Hors de Berlin …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le mar 27 nov 2007 à 15:15

… mais pas loin.

À l’origine, on vou­lait à Pots­dam. Mais un rendez-​​vous du méde­cin de Viola nous a fait pré­fé­rer d’aller à Ora­nien­burg. Mais le S-​​Bahn (en fran­çais le RER, en gros) n’arrivait pas. Et puis, à l’aventure, on est mon­tés le pro­chain S-​​Bahn. Direc­tion Bernau.

Le nom com­plet de la ville, c’est Ber­nau bei Ber­lin, et c’est à 25 minutes du centre-​​ville. Mais c’est un autre monde. Une vraie petite ville de pro­vince. Avec des rem­parts, des tours, des bâti­ments pleins de carac­tère. Des façades colorées.

On n’y est pas res­tés plus de trois heures, et donc, deux cafés et cent soixante seize pho­tos plus tard, on est ren­très à la mai­son. En se disant qu’on va y reve­nir, à Bernau.

On va revenir …

Perdu la boule ?

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le lun 26 nov 2007 à 09:06

Viola est fâchée, fâchée, fâchée. Fâchée.

C’est juste une his­toire de sta­tues et d’arbres, mais hon­nê­te­ment il y a de quoi se fâcher. Mais j’imagine que le plus simple serait que je vous raconte ce qui s’est passé. Alors voilà :

C’était hier. On ést allés au châ­teau de Char­lotte (Char­lot­ten­bur­ger Schloß), et mon but pri­maire était de faire des pho­tos d’une sta­tue pré­cise. Et, des­cen­dant du bus, on s’est immé­dia­te­ment ren­dus compte que … la sta­tue n’était plus là. En fait, il n’y avait plus aucune sta­tue le long de l’allée menant à l’entrée. Mais à ce stade, Viola n’était pas encore fâchée, hein.

Menés par l’espoir que quelqu’un pour­rait nous dire où je pour­rais trou­ver cette sta­tue, nous sommes entrés dans la bou­tique du musée, et Viola a posé la ques­tion qui fâche, ou plus exac­te­ment la ques­tion qui lui amené la réponse qui fâche :

- Bon­jour, excu­sez nous, mais pour­riez nous dire ce qui est arri­vés aux quatre sta­tues de l’allée ?
 – Les sta­tues ? Quelles sta­tues ?
 – Par­don ? Les sta­tues qui étaient là (poin­tant l’emplacement des sta­tues à tra­vers la porte vitrée).
 – Vous êtes sûre ?
 – Ça fait plus de 30 ans que viens ici !
 – Atten­dez, je demande à ma col­lègue. Ginette ?

(Oui, les noms des pro­ta­go­nistes impli­qués ont était fine­ment rem­pla­cés, pour rai­son de sécu­rité, art. 156748−25−112 du code de pro­tec­tion des employés des musées de Prusse.)

- Ginette, la dame demande ce qui s’est passé avec les sta­tues (rou­lant les yeux)

Arrive Ginette. Autant le pre­mier employé était jeune, l’autre avait la démarche de la guide confir­mée. Elle était guide offi­cielle, c’était mar­qué sur son badge.

- De quelles sta­tues par­lez vous ?
 – Celles-​​ci !!! (doigt accu­sa­teur de Viola, à tra­vers la porte vitrée)
 – Atten­dez une minute … (Ginette réflé­chit visi­ble­ment) main­te­nant que vous le dîtes …
 – Vous êtes en train de me dire qu’un jour vous êtes venue au tra­vail, que les sta­tues ont dis­paru, et que vous ne vous êtes ren­due compte de rien ?
 – C’est fou, ça, non ? (Ginette appa­rem­ment même pas mal à l’aise) Atten­dez, je vais deman­der aux collègues.

Après conci­lia­bule, aucun des employés du musée se trou­vait dans cette salle ne s’était rendu compte de rien. Aucun ne pou­vait nous dire où les sta­tues se trou­vaient, et nous ont lais­sés avec la sug­ges­tion qu’on appelle la Fon­da­tion (ou quelque soit le nom de l’organisme qui gère les monu­ments de la Prusse) lundi (parce qu’ils ne tra­vaillent pas le lundi.

Viola, un petit peu cho­quée, se dirige d’un pas ferme vers la *seconde* bou­tique. Elle a posé les mêmes ques­tions, et s’est attiré les mêmes réponses plus ou moins gênées.

Mais après un moment, une expli­ca­tion, ou au moins une ten­ta­tive d’explication : de mys­té­rieux émis­saires du châ­teau de Pots­dam (et c’est main­te­nant que ça fâche vrai­ment) viennent régu­liè­re­ment au châ­teau, et repartent avec des pein­tures, des por­ce­laines, et peut-​​être aussi des sta­tues. Les œuvres en ques­tions auraient été «volées» et devaient repar­tir vers leur lieu d’origine.

Et là, on entre dans le champ de mines. La guerre de récon­ci­la­tion (je pro­pose ici offi­ciel­le­ment qu’ainsi soit nom­mée cette guerre entre l’Est et l’Ouest) fait pas mal de victimes.

Ce matin (lundi, donc le len­de­main), Viola s’est entre­tenu au télé­phone avec l’administration de la culture de Prusse. Elle s’est enten­due dire, lit­té­ra­le­ment ceci :

c’était du pillage à l’époque de la guerre [1939 – 1945], ces objets nous ont été volés par les Wes­sies, et nous les récu­pé­rons pour leur remettre à leur lieu d’origine [à Potsdam]

Vous ima­gi­nez l’ambiance ? Les Wes­sies contre les Ossies [ouest /​ est]. Avec les petits sobri­quets qui vont bien. Entre les deux châ­teaux, il y a moins de 40 kilo­mètres. Ils sont été construits par la même famille. Et, depuis bien­tôt 20 ans, le mur est tombé.

Quand je vous dis que le mur est tou­jours là …

Mais reve­nons à un ton plus léger. Aucune des per­sonnes que Viola a jointes ne sait où cette fameuse sta­tue se trouve. Parmi celles-​​ci une seule savait que cette sta­tue (celle que je cher­chais) exis­tait (elle en connais­sait même le nom) ne savait pas qu’elle avait dis­paru. Son col­lègue, lequel a rap­pelé Viola, l’ignorait également.

Ah, la sta­tue que je vous ai mon­trée, photo prise hier, orne le toît du châ­teau. Au fil des coups de fil, Viola a appris que (non, vrai­ment ?) ce n’était pas l’originale, que l’orginale est à … Pots­dam, mais une «re-​​création» faite par un «artiste» au concept … euh … [ho, putain]

Voilà. Viola est fâchée.

Et vous savez quoi ? Elle a rai­son.

La porte des cieux vous est … euh …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal,Photo — le dim 25 nov 2007 à 08:22

Je ne peux pas résis­ter. Ce genre de scène m’attaque d’entrée. Avouez, tout de même : vous en avez vu sou­vent, des portes d’églises pareilles ?

Le détail qui tue : un des fidèles porte le bras­sard jaune avec trois points noirs qui indique qu’il est aveugle non-​​voyant. J’ai le droit d’hésiter, hein, il n’a pas de lunettes noires.

Autre détail : c’est la pre­mière photo prise avec mon K10 que j’ai retou­chée (contraste) avant de la publier.

Le rail, la vie, etc. (2)

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le ven 23 nov 2007 à 17:02


Le rail était sa vie

Ça m’a fait un coup, quand j’ai vu ça.

J’ai tou­jours eu envie de trains. L’avion me casse les pieds, la voi­ture tout le reste. Le train …

En fait, j’imagine (dif­fi­ci­le­ment, mais bon) qu’il y aussi des gens qui vivent pour la voi­ture, ou l’avion. Ou pour le foot, les danses folk­lo­riques, les timbres. Viola connait un type qui a tapissé son appar­te­ment entier de tubes de den­ti­frice. Il y a pro­ba­ble­ment quelque part une tombe sur laquelle est écrit «les étiquettes de Camem­bert étaient sa vie» … mais je n’adhère pas. Alors que cette tombe là m’a tiré une larme. C’est comme ça.

Le rail, je peux l’imaginer comme vie. Plus que, disons, les étiquettes de Camem­bert. No offense.

Le rail, la vie, etc.

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le jeu 22 nov 2007 à 08:58

L’autre jour, nous étions à Ham­bourg. Nous avons fait du tou­risme. C’était le jour où l’Europe entière atten­dait, en ser­rant les fesses, les inon­da­tions pré­vues suite à une tem­pête importante.

Et, de fait, avec la marée mon­tante, on a vu l’eau mon­ter. Nous, au début, on a vu ça d’un bateau, alors vous ima­gi­nez à quel point on a été impres­sion­nés. Non ? [sou­rire bête]

En fait c’est quand on a débar­qué qu’on a vrai­ment com­pris. Il y avait des pas­sages bar­rés, la cir­cu­la­tion déviée … et le par­king qui se trou­vait devant le musée qu’on vou­lait visi­ter avait dis­paru. Dans l’eau. Le musée était encore ouvert, si on accep­tait de pas­ser sur un che­min de palettes, his­toire de gar­der les pieds au sec. Le cou­rant venait d’être réta­bli (oui, il avait avant été coupé …), donc on est entrés.

Et là …

Viola avait insisté pour que on visite ça. Et elle avait rai­son. Hooooo, oui.

Quelques chiffres :

  • 12 km de voies
  • 830 trains, et 13 000 wagons
  • 900 signaux
  • 1200 aiguillages
  • 3500 mai­sons ou ponts
  • 200 000 personnages
  • 215 000 arbres
  • 300 000 ampoules (lumière)

Mais ce n’est qu’un début. Le déve­lop­pe­ment pré­voit un dou­ble­ment de tous ces chiffres à l’horizon 2015. Il y a 162 per­sonnes qui tra­vaillent là. Le poste de contrôle est équipé de 40 ordinateurs.

En plus, c’est un para­dis pour pho­to­graphes. À l’entrée on vous invite à pho­to­gra­pher tant que vous pou­vez. Il y a des armoire conte­nant des char­geurs. J’explique : sur les portes des casiers, vous pou­vez trou­ver votre type d’appareil photo. Et si votre bat­te­rie est à plat, vous ouvrez, vous met­tez votre bat­te­rie à char­ger, et vous pre­nez la clé. Vous reve­nez quand c’est chargé. Vous ima­gi­nez le soin pris à chaque détail ?

Ils sont dingues ! Tota­le­ment ! Rien que dans les figu­rines, il y a de quoi y pas­ser des heures. Imaginez-​​vous un moine béné­dic­tin au rap­pel, un peintre qui peint les trains, un sous-​​marin dans un lac suisse, le tout ne dépas­sant quelques millimètres.

Et les trains … LES TRAINS !

On les voit le jour, la nuit (on passe régu­liè­re­ment du jour à la nuit, où tout s’illumine), c’est tout sim­ple­ment magnifique.

J’ai mis sur le net quelques pho­tos de cette visite. Si vous le cœur vous en dit, c’est .

(Quel con !) Pense bête visuel …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal,Photo — le mer 21 nov 2007 à 08:12

Voilà. On fait le cacou, on regarde dans le viseur, on appuie sur le bou­ton, et on s’en va. Et ça donne ça.

Petite liste des choses que j’aurais du faire :

  • Véri­fier sur l’écran du haut (j’aurais pu voir que j’utilisais une balance de blancs «customisée»)
  • Véri­fier par prin­cipe l’état de la balance de blancs après la séance de la veille *au soir*
  • Au moins *regar­der* la photo avant de m’en aller ! Là j’aurais *vu* qu’il y avait un problème.

Mais moi, Le Grand Pho­to­graphe Qui Sait Tout, j’ai juste fait clic-​​clac et je suis parti.

Notez que dans ma bêtise, j’ai de la chance. La «photo» est agréable à regar­der, dans un sens. Mais quel con !

Naufragé …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le mar 20 nov 2007 à 10:06

Pour ren­trer à la mai­son, et sans devoir mar­cher au bord d’une rue «pas­sante», hier on a pris un rac­courci. Par la cimetière.

Les cime­tières, dans le coin, sont des endroits agréables. Et calmes. Et on y va sou­vent pour faire des pho­tos. Je pour­rais pas­ser en mode «dis­ser­ter» et par­ler des rai­sons qui me poussent dans les cime­tières pour faire des pho­tos, mais là tout de suite je veux vous par­ler de l’histoire de ce rac­courci. Et comme, de toute façon les chiens ne font pas de chats …

Donc on a passé le por­tail. Je n’étais encore jamais allé dans ce quar­tier du cime­tière. Le soleil était sur le point de se cou­cher, ou au moins de pas­ser der­rière les immeubles mitoyens. Le feuillage com­mence à se faire un petit peu rare, donc la tona­lité d’ambiance est assez mono­chrome. Pierre et troncs dans cette lumière ont la même couleur.

Et d’un seul coup, une île de cou­leurs vives dans une mer de pelouse soi­gneu­se­ment entre­te­nue, libre de feuilles mortes. On est allés voir …

Je vous le disais. Les chiens ne font pas de chats, et j’en arrive, obligé, au moment où je dois expli­quer ce que je cherche dans les cime­tières. Il y a des gens qui aiment leurs morts. À un point que ça déborde. Ça irra­die. Et en géné­ral, quand je passe devant une tombe «aimée», je suis tou­ché. Pas de tris­tesse, le plus sou­vent, mais une touche de *vie*. Ce sont des moments rares, déli­cats. Doux-​​amer.

Mais hier …

L’île est une concen­tra­tion de tombes d’enfants morts-​​nés. Non, pas de tombes : ce sont des enfants de pauvres. Donc juste une plaque par enfant. Sur la plaque, une seule date.

Sur les côtes de cette île, c’est l’image de la déso­la­tion. Des mou­lins à vents de toutes les cou­leurs, des pou­pées, des camions de pom­piers. Des nounours …

J’ai eu du mal à me déci­der à prendre cette photo. Déjà parce que j’avais les yeux pleins de larmes. Mais j’ai pris la photo. J’avais de la peine. J’ai par­tagé la dou­leur géné­rale. Je ne me vois pas appor­ter un nou­nours sur l’île en signe de ma dou­leur. Alors, en égoïste, j’ai pris ma photo, et en signe de par­tage, je vous la montre.

Le miracle involontaire …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal,Photo — le dim 18 nov 2007 à 09:33

- TRÈS BELLE PHOTO, OLIVIER … [voix céleste]
 – Je ne suis pas digne !
 – ARRÊTE TON CINÉMA, OLIVIER ! [voix céleste, mais néan­moins aga­cée]
 – Mais …
 – ÇA SUFFIT ! [voix céleste avec des vrais mor­ceaux de menace dedans]

Bon, booon. Pourtant …

Je ne l’ai pas vue, la photo, quand je l’ai prise. Je le jure. Moi je ne voyais que le petit ange. J’aime bien les pho­tos d’anges. Et à aucun moment je n’ai dis­cerné la forme de la plaque tom­bale noire qui est située der­rière l’ange. J’ai vu la cou­leur, ça c’est sûr : noir, en fond pour un sujet blanc, c’est magique, allez, Oli­vier, cadre aussi serré que tu peux !

Je m’en veux. Si j’avais vu ça, j’aurais pu cadrer *mieux*, avoir une meilleure pers­pec­tive. Et même si j’avais par hasard *idéa­le­ment* cadré (hon­nê­te­ment, je n’en suis pas loin, quelques cen­ti­mètre de plus à droite et …), je m’en vou­drais encore de ne pas l’avoir fait exprès.

Mais après tout, dans un titre comme Le miracle invo­lon­taire, quel est le mot vrai­ment impor­tant ? La tête de nœud à l’intérieur de moi va pro­ba­ble­ment conti­nuer de bou­gon­ner dans le style grm­blbl invo­lon­taire grm­blbl, mais je tra­vaille sur mon ange inté­rieur. Regardez :

- c’est vrai­ment une chouette photo !
 – BRAVO, OLIVIER … [voix céleste avec un zeste de sur­prise]
 – de rien …
 – VIENS DONC TWITTER AVEC MOI ET TOUS MES AMIS, OLIVIER …

Et là, c’est le moment de savoir fer­mer les oreilles, voix céleste ou pas, et de ne pas sacri­fier l’ours (ou au moins la peau de l’ours) qu’on a en soi pour céder au chant des sirènes du «micro­blog­ging» en moins de 140 carac­tères. Sur­tout si la ques­tion cen­trale est : «Qu’est-ce que tu es en train de faire ?», alors que la seule réponse sen­sible pos­sible est apparemment :

- je suis en train de répondre à la ques­tion, enfin, je com­mu­nique avec tous les amis que j’ai dans mon chouette réseau social, j’essaye de t…

Mes­sage sys­tème Twit­ter :
Vous venez de ten­ter d’écrire une phrase dépas­sant 140 carac­tères. Rées­sayez.

Ambiance …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal,Photo — le sam 17 nov 2007 à 16:58

Ça m’a pris hier soir. Près de minuit. Une envie irré­pres­sible de sor­tir dans la rue pour faire des photos.

J’ai une bonne excuse, hien : ça fait une semaine que je n’ai pas mis le nez dehors, dans l’espoir que je ne sais plus trop quel anti­bio­tique allait mettre la pile à ma bron­chite. Espoir déçu, à ce jour. Sur mon cale­pin : aller refi­ler ma bron­chite à mon méde­cin et aux deux nénettes de son cabi­net, his­toire de les faire payer pour cette semaine de pho­tos perdue.

Hier soir, donc, sur le coup de minuit, Viola et moi nous sommes équi­pés pour (contre, en fait) le froid, et … la pluie.

La bal­lade photo sous la pluie, ce n’est pas donné à tout le monde. Les ache­teurs puta­tifs d’un EOS 40D, par exemple, devraient lire les des­crip­tions publiées. Sur le 40D, seul le com­par­ti­ment bat­te­rie et celui de la carte sont vrai­ment «étanches». Sur Canon, ce genre de luxe est réservé aux modèles «pro» 1D et 1DS.

Alors que mon K10D a passé plus de deux heures sous la pluie. Il est sérieu­se­ment scellé aux intem­pé­ries. 72 joints sur le boi­tier, et 25 sur le «grip». J’ai lu aujourd’hui l’histoire d’un navi­ga­teur pho­to­graphe qui s’est mis à la baille, avec son K10. Eh bien, bain dans l’eau salée non­obs­tant, son K10D marche encore.

C’est *vrai­ment* très relaxant de ne pas se poser de ques­tions à par­tir du moment où il com­ment à pleu­voir. J’ai passé des heures d’angoisse avec mon Lumix, je pro­té­geant dans ma veste, et l’essuyant toutes les cinq minutes. Hier, deux heures sous la pluie. Tranquille.

La photo de nuit, je crois que ça va me plaire. Hier, un type est spon­ta­né­ment nous par­ler, deman­dant ce que je vou­lais faire comme pho­tos. Il me deman­dait quelle mouche m’avait pris de venir prendre des pho­tos à Wed­ding plu­tôt qu’à par exemple Pots­da­mer Platz, ou à la fameuse Bran­den­bur­ger Tor. On a papoté près d’un quart d’heure, et c’est un bonus non négligeable.

La photo du jour, c’est une bête plaque de rue. J’ai aimé la lumière, l’ambiance. Les réver­bères sont jaunes, on se croi­rait dans un polar …

J’aime m’arrêter, prendre une photo «anec­do­tique», en essayant de retrou­ver l’ambiance que j’ai ressentie.

La dernière, la première,etc …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal,Photo — le mer 14 nov 2007 à 15:52

Haha ! Voilà la der­nière photo que j ‘ai prise avec mon bon vieux Lumix (FZ30). 390 pho­tos prises par cet appa­reil sur ce site. Plus de 12 000 dans l’absolu, en à peu près un an et demi. J’ai tou­jours adoré cet appa­reil, mais il était temps de pas­ser à autre chose. Et ma mère mà offert mon nou­vel appa­reil. Le Pentax K10D. Natu­rel­le­ment, la pre­mière (la toute pre­mière) de cet appa­reil était une photo de Viola, plus le Lumix :

Deux semaines (dont une bonne moi­tié pas­sée au lit pour cause de bron­chite cara­bi­née), et à peu près 1600 pho­tos plus tard , je vais essayer d’évoluer dans ma pho­to­gra­phie, et de me his­ser au niveau de cet appa­reil. J’avais beau­coup lu des­sus, j’avais même écrit des­sus, je l’avais un petit peu mani­pulé dans les bou­tiques, mais main­te­nant que je l’ai à demeure, je peux confir­mer : le Pentax K10D est vrai­ment un appa­reil extra­or­di­naire, sur­tout pour quelqu’un, comme moi, à la recherche de son pho­to­graphe interne. C’est vrai­ment un appa­reil fait pour le photographe.

Je me donne 4000 pho­tos pour vrai­ment prendre l’appareil en mains, de façon à pou­voir l’oublier, pour me consa­crer à ce qui compte, en photo : mon regard.

Correspondant de guerre …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le dim 4 nov 2007 à 18:05

Les cime­tières de Ber­lin en sont pleins, de ces stèles. Ali­gnées. Par centaines.

Là sont allon­gées onze per­sonnes non identifiées.

Je me sens comme un cor­res­pon­dant de guerre, mais d’une guerre fata­le­ment per­due. La guerre contre l’oubli, contre la stu­pi­dité, la salo­pe­rie, la bou­che­rie. Je regar­dais l’autre jour dans une librai­rie un album de pho­tos de Ber­lin prises au cours de l’année 1945. L’auteur nous mon­trait un sol­dat russe, au visage sou­riant, sym­pa­thique, lequel dis­tri­buait aux civils (alle­mands) à man­ger. L’auteur sou­li­gnait à gros traits, colo­riés en teintes pas­tel, la bonne volonté des sol­dats russes.

J’ai tel­le­ment peu de bonnes dépêches à envoyer …

J’ai lu un livre écrit par une ber­li­noise ano­nyme de la même période. Les sol­dats russes nous sont décrits en d’autres termes. Ali­gnés, hilares, plai­san­tant à voix haute, fai­sant la queue, atten­dant leur tour pour vio­ler une, dix, cent femmes. Elle nous décrit le prix du pain, ignoble, qu’on leur fait payer, chaque jour.

Cer­taines de ces femmes sont, elles aussi ano­nymes, ali­gnées, ou plu­tôt entas­sées. La seule trace qu’on en trouve est ces dalles. Alignées.

Je vou­drais savoir les mots pour par­ler pour toutes les vic­times de toutes les guerres. Mais je ne les sais pas. Tout ce que j’ai trouvé, c’est une dalle, parmi tant d’autres, à photographier.

La photographie à visage humain …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal,Photo — le jeu 1 nov 2007 à 19:19

Que c’est dif­fi­cile ! C’est affo­lant. J’ai pris Viola en photo des dizaines de fois, mais je ne réus­sis que très rare­ment à être content du résul­tat. Le por­trait, c’est *vrai­ment* un style à part.

Mais cette photo, elle me plait.

100% natu­relle, la photo. Pas de flash.

100% natu­relle, ma Viola.

Moteur du site : wordpress 3.4 - Thème : «Back in Black 2» crée par Frederic de Villamil (traduit en français par amnesix)