Bâtiments officiels sous ciel gris …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal,Photo — le dim 30 sept 2007 à 07:58

Ah, je l’aime, cette photo. J’aime par­ti­cu­liè­re­ment la pas­se­relle, et l’éclaircie der­rière la passerelle.

Je ne sais pas quels ces bâti­ments sont, mais ils sont dans le quar­tier «offi­ciel». Genre, le bâti­ment réflé­chi dans la façade de verre, c’est le Reichs­tag, ou /​ et une annexe. Le bâti­ment qui s’allonge en des­sous les gens qui tra­versent sur la pas­se­relle, c’est la nou­velle gare prin­ci­pale. La pas­se­relle tra­verse la Spree, laquelle est en per­ma­nence sillon­née par les bateaux-​​mouche (non, ici ils ne s’appellent pas comme ça, ils sont sur­nom­més «les balances à touristes»).

Anec­dote : à 100 mètres de la façade du Reichs­tag, il y a une sta­tion de métro «désaf­fec­tée». Je mets le mot entre guille­mets parce que la sta­tion n’a même jamais été inau­gu­rée. Elle est flam­bante neuve. Il y en a une dans le même état sur la par­vis de la nou­velle gare prin­ci­pale. Je ne sais pas si pour des rai­sons finan­ciers (offi­ciel­le­ment) ou pour des «rai­sons de sécu­rité» sup­po­sées (ouuuuh, les bombes voy­geant sous terre entre le Reichs­tag et la gare en pas­sant des­sous le bureau d’Angela, ça fait peur, non ?), mais cette ligne de métro construite à grand frais, ne fonc­tionne pas. Elle ne figure sur le plan du métro qu’en poin­tillés (U-​​55, en tra­vaux). mais sens men­tion de la sta­tion «Reichstag».

Anec­dote, donc: il y avait une tou­riste, devant l’entrée de la sta­tion, en train de tour­ner son plan de métro dans tous les sens, s’interrogeant à voix haute : «mais elle où, cette merde de station ?» …

Noir et blanc …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal,Photo — le sam 29 sept 2007 à 11:12

Ça ne m’arrive pas tous les jours, mais quand j’ai vu cette photo, j’ai décidé de la pas­ser en noir et blanc.

Je ne sais pas pour­quoi, parce que la ver­sion cou­leurs est bien aussi. C’est peut-​​être le sujet qui veut ça. La photo est prise de la rive gauche, en venant de la gare de Frie­drichs­trasse dans la direc­tion du Reichs­tag. Le lam­pa­daire vedette est situé sur un pont.

Un petit peu de tech­nique ? D’accord.

J’ai tota­le­ment changé la chaîne de pro­duc­tion de mes pho­tos. L’appareil est tou­jours le même, mais je prends mes pho­tos au for­mat «RAW». Il y a des incon­vé­nients (en fait deux) et des avan­tages (je ne sais pas encore exac­te­ment combien).

Incon­vé­nient prin­ci­pal : le «poids» du fichier. 13,8 Mo ! Je ne mets plus que 62 pho­tos dans ma carte, au lieu de 240+ avant avec les fichiers jpg. Ça demande réflexion, natu­rel­le­ment. Il y a un aspect finan­cier à ça, puisque il me fau­drait plus de cartes pour mon appa­reil, ou une plus grande, sans par­ler de la ques­tion de la place de disque dur sur ma machine.

L’autre incon­vé­nient, c’est le temps. Un fichier RAW est un petit peu l’équivalent d’un néga­tif. Et les néga­tifs, on ne peut pas les regar­der, les envoyer … il faut les «déve­lop­per». Je passe pas mal de temps sur chaque photo.

Pour pour­suivre avec la méta­phore du «néga­tif», on pour­rait dire que le pas­sage des pho­tos «jpg» aux pho­tos «RAW» consti­tue la même démarche que celle des gens qui décident un jour de ne plus envoyer leurs pel­li­cules au labo du coin, mais décident à apprendre la photo du côté de la mythique «chambre noire». C’est une étape. Une progression.

La pro­gres­sion s’effectue à deux niveaux, paral­lè­le­ment. La qua­lité des pho­tos aug­mente, mais il y a un «retour sur inves­tis­se­ment» sur le ter­rain, parce que le tra­vail sur l’ordinateur me per­met d’apprendre com­ment mieux uti­li­ser mon appa­reil photo, puisque le tra­vail effec­tué pour «amé­lio­rer» la photo peut dans cer­tains cas être tra­duit en para­mètres de prise de vue.

Ma der­nière série de pho­tos a été trai­tée sur un logi­ciel qui s’appelle Raw­The­ra­pee. J’en ai un autre en vue pour la pro­chaine série : Light­zone. Il va de soi que si je confirme mon choix d’avoir mon ordi­na­teur sous Linux, les «cadors» pro­fes­sion­nels ne me sont inac­ces­sibles. La bonne nou­velle, c’est que les logi­ciels à ma dis­po­si­tion semblent être à la hau­teur. Et ils sont gratuits.

Je suis conscient que ça n’intéresse per­sonne, mais quand on n’a rien d’intéressant à racon­ter et qu’on *doit* racon­ter quelque chose (vieux refrain), on fait avec ce qu’on a.

Et ça peut paraître un petit peu curieux d’illustrer un articles par­lant de pro­gres­sion dans la qua­lité de mes pho­tos avec une photo pas extra­or­di­naire, mais en fait, dans les condi­tions de lumière (sans par­ler du pro­blème de cadrage, entre les voi­tures) où cette photo a été prise, j’en suis assez fier.

Et puis, est-​​ce que vous avez vu l’oiseau ? Si vous ne le voyez pas, cli­quez sur la photo pour la voir en plus grand. Comme toujours.

Bureau de la communication du gouvernement …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal,Photo — le ven 28 sept 2007 à 12:28

C’est une photo du par­vis du bureau de la com­mu­ni­ca­tion du gou­ver­ne­ment. L’image est … parlante.

J’aurais pu (du ?) faire pire : élar­gir le champ de la photo, et mon­trer le type, impec­ca­ble­ment habillé du cos­tume noir appa­rem­ment de rigueur dans ce genre d’administration, assis à même pas un mètre de la dame, tran­quille­ment en train de papo­ter au télé­phone. Ou encore pire : un plan d’ensemble. À moins de 10 mètres de la dame, il y a presque une dizaine de gens, tous impec­ca­ble­ment habillés de noir, et tous en train de papo­ter au téléphone.

Je «peux» com­prendre que le pas­sant de base de veuille pas s’arrêter, au moins pour deman­der à la dame si elle va bien. Moi y-​​compris. Mais les types là, autour de la photo, sont des *fonc­tion­naires*. Du gouvernement.

Le gou­ver­ne­ment. Sont pas là un petit peu pour ça ?

Niet !

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le jeu 27 sept 2007 à 10:29

C’est ça qui est magni­fique, avec Ber­lin : il reste tou­jours un petit peu de russe au sein de chacun.

Noooon, je ne dis pas ça à cause de la photo. Notez que ça a effec­ti­ve­ment un petit peu l’air d’un chan­tier russe, ou en d’autres termes un gigan­tesque –mais sym­pa­thique– fou­toir. Mais en fait je fai­sais allu­sion à une conver­sa­tion qui a eu lieu entre :

  • Viola : citoyenne alle­mande, ger­ma­no­phone confirmée
  • la petite sœur : RPG149 (robot de pre­mière géne­ra­tion) de la Postbank
  • la Grande Sœur : RSG227 (robot de seconde géné­ra­tion) de la Postbank
  • l’Opératrice : mythe très répandu parmi les clients de la Post­bank, il paraît qu’elle existe vraiment …

Moi, j’ai appris à appré­cier l’utilité des petites sœurs en classe de seconde. À l’époque mon prof de maths, le seul prof de maths qui m’ait jamais inté­ressé, nous seri­nait constam­ment que seul le rai­son­ne­ment comp­tait. «Pour les cal­culs,» nous disait-​​il régu­liè­re­ment, «appe­lez votre petite sœur, elle vous fera ça très bien».

La petite sœur de la Post­bank est encore plus pri­maire. Son tra­vail consiste à décro­cher le télé­phone, dire bon­jour, vous deman­der de taper votre code sur le cla­vier de votre télé­phone, et vous pro­po­ser un menu. Le pro­blème, alors que dans le menu il y a effec­ti­ve­ment un choix qui est «par­ler à une Opé­ra­trice», c’est qu’avant d’obtenir la mythique Opé­ra­trice, la Grande Sœur ne peut pas s’empêcher d’intervenir …

C’est à ce stade que cette conver­sa­tion devient inté­res­sante. À ma gauche, Viola, 41 ans aujourd’hui (je sais, la conver­sa­tion a eu lieu hier, mais j’écris pour elle «demain», et donc aujourd’hui), et à ma droite, RSG227 (robot de seconde géné­ra­tion n° 227 de la Post­bank, fleu­ron de la tech­nique de com­mu­ni­ca­tion allemande).

Prêts ?

- Si vous vou­lez vrai­ment par­ler à une opé­ra­trice, veuillez confir­mer la requête en disant «Ja».
 – Euh. Ja.
 – Je suis déso­lée, mais je ne vous ai pas com­prise. Si vous vou­lez vrai­ment par­ler à une opé­ra­trice, veuillez confir­mer la requête en disant «Ja».
 – Ja.
 – Je suis déso­lée, mais je ne vous ai pas com­prise. Si vous vou­lez vrai­ment par­ler à une opé­ra­trice, veuillez confir­mer la requête en disant «Ja».
 – JA !
 – Je suis déso­lée, mais je ne vous ai pas com­prise. Si vous vou­lez vrai­ment par­ler à une opé­ra­trice, veuillez confir­mer la requête en disant «Ja».
 – Jaaaaa.
 – Je suis déso­lée, mais je ne vous ai pas com­prise. Si vous vou­lez vrai­ment par­ler à une opé­ra­trice, veuillez confir­mer la requête en disant «Ja».
 – JaaaAA ?
 – Je suis déso­lée, mais je ne vous ai pas com­prise. Si vous vou­lez vrai­ment par­ler à une opé­ra­trice, veuillez confir­mer la requête en disant «Ja».
 – JaAaAaAaaA !!!!
 – Je suis déso­lée, mais je ne vous ai pas com­prise. Si vous vou­lez vrai­ment par­ler à une opé­ra­trice, veuillez confir­mer la requête en disant «Ja».

À ce stade, moi, écroulé de rire, j’ai dit à Viola, bou­tade ultime : «Viola, peut-​​être que le pro­gram­meur était un «frère» de l’Est, essaye avec «da» (ver­sion russe de «ja»), lequel est, j’espère que vous le saviez, est la ver­sion alle­mande de «oui».

Viola roule les yeux, et insiste :

- Ja.
 – Je suis déso­lée, mais je ne vous ai pas com­prise. Si vous vou­lez vrai­ment par­ler à une opé­ra­trice, veuillez confir­mer la requête en disant «Ja».
 – Ja.
 – Je suis déso­lée, mais je ne vous ai pas com­prise. Si vous vou­lez vrai­ment par­ler à une opé­ra­trice, veuillez confir­mer la requête en disant «Ja».

En déses­poir de cause, Viola, l’index vissé à la tempe, essaye la ver­sion russe.

- Da.
 – Toutes nos opé­ra­trices sont occu­pées. En atten­dant, si vous vou­lez entendre les offres de la Post, dites «Ja». Si vous vou­lez être mise en rela­tion avec une opé­ra­trice, dites «Nein».

Viola, le visage décom­posé, la voix étran­glée, répond :

- Nein.
 – Je suis déso­lée, mais je ne vous ai pas com­prise. Toutes nos opé­ra­trices sont occu­pées. En atten­dant, si vous vou­lez entendre les offres de la Post, dites «Ja». Si vous vou­lez être mise en rela­tion avec une opé­ra­trice, dites «Nein».
 – Aaaaaaargl !!!
 – Je suis déso­lée, mais je ne vous ai pas com­prise. Toutes nos opé­ra­trices sont occu­pées. En atten­dant, si vous vou­lez entendre les offres de la Post, dites «Ja». Si vous vou­lez être mise en rela­tion avec une opé­ra­trice, dites «Nein».
 – NEIN !!!!!
 – Je suis déso­lée, mais je ne vous ai pas com­prise. Toutes nos opé­ra­trices sont occu­pées. En atten­dant, si vous vou­lez entendre les offres de la Post, dites «Ja». Si vous vou­lez être mise en rela­tion avec une opé­ra­trice, dites «Nein».
 – Um Gottes Willen ! (au nom de Dieu) Nein !
 – Je suis déso­lée, mais je ne vous ai pas com­prise. Toutes nos opé­ra­trices sont occu­pées. En atten­dant, si vous vou­lez entendre les offres de la Post, dites «Ja». Si vous vou­lez être mise en rela­tion avec une opé­ra­trice, dites «Nein».
 – Neeeeein ?
 – Je suis déso­lée, mais je ne vous ai pas com­prise. Toutes nos opé­ra­trices sont occu­pées. En atten­dant, si vous vou­lez entendre les offres de la Post, dites «Ja». Si vous vou­lez être mise en rela­tion avec une opé­ra­trice, dites «Nein».
–NeIiIiIiIiIn !
 – Je suis déso­lée, mais je ne vous ai pas com­prise. Toutes nos opé­ra­trices sont occu­pées. En atten­dant, si vous vou­lez entendre les offres de la Post, dites «Ja». Si vous vou­lez être mise en rela­tion avec une opé­ra­trice, dites «Nein».
–[…]

- NIET !
 – Je vais vous mettre en rela­tion avec une opé­ra­trice. Patien­tez quelques secondes.

Je vous le dis : au sein de chaque Ber­li­nois, il y a un russe qui s’ignore.

La tête à l’envers …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le mar 25 sept 2007 à 19:00

Il faut bien garer son vélo. J’en conviens. Mais …

Mais bon, on est en Alle­magne, hein. A l’instant j’apprends que qu’à Munich, pour la pre­mière fois, à l’entrée de la très célèbre «Okto­ber­fest» (la fête de la bière, deux semaines de soû­lo­gra­phie, copiée dans tout le pays) le port du cos­tume «natio­nal» bava­rois, pour homme et femme, est obli­ga­toire. On peut voir à la télé des ita­liens, des amé­ri­cains, des japo­nais (cette fête de la bière est obser­vée par la pla­nète entière) habillés en culotte (courte) de cuir, avec leurs femmes les seins nus expo­sés artis­ti­que­ment mis en valeur, à la bavaroise.

Si vous fer­mez les yeux, laissez-​​vous gui­der : pour trou­ver la bière, sui­vez le crac-​​boum-​​trööt des orchestres «bava­rois», fan­fares à tous vents, mode grosse-​​caisse.

Et même à Ber­lin. Devant chez moi ! Le café du dépot des bus est décoré à la bava­roise. Éten­darts bleus et blancs, looooongues tables pour les gens qui aiment ingé­rer la bière dans un bock d’un litre, en chan­tant comme tout le monde, en se balan­çant comme tout le monde, gauche, droite, gauche, droite, etc. Il n’est consi­déré ni mal­poli ni même mal­adroit si, se balan­çant de gauche à droite, emporté par la joie et la musique, on laisse échap­per de sa chope énorme de la bière sur la culotte de cuir ou la robe de qui se trouve être de ce côté-​​ci (gauche) ou de l’autre (droite).

L’Oktoberfest, j’ai connu des gens qui fai­saient le voyage tous les ans. Ça me dépasse totalement.

Ma visite dans le marais de la capitale …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le lun 24 sept 2007 à 08:45

Hier, comme annoncé, pas de colère. Promis !

On a fait une balade. Dans un endroit qu’on aurait pu croire à 50 kilo­mètres de Ber­lin, dans la cam­pagne du Bran­de­bourg. Et pour­tant, on était bel et bien à Ber­lin. On a mar­ché un moment sur un sen­tier «arti­fi­ciel», c’est à dire sur, en fait, une pas­se­relle. Ça sau­ve­garde le sol. Euh, l’eau. Enfin, le marais.

Oui, dans Ber­lin, il y a aussi des marais. Avec des loutres, des cas­tors, des hérons, des mous­tiques, des mous­tiques, et quelques mous­tiques. Ai-​​je men­tionné les mous­tiques ? Le tout sur des kilomètres.

Le tout au frais du contri­buable. J’ai rare­ment vu de l’argent public aussi bien dépensé.

Oui, une chouette balade. Et ensuite à peine 20 minutes de bus, on retrouve le ter­mi­nal de notre ligne de métro. Et je parle de métro, pas de RER, hein. Vous ima­gi­nez un marais à 20 minutes de la porte de la Cha­pelle ? Avec des cas­tors ? Ai-​​je men­tionné les moustiques ?

Notez que je sais : à 20 minutes de la porte de la Cha­pelle, si vous avez de la chance avec la cir­cu­la­tion, vous avez un marais. Avec des majus­cules : Le Marais. Avec cas­tor, ou plu­tôt avec vison. Sur le dos. Et sans mous­tiques, en plus. Mais pour une rai­son ou une autre, je n’échange pas

Mais non, mais non …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le dim 23 sept 2007 à 10:04

Vous pen­sez ! Je ne peux tout de même pas être en colère chaque jour ! Sur­tout un jour où il fait beau, chaud, où on se dirige vers une librai­rie où je vais ache­ter le nou­veau livre de Gibson !

Sans rire : tout est ras­sem­blé pour une jour­née sans colère.

Et on lève les yeux, et patatras.

Ça fai­sait un moment qu’on était pas pas­sés par ici, c’était en construc­tion la der­nière fois. Et ça valait la peine d’attendre, non ? J’ai mis un réver­bère dans la photo pour vous situer le cli­mat «avant». Notez que le jour, inexo­rable, où ils déci­de­ront que les réver­bères détonnent et les rem­pla­ce­ront par … non, ce n’est pas la peine que je me fasse mal à l’avance.

Vous allez me dire que j’aime ça. À regar­der ma liste de livres à lire, par exemple :

  • Noam Chom­sky, Domi­ner le monde ou sau­ver la pla­nète (en v.o. : hege­mony or survival)
  • Naomi Klein, The Shock Doc­trine — The Rise of Disas­ter Capi­ta­lism (je ne connais pas le titre français)
  • William Gib­son, Spook Coun­try

Mais regar­dez de plus près : les deux pre­miers ne parlent pas tant du futur que du passé proche. Et le troi­sième, bien qu’il soit un livre de science-​​fiction se lit en fait au pré­sent. Ce n’est pas tant une ques­tion de fan­tas­mer sur le futur glauque que de gar­der les yeux ouverts sur le pré­sent. Avec les bonnes lunettes.

Je vous offre une bonne paire de lunettes. Gratuit.

l’idée selon laquelle les emplois des pays du Nord ont fui vers les pays du Sud est tota­le­ment fausse : en réa­lité, les emplois du Nord ont dis­paru pour céder la place à des emplois d’un nou­veau type carac­té­ri­sés par une pré­ca­rité extrême, la sur­ex­ploi­ta­tion, des régimes dic­ta­to­riaux et des salaires de misère. Dans l’opération, les mul­ti­na­tio­nales sont par­ve­nues à réa­li­ser des marges de 400 % sur leurs pro­duits contre 100 % avec le modèle de pro­duc­tion traditionnel.

Article de Onno Maxada dans La révo­lu­tion en charentaises

Il fait beau, on va aller se bala­der. Tout est ras­sem­blé pour une nou­velle jour­née sans colère …

Il est des temps …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le sam 22 sept 2007 à 08:42

Je vou­drais com­plé­ter ma liste d’hier. J’ai pas fait ça sérieusement..

Posi­tif : rien de changé.Ah, si : ARTE. Et FIP.

Néga­tif : lois du tra­vail, forces de «sécu­rité» omni­pré­sentes, vigiles pri­vés dans le métro de Ber­lin (pas au point d’aider un han­di­capé dans une sta­tion dépour­vue d’ascenseur, quand même), uni­for­mité des villes (à Paris, à Ber­lin, à Copen­hague, et même à Tel-​​Aviv ou Jéru­sa­lem, sans comp­ter des villes où je n’ai jamais mis les pieds, on ren­contre les mêmes enseignes, iden­tiques à tous points de vue), nombre de sans-​​logis, nombre de res­taus du cœur, nombre de pri­sons, de pri­son­niers, nombre de juges (à la baisse), de fonc­tion­naires (idem), Moran­dini, TF1, France2, M6, la bande FM, Arthur, David Puja­das, la LCR, Bri­gitte Bardot …

… quand je vous disais que je pour­rais conti­nuer pen­dant des heures. Et je ne fais qu’égratigner. La couche est profonde.

Et l’autre jour, dans une rue de Ber­lin, j’ai vu cette voi­ture. Sur une face, le Che, et sur l’autre Mar­tin Luther King. Avec une cita­tion (sup­po­sée) que je tra­duis approximativement :

Il est des temps où se taire c’est trahir.

Et je n’arrête pas de me dire que toute cette merde, c’est en fait notre faute.

Parce qu’on a pas dit «non».

Je suis moi aussi une grand-​​mère à moustaches …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le ven 21 sept 2007 à 10:26

Ouaips, je crois que j’ai chopé le virus. En fait, je m’en dou­tais depuis long­temps. Il y a plus de 20 ans, même avant que de connaître Viola, j’écoutais Sou­chon. Et Jonasz. J’aimais bien le parti socia­liste. Dans le train, les gens lisaient. Avec les copains, on pas­sait le samedi après-​​midi au pla­teau pour jouer au foot. Les gens dans la rue marchaient.

On s’est trom­pés, tous. À Ber­lin, on ferme les aires de jeu parce qu’elles génèrent du bruit. Le parti socia­liste est un parti de droite. Les gens dans le train sont au télé­phone. Les gamins apprennent le foot sur l’écran de leur console de jeux. Les gens dans la rue … sont au téléphone.

Les bâti­ments «actuels» sont géné­ra­le­ment moches. Les lois actuels sont moches. Le mot «mar­ché» a actuel­le­ment un goût moche dans la bouche. Sar­kozy est moche. À l’intérieur. La pla­nète devient moche. L’air devient moche. La télé est insupportable.

J’aime les regret­teurs d’hier
Qui trouvent que tout c’qu’on gagne, on l’perd,
Qui vou­draient chan­ger le sens des rivières,
Retrou­ver dans la lumière
La beauté d’Ava Gardner.

La beauté d’Ava Gard­ner, Alain Sou­chon, à lire ici.

Ouais, J’en suis là. Oui, la tech­no­lo­gie, c’est magni­fique. Mais est on est *obli­gés* de s’en ser­vir ? Est-​​ce que les gens *doivent* aller tra­vailler à des heures de chez eux, condam­nant leurs gamins à la télé, la plays­ta­tion ? Est-​​ce qu’on est *obli­gés* de devoir voir les com­merces de proxi­mité fer­mer ? Est-​​ce qu’on est *obli­gés* de voir les postes des vil­lages fer­mer ? Est-​​ce qu’on est *obli­gés* d’être acces­sibles 24 heures sur 24, au point d’avoir un, deux, trois por­tables dans la poche ? Est-​​ce que des gamins de 8 ans sont *obli­gés* d’avoir un por­table ? Est-​​ce qu’un gamin de 14 ans est *obligé* d’avoir une carte bancaire ?

Essayez. Revoyez-​​vous il y a 20 ans. 20 ans de «pro­grès». Faites une liste posi­tif /​ néga­tif. Dans tous les domaines. Revoyez-​​vous, puis regar­dez autour de vous, puis plus loin, plus loin …

Moi, ma liste penche. Lourdement.

Posi­tif : santé (pour les riches), inter­net, jazz … euh…

Néga­tif : presse (mori­bonde), pla­nète (mori­bonde), musique (sauf le jazz), démo­cra­tie (farce tra­gique), ville (visuelle, confort de vie, vio­lence), racisme, inté­grismes, faim, pol­lu­tion, cli­mat (Nou­velle Orléans …), rêve amé­ri­cain (j’ai le droit de bla­guer, hein), glo­ba­li­sa­tion, dic­ta­ture du pro­fit, des­truc­tion des ser­vices publics, Sar­kozy, télé­vi­sion, pub, Brit­ney Spears, fémi­nisme (des quo­tas !!!), les OGM„ le FCNA, et je pour­rais conti­nuer, lit­té­ra­le­ment, pen­dant des heures.

Ah oui, j’oubliais la vache folle…

Ouais, j’ai chopé le virus. Pas vous ?

Titanschädel, ou l’escalier va dans le bon sens …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Aphasie,Journal — le mar 18 sept 2007 à 22:09

Je suis une Titan­schä­del. D’après Viola. C’est un mot à Viola. Acces­soi­re­ment, c’est aussi un mot à pas mal de gens ger­ma­no­phones. Mais dans mon cas, c’est le mot de Viola. Étymo­lo­gi­que­ment, ça pour­rait pou­voir se tra­duire pas «crâne en titane». En bon fran­çais, ça se dirait «tête de mule».

C’est géné­ra­le­ment, dans le cas qui nous inté­resse, un com­pli­ment. Si, si.

Aujourd’hui, j’avais un exa­men. Médi­cal. Un scan­ner «sonore». Dop­pler. Pour véri­fier la plom­be­rie dans ma tête. La der­nière fois, et celle d’avant, j »avais attiré du monde autour du scan­ner. C’étaient des gens qui se dis­pu­taient. Au sujet de la plom­be­rie dans ma tête. Et aujourd’hui, j’ai encore eu jusqu’á 4 méde­cins (deux, plus un «sous-​​chef» de ser­vice, plus le Grand Chef du Ser­vice). Ils ont dis­cuté dur, mais dans un esprit dif­fé­rent (par à la der­nière fois).

Au bout du compte, on m’a expli­qué qu’une nou­velle veine était appa­rue dans ma tête. Et que c’est une très bonne nouvelle.

Et quand on est sor­tis, Viola m’a appelé Titanschädel.

Comme quoi, c’est vrai­ment un compliment.

Et l’escalier va dans le bon sens. C’est chouette.

La thérapie de l’aphasie du pauvre …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Aphasie,Journal — le mar 11 sept 2007 à 21:23

Quand on veut, quand on *doit* écrire, et qu’on n’a rien à dire, il faire appel à la tech­nique. Enfin, *une* tech­nique, à sup­po­ser qu’on en ait une. Mais c’est moi qui écris, et si j’écris aujourd’hui, c’est parce que j’en ai une, de technique.

J’avoue, c’est peut-​​être pas for­ce­ment clair, ce que je raconte là. Bon, j’enclenche le ralenti.

J’ai envie d’écrire, et ça, ça se passe de tout com­men­taire. Mais plus impor­tant, et même beau­coup plus impor­tant : il faut que j’écrive. Sou­vent. Ou au moins plus sou­vent qu’en ce moment. Je suis dans une phase «basse», au niveau de mon lan­gage. C’est sou­vent que je renonce à écrire et même, heu­reu­se­ment plus rare­ment, à par­ler plu­tôt que me retrou­ver dans une situa­tion humi­liante. Ce matin, j’ai une longue dis­cus­sion avec Viola, et je bénis les défi­ciences au niveau de la mémoire à court terme dont je souffre, parce que le peu dont je me sou­viens me fait honte. Des phrases bâclées, à cloche-​​pied entre l’allemand, l’anglais et le fran­çais, alter­nant le mau­vais et le pire. Une de mes pires jour­nées depuis long­temps. Encore une fois, c’est bien que je suis inca­pable de me sou­ve­nir de ce que je dis, ou plus exac­te­ment de com­ment je l’ai dit.

Le «quoi» de cette conver­sa­tion, dans ma tête, c’est clair. Le «comment» …

C’est pour ça qu’il faut que j’écrive. L’écrit, pour un type qui oublie ce qu’il dit dès qu’il change de phrase, c’est le para­dis. Je peux, là, au moment où j’écris, relire la pre­mière phrase de ce texte (pour infor­ma­tion : la pre­mière phrase, je l’ai écrite il y a plus de 35 minutes), et choi­sir, ou pas, de la rebricoler.

Mais écrire quoi ?

J’ai, pour ces moments où je n’ai rien à racon­ter, une tech­nique. Je vous la dévoile : la réponse à la ques­tion «mais quoi écrire ?» n’a en fait *aucune* impor­tance. En cari­ca­tu­rant, je me fous tota­le­ment de ce que je raconte, du moment où je le raconte en fran­çais à peu près compréhensible.

Le plai­sir que j’ai à relire quelques phrases «cor­rectes» vaut, par­fois, le coup de se lâcher même quand on n’a rien à dire. Ce soir, je boucle la boucle de ce matin. Ce matin, je sais de quoi je vou­lais par­ler, sans savoir si j’ai réussi à en par­ler. Ce soir, je n’ai aucune idée du sujet que je veux abor­der, mais je sais, après de mul­tiples relec­tures, que j’en ai au moins parlé correctement.

J’ai écrit pen­dant 56 minutes en fran­çais cor­rect. De quoi, je m’en fous.

Futur urbain du passé …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal,Xenuphobe ... — le sam 8 sept 2007 à 05:48

On croit tou­jours avoir tout vu. On croit qu’on sait …

… et un jour on passe dans la Kol­ber­ger Straße.

Là, hon­nê­te­ment, ça fait un coup. Nous, on est d’abord res­tés sur place, la mâchoire au niveau des genoux, le nerf optique sur le point de remettre sa démis­sion. Après un petit moment, on s’est regar­dés, his­toire de véri­fier l’un et l’autre si on avait bien *vu*.

L’architecture, c’est for­mi­dable. Mais à mon avis, ça ne devrait pas être per­mis à tout le monde. Sans décon­ner. Qu’est-ce qu’il faut avoir dans le cibou­lot pour com­mettre des atten­tats contre le bon goût à ce point là ? Les fenêtres du der­nier étage sous les bar­reaux, genre «non, tu ne sau­te­ras pas», la façade genre «le mur de l’Atlantique — remake» …

Si seule­ment c’était la Xenu Cor­po­ra­tion qui habi­tait là ! Le béton ver­dâtre leur irait pro­ba­ble­ment bien au teint, aux scien­tos. Je n’ai pas de mal à les ima­gi­ner heu­reux, là, atten­tion — pas radieux tout de même, on n’est pas là pour rigo­ler, ambiance Stasi 2.0, avec même l’occasionnelle visite de Tom Cruise en vedette amé­ri­caine de rigueur.

Mais c’est pour des gens !

Dans un passé pas si loin­tain, c’était ça la vision du futur. Vous les ima­gi­nez les artistes ? Ah, ça devait rigo­ler dur ! Poil à grat­ter, cous­sin pêteur et verre baveur chaque année à la fête de la pro­mo­tion «futurs riants». Avec un clone alle­mand d’un croi­se­ment entre Bal­la­dur et Arlette Laguiller comme ani­ma­teur. Tu parles de top déconneurs !

Non, sérieu­se­ment, l’architecture, c’est beau­coup trop sérieux pour être confié à des gens … sérieux.

Stasi 2.0 : petit mou­ve­ment crée contre la ten­dance sécu­ri­taire crois­sante du gou­ver­ne­ment. Si vous aimez l’allemand, vous pou­vez aller voir leur site, mais c’est –natu­rel­le­ment– pas très drôle. Plus drôle, leurs T-​​shirts, impri­mables avec 19 pho­tos de poli­tiques alle­mands. Pour mémoire, voir Stasi (1.0, l’originelle)

Le passé, c’est quoi ?

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le mer 5 sept 2007 à 09:00

Je hais la phi­lo­so­phie. Sous toutes ses formes. Ça ne m’empêche pas de me poser des ques­tions, notez. Mais la philosophie …

Je sus­pecte qu’en fait, «je hais le phi­lo­so­phie», chez moi, ça veut dire que j’ai hor­reur qu’on me pose des ques­tions. Mais moi, je peux me poser toutes les ques­tions que je veux. Natu­rel­le­ment. Cela dit, je crois que la dif­fé­rence prin­ci­pale, plus que la façon de poser les ques­tions, le pro­blème «ver­biage» mis à part, c’est le genre de ques­tions qu’on me pose.

- Le lan­gage, l’expression de la pen­sée, c’est impor­tant.
 – Certes, certes. Mais la pen­sée elle-​​même est beau­coup plus impor­tante.
 – Vous devez admettre que la façon de poser la ques­tion pré­sup­pose sou­vent la réponse …
 – Certes, certes. Mais reve­nons à notre ques­tion, si vous le vou­lez bien.

La phi­lo­so­phie, une intro­duc­tion par R. Bidochon

Et après quelques minutes dans cette veine, on s’écoute par­ler, ou on arrête immé­dia­te­ment et pour tou­jours de par­ler «phi­lo­so­phie». Mais pire, si on essaye de s’écouter parler :

- C’est quoi, le passé ?
 – Le passé, c’est nos racines.
 – Tu veux dire que le passé fait notre futur ?
 – Hein ? Quoi ? Le passé, c’est nos racines !
 – L’arbre qu’on voit, il vient des racines, non ?
 – Ha, oui, natu­rel­le­ment. Tu as acheté le nou­veau Jacques Pradel ?

La phi­lo­so­phie, une pra­tique par R. BIdochon

Le passé, c’est une fresque publi­ci­taire décatie ?

- Il y a du Hei­deg­ger en toi …

extrait de : Non, je te taquine V. Schirm

C’est la faute d’Edward. Na.

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le lun 3 sept 2007 à 16:57

De toute façon, c’est tou­jours de la faute de quelqu’un, non ?

En fait, je devrais écrire «c’est grâce à Edward». Mais vous savez comme on peut être ingrat. [rire sardonique]

Et puis j’ai envie d’engueuler quelqu’un, alors Edward fera l’affaire. Mais je com­mence par la fin. Hop, je reprends au début …

Au com­men­ce­ment étaient les graf­fi­tis. J’adore les graf­fi­tis, et je les pho­to­gra­phie. Pas assez sou­vent, sur­tout ces jours-​​ci. Et Dimanche, on a décidé d’aller cher­cher des graf­fi­tis que je vois régu­liè­re­ment depuis le train (sur le Ring). On a décidé d’aller pas­ser une paire d’heures sur les béquilles, parce que Viola va bien­tôt explo­ser si elle reste encore long­temps sans pou­voir sor­tir. On a décidé de sor­tir pou­voir pen­ser un petit peu à autre chose qu’à Vat­ten­fall, à la caisse de sécu, aux divers pro­cès en cours, aux trois huis­siers et aux trois avo­cats qui tra­vaillent «pour nous» sans résul­tat, etc.

Et on a passé une porte cochère.

C’est vrai­ment très bien, les portes cochères. À l’entrée, il était écrit : «pas d’accès à la Panke», et comme je n’avais aucune idée ce que la Panke pou­vait être, je suis entré. Il faut savoir que j’ai hor­reur, et même peur de faire ça. Je pour­rais pro­ba­ble­ment vous expli­quer pour­quoi, mais je n’ai pas six mois à foutre en l’air pour me faire ana­ly­ser juste pour ça. Et de toute façon, je suis entré.

Il y a 7 cours. C’est impres­sion­nant, en fait. De la rue, on a aucune idée. Tout a l’air cassé, vieux, ou plus exac­te­ment décré­pit. Mais il y a des gens et des entre­prises qui vivent là. Il y a un tôlier (un type qui refait les car­ros­se­ries). Il y a un menui­sier. Des portes rouillées, des herbes qui ont envahi des palettes de briques. Il y a un petit pont rou­lant aban­donné, rouillé aussi.

Et, natu­rel­le­ment pas d’accès à la Panke ! Mais, au moins, la Panke (une rivière, ou plu­tôt un canal, pro­fond d’environ … mmmmh … entre 5 et 10 cen­ti­mètres), on pou­vait la voir, à défaut de pou­voir y accé­der. Et de l’autre côté, sur l’autre rive, il y avait cette usine désaffectée.

Pas si désaf­fec­tée que je le pen­sais, en fait. Une fois qu’on a réussi à atteindre la Panke et qu’on l’a sui­vie, on s’est ren­dus compte que dans cette usine il y a des gens qui vivent. Ça doit être très tran­quille et agréable, une fois le toit réparé. Les voi­sins c’est une école. Sérieu­se­ment, ça donne envie de regar­der les vieux bâti­ments indus­triels dans les­quels on pour­rait peut-​​être vivre. Bien vivre. Dans le calme, dans la lumière (il y a tou­jours des sur­faces vitrées incroyables).

Ah oui, Edward.

Comme je le disais, c’est de sa faute. En écou­tait Edward jouer, tout à l’heure, je me suis sou­venu à quel point c’est agréable d’écrire. J’avais un petit perdu ça de vue. Notez que je ne pro­mets rien.

Et tant que j’en suis à racon­ter ma vie, et peut-​​être même pour rire : vous vous sou­ve­nez de notre référé contre Vat­ten­fall ? Et de l’huissier qui ne vou­lait pas se dépla­cer ? Eh bien sa lettre (offi­cielle, très faci­le­ment iden­ti­fiable comme cour­rier issu du tri­bu­nal), Vat­ten­fall l’a refu­sée. L’a ren­voyée à l’expéditeur. Du coup l’expéditeur, un petit peu fâché, s’est déplacé pour la rendre en mains propres. Et on lui refusé l’entrée. Il a fallu qu’il menace le por­tier de devoir répondre à la police (ça coûte jusqu’à 10 ans de pri­son si on essaie d’empêcher un fonc­tion­naire de jus­tice de ren­trer) pour qu’il daigne accep­ter la lettre, et signer.

Ça vous fait rire, vous ?

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