La voiture de rêves …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le lun 30 Avr 2007 à 17:43

Elle rêve de par­tout. Sur le toit, sur le côté, sur la capot arrière, sur le pare-chocs arrière … c’est presque autant une col­lec­tion de cartes pos­tales qu’une voi­ture.

C’est une Opel Kapitän, des années 50.

Titre, légende …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal,Photo — le lun 30 Avr 2007 à 07:37

Com­ment titrer, puis légen­der une pho­to comme celle-ci ? Ou, plu­tôt com­ment bien titrer et légen­der une pho­to comme celle-ci ?

Je me pose la ques­tion, parce que cette pho­to me touche, et que je ne vou­drais pas la «rater».

La pre­mière idée, c’est le clas­sique : «sans com­men­taire». C’est atti­rant. Ça per­met de lais­ser la pho­to par­ler d’elle même. Mais à qui ? Je veux dire, et si celui /​ celle qui regarde la pho­to n’y voit pas ce que j’y ai vu ?
Alors je suis obli­gé de me poser quelques ques­tions. En vrac : est-ce que mes pho­tos doivent abso­lu­ment être vues de la même façon que par moi, et plus par­ti­cu­liè­re­ment cette pho­to ?
Est-ce que mes pho­tos, et par exten­sion les pho­tos viennent avec le com­men­taire, ou est-ce qu’il peut être lais­sé à la dis­po­si­tion du «lec­teur» ?

La seconde idée, évi­dem­ment, c’est de ten­ter de trou­ver les mots justes pour laisse le lec­teur dans l’état où j’étais quand il est arri­vé, c’est à dire plus ou moins dans l’état dans lequel j’étais moi-même quand j’ai déci­dé de prendre la pho­to. Au risque d’essuyer un rica­ne­ment basé sur un com­men­taire genre «idée de chiottes» …

Je pour­rais suc­com­ber à la ten­ta­tion de me mettre à bla­bla­ter au sujet des idées numé­ro un et deux. Ahum … trop tard …

Le «sujet» de la pho­to, c’est le monu­ment dédié à la vic­toire de l’Armée Rouge face à l’Allemagne en 1945. Ou peut-être (je ne sais pas lire le russe) dédié aux vic­times de la guerre.

Le «sujet» c’est la guerre.

Le «sujet» c’est l’idée d’un monu­ment à la guerre et ses visi­teurs.

Le «sujet» c’est une tâche ignoble, rouge. Dégueu­lis, cou­leur sang, cou­leur mort, cou­leur indif­fé­rence, cou­leur fies­ta, cou­leur «à la pro­chaine».

Pas si facile …

Sur mon bidet …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le dim 29 Avr 2007 à 21:05

A dada sur mon bidet,
quand il trotte il fait des pets !
A dada sur la gre­nouille,
quand elle saute, j’ai pas la trouille !
A dada sur le gros chien,
quand il fonce, j’ai peur de rien..

C’est si bon d’être un enfant … non ?

You’re nothing but a lot of talk and a badge !

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le sam 28 Avr 2007 à 20:29

Ouais. Mais bon, tu vois, le badge, ils viennent juste de le repeindre !

Ça valait la peine d’attendre ?

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le ven 27 Avr 2007 à 18:19

- Moi j’crois pas
 — Vrai­ment ?
 — Oui, c’est vrai­ment idiot !
 — Allons, sœur Ger­trude !
 — Non, sérieu­se­ment, qu’est-ce qu’on fait là ?

Elles atten­daient la 300ème pho­to sur ce site. Et elles sont des­sus …

Tu m’as bien regardé ?

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le jeu 26 Avr 2007 à 17:02

Pho­to prise dans des condi­tions atroces. Sur ma chaise, au soleil, une tasse de thé à la main. Une tor­ture.

La réponse est tou­jours 42. Toute l’année. Toutes les années.

Sauf aujourd’hui.

Aujourd’hui, la réponse est : 43.

Anatomie d’une allégorie : au centre, c’est flou

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le mer 25 Avr 2007 à 08:47

Nous ne sor­ti­rons pas la France de la situa­tion qui fait souf­frir tant de femmes et d’hommes qui ont besoin qu’on s’occupe d’eux et pas des guerres de par­tis. Nous n’en sor­ti­rons pas sans un chan­ge­ment pro­fond. Ceux-là, ces mil­lions de citoyens ont vou­lu qu’on ne raconte pas d’histoire au pays, que l’on ne fasse pas de fausses pro­messes, qu’on les regarde comme des citoyens c’est-à-dire comme des res­pon­sables. Cette espé­rance que nous avons fait naître, j’en ai la charge, je ne l’abandonnerai pas, ni une minute, ni une seconde pen­dant les jours, les semaines et les mois qui viennent. J’aime cette espé­rance. Je met­trai toutes mes forces à réno­ver la poli­tique fran­çaise. Je l’ai réno­vée hier, je la réno­ve­rai demain. Je n’abandonnerai aucune de ces convic­tions. Je ne revien­drai pas en arrière.

Fran­çois Bay­rou, au soir du pre­mier acte de la farce répu­bli­caine

Sur cette pho­to, le centre est flou. Les gens au centre sont flous. Alors que le plan d’ensemble est, lui, par­fai­te­ment net.

Pour­quoi ?

Ça s’explique très faci­le­ment. Je vou­lais la pho­to du beau bateau avec les voiles qui sym­bo­li­saient l’Europe. Et le tout était sur un bus. Et le bus bou­geait. Alors j’ai bou­gé mon objec­tif à la vitesse néces­saire pour suivre le bateau. Le centre, lui, est res­té immo­bile.

Vous voyez ce que je veux dire, je pense…

À la réflexion, j’ai, dans le temps, joué avec un culbu­to. Quand on se tient debout, on a un meilleur équi­libre quand on a les jambes écar­tées que quand on a les jambes ser­rées.

J’espère que voyez ce que je veux dire.

Petit traité de rhétoriques comparées …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le mar 24 Avr 2007 à 13:26

Je conti­nue à faire le pari de l’intelligence des fran­çais et je refuse de culti­ver les peurs. Il s’agit de mettre la prio­ri­té sur l’éducation, de conso­li­der les familles, d’épauler les plus fra­giles et notam­ment nos anciens et les per­sonnes en situa­tion de han­di­cap, dont les condi­tions de vie se sont gra­ve­ment dété­rio­rées au cours de ces cinq der­nières années.
J’entends ins­tau­rer des règles justes dans la mon­dia­li­sa­tion, main­te­nir en France nos centres de déci­sion et notre tis­su indus­triel, refu­ser la régres­sion sociale qu’entraînerait l’abandon à un libé­ra­lisme effré­né.
Nous ferons de l’emploi tous ensemble notre com­bat prin­ci­pal et nous le gagne­rons avec des entre­prises per­for­mantes et conqué­rantes, qui res­pectent les sala­riés, grâce à une démo­cra­tie sociale réno­vée.

Ségo­lène Royal, au soir du pre­mier acte de la farce répu­bli­caine.

Avouez, tout de même, que le lan­guage visuel est plus clair. Si on com­pare la pho­to avec la pré­cé­dente, la dif­fé­rence entre les deux acteurs de la farce répu­bli­caine est évi­dente : l’un des acteurs a plus de puis­sance de feu, et de la jolie cou­leur.

Mais au final, le dis­cours est le même : ouvrir les vannes, et tout laver au jet.

La France lave­ra plus blanc, Plus rien à voir. Seuls ceux qui auront la force de résis­ter au jet pour­ront conti­nuer à vivre comme si ils n’avaient rien vu. Ceux qui n’auront pas réus­si à résis­ter, d’abord pas riches, puis pauvres, puis cri­mi­na­li­sés au fil des lois à venir, seront esca­mo­tés de la vue des «citoyens».

Vous avez le droit, et même le devoir, de prendre leur place sur la scène de la farce répu­bli­caine. Mais n’oubliez pas : même les acteurs vedettes ne sont que des acteurs. Inter­chan­geables. Le seul qui ne bouge, c’est le met­teur en scène. Si vous avez envie de gueu­ler, c’est à lui qu’il faut s’en prendre.

Une photo qui vaut tout un discours …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le lun 23 Avr 2007 à 15:12

Je veux par­ler à tous ceux que la vie a bri­sés, aux acci­den­tés de la vie, à ceux qu’elle a usés, à ceux qui sont dans la détresse. Je veux par­ler aux malades, aux han­di­ca­pés, aux per­sonnes âgées, à ceux qu’une pres­sion trop forte a épui­sés, à ceux qui ont trop souf­fert. Je veux leur redon­ner de l’espérance. Je veux leur dire que la France dont je rêve est une France qui ne laisse tom­ber per­sonne, une France qui est comme une famille où le plus faible, le plus vul­né­rable, le plus fra­gile a droit a autant d’amour, autant de res­pect, autant d’attention que le plus fort, une France où même dans celui qui n’a plus de force on recon­naît la digni­té de l’homme et du citoyen.

Nico­las Sar­ko­zy, au soir du pre­mier acte de la farce répu­bli­caine.

Ne me remer­ciez pas. C’est tout natu­rel.

Vous trouvez ça drôle ?

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal,Xenuphobe ... — le dim 22 Avr 2007 à 08:12

Non, mais sérieu­se­ment, ça vous fait vrai­ment rire ? Vous croyez que je n’ai que ça faire, de poser pour les tou­ristes de l’Alexanderplatz ?

Notez que je ne suis pas la star, ici. Je serais plu­tôt un, disons … un détail. Un extra. Un figu­rant.

Mais ça ne va pas durer tout le vie, hein. Regar­dez, mon pote Xenu, qui est main­te­nant une star inter­na­tio­nale, il a com­men­cé ici aus­si, hein. D’accord, il ne me parle plus depuis que ça marche pour lui, mais je peux com­prendre. Quand je serai grand, moi aus­si je serai Xenu !

J’aime pas ton appareil photo …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal,Photo — le sam 21 Avr 2007 à 17:53

Rien de per­son­nel, hein, mon­sieur Tou­ris­ta­ki. C’est juste que j’aime pas ce genre d’appareils. Pour­quoi ? Parce que ces appa­reils changent le regard des gens qui les uti­lisent.

Ima­gi­nez qu’on ait la machine dont tout le monde rêve, la machine pour enre­gis­trer les rêves, et qu’on puisse voir les rêves de vacances de ces gens là. On ne ver­rait que leur appa­reil pho­to. Pour moi, c’est presque l’inverse de la pho­to. On est fixé sur son écran a lieu d’utiliser le viseur de son appa­reil pour cadrer ce qu’on veut prendre en pho­to. Quand je prends une pho­to, je ne vois que le sujet. Pas l’écran.

J’y peux rien. J’aime pas.

Autodéfense !

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le sam 21 Avr 2007 à 07:42

Les arbres aus­si ont droit à la sécu­ri­té.

Non ?

Spiderman est allemand !

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le ven 20 Avr 2007 à 15:42

Je l’ai pho­to­gra­phié dans son jar­din, à Pan­kow. Spi­der­mann ! Il habite à côté d’une pri­son, ce qui est logique : tant qu’à pas­ser la moi­tié de ses nuits à recher­cher des mal­fai­sants, au moins ne pas­ser l’autre moi­tié de la nuit sur le tra­jet entre la pri­son de des­ti­na­tion et la mai­son.

Je vais essayer de le suivre la nuit du 30 au 31 mai : on dit que c’est le seul jour de l’année où Xenu fera une appa­ri­tion publique, et je pense que Spi­der­mann essaie­ra de l’arrêter cette nuit là.

Encore un scoop, un !

C’est ENCORE l’heure de ma douche ???

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le jeu 19 Avr 2007 à 19:56

Le gamin a l’air d’en avoir vrai­ment plein ses bottes, de la douche à répé­ti­tion.

Non, en vrai j’ai rien à racon­ter sur cette pho­to. Mais je l’aime.

Marchez nordiques !

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le jeu 19 Avr 2007 à 07:25

Ça sonne comme une pub pour Sti­mo­rol.

Enfin, non. Ça sonne exac­te­ment comme ceci : clac clac clac clac (ad libi­tum). Il paraît que c’est bon pour le corps, le cœur, et même l’âme. Ça gué­rit tout. Mais sur­tout, ça a l’air cool.

Depuis deux ans, les parcs, les trot­toirs, les quais de métro (notre pho­to), sont enva­his de hordes de bipèdes bran­dis­sant des … des bâtons. Des bâtons pro­fi­lés, mar­ke­tin­gués, et, sur­tout, ven­dus.

Et ils marchent à l’air de leurs bâtons, comme s’ils avaient des skis de fond (en anglais, le ski de fond s’appelle «nor­dic skiing», d’où le nom de la mode du moment : «nor­dic wal­king», en fran­çais dans le texte) . Et ils font du bruit. Clac-clac. Clac-clac. Ils ont l’air de cons. Des cohortes de bizarres insectes qui marchent sans but, en groupe.

La mode, ça ne s’invente pas …

Ça se vend.

Et moi, où qu’ je signe ?

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le mer 18 Avr 2007 à 18:22

J’aime les graf­fi­ti, j’aime pas les tags.

Et toc.

Le printemps chante, la rame passe …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal,Photo — le mer 18 Avr 2007 à 07:55

Erreur de mise au prise de vue, et la pho­to est la bonne. Je vou­lais une pho­to de la rame de métro à tra­vers «le feuillage», et j’ai tota­le­ment sous-esti­mé la vitesse de prise de vue. Si je l’avais prise «cor­rec­te­ment», la pho­to aurait été tota­le­ment dif­fé­rente. En regar­dant la pho­to, à la mai­son, je me suis ren­du compte qu’elle était la seule à méri­ter le détour …

Heu­reu­se­ment que le «pho­to­graphe» en moi sait prendre le des­sus sur le «tou­riste» que j’ai la conscience d’être. Ou vice-ver­sa. C’est juste une ques­tion de voca­bu­laire, de point de vue. Aujourd’hui je suis content d’être, quelque soit son nom, celui qui -même invo­lon­tai­re­ment- sait voir le prin­temps plus clai­re­ment que les migra­tions quo­ti­diennes des cara­vanes du tra­vail.

Demain ? On ver­ra bien.

On avance …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le mar 17 Avr 2007 à 22:41

On avance, on avance, on avance.
C’est une évi­dence :
On a pas assez d’essence
Pour faire la route dans l’autre sens.
On avance.

Le petit homme nous dit : «enfin, on monte !». La pente, c’est le logo de l’ANPE, ver­sion alle­mande. Et en voyant, j’ai immé­dia­te­ment pen­sé à la chan­son de Sou­chon, on avance. Le tout repré­sente assez fidè­le­ment la situa­tion d’une par­tie tou­jours plus impor­tante de la popu­la­tion.

Par exemple, Tele­kom, le France Télé­com d’ici, annonce qu’ils vont virer 50 000 per­sonnes. Pour les reclas­ser. Ils feront le même bou­lot, avec Tele­kom, sim­ple­ment pour quelqu’un d’autre. Nou­veau patron, nou­veau salaire, natu­rel­le­ment. On estime que ces 50 000 per­sonnes devront en moyenne perdre 12% de leur salaire.

Tu la voyais pas comme ça ta vie,
Tapio­ca, potage et sal­si­fis.
On va tous pareils, moyen, moyen…

Le père Sou­chon (là avec Le bagad de Lann Bihouë) était un obser­va­teur pré­coce de notre socié­té.

Habibi Berlin !!

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le mar 17 Avr 2007 à 11:04

Je ne fais *presque* jamais de pho­tos «de rue». J’ai peur des gens. C’est pas des gens que j’ai peur, c’est éven­tuel­le­ment de leur réac­tion. Les sites de pho­to sur le net consacrent des dizaines d’articles à ce pro­blème.

Mais là, je me suis lais­sé aller. Ho, de loin. J’ai un zoom qui me donne du 420 mm. Donc j’étais à faci­le­ment 20 mètres, elles ne m’ont pro­ba­ble­ment pas vu. Mais moi je les ai vues, et j’adore cette pho­to.

Amu­sant : quelques minutes plus tard, alors que je mar­chais dans le rue, sur un pont, il y avait un type assis avec son appa­reil. Je ne l’aurais jamais vu, remar­qué, s’il n’avait pas bou­gé. Son objec­tif me sui­vait. Je lui ai fait un grand sou­rire.

C’est vrai, quoi, ça ne coûte pas cher. Et si c’était moi de l’autre côté de l’objectif, j’aimerais «savoir» que la seule réac­tion d’une per­sonne que je cadre sera un grand sou­rire …

Présidents …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le lun 16 Avr 2007 à 08:15

Je suis déso­lé. Vrai­ment.

Sans rire, hein.

Com­ment vou­lez-vous que j’aie quoi que ce soit à dire au sujet de cet élec­tion qui va nous tom­ber des­sus ? Les can­di­dats sont tous nuls. Plus que nuls, ou plus exac­te­ment *moins* que nuls. Ils ne savent pas par­ler, et n’ont de toute façon rien à dire. Si seule­ment il pou­vait y en avoir un qui sache par­ler, par­ler comme les poli­ti­ciens d’avant … Où sont les Blum, Men­dès France, Jau­rès, ou même De Gaulle par exemple, qui pou­vaient s’adresser à des foules, à les pas­sion­ner, sans notes, sans micros, sans promp­teur. Ils avaient le feu ! La hargne, la foi, l’éloquence. L’humanité.

Et nos can­di­dats, avec leur machi­ne­rie de «com­mu­ni­ca­tion», leurs portes-paroles, leurs oreillettes, leurs audiences sur­fil­trées sont inca­pables de me dire quoi que ce soit. Nous ne par­lons pas la même langue, nous ne par­ta­geons pas le même monde.

Fran­çois, reviens !

C’était dans le train …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le dim 15 Avr 2007 à 18:57

Le train de nuit. À 5 dans un com­par­ti­ment, avec une fenêtre qui ne ferme pas, et des voya­geurs qui bougent, bougent … Pas moyen de fer­mer l’œil.

Je n’étais pas équi­pé pour faire les pho­tos que j’ai «vues». Mais je revien­drai.

Le bateau ivre …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le mar 10 Avr 2007 à 11:11

Je passe sou­vent sur cette ligne (le Ring), et je me suis dit des dizaines de fois que je vou­lais prendre cette pho­to. Je l’ai fait.

Pour la faire, ça n’a pas été aus­si simple que je l’avais pen­sé. C’était en théo­rie facile : sor­tir de la gare, à gauche, et encore à gauche. Sauf que la pre­mière rue à gauche était l’entrée d’un centre com­mer­cial, et la seconde était un cul de sac. On est ren­trés dans le par­king de ser­vice du centre, et j’ai pris la pho­to au-des­sus d’une clô­ture, seule solu­tion pour avoir la vue de cet angle là.

Cet poste d’aiguillage (si c’en est un …) me fait pen­ser au châ­teau d’un car­go. Et dans la révo­lu­tion immo­bi­lière de Ber­lin, il y a de quoi rou­ler et tan­guer … j’ai une nos­tal­gie à chaque fois quand je passe dans ou à tra­vers ces quar­tiers cham­bou­lés, sans âme, sans carac­tére … c’est le bâteau ivre …

Une gare tranquille …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le lun 9 Avr 2007 à 17:39

Hein, que c’est tran­quille ? Les cou­leurs sont sym­pa, non ? Des wagons rouges, gen­ti­ment garés, comme si ils atten­daient des voya­geurs …

Non, je ne vois abso­lu­ment pas pour­quoi cette pho­to devrait me déran­ger … pas du tout …

Un petit de calme …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le dim 8 Avr 2007 à 18:51

C’était une balade, tran­quille. On vou­lait faire un petit ping-pong, mais ils ont enle­vé les filets (en acier) des tables (en béton) du parc. Alors on a juste fait une petite balade.

Pas de van­da­lisme colo­rant sur la sta­tue de Schil­ler, non plus.

Juste un moment de calme.

La baigneoire de Noisette …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le sam 7 Avr 2007 à 23:07

Le châ­teau de Char­lot­ten­burg a un parc magni­fique. Sauf quand la pompe qui fait «mar­cher» la rivière ne marche pas …

Le ques­tion est : «pour­quoi la pompe ne marche pas ?», et le drame est que la réponse est pro­ba­ble­ment : «c’est un pro­blème d’argent …»

Et dans tout ça, Noi­sette a des pro­blèmes d’hygiène …

Démasqué !

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le ven 6 Avr 2007 à 11:08

Tadaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa !

C’était pour voir si Gior­gio sui­vait … [sou­rire cris­pé]

L’enfer d’un héros …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le ven 6 Avr 2007 à 10:52

Je vous pré­sente Albert «au grand pied».

Peut-être était-il un fils bâtard de Berthe. De lui on ne sais pas grand-chose. Il est repré­sen­té armé d’une épée tota­le­ment ano­nyme. C’est tout vous dire. Tout héros digne de ce nom a une épée qui s’appelle, je sais pas, moi, «Tran­charde», ou «Ter­reur».

Albert «au grand pied» a, en revanche un bou­clier célèbre. Ce bou­clier se nomme «Pou­larde».

Pour une rai­son ou une autre, Albert «au grand pied» n’est pas pas­sé à la pos­té­ri­té. Il est remi­sé sur la façade d’une biblio­thèque. C’est long, l’éternité, quand on a un bou­clier qui s’appelle «Pou­larde» …

Pas sans filet …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le jeu 5 Avr 2007 à 19:43

Je n’avais pas vu le détail. C’est le fron­ton de la biblio­thèque. D’accord : d’*une* biblio­thèque. Et en regar­dant la pho­to, j’ai vu le filet. Je trouve ça amu­sant … Je n’imaginais pas la lec­ture comme une espèce d’acrobatie.

À l’ombre d’une branche …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Galerie,Journal — le mer 4 Avr 2007 à 17:59

Voi­là une petite balade garan­tie sans Xenu et sans apha­sie. Mon pote Noi­sette m’a fait visi­ter son quar­tier. Dans le parc du châ­teau de Char­lotte (Char­lot­ten­burg). C’est à deux pas du mau­so­lée de la reine Louise, celle dont tout Ber­lin était (est encore) amou­reux.

Noi­sette m’a mon­tré le che­min de son appar­te­ment. Il m’a gui­dé pas à pas. Sérieu­se­ment, je n’ai jamais vu des ani­maux aus­si fami­liers. Vio­la m’a dit que, pen­dant que j’étais acca­pa­ré par Noi­sette, une mésange s’est posée sur moi !

Bon, quand Noi­sette en a eu marre, il m’a fait «au revoir», et s’est cou­ché dans son nid, là.

Pen­dant ce temps là, une mésange (la mésange ?) m’a sui­vi. Pas facile à pho­to­gra­phier, elle. Mais j’ai fini par l’avoir …

En bas de l’arbre de Noi­sette, à un mètre de moi, il y avait un autre oiseau (modèle exact non connu), qui a très gen­ti­ment pris la pose.

Une chouette balade. [grand sou­rire]

Un petit bonus ?

Vio­la, sur­nom­mée «Idé­fix», en plein bon­heur. Je vous laisse devi­ner le pour­quoi du sur­nom …

Une branche à l’ombre …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Aphasie,Journal — le mer 4 Avr 2007 à 08:08

Il fai­sait beau, et j’avais le regard bala­deur.

Mais j’ai rien à racon­ter. Pas même une quel­conque Xenu­rie.

Tiens, je pour­rais par­ler de mon apha­sie …

Je pour­rais en par­ler au pas­sé, par exemple. Ça don­ne­rait quelque chose du genre : «Il beau, et j’étais le rac­cord ball­la­peur bala­deur.» C’était le bon temps. Le temps où j’étais tel­le­ment évi­dem­ment malade que per­sonne ne s’inquiétait quand je mas­sa­crais un mot, ou une phrase.

Je pour­rais en par­ler au pré­sent, aus­si. Je pour­rais dire que ça fait près d’un quart d’heure que je sèche devant cette page, parce que je n’arrive pas à me sou­ve­nir à quoi j’ai pen­sé quand j’ai pré­pa­ré cette pho­to, il y a -ah ah- un petit quart d’heure, et que, du coup, je fais du rem­plis­sage. Je pour­rais aus­si faire la part des choses, et vous dire que je n’hésite pas beau­coup pour écrire ce que vous lisez. J’ai fait des pro­grès impres­sion­nants, en fait, et en plus ce matin, ils sont encore là. Ce n’est pas tou­jours le cas : régu­liè­re­ment je me lève le matin sans savoir si je serai capable de dire (par oppo­si­tion à «capable d’écrire», à l’écrit, le temps ne compte pas, alors mes phrases sont plus ou moins tou­jours -gram­ma­ti­que­ment- par­faites) une phrase sans ris­quer de pas­ser comme un … malade.

Tiens, je ne vous ai pas racon­té ça. L’autre jour à la bou­lan­ge­rie, j’ai fait mon come out. J’ai expli­qué à la ven­deuse que j’étais étran­ger et apha­sique. Elle, pas démon­tée, me répond : «ah, c’est un dia­lecte !»

Je pour­rais vais devoir en par­ler au futur, de mon apha­sie. Mais un autre jour … J’aime pas l’aphasie au futur.

Et j’ai tou­jours pas retrou­vé mon idée de départ.

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