Bonané on ice …!

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal,Photo — le lun 31 Déc 2007 à 11:04

C’est pro­ba­ble­ment ma meilleure pho­to de l’année. Note amu­sante : je l’ai prise hier. Prendre sa meilleure pho­to de l’année l’avant der­nier jour, tout de même, hein …

Je l’ai prise au flash. Je n’en reviens pas. Déjà d’avoir pen­sé à uti­li­ser mon flash. C’est (au moins) rare. Et ensuite, quand je vois le résul­tat, waow.

Notez qu’à l’origine, elle était pra­ti­que­ment noire, ou au moins très sombre, cette pho­to. Pro­ba­ble­ment nor­mal, quand on braque son flash sur de la glace. Mais un clic plus loin …

Et dans notre série «un clic plus loin», vous pou­vez allez voir les pho­tos de notre bal­lade d’hier, au Tier­gar­ten.

Ce soir, nous man­geons un gigot d’agneau. (Mmmmmmmh …)

Demain, c’est la nou­velle année qui com­mence, qu’il est cou­tume de sou­hai­ter à tous bonne. Et encore meilleure. Vous voyez ce que je veux dire, je sup­pose.

À l’année pro­chaine !

Slow food …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le sam 22 Déc 2007 à 13:44

Jeu de mots facile, d’accord. Mais pas seule­ment …

Slow Food, c’est aus­si un mou­ve­ment, et en fait un style de vie. D’accord, c’est un mou­ve­ment né en réac­tion. Mais, par­fois, être réac­tion­naire n’est pas grave.

Je ne fais par­tie d’aucun mou­ve­ment, et je n’ai jamais par­cou­ru le site que je vous indique. Mais je reven­dique pour ma part le slo­gan : «slow food».

J’aime man­ger. Vio­la aus­si. Vio­la et moi cui­si­nons sou­vent ensemble. Pour des rai­sons médi­cales, nous *devons* man­ger (et donc en fait ache­ter) «bio». Mais sans rai­son médi­cale, on ferait la même chose. Le pou­let sous cel­lo­phane au super­mar­ché, les légumes made in Espagne, les fruits qui sont là toute l’année, sai­son ou pas, tout ça n’a ni goût ni sens.

Nous avons un bou­cher «bio», chez qui la viande fond dans la bouche. Il a un jam­bon cuit devant lequel on se met à genoux. Nous ache­tons des tomates «bio», et elles ont du goût ! C’est un petit plus cher, et par­fois même car­ré­ment plus cher. Mais quand on met dans la balance le plai­sir gus­ta­tif, le nombre de salo­pe­ries injec­tées aux­quelles on a échap­pé, le plai­sir à cui­si­ner, c’est vite vu.

Pour que ça coute moins cher, on cui­sine «en masse». On achète la viande, les hari­cots, les sau­cisses (Mmmmh, les Kna­ckers …), les oignons, le chou, on en a pour deux heures de cui­sine et cuis­son. Et ça nous fait la semaine. 5 ou 6 jours en moyenne.

Et la preuve qu’on a rai­son, c’est qu’on n’en a jamais marre. La potée (avec les ingré­dients indi­qués) pour 5 jours, c’est, chaque jour, un bon­heur.

Le sujet du jour est d’actualité chez moi, vu que je suis en train de lire un livre qui s’appelle Don’t eat this book [en fran­çais : ne man­gez pas ce livre] qui trace un por­trait *effrayant* des États-Unis en train, lit­té­ra­le­ment, de tom­ber à genoux à force de man­ger. Les amé­ri­cains sont, mas­si­ve­ment, obèses. 16% des *sol­dats* amé­ri­cains se trou­vant en ce moment en Irak sont obèses. Vous les ima­gi­nez, cou­rant sous le soleil avec le paque­tage ? Aux États-Unis, les gens changent. Ils mangent de plus en plus, et de moins en moins bien. Sur­ge­lés et fast food sont, de fait, la base ali­men­taire des amé­ri­cains.

Les écoles, et mêmes les hôpi­taux sont enva­his pas Mac­Do et les autres. L’organisme fédé­ral qui doit com­mu­ni­quer à pro­pos de l’hygiène ali­men­taire a un bud­get qui n’est qu’un ridi­cule pour­cen­tage du bud­get publi­ci­taire des mêmes Mac­Do et consorts. Les gamins n’ont plus de profs de sport à l’école, et le temps qu’ils passent devant la télé (où Mac­Do & Co. les gavent lit­té­ra­le­ment de pub) a qua­dru­plé dans les der­nières vingt ans. Les adultes ne cui­sinent plus. La sur­face des cui­sines dans les habi­ta­tions amé­ri­caines aug­mente, certes, mais il y a en moyenne presque *deux* fours micro-ondes par foyer. Vous ima­gi­nez ça ?

Ce livre est un cau­che­mar. À chaque page j’ai un sur­saut.

Et vous savez quoi ? Le même phé­no­mène est en train d’arriver chez nous. Il faut réagir *main­te­nant*. Man­ger et vivre «slow food» est impor­tant, et … urgent.

L’auteur du livre a avant fait un docu­men­taire qui a fait un car­ton. Il s’appelait Super­size me.

… et naturellement, le raton laveur …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le ven 21 Déc 2007 à 11:28

Des fois, on marche et on a l’œil qui inter­pelle. Un pro­jec­teur, une chaise, et une éolienne. Sur un mur.

Il y a … long­temps (je n’avais pas 18 ans), j’étais dans la voi­ture d’un ami. Nous sommes pas­sés devant le stade. Enfin : le ter­rain de foot. Et mon ami m’a dit tout natu­rel­le­ment «il a une bonne tête, le lama». Moi, j’ai répon­du, absent, «oui».

Quelques frac­tions secondes plus tard, il a pilé net. Puis a pas­sé la marche arrière, et s’est arrê­té devant le … *lama !* Il y avait *bel et bien* un lama en train de brou­ter sur le ter­rain de foot.

Tu as vu la chaise sur le mur ?

Et le pro­jec­teur ?

Et l’éoliennne ?

… et natu­rel­le­ment le raton laveur …

Toujours verts, toujours rouges …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le jeu 20 Déc 2007 à 11:54

com­ment se trom­per sans se tra­hir
com­ment avoir la foi sans tom­ber dans la reli­gion
com­ment lut­ter et dou­ter
com­ment se battre et pen­ser
com­ment s’attendre à l’inattendu

Daniel Mer­met, là-bas si j’y suis, au sujet des bri­gades inter­na­tio­nales en Espagne

Com­ment se trom­per sans se tra­hir …

En Alle­magne, la tra­hi­son ultime s’appelle Hartz IV. C’est l’aumone (345€ par mois) ins­tu­tio­na­li­sée. Ce sont les gens qu’on envoie bos­ser pour *un euro* par heure, n’importe où, sans tenir compte de la qua­li­fi­ca­tion. Si ils n’y vont pas, plus d’aumone. Et ce triomphe de la «soli­da­ri­té natio­nale» a été crée et mis en place par un gou­ver­ne­ment *socia­liste*.

Au bou­lot, les cas­sés de la vie. Les éclo­pés de la crois­sance. Au bou­lot. Balayer les feuilles, les­si­ver les murs graf­fi­tés. Mais aus­si, natu­rel­le­ment, parce que cer­tains sont malins, tra­vailler dans des entre­prises qui pro­fitent de la main d’œuvre gra­tuite. Avec la béné­dic­tion du gou­ver­ne­ment. Obli­gé.

Ça ne vous donne pas un goût bizarre dans la bouche, à vous ?

Les papys, sur­vi­vants des bri­gades inter­na­tio­nales ont par­fois des pro­pos durs. Le mot tra­hi­son revient sou­vent. Et com­ment ne pas com­prendre l’amertume quand on com­pare leurs dis­cours de l’époque, où «espoir» rimait avec «com­mu­nisme».

En Alle­magne, en ce moment, il y a de l’agitation. Il y a des syn­di­cats dont la puis­sance semble gran­dir. Les papys font de la résis­tance. Rien qu’à Ber­lin, il y a plus de *deux mille* nou­veaux pro­cès ouverts *par mois* auprès du tri­bu­nal social. L’accusé : Hartz IV. Et aujourd’hui les papys tou­jours verts, tou­jours rouges, vieux ou moins vieux, viennent de rece­voir un sérieux coup d’aide. L’aide vient de la plus haute cour judi­ciaire, (Bun­des­ver­fas­sung­sge­richt, ou cour fédé­rale consti­tu­tion­nelle) vient de décla­rer que le sys­tème crée par mon­sieur Hartz, épo­nyme, est anti­cons­ti­tu­tion­nel.

La ques­tion est tou­jours là. Com­ment se trom­per sans se tra­hir. Mais il semble qu’en Alle­magne on va avoir une nou­velle chance.

Pour ceux qui aime­raient entendre les mots des papys, c’est .
Mes der­nières pho­tos sont .

Une tâche de lumière …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le mer 19 Déc 2007 à 14:19

Ça fait tou­jours du bien, de la lumière. Non ?

Notez que ça peut dépendre du genre de lumière. Pre­nez par exemple les lumières qui nous sont trans­mises à inter­valles plus ou moins régu­liers depuis la fameuse «Agen­tur für Arbeit», ou en fran­çais l’Assedic. Aaaah, ils en ont, des lumières. Ça oui !

Je ne suis pas un spé­cia­liste de la phy­sique ondu­la­toire, mais j’ai lu un jour que deux flux de la même lon­geur d’onde s’annullent, et en fait sur le ter­rain, c’est vrai. Nous sommes irra­diés par *deux* lumières en pro­ve­nance de la «Agen­tur für Arbeit». Les deux sont sur la même lon­gueur d’onde («j’ai rai­son !»). Le pro­blème n’est pas leur lon­gueur d’onde, mais la direc­tion.

Ces deux lumières devraient en fait s’illuminer l’une et l’autre, vu qu’elles tra­vaillent l’une *contre* l’autre. Dans ce cas, leurs deux trains d’ondes s’annulleraient, et pour nous, on aurait une situa­tion «nor­male». Mais les deux lumières s’ignorant res­pec­ti­ve­ment, nous sommes l’objet de leurs fais­ceaux. Et chez nous, qui ne pou­vons rien faire, aucune des deux ne nous demande en fait rien, chez nous, c’est le noir.

Bilan ? Cinq, et bien­tôt six mois d’arrièrés. L’une les a pré­pa­rés, l’autre (incom­pé­tante, au sens juri­dique du terme) les arrête. Et nous ? Eh bien on va, au lieu de les regar­der se crê­per le chi­gnon, devoir les assi­gner toutes les deux au tri­bu­nal social, puisque c’est à nous qu’elles écrivent. Au lieu de s’écrire l’une à l’autre.

Deux tâches de lumière …

Olivier créatif : période (feu) rouge …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le mar 18 Déc 2007 à 10:49

Et quand je dis rouge …

C’est dingue. Je n’ai mon K10 que depuis un mois, et les jours de grand soleil sont rela­ti­ve­ment rares. Mais dès qu’il y a un petit peu de soleil, les cou­leurs *explosent*. Jet­tez donc un œil ici. J’ai prin­ci­pa­le­ment fait des pho­tos avec un temps que je décri­rai pudi­que­ment comme «cou­vert», et là je suis un petit peu pres­sé que le prin­temps se pointe …

Je suis pas­sé sur la galere pho­tos de Didier. Waow. Une pho­to par jour. Une *chouette* pho­to. Chaque jour. Allez donc voir ça.  …

La bonne nou­velle du jour (non, Nico­las) c’est le retour à la nor­male sur le site qui héberge ma gal­le­rie. Il man­quait 50 de mes graf­fi­ti, et 10 de mes rues ber­li­noises. Tout est reve­nu.

C’est dra­ma­tique. Je n’ai rien à dire !

Blanc et noir, rouge sur gris pavé …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le dim 16 Déc 2007 à 10:21

J’ai récu­pé­ré ce matin un concert de Richard Bona, enre­gis­tré sur Mez­zo. Quel bon­heur …

Je ne sais pas de quelle année c’est. C’est très pro­ba­ble­ment pos­té­rieur au concert qu’on a vu à Ber­lin, en décembre 2005. Je suis en train de décou­vrir ça, et …

Le maître-mot du gang qui est sur la scène, c’est visi­ble­ment «plai­sir». Quel groove ! Et pour le moment (c’est vrai­ment impor­tant pour moi) il n’y a pas une note de trop. Richard Bona a beau­coup appris et tra­vaillé.

Maaaaaaam­BOOOOOO !

Vous avez vu ? Je me suis fait encore une fois avoir. Pas assez de pro­fon­deur de champ. C’est rageant. Enfin un petit peu. Je l’aime beau­coup, cette pho­to. J’aime la lumière. Le pavé, sur­tout.

C’est tout con. On marche, et là, juste là, par terre, il y a tout ce dont on a besoin, sur quelques cen­ti­mètres car­ré de sur­face. C’est pour ça que dès ce que je quitte la mai­son (en fait juste quand je rentre dans l’allée qui passe entre les deux par­ties du cime­tière, juste en bas de la mai­son), je sors mon appa­reil. Et avant d’arriver à cette feuille rouge, à pas tout à fait cent mètres de la mai­son, j’avais déjà pris deux pho­tos.

Je suis une sorte d’archiviste, en fait. Enfin j’espère.

Archi­viste du super­fi­ciel, de l’inutile, du pro­vi­soire, et du fra­gile.

Où c’est que je signe ?

En fait, le concert date de 2002. Ne tenez jamais compte de ce que je dis quand je parle de musique …

La vierge Rambie …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal,Photo — le mar 11 Déc 2007 à 15:26

Eh, c’est pas une image de folie, ça ? Hein ?

Je sais, je sais. Mes textes sont impor­tants, irrem­pla­çables, voire même indis­pen­sables … mais il y a des jours où je vou­drais qu’on s’intéresse à mes pho­tos.

Donc, le cata­logue :

C’est plein de nou­velles pho­tos. Des chouettes. Pour les voir, il suf­fit de cli­quer.

C’est pas des images de folie, ça ? Hein  ?

La Mouche …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal,Photo — le lun 10 Déc 2007 à 08:17

Bal­lade hier. Sous la pluie, au début. Le genre de pluie sous laquelle on décide sou­vent de cacher l’appareil pho­to. Sauf, natrel­le­ment, si on a un appa­reil «tro­pi­ca­li­sé». Quel mot à la con …

Mon appa­reil s’en fout, de la pluie. Et quand par­fois je décide de ran­ger l’appareil, c’est parce que *je* n’ai pas envie de cra­pa­hu­ter sous la pluie. Mais donc, quand l’envie est là …

Hier j’ai eu envie de repas­ser dans un endroit que j’avais visi­té il y a un petit plus d’un an. Vous pou­vez (ici) si vous le sou­hai­tez relire ce que J’avais à en dire à l’époque. Hier, on a fait la bal­lade dans l’autre sens. Je vou­lais en fait prin­ci­pa­le­ment envie d’aller faire des pho­tos dans la mai­son condam­née. Mal­heu­reu­ment, elle est … euh … condam­né. Je veux dire, la cour est fer­mée. Quelqu’un a déci­dé de faire des tra­vaux. Mon inté­rêt pho­to­gra­phique s’est très rapi­de­ment cal­mé.

La seconde étape de la bal­lade, c’était le cime­tière. Un cime­tière un petit peu par­ti­cu­lier. Il avait été lit­té­ra­le­ment cou­pé en deux par le Mur. Oui, le Mur avec la Majus­cule. Celui-là.

Là, j’ai fait des pho­tos. Sur­prise. Vous vou­lez les voir ? C’est .

Mon appa­reil (Pentax K10D, pour ceux qui l’ignoreraient encore) est vrai­ment très, très bon. Je n’ai pra­ti­que­ment pas fait une cor­rec­tion d’exposition. Et puis, encore une fois, le fait de pou­voir sans scru­pule res­ter à tra­vailler même sous une pluie -par moments bat­tante- est défi­ni­ti­ve­ment un *confort*. Men­tal, il va sans dire.

J’ai fait toute ma série en RAW. Je com­mence à m’interroger sur l’utilité du RAW. Ça fait un moment, natu­rel­le­ment. J’en avais par­lé déjà ici. Hier, dans ma série, l’utilisation de RAW était tout sim­ple­ment inutile. J’aurais fait exac­te­ment les mêmes pho­tos en JPEG, sans devoir pas­ser deux heures sur mon ordi­na­teur.

Défi­ni­ti­ve­ment, ça se dis­cute.

Xenu ennemi public …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal,Xenuphobe ... — le sam 8 Déc 2007 à 12:09

Le mot du jour : «ver­fas­sung­sfeind­lich» …

Haaaa, le beau mot. Sérieu­se­ment.

Bon, d’où le sors-je, ce mot :

Die Innen­mi­nis­ter von Bund und Län­dern haben Scien­to­lo­gy für ver­fas­sung­sfeind­lich erklärt.

J’aurais bien vou­lu échap­per au cours de lin­guis­tique, mais là, je crains qu’il ne s’impose. Un exemple : l’article du nou­vel obs que j’ai trou­vé tout à l’heure disait :

Le ministre alle­mand de l’Intérieur et ses col­lègues des Län­der ont décla­ré ven­dre­di que l’Eglise de scien­to­lo­gie était contraire à la Loi fon­da­men­tale, ce qui augure d’une pro­bable inter­dic­tion de cette orga­ni­sa­tion sur le ter­ri­toire alle­mand.

Ma com­pré­hen­sion de l’allemand, pour incom­plète qu’elle soit, m’interdit de ne pas voir que le mot ver­fas­sung­sfeind se com­pose de deux racines. La pre­mière, «ver­fas­sung», se tra­duit par «consti­tu­tion», sans l’ombre d’un doute. Mais la seconde, feind, est éga­le­ment très claire; le mot «feind», est en fran­çais le mot «enne­mi». Au sens pre­mier du mot.

En gros, ça veut dire que les ministres de l’intérieur des län­der alle­mands, ain­si que le ministre de l’intérieur fédé­ral, viennent de décla­rer la *guerre* à la scien­to­lo­gie. Il y a une dif­fé­rence entre l’expression «incom­pa­tible» et le mot «enne­mi».

Je pro­pose un toast : allez l’Allemagne, cas­sez-leur le cul bas du dos !

Enfin une réac­tion ! J’étais malade, lors de mon séjour à Copen­hague, de me voir accos­té toutes les dix minutes par des types en uni­forme (un blou­son jaune pipi avec «minis­ter» dans le dos) qui essayaient de me four­guer leur salo­pe­rie. J’étais malade de voir, au cœur de Ber­lin, un bâti­ment avec le logo de la xenu­lo­gie. J’ai eu une crise de vomis­se­ments le jour où j’ai appris qu’en France il y avait un juge pour décla­rer que les ado­ra­teurs de Xenu pou­vaient béné­fi­cier du sta­tut d’église.

Bon, c’est pas encore gagné, hein. Mais nom d’un chien, que je suis content !

Appelez-moi donc Docteur !

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le jeu 6 Déc 2007 à 11:57

Celui-ci est situé à l’entrée du CHU (en alle­mand, le nom est beau­coup plus long et dif­fi­cile à pro­non­cer) de la Cha­ri­té (et là, c’est le nom alle­mand, très facile à mémo­ri­ser).

Moi, je ne m’en lasse pas, des graf­fi­ti. Par contre je déplore la détes­table manie qu’ont des types, dépour­vus de toute ima­gi­na­tion, de recou­vrir les fresques des copains avec leur «signa­ture». Les tag­geurs. Par­tout, avec n’importe quoi. Der­nière mode : on grave son «tag» sur les vitres du métro avec ses clés.

Ça, je m’en lasse faci­le­ment. «Toto». Voi­là le mes­sage. «Toto». Quelque soit le nom du tag­geur, qu’il signe «wed­ding shark», «le loss­mo de Cli­chy», ou «Ultra­mo­dern’ Bécas­sinne», le mes­sage est «Toto». Nom d’un chien, tant qu’à mettre de la pein­ture sur les murs, siou­plait, arrê­tez de signer bête­ment …

Sur les ailes des aigles …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal,Photo — le mar 4 Déc 2007 à 12:01

Titre natu­rel­le­ment pas ins­pi­ré par le tiè­dasse livre que j’ai lu il y a au moins 25 ans (Comme un vol d’aigles, tra­duc­tion non moins tiè­dasse du titre On the wings of eagles).

En fait, ce titre me vient en ligne droite de Vio­la. Quand on regarde un match de foot à la télé tous les deux et qu’on voit un joueur s’étaler lamen­ta­ble­ment sur la pelouse, avec ou sans élan impul­sé par un autre joueur, Vio­la se met à chan­ter «fly like an eagle …» (si je mets le son, ça donne : flyyyyyy liiiiiiiiike an eaaaaa­gleeeeeee), et de fil en aiguille …

En fait j’atterris d’un voyage pho­to en Nos­tal­gie. Je viens de publier 23 pho­tos en noir et blanc (et c’est ça le côté nos­tal­gie de l’affaire) dans ma gale­rie consa­crée à notre bal­lade Ber­lin — Dresde. Les pho­tos sont ici.

J’espère que ces pho­tos vont répondre aux inter­ro­ga­tions de Gemp. La fumée est omni­pré­sente. Et, Gemp a rai­son : l’odeur est tout autant omni­pré­sente. J’aurais du mal à la décrire en détails. Tant que je suis dans le train, en tout cas.

Parce que dès qu’on s’approche de la loco, l’odeur passe du noir et blanc à la cou­leur (si je peux me per­mettre). C’est une odeur chaude, grasse. Une odeur qui s’accroche comme une tâche de cam­bouis sur le pan­ta­lon quand on essaie de se net­toyer la main.

Cela dit, je ne recom­mande natu­rel­le­ment à per­sonne de ten­ter de chauf­fer un pan­ta­lon tâché de cam­bouis pour essayer de voler sur les ailes des aigles. [mes­sage ins­pi­ré par mon assu­reur, auteur du tube inter­na­tio­nal «ne ten­tez pas de faire ça à la mai­son»]

Cinq heures à Dresde …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le lun 3 Déc 2007 à 12:25

Dresde, en anglais, ça se dit «Coven­try». Une petite page d’histoire : Coven­try, en Angle­terre a été mas­si­ve­ment bom­bar­dée par les alle­mands en novembre 1940. En gros 500 tonnes de bombes, et 36 000 bombes incen­diaires. En février 1945, les alliés ont redé­fi­ni le terme «mas­si­ve­ment». 3 900 tonnes d’explosifs ont été lan­cés en 24 heures sur la ville de Dresde. Et, juste his­toire d’être surs, en mars de la même année, ils ont remis ça avec «seule­ment» 940 tonnes d’explosifs et 141 tonnes d’incendiaires. Ah, aus­si, parce qu’ils aimaient le tra­vail bien fait, ils sont reve­nus en avril, avec 1 154 tonnes d’explosifs, et 165 tonnes d’incendiaires. Les attaques alle­mandes sur Coven­try avaient fait 568 morts. On ne sait pas encore com­bien de morts ont été occa­sion­nées par les raids alliés sur Dresde. Les esti­ma­tions varient de 25 000 à 60 000.

Mais de l’affaire on a gar­dé comme ajoût au dic­tion­naire, ou presque, le terme «coven­try­ser». Coven­try­ser signi­fier détruire tota­le­ment une ville par bom­bar­de­ments. Natu­rel­le­ment, c’est très mal de faire ça.

Appa­rem­ment, Dresde n’a pas subi le même sort.

Sor­tons de l’histoire pour entrer dans Dresde. Avant de pas­ser la porte, je vous invite à cli­quer ici. Le bâti­ment que vous voyez sur la pho­to que je vous indique est le même que celui que j’ai pho­to­gra­phié same­di. Entre les deux dates, 16 ans.

Sor­tant de la gare de Dresde, on a mar­ché quelques cen­taines de mètres avant de pas­ser la «fron­tière». En tra­ver­sant une rue, on est pas­sé en une seconde du 21ème siècle à la Dresde du pas­sé. Tout a été recons­truit à l’identique. Les tra­vaux conti­nuent encore. C’est tota­le­ment hal­lu­ci­nant. Le palais du roi de Saxe est *énorme*. Magni­fique. La Frauen­kirche (ma pho­to) est extra­or­di­naire. Nous n’avons pas pu visi­ter l’intérieur (ils pré­pa­raient un concert) mais ce que j’en ai vu m’a vrai­ment secoué. Il y a des cen­taines de sta­tues. Par­tout. Des dorures. Il y a une mosaïque qui doit faire au moins 50 mètres de long.

De tout ça, il ne res­tait rien.

Ce qui m’impressionne le plus, c’est la somme colos­sale de tra­vail. Ce n’est pas tout d’avoir des arti­sans capables de tra­vailler «à l’ancienne». Il faut un tra­vail de docu­men­ta­tion dont je ne peux par défi­ni­tion avoir aucune idée. Bon, il y a ci et là un ana­chro­nisme, genre l’ascenseur pour mon­ter à la cou­pole de la Frauen­kirche, mais c’est tel­le­ment bien fait qu’on ne s’en rend compte qu’une fois que la porte de la cabine se ferme.

On avait que cinq heures à pas­ser à Dresde. Mais on va y retour­ner. En atten­dant, vous pou­vez visi­ter ma gale­rie pho­to ici.

Ah, j’ai rajou­té 5 nou­velles pho­tos à ma gale­rie consa­crée à mon voyage en train. Ici.

TCHOOOOO !

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal,Photo — le dim 2 Déc 2007 à 12:19

Le plus dur, ça été le tra­jet en S-Bahn pour arri­ver à Schö­ne­weide (Ber­lin -Schö­ne­weide, pour les puristes). Depuis la veille au soir on ne tenait plus assis. J’ai révé toute ma vie de voya­ger dans un train à vapeur. Et puis elle était là : la 52 8177 – 9. Avec son train de bric et de broc, le Zwi­ckauer Eil­zug. Avec un wagon res­tau­rant. Oui. Et on avait des places dans la voi­ture 6. Un com­par­ti­ment avec de la place pour les jambes. Le wagon sor­tait des années 60 ou 70. Inter­rup­teurs pure baké­lite, siège des toi­lettes en bois, manettes du frein à main au bout du cou­loir. La totale.

L’équipage était entiè­re­ment com­po­sé de volon­taires, à tous les sens du terme. Et sur­tout le meilleur. Ils *aiment* ce qu’ils font, et on le sent dans cha­cun. Le train était nom­mé Glüh­wein Express (Express Vin-Chaud), et comme il fal­lait un volon­taire, c’est visi­ble­ment le contrô­leur qui a tes­té si le mélange était bon. Et ils ont à chaque arrêt pas­sé (deux fois !) une ignoble ritour­nelle glo­ri­fiant (à la sauce tchac — boum — culotte — de — cuir) la machine à vapeur.

Le spec­tacle était sou­vent à l’extérieur. La réac­tion des gens, sur leur quai, qui voyaient sur­gir le che­val de fer, avec sif­flet, cloche, et avec son tin­ta­marre. Notez que j’en ai vu qui ne levaient le regard de l’écran de leur por­table que le temps d’une seconde, mais com­bien de regards illu­mi­nés, de flashes, d’appareils pho­tos bran­dis à bout de bras … À un pas­sage à niveau j’ai vu, l’espace d’un ins­tant, vu un conduc­teur des­cendre de sa voi­ture et lever les bras.

Au retour, natu­rel­le­ment il y a eu un au-revoir. Il a fal­lu déscendre. J’ai vu la 52 8177 par­tir dans la nuit, len­te­ment, en machine arrière, son­nant la cloche. Elle était accom­pa­gnée de flashes, de sif­flets, d’applaudissements. Plus de cent per­sonnes sou­hai­tant le pro­chain voyage.

Ah oui. Le voyage. Le voyage, c’était Ber­lin — Dresde. Et retour. Je vous racon­te­rai tout ça demain. Je veux dire : Dresde.

J’ai mis quelques pho­tos de notre train favo­ri ici. N’hésitez pas.

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