Apple Service : jusqu’au trognon …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal,Photo — le mer 24 Oct 2007 à 11:14

J’ai un petit peu honte, mais le jour où je vais rem­pla­cer mon ordi­na­teur, je songe à ache­ter un Mac. Il y a des tonnes de rai­sons pour ne pas faire ça, et je les connais­sais toutes. Sauf une, à laquelle j’ai été expo­sé aujourd’hui.

Avec le Mac, il y a aus­si du logi­ciel. Dans le domaine de la pho­to, il y a un logi­ciel qui a l’air bien : Aper­ture. Mais si l’air c’est bien, j’avais envie de véri­fier de visu. Il y a une énorme bou­tique Mac, mais elle est un petit peu loin. Alors me trim­bal­ler là-bas pour décou­vrir qu’ils n’ont pas une machine avec ce logi­ciel ins­tal­lé, ça m’emm … m’embêterait un tan­ti­net. Donc, Vio­la a pris le télé­phone, et a appe­lé le numé­ro de la bou­tique de Ber­lin. La plus grosse. Extrait de la conver­sa­tion :

- Bon­jour, pou­vez vous me dire si vous avez là une machine avec le logi­ciel «Aper­ture» ins­tal­lé ?
 — Non.
 — Euh… pour­riez-vous vous ren­sei­gner ?
 — Non.
 — Euh … pour­quoi ?
 — Parce que je suis à Cologne, pas à Ber­lin.
 — Mais j’ai appe­lé le numé­ro de Ber­lin !
 — Je sais. Mais vous êtes au centre d’appel.
 — Et il n’y a pas de numé­ro pour par­ler aux gens de Ber­lin ?
 — Non. Mais vous pou­vez vous dépla­cer.
 — Et si je leur envoie un mail à l’adresse indi­quée… ?
 — Ça arrive chez nous. À Cologne.
 — Ah … bon. Au revoir ?
 — Oui. Au revoir.

Ça donne envie, non ?

Noir et jaune …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal,Photo — le lun 22 Oct 2007 à 07:20

Voi­là exac­te­ment pour­quoi quand je me pro­mène j’ai tou­jours mon appa­reil pho­to à la main. Si j’avais à le sor­tir de son sac, je ne pour­rais jamais attra­per ce genre de pho­tos au hasard d’un croi­se­ment.

Je sais, la pho­to n’est pas fabu­leuse, elle pour­rait être mieux cadrée, mieux expo­sée, voire même mise au point, mais elle existe. J’ai mon appa­reil à la main en per­ma­nence. Je n’utilise pas la cour­roie four­nie avec, je n’aime pas ça. Et puis après quelques heures, elle me fait mal au cou. J’utilise une dra­gonne.

Avec cette pho­to, ce qui compte, c’est d’appuyer au bon moment. Pas facile quand on a un appa­reil qui a un retard à l’allumage (le mien prend entre une demi seconde et une seconde entière pour prendre une pho­to à par­tir du moment où j’ai appuyé sur le bou­ton). C’est pour ça que j’ai l’appareil à la main. Et là, j’ai réus­si à déclen­cher juste au bon moment (lire : une demi-seconde avant le bon moment) pour avoir mon beau effet «BVB», noir et jaune.

D’accord, je ne vous laisse pas mari­ner. «BVB», ce sont les ini­tiales du Ball­spiel-Vereins Borus­sia, le club de foot de Dort­mund.

Moi, Cécilia Tchip-tchiiip, heureuse en mariage …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le dim 21 Oct 2007 à 07:07

Je suis pro­ba­ble­ment le seul pho­to­graphe de la pla­nète qui n’a pas réus­si à obte­nir une pho­to de Céci­lia Sar­ko­zy. On se console comme on peut, moi j’ai un scoop inter­ga­lac­tique, avec ma pho­to de Madame Céci­lia Tchîîiip-tchip, ori­gi­naire de Frank­furt, laquelle a retrou­vé son père, émi­gré à Ber­lin, au terme d’une dif­fi­cile pro­cé­dure de regrou­pe­ment fami­lial. Une fois à Ber­lin, elle a épou­sé mon­sieur Tchip-tchiiip, pré­sident du club «les pico­reurs de Wed­ding».

Por­traits croi­sés : deux femmes du des­tin, en recherche de sub­sis­tance …

Entre­tien avec Céci­lia Sar­ko­zy et Céci­lia Tchip-tchiiip. Le contraste de ce por­trait croi­sé n’aurait pas pu être plus abrupt. «Je suis une femme qui n’était pas faite pour vivre dans la lumière. Mon des­tin m’y a pous­sée, m’y a entraî­née.», nous dit la pre­mière, alors que l’autre pose com­plai­sam­ment au soleil devant mon objec­tif. Elle nous dit «mais heu­reu­se­ment qu’il y en a du soleil, tout de même. Vous n’avez pas vu la tem­pé­ra­ture à l’ombre ? Sans lumière, on meurt, ici !»

«J’ai tou­jours agi en pen­sant à ma famille et non par cal­cul.», nous avoue Céci­lia Sar­ko­zy. Céci­lia Tchip-Tchiiip (née Tchîîiip-Tchip, ce qui peut avoir une inci­dence sur son pro­pos) nous dit, elle, s’affichant avec can­deur comme cal­cu­la­trice : «Bien sûr, que je cal­cule. Com­ment vous croyez que je les nour­risse, les gamins ? Com­ment on peut s’occuper de la famille sans cal­cu­ler ?»

Et le fait d’être femme de Pré­sident ? Là encore, deux femmes très dif­fé­rentes, mariées, il faut le noter, à des époux très dif­fé­rents. «je vou­lais être à ses côtés, l’aider à réa­li­ser son ambi­tion […] nuit et jour, pen­dant vingt ans, je ne l’ai pas lâché mais, aujourd’hui, il n’a plus besoin de moi», confie Céci­lia Sar­ko­zy, entre deux essayages. La femme du pré­sident des pico­reurs de la Répu­blique était aus­si de ses forces, elle quitte sa petite bande pour rejoindre la petite tri­bu du «club de la presse».

En revanche, Céci­lia Tchip-Tchiip assume sans pro­blème son sta­tut. «Tchip-tchiip, il n’a jamais rien deman­dé à qui que ce soit. Mais c’est lui qui connaît tous les endroits où dor­mir, où trou­ver à man­ger. Tenez, c’est lui qui nous a trou­vé la dame du 5ème qui nous met des graines toute l’année, alors vous pen­sez qu’il s’est retrou­vé pré­sident. Alors moi je mange tou­jours la pre­mière, et les gamins aus­si.»

«On a tout essayé, j’ai tout essayé. Sim­ple­ment, ce n’était plus pos­sible.», dit dou­ce­ment Céci­lia Sar­ko­zy, plis­sant non­cha­lam­ment son Cha­nel, après avoir empo­ché son enve­loppe. Le mot de la fin revient à Céci­lia Tchip-tchiiip. «Bon, c’est pas tout ça, mais le dîner de mon Tchip-tchiiip ne va pas se faire tout seul, il garde les gamins, et il faut que aus­si que je passe à la flaque pour faire une petite toi­lette. Vous n’auriez pas une petite graine ?»

Lumières d’automne …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal,Photo — le ven 19 Oct 2007 à 19:16

Aaaaah, le joli titre. Et la jolie pho­to. Le «s» est du au fait que, alors que j’ai vou­lu «dou­bler» cette pho­to, j’en ai été défi­ni­ti­ve­ment inca­pable. Je n’ai pas pu retrou­ver la même lumière. Mais bon, j’ai tout de même celle-ci.

On est allés se bala­der, sans béqulles, his­toire de dégour­dir la jambe de Vio­la, on a man­gé une sau­cisse, et j’ai pris 80 pho­tos. C’est ce que j’appelle une bonne jour­née. Le genre de jour­née au sujet de laquelle il n’y a rien à racon­ter. Juste le bon­heur.

Image de solidarités …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le jeu 18 Oct 2007 à 11:50

Je sais. Ça ne me coûte rien, et donc par défi­ni­tion pas cher.

Mais pour moi, avec le temps et la dis­tance, ça prend de l’importance. Et com­ment ! Il suf­fit de deve­nir malade un jour, ou chô­meur. Voire les deux. Et ce jour là, on prend la mesure de la ter­rible pei­gnée que nous, les gens, avons pris dans la tête dans les der­nières dix années.

C’est pas très facile à dis­cer­ner. Vous connais­sez cer­tai­ne­ment un film dans lequel un type, pri­son­nier d’un méchant, ligo­té à une chaise. Et le type, il bouge d’un mil­li­mètre à la fois. Un mil­li­mètre. Encore un. Encore un. Encore un. Le méchant, qui ne fait pas atten­tion ne se rend pas compte que son pri­son­nier est en train de se bar­rer. Il ne s’en rend compte que quand il constate son pri­son­nier s’est éva­dé.

Eh bien c’est comme ça qu’on nous trai­té. Un petit pourcent de TVA par ici. Un an de coti­sa­tion de retraite par là. Un décret voté une nuit par 5 dépu­tés (l’assemblée en compte pas loin de 600, il me semble). Un renon­ce­ment. Puis un autre. Puis un autre…

Et tant qu’on n’est pas per­son­nel­le­ment visé, on laisse pas­ser. Si on voit.

Moi j’avais pas vu. J’ai à peine vu les attaques contre le code du tra­vail. Le déman­tè­le­ment de la Poste. Pri­va­ti­sa­tions, je savais que c’était un gros mot, mais les gros mots j’en entends tel­le­ment …

Pre­nons un exemple. Le mien.

Je vis en Alle­magne, donc vous pou­vez me dire qu’on ne peut pas com­pa­rer, mais là je vous arrête. Si, on peut, on doit même com­pa­rer. Jus­te­ment c’est en com­pa­rant qu’on se rend compte de l’envergure de l’attaque. Quand on se rend compte que l’Allemagne et la France suivent le même che­min. Juste un petit déca­lage dans le temps.

Mon cas, donc. Depuis mon acci­dent, je ne suis plus capable de tra­vailler nor­ma­le­ment. Ce sont mes méde­cins qui le disent. Donc ma caisse de sécu m’a ren­voyé vers la caisse de retraite. Je vais (pro­ba­ble­ment) béné­fi­cier d’une retraite avant terme. Et la caisse de retraite va cal­cu­ler, au vu de ce que j’ai gagné dans ma vie jusqu’à mon acci­dent, de façon que je puisse avoir une retraite «nor­male». Comme si j’avais tra­vaillé jusque 60 ans. Ou 65, ou même 67, ça n’arrête pas de chan­ger. C’est chouette, non ? Natu­rel­le­ment que c’est chouette. L’accès à mes bou­lots pas­sés m’est main­te­nant blo­qué. Je *peux*, natu­rel­le­ment, dans une cer­taine mesure, me faire manœuvre. Ou cais­sier de super­mar­ché (en fait pro­ba­ble­ment même pas).

Donc j’ai de la chance, si je peux béné­fi­cier de cette retraite anti­ci­pée avec un cal­cul fic­tif d’une retraite à terme.

Mais si ça vous arrive demain, c’est fini. Cette retraite a été (en Alle­magne, je ne sais pas pour ce qui concerne la France) sup­pri­mée au pre­mier jan­vier. Donc si vous, comme moi, vous retrou­vez à 40 ans inca­pable de tra­vailler, vous aurez une retraite basée sur vos années d’activité. Donc, avec pas un rond.

Est-ce que c’est nor­mal ? Pour moi, natu­rel­le­ment non. Pour vous ? Je vous laisse juge.

Mais moi, comme indi­vi­du, je ne peux rien faire. Et si j’étais tom­bé un an plus tard …

La loi pré­voyait des cas comme le mien. Main­te­nant, c’est fini. Et *votre* cas ? Encore pré­vu, ou déjà pas­sé à la trappe ? Eux, ils pla­ni­fient dans le temps. Nous, on réagit sur le moment. On a une bonne chance de perdre.

Aujourd’hui, en France, c’est la grève. La grève, c’est la seule arme qui reste. Et pour com­bien de temps ? Le «ser­vice mini­mum», vous pou­vez le voir comme un pro­grès, en tant que consom­ma­teur. Mais essayez donc d’imaginer ce que ça veut dire, d’enlever aux gens leur seule arme.

Je sais, les syn­di­cats ne valent pas cher. J’ai cou­tume de dire de quelqu’un que je n’estime pas beau­coup qu’il est con comme un délé­gué CGT. Cela dit, on ne m’entendra *jamais* pro­tes­ter contre une grève. En cas de conflit droit du tra­vail /​ droit de la consom­ma­tion, je n’ai pas une seconde d’hésitation. Même dans le cas d’une grève dou­teuse. Il y en a, au bout du compte, peu.

Il fau­drait qu’on réflé­chisse, tous. Et vite.

En Alle­magne, le train est aus­si en grève. Pour d’autres rai­sons. D’autres …? Je vous le dis, cette guerre est géné­rale. France, Alle­magne, en fait il n’y a plus trop de dif­fé­rence. Parce que vous, en France, et moi, en Alle­magne, on est en guerre (en géné­ral sans même le savoir) contre les *mêmes* gens.

Le seule façon de les battre, c’est de rendre le ter­rain infer­tile pour ces gens. Ça com­mence par regar­der son voi­sin.

Natures mortes, et cætera

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal,Photo — le lun 15 Oct 2007 à 05:02

Je ne sais pas com­ment je me débrouille, mais là j’ai eu de la chance. J’ai pris quelques dizaines de pho­tos hier. Il y a tou­jours deux genres de pho­tos, quand on est en train de se bala­der. Il y a celles qu’on prend machi­na­le­ment. Clic-clac. Celles-là sont des pho­tos irré­flé­chies. Et puis il y a celles dont, avant de les prendre, on «sait», ou plu­tôt (pro­ba­ble­ment) on sup­pose que ce seront des «bonnes» pho­tos. Alors là, il est de bon ton de prendre son temps …

Et celle-là en était. Avant de me lais­ser tom­ber lour­de­ment sur mes pauvres genoux, j’ai dit à Vio­la que celle-là, je la vou­lais.

Et à par­tir de là, j’ai com­men­cé à décon­ner. Je veux dire : il y a trois ou quatre pho­tos, hier, que je «vou­lais» même moins que celle-ci. Je les ai prises trois ou quatre fois cha­cune, en variant qui le cadre, qui la lumière, en gros j’ai essayé de m’assurer que j’aurais ma «bonne» pho­to.

Et là ? J’ai fait crac-boum-clic-clac. Le crac, c’était le bruit de mes genoux en train de prendre la posi­tion, le boum c’était le moment exacte où j’ai atteint la posi­tion (dite du tireur à genoux), et clic-clac, sur le coup, ça a été le bruit des oppor­tu­ni­tés per­dues. J’ai pris ma pho­to, je me suis rele­vé, et je suis pas­sé à autre chose, sans même véri­fier ce que j’avais fait.

C’est dingue. Je veux dire : au moment où j’ai vu la scène en cause, j’ai même eu un «flash», et dans ma tête j’ai déjà *écrit* le titre de la pho­to. Notez que même là, il m’a fal­lu au moins une deuxième ten­ta­tive, puisque mon titre ori­gi­nal était «la vie, la mort, et cæte­ra …». Et je me suis dit que c’était vrai­ment un coup de chance, cette pho­to. Déjà, le sujet : ce tour­ne­sol, et cette pierre tom­bale avec un tour­ne­sol gra­vé. Et puis la lumière, avec la lumière qui venant, rasante, de der­rière de la tombe, avec l’angle qui va bien pour illu­mi­ner le tour­ne­sol vivant, lais­sant le tour­ne­sol gra­vé dans l’ombre.

Et mal­gré tous ces signes, j’en ai pris qu’une.

Je mérite des baffes, par­fois. Là, j’ai eu de la chance. Enfin, j’espère. Je veux dire : je crois que j’ai la «bonne» pho­to. Pour être vrai­ment cer­tain, il aurait fal­lu que j’en aie quelques unes, his­toire de pou­voir com­pa­rer.

Des baffes, je vous dis.

le Pentax K 10D : autopsie d’un choix …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal,Photo — le dim 14 Oct 2007 à 08:58

J’ai déci­dé m’acheter, quand les finances seront réta­blies, un appa­reil pho­to. Je vous raconte pour­quoi, non que ça puisse inté­res­ser qui que ce soit, mais parce que ça pour­rait aider quelqu’un à choi­sir un appa­reil, le jour venu.

Pour­quoi veux-je ache­ter un nou­vel appa­reil pho­to ?
J’en ai un, après tout. Un *excellent* appa­reil, qui me comble dans au moins 75% des cas. C’est un Pana­so­nic Lumix FZ30. Je n’ai qu’un seul *sérieux* défaut à lui repro­cher : dès que la lumière baisse, je ne peux plus tra­vailler. Dès que je dépasse une sen­si­bi­li­té de 100 ISO, la qua­li­té des pho­tos est … mau­vaise. Vrai­ment mau­vaise. Ça fait un an que je l’ai, et ça fait un an qu’il m’agace dès que la lumière baisse un tant soit peu. Sinon, il a quelques défauts, mais aucun qui fasse que je doive ache­ter un autre appa­reil. En plus, je n’ose pas l’utiliser sous la pluie.

Donc, mon nou­vel appa­reil, je le veux aus­si bon, sinon plus.
Check list :
 — prise de vue sta­bi­li­sée
 — 8 Mo
 — objec­tif 35mm — 420 mm
 — des contrôles faciles à uti­li­ser (c’est très rela­tif)

Tout ça, c’est mon Lumix.

Défi­ni­tion de mon appa­reil de rêve :

  • Je veux un DSLR. Un reflex numé­rique. Parce que j’envisage une uti­li­sa­tion pro­fes­sion­nelle de mon appa­reil.
  • Je veux un appa­reil qui ne craint pas la pluie.
  • Je vou­drais un appa­reil avec la prise de vue sta­bi­li­sée, parce que ça fait un an que je l’ai, et que je ne m’imagine pas m’en pas­ser.
  • Je veux un sys­tème de com­mandes et de menus *intel­li­gent*, intui­tif, pra­tique.
  • Je veux un viseur clair, qui puisse me per­mettre de savoir ce que je fais.
  • Je veux avoir les objec­tifs «qui vont bien», de qua­li­té «pro­fes­sion­nelle».

Et pour conclure tout ça, je veux que ce soit pas cher !

Etat des lieux :

Les appa­reils répondent à mes cri­tères, plus ou moins, il n’y en a pas tant que ça. Inven­taire :
Canon : 1DS Mark II et III — 1D Mark II et III
Nikon : D2XS, D200, D300, D3 (dans quelques semaines)
Pentax : K10

Deux de ces appa­reils sont hors cours pour des rai­sons pécu­niaires : 1DS Mark II et III (7000, sans objec­tifs), et D2XS (4500 sans objec­tifs). Je pré­cise que je ne compte le(s) Sony appareil(s), prin­ci­pa­le­ment pour cause de manque de pro­tec­tion contre la pluie.

Le 1D Mark III, coute 4000, et *a prio­ri* c’est le can­di­dat idéal. Sauf qu’il n’est pas équi­pé de la prise de vue sta­bi­li­sée (À part le Pentax, aucun appa­reil n’est équi­pé). Ça m’obligerait à ache­ter des objec­tifs avec sta­bi­li­sa­tion (pour Canon, ça s’appelle IS, chez Nikon, c’est VR). Et ça, ça double pra­ti­que­ment le bud­get.

Le choix des objec­tifs :
C’est très per­son­nel. On a les objec­tifs dont on a besoin. Je «tra­vaille» pra­ti­que­ment tout le temps au zoom. Mon Lumix me donne 420mm. Dans l’absolu, que j’aie un Canon (1,3), un Nikon (1,5) ou un Pentax (1,5), je veux au moins un «natu­rel» 300mm, qui me don­ne­ra donc un 450mm. En plus, je veux tra­vailler avec des zoom, pour la flexi­bi­li­té que ça donne. Les zooms ont géné­ra­le­ment une qua­li­té optique moins bonne que les objec­tifs à focale fixe. Il faut cher­cher, et trou­ver. Et payer, natu­rel­le­ment.
Natu­rel­le­ment («…»), je veux des objec­tifs à ouver­ture maxi­male constante.

Pour­quoi le Pentax K10 ?
C’est en pre­nant une vue large du pro­blème que j’en arrive à cette déci­sion. Le Pentax est tout sim­ple­ment le seul appa­reil qui me per­mette à atteindre tous mes sou­haits à un prix rela­ti­ve­met bas, sur­tout en com­pa­rais­sant avec les Nikon et Canon.

- prise de vue sta­bi­li­sée : le fait qu’il en soit équi­pé «en propre», sur le boi­tier, me per­met d’acheter des objec­tifs non sta­bi­li­sés (50% mini­mum du bud­get avec Canon ou Nikon, en fonc­tion de ce que je veux, avec la qua­li­té que j’exige)

- «tro­pi­ca­li­sa­tion» (un mot magni­fique que j’ai trou­vé sur les sites qui parlent de pho­to : ça veut dire qu’il ne craint pas trop l’eau ou la pous­sière).

- il est équi­pé d’un truc qui net­toie le cap­teur (unique. N’existe pas pour Nikon, vient de sor­tir avec Canon)

- a un sys­tème de «pre­view» per­met­tant de ne jamais se plan­ter pour les balances de blanc (unique. vient de sor­tir sur Canon, sous une autre forme, moins adap­tée à ce que j’imagine)

- l’interface : je la trouve intel­li­gente, intuive, et pra­tique. Sur le papier. (Depuis que j’ai l’ai manié dans les bou­tiques, je confirme.)

- le fait que Pentax nous pro­pose *deux* for­mats de fichier pour les images au for­mat «RAW», le .PEF (Pentax), et aus­si le .DNG, fichier de Adobe, «uni­ver­sel»

- le sys­tème de «bra­cket» très éla­bo­ré

- le sys­tème de mul­ti-expo­si­tion per­met des choses *très* inté­res­santes

Et demain ?

Depuis que je réflé­chis à mon appa­reil futur, la donne a chan­gé. Notam­ment le Nikon D300, dans une moindre mesure le Sony A700, ou même l’Olympus E3, à annon­cer dans quelques jours apportent du «sang neuf» (sur­tout le D300). Et main­te­nant chez Pentax, il y a des uti­li­sa­teurs qui râlent (fort), se plai­gnant que Pentax est à la bourre, et pour­quoi aucune nou­veau­té, etc.

Mais il faut lever un petit peu la tête. Après tout, le K10 est sor­ti en novembre 2006. Ça ne fait pas même un an. Nikon et Canon prennent en géné­ral près de deux ans, voire pire, pour sor­tir un nou­veau modèle (dans ce genre d’appareils; il va de soi que les «petits» appa­reils ont une durée de vie beau­coup plus courte). Par­tant de là, en ima­gi­nant que Pentax sorte un nou­veau modèle aus­si «révo­lu­tion­naire» que le K10, on pour­ra se délec­ter des jéré­miades des uti­li­sa­teurs de Nikon et Canon, qui se plain­dront qu’ils sont à la bourre. Et ça jusqu’au pro­chain modèle. Et ain­si de suite.

Le K10 a, à sa sor­tie, chan­gé la donne. Ne pas perdre de vue que cet appa­reil est (au jour où je vous parle) est ven­du 699€. Reli­sez la liste des fonc­tions pro­po­sées. 699€. Le Nikon D200, en fin de vie, et donc à la baisse, est à 1200€.

Le K10 est un appa­reil «hors cadre». Il est dif­fé­rent. Oh, il a quelques défauts, sur les­quels je vais reve­nir. Mais pas beau­coup, sur­tout on met sur la même page ses points forts. Lais­sez-moi citer un tes­teur :

The Pentax K10D is unique. It’s easi­ly Pentax’s most capable SLR yet. But it’s not for eve­ryone. Tuned for the advan­ced pho­to­gra­pher, or anyone wan­ting to dis­co­ver Photography’s basics, the K10D has no true « easy » mode. […] The K10D was thought­ful­ly desi­gned with the pho­to­gra­pher in mind, and it uses the advan­tages of digi­tal tech­no­lo­gy to reach beyond the boun­da­ries of long-accep­ted boun­da­ries.

Tra­duit à ma sauce, ça donne : «Le Pentax K10D est unique. C’est lar­ge­ment le DSLR de Pentax le plus abou­ti. Mais il n’est pas pour tout le monde. Des­ti­né à un pho­to­graphe d’un bon niveau, ou à celui qui veut explo­rer les bases de la pho­to­gra­phie, le K10D n’a pas de mode «facile». […] Le K10D a été soi­gneu­se­ment conçu avec le pho­to­graphe en vue, et il uti­lise les avan­tages de la tech­no­lo­gie digi­tale pour dépas­ser les fron­tières tra­di­tion­nelles.»

Les tes­teurs du K10, sou­vent, lui «reprochent» les réglages par défaut, qui font des images «molles». Les gens lisent ça, et il y a deux genre de lec­teurs. Ceux qui sortent de là avec les mots «images molles», et qui vont chez Canon /​ Nikon, et les gens qui prennent au sérieux les mots «par défaut» et donc oublient ça, sachant qu’ils se feront *leurs* réglages. Sinon, la deuxième grande caté­go­rie de reproches qu’on peut faire au K10, c’est la (très rela­tive) fai­blesse à par­tir de 800 ISO. C’est vrai que ça peut être un pro­blème. Dans l’absolu.

Mais moi je viens d’un monde où mon appa­reil est déjà «bruyant» à 100 ISO. Alors ima­gi­nez com­ment je ris quand je lis que le niveau de bruit du K10 au delà de 800 ISO est un petit plus grand que ce à quoi on s’attendait.

Quand on regarde les menus de Canon ou Nikon, le truc qui me frappe c’est le nombre effrayant de «styles». Pho­tos avec cou­leurs vives, plus vives, beau­coup plus vives, un petit moins vives, mode ceci, mode cela … Moi ça me fait peur. Et si je choi­sis pas le bon mode, hein ? Est-ce que ce banc public doit être pho­to­gra­phié avec le mode «pas­tel» ou bien avec le mode «fusain» ? Ou bien avec le mode truc­muche ?

Le K10 en a *deux*, des modes. Ça me parle, ça. Ça m’indique très clai­re­ment qu’il faut tra­vailler en mode RAW (j’en ai par­lé l’autre jour, il faut suivre …). C’est pour ça qu’on s’en fout des réglages par défaut. Le K10 a été conçu pour le pho­to­graphe, quand un appa­reil qui a un mode truc­muche, il a été conçu pour le consom­ma­teur. Un pho­to­graphe peut tra­vailler avec n’importe quel appa­reil. Y com­pris avec un appa­reil «consom­ma­teur», du moment qu’il y a accès au for­mat RAW. Le K10 a concé­dé *deux* modes. Je ne sais pas lequel de ces deux modes est là par défaut. Et je ne regar­de­rai pro­ba­ble­ment jamais.

Je ne sais pas quel est *votre* appa­reil pho­to, mais je soup­çonne for­te­ment que le mien est un Pentax K10D.

Cette page est mise à jour, de temps en temps.


À lire :

Un test en fran­çais :
http://www.clubic.com/article-67964 – 1-d80-k10d.html

Un autre test en fran­çais :
http://www.erenumerique.fr/reflex_pentax_k10d_beaucoup_pour_peu-art-1566 – 1.html
Des tests en anglais :
http://www.imaging-resource.com/PRODS/K10D/K10DA.HTM
http://www.dcresource.com/reviews/pentax/k10d-review/index.shtml
Un test en alle­mand :
http://www.digitalfotonetz.de/PentaxDSLR/K-Reihe/K10D-Test/1.htm

Faut pas prendre les monuments du Bon Dieu pour des paratonnerres sauvages …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal,Photo — le sam 13 Oct 2007 à 11:04

Natu­rel­le­ment, ce que j’en dis, hein …

Quand j’étais «petit», à l’époque je trou­vais vache­ment smart (et sur­tout en fait, à l’époque, vache­ment lucra­tif) de tra­fi­quer des pho­tos avec Pho­to­shop. Vous savez, Pho­to­shop. Le logi­ciel «phare». Le logi­ciel pour les «pros». Celui qui trône dans la logi­thèque (pira­tée) de tous les gens qui «savent» quelque chose (quoi que soit) à pro­pos de la pho­to digi­tale. L’Incomparable. J’avais un client qui vou­lait que je lui ajoute ici un pont, là une grue, que je vire cet arbre pour un mettre un autre à la place. Ce genre de trucs.

Quand j’étais petit, j’aurais peut-être ima­gi­né de fabri­quer une pho­to comme celle-ci. Allez hop, une pho­to de la tour de télé de Ber­lin, la détou­rer, copier-col­ler sur le toit du musée, et voi­là. Et tant qu’a faire, j’aurais viré les câbles. C’est rela­ti­ve­ment facile à faire. Avec ‘Toshop.

Et main­te­nant ?

Ben … non. D’accord je n’ai plus Pho­to­shop. Mon sys­tème d’exploitation (GNU/​Linux) ne le sup­porte pas. Mon porte-mon­naie non plus. Et je ne pirate plus. Mais rien de tout cela ne serait un obs­tacle en soi, vu que j’ai The Gimp.

Quoi qu’en dise «mon» pro (lire, mon pro­fes­sion­nel de l’image pré­fé­ré, et vrai­sem­bla­ble­ment un des meilleurs) pré­fé­ré, Gimp n’a *rien* à envier à Pho­to­shop dans le cadre de mon uti­li­sa­tion de ce genre de logi­ciels. En fait, il est pro­ba­ble­ment bien meilleur, mais il fau­drait prendre le temps de regar­der. Et ça pren­drait vrai­ment du temps, parce que c’est un logi­ciel libre. La dif­fé­rence entre un logi­ciel libre et un logi­ciel non-libre n’a rien à faire avec le prix. Il se trouve que The Gimp est gra­tuit, mais il pour­rait être payant tout en res­tant libre.

La dif­fé­rence entre un logi­ciel libre et un logi­ciel non-libre, pour moi, c’est que le déve­lop­peur d’un logi­ciel libre tra­vaille parce qu’il aime ça, et pas seule­ment parce qu’il est payé pour ça. D’ailleurs, en plus, il n’est sou­vent pas payé pour ça. The Gimp n’est pas *seule­ment* écrit par ses auteurs nomi­naux, mais les uti­li­sa­teurs et les déve­lop­peurs se parlent, et tra­vaillent ensemble. Pour par­ler comme un publi­ci­taire, je dirais que «ce logi­ciel libre contient éga­le­ment de l’amour».

Ah, il y a un incon­vé­nient. Il y a des dizaines de gens qui écrivent des modules com­plé­men­taires pour Gimp. Ajou­tant les fonc­tions qui *leur* manquent (je veux dire, pas les fonc­tions qui *me* man­que­raient). Du coup, il est pra­ti­que­ment impos­sible de connaître à tout moment l’état exact du pro­jet. Ça veut dire qu’il faut cher­cher. Ça ne tombe pas for­cé­ment tout cuit dans le bec. Il faut «par­ler» à des gens. Les guille­mets sont dues au fait que ce fait par cour­riel.

Tout «dingue» d’image, pre­nons par exemple quelqu’un qui aime «peindre» des voi­tures (des *pho­tos* de voi­tures) pour leur don­ner l’air d’une voi­ture camou­flée est par­fai­te­ment libre d’écrire un «gref­fon» au Gimp. Ça donne ceci. Bon, les goûts et les cou­leurs, hein … mais c’est pos­sible. Tout est pos­sible.

Le même prin­cipe à tout logi­ciel libre. Par exemple le fameux Linux, ou plus exac­te­ment le noyau nom­mé Linux a don­né nais­sance à au moins 50 sys­tèmes d’exploitation. GNU/​Linux existe en ver­sions gra­tuites, par exemple Ubun­tu, Gen­too, Fedo­ra, ou Open­Suse et en ver­sions payantes, comme Man­dri­va, Red Hat, et Suse. Notez que Fedo­ra est une ver­sion gra­tuite basée sur Red Hat, de même que Open­Suse basée sur Suse.

Oui, vu de loin, ça a l’air d’être un sacré bou­sin. Mais c’est le prix de la liber­té. Et ça marche. La preuve, c’est la guerre que Micro­soft mène contre les divers «Linux». La pre­mière manche a été per­due par SCO, sou­te­nu par Micro­soft, qui est main­te­nant sous faillite. La deuxième vient de com­men­cer. Ima­gi­nez que l’assaillant est une boite qui a vu deux des prin­ci­paux diri­geants de Micro­soft char­gés des affaires de «pro­prié­té intel­lec­tuelle» démis­sion­ner, le der­nier en date au pre­mier octobre, pour se faire embau­cher chez elle. Et le 10 octobre, les com­bats com­mencent.

Pour reve­nir à nos mou­tons, je vais vous dire pour­quoi je ne tra­fique plus les pho­tos, que ce soit sur Pho­to­shop ou The Gimp. C’est parce que j’ai gran­di. Et main­te­nant, j’ai le regard dif­fé­rent. Main­te­nant je n’ai plus besoin de mani­pu­ler les images. Je n’ai qu’à faire quelques pas à gauche ou à droite, et à regar­der dans le viseur de mon appa­reil.

Je m’en veux à chaque fois que j’ai l’impression que je dois cor­ri­ger un petit peu le contraste d’une pho­to que j’ai prise. Quand je serai vrai­ment grand, je n’aurai plus besoin d’ordinateur à part pour *vision­ner* mes pho­tos.

Faut pas prendre les monu­ments du Bon Dieu pour des para­ton­nerres sau­vages …

Direction : l’auréole …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le mer 10 Oct 2007 à 17:36

Je suis cer­tain que Nico­las sera un jour cano­ni­sé.

Pas vous ?

Regar­dez :

«Dans mon pays, chaque pou­voir doit rendre des comptes, per­sonne n’est au-des­sus des lois. C’est tel­le­ment mieux de vivre dans une démo­cra­tie»

Saint Nico­las, extrait de Nico­las et les enfants de Mos­cou

Com­ment osez-vous ne pas croire ? Vous ne lisez donc pas la presse ? Vous ne regar­dez pas la télé­vi­sion ? Si vous l’avez regar­dée, vous savez ! Entre le mois de juin et le mois d’août, Nico­las est pas­sé 224 fois au jour­nal télé­vi­sé. Alors que Jacques, avec le même dis­cours, n’est pas­sé, pen­dant la même période en 2002, n’est lui pas­sé que 75 fois. (Écho extrait du Canard Enchaî­né du 3 octobre, citant les sta­tis­tiques de l’INA)

C’est pas une preuve, ça ?

Et quand je pense qu’il se trou­ve­ra cer­tai­ne­ment des mau­vais esprits pour affir­mer que, plu­tôt que d’une preuve il s’agit d’un moyen. Les méchants. Comme si Nico­las pou­vait avoir un plan. De Com’. Com­ment ose-t’on pré­tendre que Nico­las, après sa nomi­na­tion à la Pré­si­dence À Vie, pre­mière étape, vise la sain­te­té ? La sain­te­té, ça ne se gagne pas comme une vul­gaire élec­tion, à la George ou à la Vla­di­mir. C’est vrai­ment à la por­tée du pre­mier venu. Alors que l’auréole, ça se mérite.

Au nom du père, du fils, et de Saint Nico­las …

Extrait du Nou­veau Caté­chisme Fran­çais écrit par Le Pré­sident entre Sa vie et la deuxième ver­sion (revi­sée) de Nico­las et la France : son che­min

Six millions sept cent mille …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le lun 8 Oct 2007 à 15:14

Ouais. Je l’écris en toutes lettres. Tiens, juste his­toire d’être sûr, je répète : six mil­lions sept cent mille.

Litres.

De bière.

En deux semaines. À Munich. Euh : dans un *quar­tier* de Munich. Dans le site offi­ciel de la fête.

Pen­dant la durée de l’Oktoberfest (la fête de la bière), dans la seule ville de Munich, se sont ven­dus (et bu) six mil­lions sept cent mille litres de bière. 565 «Bier­lei­chen» (cadavres à la bière) ont dû être ramas­sés par les équipes de la croix rouge. Ils ont fini leur cuvée sous sur­veillance médi­cale. Il y a eu en tout 8000 inter­ven­tions par la croix rouge.

La pho­to pour­rait être «la gre­nouille qui veut se faire aus­si grosse que le bœuf», mais on m’accuserait de faire du mau­vais esprit. Alors appe­lons la «vision embru­née d’un cadavre à la bière», et tout le monde est content.

Rock n’ Trööööt !

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le dim 7 Oct 2007 à 10:10

Note à mes lec­teurs non ger­ma­no­phones : le titre fran­ci­sé de ce titre serait «rock n’ Pouëëëëët !».

Note à mes lec­teurs non voyants : le casque de l’angelot de droite est sur­mon­té d’une créa­ture hila­rante, à mi-che­min entre un dra­gon et un vau­tour appri­voi­sé par un syn­di­ca­liste métal­lur­gique.

Note à mes lec­teurs syn­di­ca­listes métal­lur­giques : déso­lé.

Ces pré­am­bules pas­sés, je dois réaf­fir­mer ici le plai­sir que j’éprouve à crier «tröööööt !» à chaque fois que je vois une scène de ce genre. Le «tröööööt !» est revi­ta­li­sant, il tra­vaille les zygo­ma­tiques de l’intérieur, il est relaxant, au point que je pré­co­nise qu’on l’inscrive sur la liste des pra­tiques (telles l’acupuncture) rem­bour­sées par la Sécu.

Cela dit, mes goûts en matière de «tröööööt !» évo­luent. J’ai écou­té pen­dant des années (pra­ti­que­ment depuis 1984) du jazz 100% garan­ti sans souf­flants. Seule excep­tion, la trom­pette (Mark Led­ford étant le pre­mier que j’aie aimé). J’ai écou­té des albums avec du sax dedans (straight to the heart, de David san­born) uni­que­ment à cause d’autres ins­tru­men­ta­listes (dans ce cas, le bas­siste Mar­cus Mil­ler), et dans ce cas le sax était «tolé­ré». Sans rire, vous avez vu la tête de San­born sur les pochettes ? To-lé-ré, je vous dis.

Et appa­rût Jan Gar­ba­rek. Il est nor­vé­gien, et mange à tous les râte­liers avec le même talent. Que ce soit solo, ou entou­ré d’une cho­rale, en quar­tette, avec des gens aus­si divers que Egber­to Gis­mon­ti, Char­lie Haden, Terje Ryp­dal, Ebe­rhard Weber, tout lui est bon. Il rend tout bon.

Je sais, je sais. Tho­mas aura déjà poin­té du doigt le lien entre tous les gens men­tion­nés  ECM. L’éditeur de musiques alle­mand. Auquel on doit, au pas­sage, le Pat Methe­ny Group. J’envisage, sans rire (même si c’est tota­le­ment uto­pique, finan­ciè­re­ment par­ler) d’acheter tout son cata­logue. Quand je regarde la liste d’albums que j’écoute le plus, plus des deux tiers sont des albums ECM. Azi­muth, Ebe­rhard Weber, Ore­gon, Jan Gar­ba­rek sont les têtes d’affiche. J’en oublie cer­tai­ne­ment. Tous contiennent du sax, régu­liè­re­ment ou moins.

Le devise de ECM est «le plus beau son après le silence»

[…]

The Most Beau­ti­ful Sound Next To Silence.

[…]

TRÖÖÖÖÖÖÖÖÖÖÖT !

Paris, Berlin …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le sam 6 Oct 2007 à 07:21

C’est pro­ba­ble­ment idiot, mais en regar­dant cette pho­to, je me suis trou­vé à com­pa­rer Ber­lin et Paris. Le point de com­pa­rai­son qui m’est venu à la tête, c’est la cou­pole du Bun­des­tag et la pyra­mide du Louvre.

Les évi­dentes (et oiseuses, puisque émi­nem­ment per­son­nelles) dis­ser­ta­tions à carac­tère esthé­tique mises à part, je trouve la com­pa­rai­son inté­res­sante. La pyra­mide est «cen­trale», puisque dans une cour, et, enca­drée sur trois côtés par le palais du Louvre, pra­ti­que­ment invi­sible de «l’extérieur», alors que la cou­pole peut être vue sans le bâti­ment qu’elle sur­monte (ma pho­to montre prin­ci­pa­le­ment, en des­sous la cou­pole, un *autre* bâti­ment, celui que mes balayeurs des cieux étaient en train de net­toyeur, on peut même les voir, cli­quez sur pho­to et regar­dez : on voit leur grue).

Alors que la cou­pole écrase tout, la pyra­mide «base» le reste du monu­ment. Ce n’est pas facile de trou­ver les mots justes. Je ne sais pas. Peut-être que pour pou­voir les com­pa­rer, il faut com­pa­rer leurs «inven­teurs», ou plus jus­te­ment les hommes qui étaient en place à ce moment. On sait que la pyra­mide était un des «chan­tiers du pré­sident». Et le pré­sident était Fran­çois Mit­ter­rand. La cou­pole était un pro­jet d’État : une fois le mur tom­bé, Ber­lin est rede­ve­nue la capi­tale, et on a réou­vert (et du coup «moder­ni­sé») le Reichs­tag, et donc au bout du compte le pro­jet a été sou­mis au vote des dépu­tés …

Dois-je main­te­nant glo­ser sur les défauts inhé­rents de la «démo­cra­tie» ?

Fooooood, Glorious Fooooood …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le ven 5 Oct 2007 à 10:25

Pour ceux qui se posent la ques­tion (je les recon­nais, ce sont qui ne sont pas en train de rire en lisant), le titre de l’article est aus­si celui d’une chan­son tirée du film (des­sin ani­mé) «Ice Age 2». C’est un bal­let dan­sé et chan­té par des vau­tours qui suivent les pro­grès d’animaux condam­nés à l’extinction. Nour­ri­tuuuure, magni­fique nour­ri­tuuuu­reuuuuu …

Voi­là. C’est très bête, mais à chaque fois que je vois cette pho­to, j’ai la chan­son qui me saute à la tête.

J’aime bien aus­si la «contraste» entre le cor­beau et le très sty­lé lam­pa­daire, lequel n’a rien de vivant. Pour appré­cier la pho­to, il savoir où elle a été prise : la (nou­velle) gare prin­ci­pale de Ber­lin est en fait au milieu d’une grande friche. Laquelle est (comme son nom l’évoque) vide, mais il y a … des réver­bères. Il y a aus­si une sta­tion de métro flam­bante neuve … aban­don­née, pour la même rai­son que la sta­tion Reichs­tag dont je par­lais l’autre jour. Une des «entrées» de la sta­tion donne lit­té­ra­le­ment dans un ter­rain vague. Cachée dans les herbes.

Alors je m’imagine les oiseaux sui­vant les pro­grès des voya­geurs, acca­blés de fatigue, encom­brés de bagages, per­dus sur la trace de la sta­tion fan­tôme … fooood, glo­rious food :…

«Berlin, sans pose …»

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal,Photo — le jeu 4 Oct 2007 à 10:50

J’aime le ton de cette pho­to. Le ciel est plom­bé de chez plom­bé, mais il y a de la lumière. La scène est rela­ti­ve­ment bien éclai­rée. C’était un jour curieux.

Et puis j’aime l’idée. Les gars à 15 mètres de hau­teur en train de repou­drer le nez de la dame du fron­ton. Et ça anime les façades. [sou­rire]

J’aimerais savoir de quoi ils parlent, les gars là-haut. Est-ce qu’ils sont enthou­siastes, parce qu’ils aiment leur bou­lot, leur ville ? Est-ce qu’ils sont des spé­cia­listes, ou des balayeurs qu’on a pro­pul­sés là-haut ? Est-ce qu’ils nichent dans les plis des sta­tues des petites blagues ? Un petit graf­fi­ti obs­cène, ou une rose ?

C’est une pho­to de luxe. Inutile, par défi­ni­tion. Mais j’aime l’idée que je suis un por­trai­tiste. Je prends, je garde, et j’accumule des tonnes de pho­tos inutiles. Mais elles ne sont inutiles que quand on les regarde une à la fois. Si on les regarde en masse, on voit un por­trait : Ber­lin.

Un por­trait à la fois natu­ra­liste, naïf, impres­sion­niste … En fait je me fais plai­sir. Je n’imagine pas que dans 500 ans quelqu’un, exa­mi­nant un vieux disque de la période pré­in­for­ma­tique (le terme ayant été inven­té au moment où Xenu, dans sa sagesse, mais je digresse …) trou­ve­ra mes pho­tos, et les exhu­me­ra pour une expo­si­tion qu’il nom­me­rait «Ber­lin, sans pose …». Mais si quelqu’un vou­lait faire une expo­si­tion avec un titre de ce type, je crois qu’il aime­rait trou­ver mes pho­tos.

Enfin j’espère …

Ça ne veut pas rimer … dans le principe

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le mer 3 Oct 2007 à 10:09

Hon­nê­te­ment. J’essaye de trou­ver un moyen d’associer ces deux mots :

  • démo­cra­tie
  • sur­veillance

Dans un monde meilleur, ça devrait mar­cher. Regar­dez; la pho­to que je vous pro­pose aujourd’hui est une façade d’un des bâti­ments du Reichs­tag (en fait une annexe du Reichs­tag, et tant que j’y suis, Reichs­tag, pour les non-ger­ma­no­phones dans la salle, c’est le siège du par­le­ment alle­mand). Dans le prin­cipe, il devrait y avoir moyen de faire une phrase conte­nant les deux mots en ques­tion, et sur­tout d’y trou­ver un sens.

Moi, je ne peux pas.

Si seule­ment cette pho­to mon­trait une obs­cure façade arrière, recu­lée, disons dans une ruelle borgne. Je pour­rais *peut-être* faire rimer le nom du bâti­ment avec la fonc­tion exer­cée par le bidule qu’on remarque dès qu’on lève les yeux. Mais là, on *en face* de l’historique Reichs­tag. Si on le regarde, et qu’on fait demi-tour, clic-clac.

Dans mon dic­tion­naire de rimes per­son­nel, j’essaie. Sur­veillance /​ Démo­cra­tie. Non. Camé­ra /​ Démo­cra­tie. Non. Vidéo /​ Démo­cra­tie. Nan.

Mais peut-être que je ne devrais pas être trop sec­taire, je peux essayer ça avec d’autres mots. Des mots démo­crates en «-ance», par exemple. Tolé­rance /​ Sur­veillance … (un petit coup d’œil à la pho­to) non. Nooooon-non-non.

J’élargis le champ de recherche : je prends le page de Wiki­pe­dia consa­crée à «démo­cra­tie», et je fais une recherche sur les mots conte­nant «ance». Voyons :

  • connais­sance … non.
  • puis­sance … là, j’avoue, on avance. Pas dans le bon sens, mais …
  • nais­sance … je ne vois pas
  • France ! Sur­veillance rime *vrai­ment* avec France ! Misère …
  • impor­tance … on est défi­ni­ti­ve­ment dans l’actualité de «sur­veillance» …
  • chance … pas de com­men­taire, là
  • indé­pen­dance … là, je tiens un tube, je le sens !
  • [fer de] lance … non.
  • émer­geance … ah, j’en tiens un autre !
  • vrai­sem­blance … oui, même un petit peu trop

En bas de la page, notez il y a encore un mot en «ance», dans les petites lignes en petit, où ça dit : «asso­cia­tion de bien­fai­sance», et ça fait du bien de pou­voir rire un petit peu …

… non ?

L’Enthousiaste, les Romantiques, Ceux qui s’aiment, et les Travailleurs …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal,Photo — le mar 2 Oct 2007 à 09:30

Si ! J’en ai, des pho­tos avec des gens des­sus ! Bon, d’accord, ils ont tous été pho­to­gra­phiés au même endroit, et au même moment. D’accord, il y en a cer­tains qui ont l’air peut-être un petit peu arti­fi­ciels. Mais ils sont là, et c’est ça qui compte.

J’ai du attendre un petit peu avant de pou­voir pho­to­gra­phier l’Enthousiaste. Il était en train de suivre les évo­lu­tions des sous-marins dans le grand bas­sin. J’ai du attendre qu’il prenne la «bonne» pose, et sur­tout il a fal­lu que je déclenche *avant* que sa mère se pré­ci­pite … ha, les mamans …

Les Roman­tiques, je les aime bien. Ils ont l’œil aux aguets, mais ne se regardent pas. Ils ne se tiennent pas par la main, mais ce n’est a prio­ri pas l’envie qui manque á l’homme. La femme est visi­ble­ment beau­coup plus déten­due que lui. Je me demande com­ment ça va finir …

Ceux qui s’aiment, ils s’affichent, et ils s’en foutent des regards obliques des pas­sants hon­nêtes. Ils sont seuls au monde. Qu’ils croient. En fait, leur soli­tude fuit. Il y a de l’amour qui écla­bousse. Et tous les gens autour, enfin ceux qui sont prêts à ça, se prennent un petit peu de leur amour en par­tage. Le miracle, c’est que l’amour «source» n’en souffre pas. Ils n’en manquent jamais. Alors je n’ai pas de pro­blème : clic-clac.

Et il y a aus­si les gens de l’ombre. Les Tra­vailleurs. Ils ne rechignent jamais à l’ouvrage. Et eux aus­si sont seuls au monde. En petit peu moins qu »ils le croient, par­fois. Il y a aus­si quelques per­sonnes qui sont prêts à prendre un petit peu de leur peine en par­tage. Ce qui est dom­mage c’est que, dans la majo­ri­té des cas, leur tra­vail «source» (je n’ose pas appe­ler ça leur «capi­tal tra­vail») n’en souffre pas non plus. Ils n’en mal­heu­reu­se­ment jamais. Alors, par­fois, ça me pose un pro­blème. Pas de clic-clac …?

Where’s the money, Postbanki ?

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le lun 1 Oct 2007 à 11:06

J’imagine que si vous n’avez pas vu un film nom­mé «The Big Lebows­ki» le titre de cet article peut être encore plus opaque.

À l’instant d’écrire le reste de l’article, je suis par­ta­gé entre trois idées. La pre­mière, c’est de me lan­cer dans une balade dans les dia­logues du «Big Lebows­ki». C’est une inta­ris­sable source de bon­heur. Exemple :

Nihi­list: Ve vant ze money, Lebows­ki.
Nihi­list #2: Ja, uzzer­vize ve kill ze girl.
Nihi­list #3: Ja, it seems you have for­got­ten our lit­tle deal, Lebows­ki.
The Dude: You don’t HAVE the fucking girl, dip­shits! We know you never did!
[the Nihi­lists, stun­ned, confer among­st them­selves in Ger­man]
Don­ny: Are these the Nazis, Wal­ter?
Wal­ter Sob­chak: No, Don­ny, these men are nihi­lists, there’s nothing to be afraid of.
Nihi­list: Ve don’t care. Ve still vant ze money, Lebows­ki, or ve fuck you up.

Mais l’idée n’est pas bonne. Déjà, dif­fi­cile de la lier à la pho­to. Pas impos­sible, notez. Juste dif­fi­cile. L’autre prin­ci­pale objec­tion serait que la ver­sion fran­çaise, disons fran­co­phone, du Big Lebows­ki est abso­lu­ment lamen­table. Dans le genre source inta­ris­sable de bon­heur, les gens qui ont tra­duit ou adap­té ça se sont tota­le­ment envoyés en l’air. Et bon, mine de rien, la page que vous avez sous les yeux est prin­ci­pa­le­ment fran­co­phone. Pour ceux qui ont cli­qué sur le lien «ver­sion fran­çaise», je ne suis pas res­pon­sable des crimes contre la langue com­mis là.

La seconde idée serait de me lan­cer dans une balade dans le monde de la Post­bank. La banque de la Poste, dans la ver­sion fran­co­phone de l’histoire. Elle aurait l’avantage de col­ler au titre de l’article. Et en plus, les lec­teurs régu­liers (les 5) savent de quoi ça parle. C’était vrai­ment une bonne idée, jusqu’à ce que Vio­la rentre de son ren­dez-vous à la Post­bank. Escor­tée de son avo­cat. Et d’une (notez : *une*) béquille. Parce que là on appris que l’argent *est* à la Post­bank, mais qu’il est blo­qué par le Finan­zamt. Les Impôts. Donc le titre tombe à l’eau, dans un sens. Et *ça*, au moins, ça colle avec la pho­to.

Donc je vais me can­ton­ner à la troi­sième idée : racon­ter la pho­to. Vio­la m’a emme­né hier à une mani­fes­ta­tion de modèles réduits aqua­tiques. Il y avait là deux bas­sins, une cen­taine de per­sonnes, des bateaux, des bateaux, des sous-marins, quelques Lego. L’ordre des diverses et variées inter­ac­tions pos­sibles n’a pas beau­coup d’importance, sauf pour signa­ler que, pen­dant qu’on était là, per­sonne n’est tom­bé à l’eau.

Les col­lec­tion­neurs sont dans leur petit monde. Et ils sont très contents. Sauf dans le cas où une impro­bable inter­ac­tion se pro­duit entre un sous-marin et de l’eau, for­tui­te­ment pla­cée sous le signe d’un défaut d’étanchéité. Ver­sion courte, glou. Mais sinon, tout ce petit monde est ravi. La scène évoque for­cé­ment plus Gul­li­ver que le «Dude» Lebows­ki, mais je n’ai abso­lu­ment à racon­ter à pro­pos de Gul­li­ver. Sauf si je refais une incur­sion dans le deuxième thème. Gul­li­ver, ins­pec­teur des Impôts, avec tous les gens des alen­tours qui font atten­tion aux pieds de Gul­li­ver. Nous, lul­li­pu­tiens, impo­tents si Gul­li­ver décide de mettre les pieds là où il ne faut pas. Le Gul­li­ver du Finan­zamt nous tient dans la paume de sa main. Mais je digresse.

Au niveau pho­to, c’est *plein* de cou­leurs. J’ai pas­sé un bon moment au bord de la pis­cine. Vous note­rez pour finir que les deux pro­me­neurs pre­nant le soleil sur les bancs sont bava­rois.

Je ter­mine en citant l’«Étranger», le Stran­ger qui nous intro­duit Lebows­ki. Sur­tout au moment de la conclu­sion, si j’ose dire.

[To came­ra] ‘The Dude abides’. Dun­no about you, but I take com­fort in those words. It’s good kno­win’ he’s out there. The Dude. Takin’ ‘er easy for all us sin­ners.

En regar­dant la camé­ra, l’œil bleu entre la mous­tache en brous­saille et le cha­peau de cow-boy, il nous dit :

«On change pas le Dude.» Je sais pas pour vous, mais moi, ça me ras­sure, de savoir que le Dude est là, quelque part. Qu’il reste cool pour nous, pauvres pêcheurs.

Et sur ce coup là, je reven­dique l’attentat contre la langue. Dites-moi, il vous reste de la sal­se­pa­reille ?

Moteur du site : wordpress 4.9.3 - Thème : «Back in Black 2» crée par Frederic de Villamil (traduit en français par amnesix)