres ? De plus, je me suis depuis fait rap­pe­ler que ma mère a éga­le­ment les *siennes*, de conven­tions, et du coup je sais (au moins en par­tie) d’où je sors les miennes. L’élastique inclus, natu­rel­le­ment, est beau­coup plus le mien que celui de ma mère.

Il me reste : la mort de mon père.

Incon­tour­nable.

Dou­lou­reuse.

De temps en temps, seule­ment.

Heu­reu­se­ment.

Le familier …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le dim 11 Mai 2008 à 09:05

C’est sur le che­min qui mène à la grande ville. Enfin au moins au métro. Je passe sou­vent le voir, et à chaque fois je lui tire le por­trait.

Hier, il était très beau.

Opinion à vendre …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le sam 10 Mai 2008 à 13:49

C’est l’âge, j’imagine. Et pour tout dire, ça fait un moment que la ques­tion me trotte dans la tête.

Quoi que …

Il ne fau­drait pas s’imaginer que je passe des heures à pen­ser, hein.

Sur­tout pas.

Mais reve­nons à mon mou­ton : l’information. Au sens «media» du terme.

Preuve que je n’ai pas «pen­sé» pen­dant des heures, je vous lâche tout sur la table. Je vous fais confiance pour trier. Ou pas. Ce ne sont que des élé­ments de réponse. Ou de ques­tions. C’est pareil.

  • L’information, pour quoi faire ?
    Depuis Pic de La Miran­dole, il est impos­sible –à l’évidence– de tout savoir sur tout. Et, de même, il est éga­le­ment –tout aus­si à l’évidence– impos­sible d’avoir ne serait ce qu’une opi­nion –infor­mée, au bon sens du terme– sur tout.
  • Ne rien savoir ?
    Natu­rel­le­ment, même si on est conscient –ce n’est visi­ble­ment pas don­né à tout le monde– qu’on ne peut pas tout savoir sur tout, il me parait impor­tant d’essayer d’avoir une idée géné­rale sur ce qui se passe. Ne rien savoir parce qu’on ne peut rien «savoir» n’est cer­tai­ne­ment pas la bonne idée.
  • Une idée, pas une opi­nion ?
    Tout le monde à le droit d’avoir une opi­nion. Et (sauf dans pays) le droit de l’exprimer. Est-ce que c’est une bonne rai­son pour l’exprimer à tout bout de champ ? je n’ai pas d’opinion.
  • Et l’information, où la prendre ?
    Tous les coups sont per­mis, tant qu’ont ne tombe pas dans le piège.
  • Et quel piège, ô maître ?
    Petit sca­ra­bée, les piéges sont en fait au nombre de deux.
    • Les «media» mani­pulent l’information
      Natu­rel­le­ment. J’admets que tout le monde ne s’en rend pas compte. Mais ce qui me tue c’est que par­mi ceux qui s’en rendent compte, il y en a une tetra-palan­quée qui ne voient pas l’évidente limite de l’argument. Et donc ils tombent dans le second piège :
    • La ten­ta­tion
      J’ai fait ça pen­dant des années. J’ai négli­gé les «media» offi­ciels, et je me suis fait des listes de sites qui conte­naient des infor­ma­tions «cor­rectes». Et tout ça s’est arrê­té au moment où j’ai com­pris que les infor­ma­tions «cor­rectes» étaient les infor­ma­tions qui me conve­naient, et que je mani­pu­lais l’information comme les «media» hon­nis.

Je pour­rais gro­gner comme un bûche­ron cana­dien au sujet des «sources». J’ai appris lors de mon séjour en Pales­tine qu’aucune (*aucune*) source d’information n’est fiable. Donc l’important n’est pas dans la sélec­tion des sources, mais dans la «grille de lec­ture».

L’avantage, c’est qu’on passe beau­coup moins de temps à lire les «infor­ma­tions», pour le même niveau d’ignorance.

QCM cosmique …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le sam 10 Mai 2008 à 09:56

Une journée de vacances …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le mer 7 Mai 2008 à 07:39

Par les temps qui courent, pas­ser une jour­née en voyage en bonne com­pa­gnie, ça n’a pas de prix.

Premier mai : seconde étape …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le lun 5 Mai 2008 à 07:08

La seconde étape de notre grande balade du pre­mier mai avait un but : on vou­lait mon­trer à notre visi­teur *la* rue qui m’a vu perdre toute espèce de foi en ce qui concerne le «com­mu­nisme», par­fum Sta­si. Une rue qui est la plus dépri­mante que j’ai jamais vue. Même en plein soleil, elle me fait mal au nerf ocu­laire. Jugez par vous-même. Je l’ai nom­mée «la rue Tue-l’Amour», his­toire de vous don­ner une idée.

Alors que je mon­trais cette rue (repeinte depuis le jour où je l’avais pho­to­gra­phie, avec les façades en … orange), avec son lam­pa­daire typique à notre visi­teur, celui-ci, visi­ble­ment pas encore tota­le­ment vac­ci­né –ou bien doté d’un solide sens de l’humour «noir», com­ment ne pas espé­rer– m’a répon­du : «mais eux, ils avaient la lumière dans la tête !».

Et puis je ne peux pas résis­ter à l’idée de vous racon­ter la der­nière «his­toire russe» à la mode :

- Pou­tine est un des plus grands hommes d’état du siècle.
 — Pou …kof-kof … Pou­tine ???
 — Oui. Il a ren­du à la Rus­sie sa grande voix inter­na­tio­nale.
 — Et … la voix aux russes ???
 — Les russes, on s’en fout.

C’était il y a dix-neuf ans. Le Mur de Ber­lin –Majus­cules– tom­bait. Hier, le «jou­nal» (lire : *popu­laire*) Bild nous titrait : «Ouest-Est, Ber­lin est encore sépa­rée».

Oui. Et moi aus­si, j’en ai, de l’humour «noir» : j’espère bien qu’ils vont nous le remettre, le mur …

Le premier mai : troisième étape …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le dim 4 Mai 2008 à 20:46

Balade colo­rée au parc bota­nique. Avec plein de fleurs, d’arbres, de noi­settes, de cac­tus, et de pom­pons.

Vous n’avez qu’à cli­quer …

Le premier mai, première étape …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le dim 4 Mai 2008 à 10:31

L’idée était plus ou moins de mon­trer à un ami un «autre» Ber­lin, pas for­cé­ment celui qu’on trou­ve­rait dans les guides tou­ris­tiques. Et la pre­mière étape, c’était le Mur. Il en existe encore quelques sec­tions. Mais celle qu’on vou­lait mon­trer, c’était une que la plu­part des tou­ristes ne peuvent pas trop voir. Et bien­tôt per­sonne ne pour­ra plus cette face du mur. On y était allés voi­là quelque temps (deux semaines). On était pas­sés dans l’ancien champ de mines, entre le mut et la Spree.

Main­te­nant ce n’est plus pos­sible ! En tout cas pas gra­tui­te­ment. Le ter­rain *libre* est occu­pé par des «beach bars». Cette nou­velle folie urbaine. On peut siro­ter un cock­tail allon­gé sur une plage de sable (garan­tie 100% impor­tée direc­te­ment du camion), avec de la musique des caraïbes (garan­tie 100% authen­tique made in Ber­lin, ou au pire Pots­dam), dans une paillotte (garan­tie 100% de chez Clause), donc pas­ser un authen­tique moment de dépay­se­ment.

Donc on a fait le mur, au long de la Spree, par la face «publique».

C’est insup­por­table. Cette face du mur avait été don­née à des artistes (lire : des artistes «offi­ciels», et donc sur le mur ce n’était pas des graf­fi­ti, mais de l’Art –majus­cule– ) et les pein­tures étaient assez grandes, par­fois même ambi­tieuses. Mais quel choc quand j’ai vu l’état des pein­tures ! C’était tout recou­vert de «j’aime Nico­las», de «Lin­da mon amour», ou plus géné­ra­le­ment d’inscriptions imbé­ciles, résul­tats de l’équation dite «du tou­riste à la con», écrite sous la forme :

[un_​prénom + un_​prénom (Berlin_​une_​date)]

Voi­là ce que j’ai pu sau­ver :

Moi aussi je suis un singe …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le sam 3 Mai 2008 à 09:28

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