Qu’est-ce qu’il s’est passé pendant cette semaine de silence ?
Je vais vous donner quelques indices, et puis je vais vous raconter l’histoire.
INDICE N°1 :
Ça pourrait s’appeler : «dîner à la bougie».
Vous avez deviné ?
Non ?
INDICE N°2 :
Le second indice ne peut être utile qu’aux lecteurs pourvus de mémoire. Köpenick. C’est le titre.
Vous ne voyez toujours pas ? L’indice suivant va probablement vous éclairer …
INDICE N°3
Viola en pleine séance de lecture. Il n’y a pas un détail qui vous choque ?
Vous ne voyez toujours pas ? Je vous donne l’indice suivant.
INDICE N°4 :
Encore Viola en train de lire. IL N’Y A PAS UN DÉTAIL QUI VOUS CHOQUE ?
Non ?
Je vois. J’ai affaire à des visuels. L’indice suivant devrait définitivement vous mettre au jus :
INDICE N°5 :
Le titre de l’indice ? Le Frigo.
Si vous n’avez toujours pas pigé, asseyez-vous, prenez une tasse de thé, et avant de lire, jetez donc un œil, comme un flashback, ici et sur les deux pages suivant …
Vattenfall II, sous-titré au choix «le retour des salauds», «set et match», ou même «la victoire de Viola».
Ça commencé jeudi soir. On avait un carton dans la boîte aux lettres Vattenfall nous demandait 2200€. Pour lundi.
Pour être honnête, j’y croyais pas, vu qu’on avait obtenu un jugement en référé interdisant à Vattenfall de nous couper le courant avant que l’affaire soit jugée sur le fond. Et ça, ce n’était pas encore arrivé.
Donc Viola appelle son avocat. Et l’avocat appelle Vattenfall, et apprend, stupéfait, qu’il y avait eu jugement. Sans nous, et donc en plus par défaut. La folie. Impossible de régler l’affaire facilement, et donc, lundi, à midi, Vattenfall se pointe à la maison, et nous coupe le courant.
Il a fallu 5 jours à Viola et l’avocat(e) pour tirer l’affaire au clair. Vous allez rire : le tribunal administratif de Köpenick (la maison de Vattenfall), a envoyé des convocations à Viola et à l’avocat, nous invitant à nous présenter au tribunal le 18 novembre. Nous on n’a pas reçu de convocation, (mais c’est possible je vais y revenir), mais l’avocat non plus. Et ni nous ni l’avocat n’avons reçu non plus le jugement.
Seulement Vattenfall a eu tout ça. C’est pas drôle, ça ?
Une fois que l’avocate a compris, ça n’a pas traîné. Et cette après midi, Vattenfall est venu nous remettre le courant.
Maintenant, observons un petit peu :
- le compteur
- la boîte à lettres
- notre voisin psychotique et son ami le concierge
Le compteur est naturellement la première chose à regarder quand on a un problème avec une facture d’électricité. Il est sous clé. Et le personnel de Vattenfall ne se trimballe pas avec les clés de tous les compteurs de la ville. Sauf le type qui nous a coupé le courant. Il avait la clé, ce qui lui a permis de couper avant qu’on ait le temps de (suivant le conseil de notre avocate) se mettre devant la porte du compteur et a bloquer jusqu’à l’arrivée de la police. Qui a la clé ? Disons au hasard le concierge. Par exemple. De même, le type de Vattenfall est entré dans l’immeuble sans sonner. Aha.
Quand on le regarde le compteur, et qu’on le compare à ce que Vattenfall dit, lundi, à l’avocate, on peut constater que le compteur est à l’avance. Le type de Vattenfall a annoncé une consommation, en fait un relevé à plus de 50000 Kw. Alors que ce matin, sur ma photo, il est à 49710. Aha.
La boîte à lettres est une autre affaire. Dans la notre, il se passe de drôles de choses. L’autre jour, ce qui a été la goutte d’eau (etc.), on a nous a volé un DVD et un livre. Et on a ouvert des papiers officiels. Et maintenant on constate que, visiblement, il manque des courriers. En tout cas, on a (avant lundi) posé plainte à la police, lequelle nous a demandé les emballages du colis et l’enveloppe ouverte, pour rechercher les empreintes. Il y a d’autres plaintes dans le bâtiment. Naturellement, une question se pose : qui a la clé des boîtes à lettres ? (Le petit con… cierge ?)
Mais ça pourrait être aussi Mr B.
Mr B. est visiblement un malade. Avant, il était président de la société des propriétaires de l’immeuble. Il a eu à l’époque des problèmes avec la police. Une trouble affaire de voyeurisme. Et il a toutes les clés possibles. On l’a trouvé sur le toît (interdit), par exemple. Et … il travaillait avant à le BeWaG. Avant que ça s’appelle Vattenfall. Et tout à l’heure, quand on est venu nous remettre le courant, il est resté sur le pallier, à nous regarder. Avant de descendre jusqu’au rez-de-chaussée où l’attendait … le concierge.
Voilà. Mais bon : cinq jours, cinq photos.
On est quittes ?