L’église, par derrière …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le mer 30 Jan 2008 à 18:09

Voi­ci les titres aux­quels vous avez échap­pé cette fois-ci :

  • Divin camou­flage
  • Jésus au pied du mur
  • Cou­cou !
  • Jésus prend Xenu dans une embus­cade
  • Les curés en treillis !

Il y a des jours, comme ça. J’aimerais pou­voir vous dire que je suis déso­lé de vous avoir fait faux-bond depuis ven­dre­di, mais en véri­té c’est très bien comme ça. Ça fait faci­le­ment un mois que les galères se suc­cèdent, et encore le mot n’est pas le bon, puisque les galères s’accumulent sans trou­ver leurs res­pec­tives solu­tions, du moins pour le moment. Mais on avance. Leeeen­te­ment.

J’en suis au point où j’hésite à racon­ter ce qui nous arrive. C’est trop. C’est tout sim­ple­ment trop. Alors on essaye d’en rire, et on y tra­vaille. Mais au bout du compte, je suis *fati­gué*, et voi­là où ça nous mène. Et je ne suis pas déso­lé. Tant pis.

Pour en reve­nir à ce qui compte, j’ai écla­té de rire quand j’ai vu cette église. Par exemple, il y a deux portes, avec des poi­gnées, et des ser­rures, qui donnent … nulle part. Quelqu’un à l’interieur de l’église et qui ouvre une de ces portes se trouve face a vide, à 5 mètres du sol. Va com­prendre.

Même Marie a chan­gé de style. Pra­ti­que­ment invi­sible.

Dans un sens, c’est pas mal. On ne se sent pas aggres­sé. On sent une recherche. Mal­heu­reu­se­ment, c’est pas for­cé­ment réus­si. Genre, un des trois rois mages. Me fera cent lignes, lui : «Camou­flage ne prend pas de T à la pre­mière per­sonne du sin­gu­lier.»

Ça devrait don­ner des idées à Nico­las, ça …

Sinon, pour ceux que ça inté­resse, mon ancien employeur vient de se prendre une gifle sonore par le juge. Je vous le dis : on avance. Len­te­ment, contre le cou­rant, mais on avance.

Devinette …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le ven 25 Jan 2008 à 19:56

Qu’est-ce qu’il s’est pas­sé pen­dant cette semaine de silence ?

Je vais vous don­ner quelques indices, et puis je vais vous racon­ter l’histoire.

INDICE N°1 :

Ça pour­rait s’appeler : «dîner à la bou­gie».

Vous avez devi­né ?

Non ?

INDICE N°2 :

Le second indice ne peut être utile qu’aux lec­teurs pour­vus de mémoire. Köpe­nick. C’est le titre.

Vous ne voyez tou­jours pas ? L’indice sui­vant va pro­ba­ble­ment vous éclai­rer …

INDICE N°3

Vio­la en pleine séance de lec­ture. Il n’y a pas un détail qui vous choque ?

Vous ne voyez tou­jours pas ? Je vous donne l’indice sui­vant.

INDICE N°4 :

Encore Vio­la en train de lire. IL N’Y A PAS UN DÉTAIL QUI VOUS CHOQUE ?

Non ?

Je vois. J’ai affaire à des visuels. L’indice sui­vant devrait défi­ni­ti­ve­ment vous mettre au jus :

INDICE N°5 :

Le titre de l’indice ? Le Fri­go.

Si vous n’avez tou­jours pas pigé, asseyez-vous, pre­nez une tasse de thé, et avant de lire, jetez donc un œil, comme un fla­sh­back, ici et sur les deux pages sui­vant …

Vat­ten­fall II, sous-titré au choix «le retour des salauds», «set et match», ou même «la vic­toire de Vio­la».

Ça com­men­cé jeu­di soir. On avait un car­ton dans la boîte aux lettres Vat­ten­fall nous deman­dait 2200€. Pour lun­di.

Pour être hon­nête, j’y croyais pas, vu qu’on avait obte­nu un juge­ment en réfé­ré inter­di­sant à Vat­ten­fall de nous cou­per le cou­rant avant que l’affaire soit jugée sur le fond. Et ça, ce n’était pas encore arri­vé.

Donc Vio­la appelle son avo­cat. Et l’avocat appelle Vat­ten­fall, et apprend, stu­pé­fait, qu’il y avait eu juge­ment. Sans nous, et donc en plus par défaut. La folie. Impos­sible de régler l’affaire faci­le­ment, et donc, lun­di, à midi, Vat­ten­fall se pointe à la mai­son, et nous coupe le cou­rant.

Il a fal­lu 5 jours à Vio­la et l’avocat(e) pour tirer l’affaire au clair. Vous allez rire : le tri­bu­nal admi­nis­tra­tif de Köpe­nick (la mai­son de Vat­ten­fall), a envoyé des convo­ca­tions à Vio­la et à l’avocat, nous invi­tant à nous pré­sen­ter au tri­bu­nal le 18 novembre. Nous on n’a pas reçu de convo­ca­tion, (mais c’est pos­sible je vais y reve­nir), mais l’avocat non plus. Et ni nous ni l’avocat n’avons reçu non plus le juge­ment.

Seule­ment Vat­ten­fall a eu tout ça. C’est pas drôle, ça ?

Une fois que l’avocate a com­pris, ça n’a pas traî­né. Et cette après midi, Vat­ten­fall est venu nous remettre le cou­rant.

Main­te­nant, obser­vons un petit peu :

  • le comp­teur
  • la boîte à lettres
  • notre voi­sin psy­cho­tique et son ami le concierge

Le comp­teur est natu­rel­le­ment la pre­mière chose à regar­der quand on a un pro­blème avec une fac­ture d’électricité. Il est sous clé. Et le per­son­nel de Vat­ten­fall ne se trim­balle pas avec les clés de tous les comp­teurs de la ville. Sauf le type qui nous a cou­pé le cou­rant. Il avait la clé, ce qui lui a per­mis de cou­per avant qu’on ait le temps de (sui­vant le conseil de notre avo­cate) se mettre devant la porte du comp­teur et a blo­quer jusqu’à l’arrivée de la police. Qui a la clé ? Disons au hasard le concierge. Par exemple. De même, le type de Vat­ten­fall est entré dans l’immeuble sans son­ner. Aha.

Quand on le regarde le comp­teur, et qu’on le com­pare à ce que Vat­ten­fall dit, lun­di, à l’avocate, on peut consta­ter que le comp­teur est à l’avance. Le type de Vat­ten­fall a annon­cé une consom­ma­tion, en fait un rele­vé à plus de 50000 Kw. Alors que ce matin, sur ma pho­to, il est à 49710. Aha.

La boîte à lettres est une autre affaire. Dans la notre, il se passe de drôles de choses. L’autre jour, ce qui a été la goutte d’eau (etc.), on a nous a volé un DVD et un livre. Et on a ouvert des papiers offi­ciels. Et main­te­nant on constate que, visi­ble­ment, il manque des cour­riers. En tout cas, on a (avant lun­di) posé plainte à la police, lequelle nous a deman­dé les embal­lages du colis et l’enveloppe ouverte, pour recher­cher les empreintes. Il y a d’autres plaintes dans le bâti­ment. Natu­rel­le­ment, une ques­tion se pose : qui a la clé des boîtes à lettres ? (Le petit con… cierge ?)

Mais ça pour­rait être aus­si Mr B.

Mr B. est visi­ble­ment un malade. Avant, il était pré­sident de la socié­té des pro­prié­taires de l’immeuble. Il a eu à l’époque des pro­blèmes avec la police. Une trouble affaire de voyeu­risme. Et il a toutes les clés pos­sibles. On l’a trou­vé sur le toît (inter­dit), par exemple. Et … il tra­vaillait avant à le BeWaG. Avant que ça s’appelle Vat­ten­fall. Et tout à l’heure, quand on est venu nous remettre le cou­rant, il est res­té sur le pal­lier, à nous regar­der. Avant de des­cendre jusqu’au rez-de-chaus­sée où l’attendait … le concierge.

Voi­là. Mais bon : cinq jours, cinq pho­tos.

On est quittes ?

Par un dimanche pluvieux paresseux …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal,Photo — le dim 20 Jan 2008 à 20:09

Je ne suis pas un héros. Ni une machine, et cer­tai­ne­ment pas un artiste. Spé­cia­le­ment par un dimanche plu­vieux.

Et quand je dis «plu­vieux», vous pou­vez m’imaginer dire le mot *avec* les guille­mets. Il est tom­bé de la pisse de vache pen­dant toute la jour­née. Et donc, Vio­la et moi avons pris la déci­sion cou­ra­geuse qui s’imposait : au lit avec des tasses de thé, et les pre­miers épi­sodes des X-Files.

Évi­dem­ment, dans les plus obs­curs replis de mon âme, la culpa­bi­li­té : «et ma pho­to du jour …?».

Eh bien c’est injuste, mais la pho­to du jour, je l’ai prise pra­ti­que­ment de mon lit. À un moment où j’allais chan­ger de DVD, quelqu’un de la mai­son d’en face a allu­mé la lumière dans la gale­rie non d’un mais de *deux* étages. Mais le temps que je bon­disse sur mon pied, sur mon appa­reil, etc., un des étages s’était éteint.

Mais en fait, la pho­to est bien meilleure que celle que j’aurais eue avec les deux étages.

Pour les curieux, le point rouge, c’est le haut d’une grue.

Quatre-vingt dix grammes de génie :
Pentax SMC-DA 40mm f/2.8 Limited

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal,Photo — le sam 19 Jan 2008 à 21:32

Avant d’avoir mon K10D, j’ai «tra­vaillé» pen­dant plus d’un an avec un Pana­so­nic Lumix FZ30. Son point le plus fort, était l’objectif : un Lei­ca 2,8 — 3,7, qui me don­nait un espace pas­sant de 35mm à 420mm (en fait un 7,4 — 88,4 avec un fac­teur de 4). On appelle ça un Super Zoom.

On s’habitue très faci­le­ment à un tel zoom. Mais mon Lumix est main­te­nant sur une éta­gère, et il est temps que, après que les 4000 pho­tos «d’apprentissage» que soient pas­sées, que je com­mence à tirer un bilan sur mon «tra­vail».

L’achat du K10D, comme je l’ai déjà racon­té, s’imposait rela­ti­ve­ment faci­le­ment. À ce prix, le K10D est tout sim­ple­ment, sans aucune contes­ta­tion, le meilleur appa­reil dis­po­nible. Pour mémoire, il fait jeu (à peu près) égal avec le Canon D40, avec un an d’avance, et avec un prix qui est tout sim­ple­ment la moi­tié. La preuve est que le D40, à sa sor­tie, quand il a été tes­té par Saint Phil (dpreview.com), les appa­reils «éta­lons» ont été le Nikon D300, qui vient de sor­tir, et qui coute 1600€ (sans objec­tif), et mon K10D (598€ sans objec­tif).

Si j’avais eu le bud­get néces­saire pour acha­ter le D300, j’aurais pro­ba­ble­ment hési­té, mais le bud­get «objec­tifs» avec un Nikon est tota­le­ment hors de com­pa­rai­son avec celui de mon K10D.

Aujourd’hui, je vous pré­sente le Pentax SMC-DA 40mm f/2.8 Limi­ted.

J’ai hési­té long­temps à l’acheter. Je crois qu’à l’origine, si je devais ache­ter un objec­tif à focale fixe (par oppo­si­tion à un zoom), j’aurais logi­que­ment ache­ter le FA 35mm F2. Il me don­nait une «vision» d’après l’équivalent d’un 50mm clas­sique, le pre­mier objec­tif avec des géné­ra­tions ont débu­té en pho­to. Et pour être com­plè­te­ment l’objectif de mes rêves, c’était le Pentax SMC-FA 31mm f/1.8 AL Limi­ted (sou­vent décrit comme le meilleur objec­tif exis­tant, toutes marques confon­dues) , mais celui là était direc­te­ment hors bud­get. Mais il était rela­ti­ve­ment dif­fi­cile à trou­ver en Alle­magne. Et sur­tout, le DA40 est *magni­fique*. La pre­mière fois que je l’ai vu, je l’ai vou­lu.

Je suis à la base un pho­to­graphe qui tra­vaille au zoom. Bien 85% de mes pho­tos ont été faites sur mon zoom prin­ci­pal (DA* 50 – 135 2,8). Mais il m’arrive par­fois main­te­nant de ne sor­tir qu’avec mon 40mm. Et j’utilise ces jours là le «zoom patau­gas». J’ai encore besoin de mon zoom, et je déplore même de ne pas avoir de zoom plus long, mais je suis tom­bé défi­ni­ti­ve­ment amou­reux de ma «pan­cake» de 40mm.

Je n’ai rien à lui repro­cher. Allez, si : la bague de mise au point manuelle est pas très facile à uti­li­ser. Mais je suis nor­ma­le­ment en auto­ma­tique. La qua­li­té d’image (cou­leurs, contraste et «affû­tage») est tout sim­ple­ment extra­or­di­naire. En géné­ral, je ne fais *aucune* post-pro­duc­tion, (unshar­ping, par exemple) avec les pho­tos que je fais avec le 40.

Le truc qui me fait «trip­per» : une fois le grip de mon appa­reil décro­ché, muni de mon 40, l’appareil tient dans la poche inté­rieure de ma veste (l’objectif mesure 15mm), et ÇA, ça n’a pas de prix.

Dans un futur idéal (et donc riche), je pense ache­ter le DA 21mm 3,2 Limi­ted. Je l’utiliserais dans les endroits (cou­loirs, géné­ra­le­ment) où je ne peux pas recu­ler. Et celui là, lui aus­si, il tient dans la poche.

My name is Tom Dha …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le ven 18 Jan 2008 à 21:52

D’abord, les for­ma­li­tés. Comme j’avais rien à dire hier (lire : je n’avais pas de pho­to «du jour» à publier), je vous livre ici un banc public fraî­che­ment décon­ge­lé.

Et ensuite, je vous pré­sente Tom. C’est celui des frères Dha qui a mal tour­né. Son frère Bud a effec­tué la car­rière que cha­cun connait, alors que Tom lui est videur à l’entrée d’un res­tau sur la Frie­drichss­traße à Ber­lin. Pour­tant il avait le pro­fil …

Anonyme …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le mer 16 Jan 2008 à 22:42

Ça fait ça à pra­ti­que­ment tout le monde, hein, les bâti­ments admi­nis­tra­tifs. Déjà le jour. Mais la nuit, hou­la­laaaa …

Comme je n’ai abso­lu­ment rien à racon­ter aujourd’hui, je vou­drais me faire par­don­ner. Public ché­ri (sur­tout un), je vou­drais t’offrir une *deuxième* pho­to du jour, sauf que le jour a 24 heures de retard et la pho­to est d’hier.

Dans la série «paris stu­pides», ça pour­rait encore s’aggraver : à chaque fois que je n’ai rien à dire, je pour­rais publier un banc, par exemple.

J’insiste …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le mar 15 Jan 2008 à 19:55

En ren­trant du tri­bu­nal admi­nis­tra­tif du coin, où, comme sou­vent, nous avions affaire, on est tom­bés dans un tout petit cime­tière. Vio­la, qui a habi­té dans le quar­tier pen­dant des années ne le connais­sait même pas.

Et là encore, les ignobles ali­gne­ments.

Là, vu qu’il s’agit d’un cime­tière de gar­ni­son (c’est écrit à l’entrée, après tout), il y a moins de tombes ano­nymes que d’habitude, et il y a même des tombes de la pre­mière guerre. Mais si on avance un petit peu, on trouve la lan­ci­nante mélo­pée des «incon­nu», ou «incon­nus». Je pleure à chaque fois quand je vois ça. Par­fois il n’y a même pas de date de décès. Genre «1945». Point. Incon­nus, 1945.

La guerre, c’est dégue­lasse. D’accord. Mais il y a dégue­lasse et dégueu­lasse. Quand les armées se foutent sur la gueule en pleins champs, et qu’ils s’étripent entre sol­dats, c’est juste de la conne­rie. Je suis déso­lé, mais on ne m’aurait pas trou­vé là. Ceux qui y vont savent où ils vont, et ils y vont avec une chance non négli­geable (et avec l’espoir) de ren­trer à la mai­son comme étri­peur plu­tôt que comme étri­pé.

Mais quand on com­mence à bom­bar­der une ville, la conne­rie laisse sa place, et on entre en vraie dégueu­las­se­rie.

À Ber­lin, après la capi­tu­la­tion, ils ont conti­nué à ramas­ser des cadavres pen­dant des semaines, des mois. Sol­dats, ou crè­miers ? Ou mômes ? Ou cor­don­niers ? Ou Concierges ? Gar­diens de zoo ?

Incon­nus. 1945.

Quelle salo­pe­rie.

Je croyais avoir com­pris la guerre en voyant les cime­tières mili­taires en Nor­man­die. Je n’avais rien com­pris.

La gare des Français …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le lun 14 Jan 2008 à 20:47

Si on en fait l’effort, on peut, tout oublier. Ber­lin a été, pen­dant plu­sieurs décen­nies, occu­pée. Au nord de ce qui était à l’époque Ber­lin Ouest régnaient les Fran­çais. Moi, je n’oublierai pas, parce que je n’ai jamais réus­si à y retour­ner.

Je suis tom­bé amou­reux de Ber­lin en 1982, mais à l’époque je n’étais pas vrai­ment capable de com­prendre, ni même de voir ce genre de choses. J’en étais res­té au Mur. Ah, le mur. J’ai pas­sé une nuit au Tier­gar­ten, et je m’étais retrou­vé à la porte de Bran­de­bourg. Je m’étais assis sur l’herbe, au milieu (déjà) des lapins et j’avais regar­dé la relève de la garde des Russes au monu­ment glo­ri­fiant leurs morts (à quelques dizaines de mètres de la porte). J’avais com­pris que les Ber­li­nois étaient en pri­son.

Ça, c’était facile. J’aurais du plus cir­cu­ler. J’étais res­té prin­ci­pa­le­ment dans «mon» quar­tier, aux alen­tours de la gare du Zoo. J’étais jeune. À l’époque, Vio­la (déjà …) m’avait tiré de chez moi pour me faire visi­ter son parc pré­fé­ré, celui du châ­teau de Char­lot­ten­burg.

Main­te­nant que j’habite à Ber­lin, l’occupation est occul­tée.

À chaque fois que je vais chez mon «ergot­heu­ra­peute» (la grosse vache qui me tri­pote la main, en confon­dant «flexion» et «exten­sion» en pré­ten­dant qu’elle est en train de m’aider), je passe sur une pas­se­relle de laquelle je vois la gare des Fran­çais.

Il n’y a plus rien, main­te­nant. Mais, quand elle est avec moi, Vio­la me montre l’emplacement des voies de garage où les trains de sol­dats (fran­çais) arri­vaient à Ber­lin. Elle m’a aus­si mon­tré le Pavillon du Lac, qui ètait à l’époque le mess des offi­ciers de la gar­ni­son, et main­te­nant un res­tau­rant de luxe.

En 1985, il était pos­sible de faire son ser­vice mili­taire à Ber­lin. C’était une des rai­sons qui m’avaient pous­sé à le faire, mon ser­vice. Natu­rel­le­ment, c’était pas extra­or­di­nai­re­ment coté, l’Allemagne, et sur­tout Ber­lin. Mais bon, l’armée était dèjà l’armée : je par­lais alle­mand, et je m’étais por­té volon­taire pour aller ser­vir à Ber­lin. Logi­que­ment, on m’a envoyé à Évreux, puis en Gua­de­loupe et en Guyane.

Avec le temps, j »aurais pré­fé­ré Ber­lin. J’aurais vu moins de pay­sages, mais j’aurais eu une chance de com­prendre l’Histoire. Avant qu’elle soit effa­cée.

L’histoire, c’est plus curieux qu’on ne le pense. Mais quand on a l’esprit ouvert, on voit tout. Pre­nez Rick Falk­vinge, le pré­sident du par­ti pirate sué­dois. En une phrase, il peut vous chan­ger la vision de l’histoire :

When the Iron Cur­tain fell, all of the West rejoi­ced that the East would become just as free as the West. It was never sup­po­sed to be the other way around.

Quand le rideau de fer est tom­bé, l’occident entier s’est réjoui de ce que l’Est allait deve­nir aus­si libre que l’occident. Il n’etait pas ques­tion que ce soit le contraire qui se passe.

Main­te­nant, à Ber­lin, j’assiste au triomphe pro­gres­sif de nos Frères et Sœurs de l’Est. Petit pas à pas, on retourne au pas­sé.

L’interview de Rick Falk­vinge est lisible ici.

Goulasch Express …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le dim 13 Jan 2008 à 18:12

C’est n’importe quoi. On est le 13 jan­vier, la semaine der­nière on était sous la neige, et aujourd’hui on a trou­vé des champs entiers (d’accord, j’exagère un petit peu, mais vrai­ment pas beau­coup) de pâque­rettes dans le parc de Reh­berge.

On est allés se bal­la­der tran­quille­ment, comme tout le monde. Non, pas comme tout le monde : en fait, un petit avant tout le monde, ce qui nous per­mis de seule­ment croi­ser les gens par­tant se pro­me­ner en masse au parc en famille après le repas. Ça se fait beau­coup, à Ber­lin. Reh­berge est plein de gens, comme tous les parcs de la ville (il y en a une tri­po­tée, en com­men­cer par le Tier­gar­ten).

Je ne m’y habi­tue pas. Que Ber­lin soit truf­fé de parcs gigan­tesques est un per­pé­tuel plai­sir. Dans Reh­berge, il y a un étang (gelé), un théatre (fer­mé), un stade de foot, des ter­rains de ten­nis, un stade d’athlétisme, et un zoo (daims et san­gliers, «au natu­rel», c’est à dire sans cages, juste une zone clô­tu­rée). Et on peut mar­cher pen­dant un sacré moment sans pas­ser par un seul de ces lieux. C’est dingue.

Il y avait déjà des cerfs-volants …

Un de chute …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le sam 12 Jan 2008 à 19:14

Hier, j’ai fait une bêtise. Du coup, au lieu de publier ma pho­to du jour, j’ai pas­sé toute ma soi­rée (et une bonne par­tie de la mati­nee d’aujourd’hui) à réins­tal­ler ma machine (Ubun­tu 7.10 « Gut­sy Gib­bon »), avec un han­di­cap non pré­vu (mon CD s’est trou­vé être def­fec­tueux, avec comme com­pli­ca­tion que j’ai du repar­tir d’une ver­sion *alpha3* …).

Et pata­tras.

Bon.

Nou­velle jour­née, nou­velle pho­to. À l’affiche, Sebas­tian Haff­ner. Je vous en ai déjà par­lé. J’aime beau­coup l’ambiance de la pho­to. Et l’auteur. Il est, je crois, l’auteur qu’il faut lire quand on veut connaître et com­prendre l’Allemagne d’avant-hier, d’hier, d’aujourd’hui, et pro­ba­ble­ment aus­si de demain. Il est mort. Son der­nier livre (que je n’ai pas encore) a été tra­duit en fran­çais et je vous le recom­mande. Le livre a été édi­té après sa mort, mais avait été com­man­dé (et écrit) avant la guerre. Vous pou­vez l’acheter ici ou tout sim­ple­ment chez votre libraire (il faut sou­te­nir les libraires de quar­tier quand on peut, même si c’est plus cher, tant qu’il en reste). Le titre : His­toire d’un Alle­mand : Sou­ve­nirs 1914 – 1933 (en alle­mand : Ges­chichte eines Deut­schen).

Le conseil du jour : Quand je parle de la connais­sance de l’allemagne (et du reste du monde) du futur envi­sa­gé par un auteur déjà mort, vous pou­vez vous don­ner un petit avant-goût en lisant ceci.

Des clous !

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le jeu 10 Jan 2008 à 22:24

… ou plus exac­te­ment LE clou. C’est le centre com­mer­cial du coin. Der Clou. Il faut rap­pe­ler que Ber­lin a été pen­dant «quelques» années occu­pée par les alliés, et notre quar­tier était dans la zone … fran­çais. Voi­là pour la situa­tion géo­gra­phique du Clou, mais la ques­tion reste entière : pour­quoi le centre com­mer­cial s’appelle-t’il Der Clou ?

Le ber­li­nois est plein de mots fran­çais. C’est tota­le­ment nor­mal. La Prusse a connu aux 17et 18ème siècles une très impor­tante immi­gra­tion d’origine fran­çaise, qui s’est magni­fi­que­ment inté­grée, et vice-ver­sa.

Donc, Der Clou, en ber­li­nois, c’est aus­si en fran­çais «le clou» (d’un spec­tacle, par exemple).

Voilá. Je ne par­viens tou­jours pas à m’habituer à ren­con­trer des gens qui portent des t-shirts rouges qui me disent «Ich bin der Clou», mais voi­là.

Cette gueulante vous est proposée par Aphasix (premier) …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal,Photo — le mer 9 Jan 2008 à 20:39

C’est quoi la dif­fé­rence entre une pho­to et une pho­to ? Ou plus exac­te­ment la dif­fé­rence entre une «pho­to» et un «ins­tan­ta­né» ?

L’un de ces mots est un gros mot. Sou­vent.

Les pho­to­graphes qui ont des appa­reils numé­riques (comme moi) ont ten­dance (comme moi) s’exposer (à tous les sens du mot) sur l’Internet. Et donc, puisqu’ils exposent, ils s’exposent à la cri­tique. Et dans le petit monde des pho­to­graphes (en fait un monde en train d’exploser, les appa­reils digi­taux se démo­cra­ti­sant de plus en plus), la cri­tique fait mal.

Pre­nons Fli­ckr, par exemple. À l’origine, j’allais sur Fli­ckr «juste» pour expo­ser mes pho­tos. Et puis je me suis fais hap­per dans les divers «sys­tèmes», tous orga­ni­sés pour faire mon­ter la «cote» des diverses pho­tos. Vous mon­trez votre pho­to. Des gens la regardent. Ils peuvent éven­tuel­le­ment dépo­ser des com­men­taires. Plus vous obte­nez de com­men­taires, plus votre pho­to est jugée «inté­res­sante». Donc, Fli­ckr l’expose dif­fé­rem­ment. La rend plus visible. Etc.

Natu­rel­le­ment, il faut avoir des com­men­taires. Pour ça, les «groupes» sont l’outil le plus adap­té. Tous ces groupes fonc­tionnent de la même façon : ils orga­nisent des «concours» per­ma­nents. C’est facile : par exemple pour pou­voir par­ti­ci­per, vous devez d’abord dépo­ser 5, voire 10 com­men­taires sur les pho­tos des autres du groupe. Vous voyez natu­rel­le­ment où je veux en venir. La valeur intrin­sèque des com­men­taires va en chu­tant, pusqu’ils sont obli­ga­toires. Exemple : cette pho­to (de moi): sur les 7 com­men­taires que vous pou­vez voir, un seul est un «vrai» com­men­taire (spon­ta­né). Les autres font par­tie du sys­tème.

Notez que j’en connais, même sur Fli­ckr, qui se sont fait une «clien­tèle» de fans. Toute ques­tion de qua­li­té mise à part. Leur public est alors géné­ra­le­ment consti­tué de non-pho­to­graphes, qui n’exposent rien.

Cela dit, il reste des gens qui tentent de faire des com­men­taires, des cri­tiques. La pire que vous puis­siez faire à quelqu’un est de lui dire : «ta pho­to, c’est un ins­tan­ta­né». Ça veut dire : aucune pré­ten­tion «artis­tique». Pas de «post-pro­duc­tion» visible avec un effet «woaw !», pas de cou­leurs «woaw !», pas de sujet «woaw !».

Je suis fati­gué des mil­liers de pho­tos sur-satu­rées, sur-nettes, sur les­quelles les cou­leurs sortent de je ne sais pas quelle galaxie. J’en ai marre des pho­tos qui sont plus fabri­quées sur l’ordinateur que prises avec un appa­reil.

Vivent les ins­tan­ta­nés. Des ins­tants de vie, d’émotion, sans entre­met­teurs.

Nicolas, Jésus, et Diego …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le mar 8 Jan 2008 à 19:58

« Monar­chie, ça veut dire héré­di­taire. Vous croyez que je suis donc le fils illé­gi­time de Jacques Chi­rac qui m’a mis sur un trône ? »

Nico­las, lors de son der­nier One Man Show répu­bli­cain

Père, croyez-vous vrai­ment que nous devions adop­ter la mode Made In France ?

Jésus, après la séance de pho­to publi­ci­taire avec so nou­veau pho­to­graphe Nico­las

Pen­dant tout ce là, loin du fra­cas de la poli­tique de civi­li­sa­tion©, au Mexique, se col­lait la main à son lit pour ne pas devoir reve­nir à l’école. Dans sa main libre, la zapette.

Intime, définition …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le lun 7 Jan 2008 à 20:55

C’est dif­fi­cile, l’intime.

À part pour, natu­rel­le­ment, Nico­las; lui, auto­sur­mé­dia­ti­sé chro­nique en arri­ve­ra pro­ba­ble­ment à se grat­ter le cul jusqu’au sang en croyant nous expo­ser son âme. Il se sert de tout et tous. Dans tous les sens. Sur­tout l’autre.

Cette anor­male excep­tion à part, c’est dif­ficle, l’intime.

Le net regorge de jour­naux «intimes». Mais com­bien de gens se montrent comme ils s’imaginent ? Il est des cen­taines, des cen­taines de mil­liers de sites, «blogs», «blogues», «car­nets», «twitts», mais com­bien de gens se montrent ?

Bien sûr, tout le monde se montre. Mais c’est là que la ques­tion de l’intime se pose. L’auteur d »un site, nous pré­sen­tant des mil­liers de mots, ou/​et des pho­tos. Il a tra­vaillé son image. On ne publie pas par hasard. On croit avoir don­né une image de soi. On affiche, on affirme, puis tra­vaille tel ou tel trait, tel ou tel angle, telle ou telle expo­si­tion. On se croit sou­vent bien en contrôle.

Mais l’intime, c’est l’autre, qui le défi­nit. On peut écrire pen­dant des semaines, voire des années, et être tou­jours sur­pris, incom­pris par l’autre. Parce que l’autre a le génie du détail de trait, et il a tou­jours un autre angle, une autre expo­si­tion.

À part de là, deux choix : choi­sir son public, l’encourager dans le sens vou­lu, et finir, à force de com­pro­mis­sion, par croire que son public l’a choi­si; ou bien être un «hon­nête homme», et se conten­ter d’être soi. À la pre­mière per­sonne.

La bonne nou­velle du jour : mon ami Ste­phane, arri­vé de fraiche date au Japon, nous raconte son Japon.

J’en étais sur !

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le dim 6 Jan 2008 à 17:22

Voi­là à quoi on en arrive, avec des paris stu­pides de ce genre. Pho­to du jour, hein !

Et pour­quoi pas, fina­le­ment ?

Et j’aime mes pan­cakes du dimanche matin. Sans rire. Pan­cakes, hein, pas crèpes. La pan­cake, c’est plus épais que la crèpe. Et c’est un bon [insé­rez ici le mot cor­rect décri­vant en un seul mot une bonne excuse. Je reste blo­qué à «pr…», et je ne suis même pas sûr que je sois sur la bonne piste] pour me gor­ger de sirop d’érable.

Et nous, le dimanche, c’est pan­cakes.

Cela dit, ça me bluffe d’avoir une telle pro­fon­deur de champ, et d’avoir toute la pho­to nette, alors que je la prends à quoi, 60 cms de dis­tance. Si j’en crois le site que j’utilise quand je me pose ce genre de ques­tions (ici), j’ai une pro­fon­deur de champ de 9,56 cm. Donc heu­reu­se­ment que je suis presque à la ver­ti­cale, sinon je n’aurais pas tout net.

Et tant qu’on parle bou­tique : mon temps d’exposition est de 16 de seconde. Mer­ci mon­sieur Pentax de m’avoir mis dans l’appareil un dis­po­si­tif per­met­tant de sta­bi­li­ser l’image, et me per­met­tant à tra­vailler avec des temps comme ça. La règle vou­drait que j’aie un mini­mum de 140 seconde d’exposition.

La bonne nou­velle : j’ai retrou­vé, après en gros 30 minutes, grâce à Leo, le mot «pré­texte». J’étais bien sur la bonne piste.

J’y trouve un goût de pomme …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le sam 5 Jan 2008 à 16:53

Je ne suis pas un expert en éco­no­mie, ni en socio­lo­gie, ni d’ailleurs en quoi que ce soit. Mais des experts me parlent. La presse alle­mande, que ce soit sur le papier ou sur les ondes, est pleine d’experts qui nous racontent que l’Allemagne va bien. Une éco­no­mie en plein essor, un chô­mage qui chute, un moral de la popu­la­tion en hausse, voi­là ce que me racontent ces experts.

Moi, je ne suis pas un expert, j’insiste. Moi, je suis un clam­pin qui arpente la rue avec un appa­reil pho­to. Aujourd’hui, j’ai pris cette pho­to que je vous montre. Elle nous montre une mini-bou­teille. 0,1 litre. Elle titre tout de même 20°. Entre la mai­son et la banque, j’en ai vu 7. Sans cher­cher, hein. Juste sur mon che­min.

Je ne suis pas un expert. Mais dans les kiosques à jour­naux, dans toutes les gar­gottes (là où on peut ache­ter une sau­cisse chaude, un sand­wich, ce genre de gar­gottes), dans tous les super­mar­chés, on peut ache­ter ce genre d’alcool. Quand on est dans un super­mar­ché, on trouve ces petites bou­teilles juste à la caisse. Avec les bom­bons. Vous voyez l’image.

Je ne suis pas un expert, mais tout de même, 20°, c’est pas rien. Et les petites bou­teilles ne sont pas chères. Et le simple fait qu’on puisse en trou­ver par­tout, vides, sur les seuils des portes, dans les angles, au pied des arbres, ou même sim­ple­ment sur le trot­toir, ça me fait réflé­chir.

C’est pro­ba­ble­ment pour cette rai­son que je ne suis pas un expert, d’ailleurs. Moi, ces bou­teilles, qui font par­tie de mon pay­sage urbain quo­ti­dien, me parlent de tris­tesse, de détresse, de biture «nor­male». Je ne suis pas capable de faire coïn­ci­der ces images à la gran­diose fresque, opti­miste et réas­su­rante que les experts me servent à lon­gueur de temps.

La trou­vaille du jour : le titre de mon article vient, natu­rel­le­ment, de

À peine trente minutes !

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le ven 4 Jan 2008 à 23:40

J’ai pro­mis. Une pho­to sur le site par jour. Chaque jour. C’est pas facile tous les jours. À l’instant où je com­mence à écrire, il me reste au plus trente minutes avant que la date se barre.

Mais ça pour­rait être bien pire …

Ima­gi­nez que, pris d’une crise de démence, je m’engage à publier chaque jour une pho­to du jour ! Ima­gi­nez que ça aurait de la gueule, comme gageure. Non ?

Parce que par exemple le pre­mier jan­vier, j’ai pris au moins vingt pho­tos que je pour­rais mettre sur cette page, celle que vous lisez. Et hop, j’en ai pris pour trois semaines. Alors que si …

Ce banc tourne (curieu­se­ment) le dos à une petite rivière, si j’ose uti­li­ser le mot, qui s’appelle la Panke. Le banc nous donne la vue sur le tri­bu­nal admi­nis­tra­tif de Wed­ding. Que je connais trop bien. Et je vais y reve­nir.

Il fai­sait très froid. Offi­ciel­le­ment, moins sept. En vrai, ça avait l’air beau­coup plus froid que ça. Mais la lumière était belle.

Non ?

La nou­velle du jour : les pho­tos du pre­mier jan­vier sont visibles ici.

Et Pan dans l’œil !

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le jeu 3 Jan 2008 à 21:40

J’adore, par­fois, faire dans le facile. Déso­lé. [large sou­rire]

Je vais m’y tenir. Une pho­to par jour. Chaque jour.

Ce ne sont pas can­di­dats qui manquent. Mon disque dur risque l’indigestion en per­ma­nence. C’est le com­men­taire qui fait défaut. Et je n’ai pas encore osé publier sans texte. Je sais : j’ai pro­ba­ble­ment plus besoin d’écrire que de faire des pho­tos. Mais bon.

À défaut d’avoir quel­que­chose à racon­ter, comme ça, spon­ta­né­ment, je dois tout de même dire que j’aime beau­coup cette pho­to.

Plic … plic …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal,Photo — le mer 2 Jan 2008 à 08:56

Encore une uti­li­sa­tion inté­res­sante du flash. Contrai­re­ment à ce que la pho­to pour­rait vous faire croire, il fai­sait jour. D’accord, pas jour d’été, avec soleil et grand soleil, mais tout de même indu­bi­ta­ble­ment jour. Pas nuit.

Mais on ne regarde pas les dents d’une pho­to offerte. On ne maqui­gnonne pas. Non-non. Du coup, j’ai uti­li­sé mon flash pen­dant toute la fin de la balade, et j’ai eu rai­son. Je vous met­trai les pho­tos dans un coin de gale­rie. Un petit peu plus tard.

L’évènement de la jour­née, ça a été que en moins de deux heures, on a eu dix bons cen­ti­mètres de neige. Vio­la a fait un bon­homme de neige. Taille réelle. Impres­sion­nant.

Je vous offre deux por­traits. Gra­tis.

Le pre­mier :


Vio­la, en phase de finis­sage de son bon­homme de neige

Et pour le second :


Moi, pris par Vio­la

Et hop.

Berlin — Beyrouth … voyage agité.

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le mar 1 Jan 2008 à 13:21

L’année der­nière, on était res­tés au bal­con, cette année, on s’est mouillés. Non qu’il ait plu, hein. Mais je me suis cru au milieu d’un champ de bataille. Il y avait des fusées par­tout, de par­tout, et … vers par­tout. La ver­ti­ca­li­té n’était pas for­cé­ment de tenue.

On vit pas loin d’une caserne de pom­piers, et on les a vus tour­ner. Lit­té­ra­le­ment. On voyait les camions qui ren­traient à la caserne. Ils s’arrêtaient devant la caserne, quelques secondes, et ils repar­taient. On a vu aus­si un groupe de gens qui atten­daient une ambu­lance. On a vu mon­sieur et madame Tout­le­monde, pos­tés au coin de la rue, avec des bras­sées de fusées, qui atten­daient minuit. Il y avait des familles entières, avec cotillon, grand-mères et nour­ris­sons qui ins­tal­laient leurs fusées sur la pelouse de la com­mu­nau­té de je ne sais quel église.

On ne res­pi­rait plus. La fumée était dense. On ne pou­vait plus se par­ler. Par­fois, cer­taines explo­sions (notez le terme : explo­sion, comme dans KA-BOUUUUM) étaient tel­le­ment fortes, et tel­le­ment proches, qu’on a fini par déci­der de quit­ter la rue prin­ci­pale. On est ren­tré dans le parc, on s’est ins­tal­lés sur une petite col­line, et on a, fina­le­ment, admi­ré.

Bonne année, tous.

Moteur du site : wordpress 4.9.3 - Thème : «Back in Black 2» crée par Frederic de Villamil (traduit en français par amnesix)