Les gens du voyage …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal,Photo — le sam 30 sept 2006 à 21:41

J’ai vu des loco­mo­tives magni­fiques. Mais, une fois n’est pas cou­tume, je vais ne vous mon­trer que des gens.

Ça se passe de tout com­men­taire, et pour­tant je pour­rais en par­ler pen­dant des heures, ou des pages.

J’ai mar­ché, couru, j’ai souri, j’ai versé des larmes de bon­heur. Un peu par­tout, les enthou­siastes et les gens du dépot créaient des liens, pour une minute, ou peut-​​être pour des années.

Les anciens ne sont pas seuls. La vapeur est un virus. Pas de vac­cin connu.

Avec un outil à la main, ou sou­le­ment en train d’inspecter du regard sa machine …

Voilà. J’ai pris 170 pho­tos, un album de voyage. Un voyage magnifique.

Des frites, ou des freaks, et du Tchooo — Tchoooooo !

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le sam 30 sept 2006 à 11:37

Pour la photo,ne vous affo­lez pas. C’est de l’Art. [sou­rire à peine sardonique]

Pour la jour­née (et la soi­rée) à venir, au menu, la fête fer­ro­viaire orga­ni­sée pour les 100 du dépôt de Ber­lin Schö­ne­weide. Avec des frites (ma ver­sion apha­sique du «freaks» par annoncé par Viola), et des loco­mo­tives à vapeur (plus de 20), qui marchent (6), dans les­quelles on pourra faire un tour (1). J’ai un sou­rire … euh … large. [air du type qui abuse de la litote]

Et pour finir, ils pro­mettent un «photo-​​show». Ils ont ins­tallé des éclai­rages, pour que les ama­teurs de locos et de pho­tos puissent pen­dant 4 heures prendre des pho­tos qui … euh … vont être chouettes. [air du type qui bave pen­dant son exer­cice de free-​​style «litote»]

En un mot : Tchooooooo !

Big … money ?

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le ven 29 sept 2006 à 14:35

C’est un peu facile, mais bon. Quand tombe sur un client comme ça, pour­quoi s’en priver ?

Un tour pour rien …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le jeu 28 sept 2006 à 17:28

Je viens de pas­ser une semaine à l’hôpital. Bon.

À l’arrivée, rien. Mais une his­toire. Je vais l’écrire, mais ça va prendre du temps. En exclu­si­vité mon­diale, je vous donne un extrait de l’histoire que je suis en train d’écrire.

Les pro­ta­go­nistes :
Infarct’boss. Il est le patron du ser­vice dans lequel j’ai échoué. Neu­ro­lo­gie. En théo­rie, c’est le bon ser­vice. Mais en fait, de facto, ils ne s’occupent d’infarctus. Et moi, j’ai une apha­sie.
Infarct’boy. Il est le lieu­te­nant d’Infarct’boss. Sur sa blouse, ça dit qu’il est doc­teur. Mais en vrai il est sta­tis­ti­cien. Et moi, j’ai une apha­sie.
Sonos­péc’. Il est (je soup­çonne) le sous-​​chef d’un sous ser­vice. Il est un spé­cia­liste du scan­ner Dop­pler. Un scan­ner qui marche avec du son. Il est spé­cia­liste en détec­tion d’infarctus. C’est con, moi j’ai une apha­sie.
Sono­grou­pie. Assis­tante de Sonos­péc’. Vrai­ment. Elle trouve très bien ce qu’il fait. Mais en fait, j’ai une apha­sie.
Jack l’égorgeur. Est aussi spé­cia­liste du scan­ner Dop­pler. Mais dans un autre labo. Son labo s’appelle Sono­Team. Concur­rent de Sonos­péc’. Il n’a pas le même avis que Sonos­péc’ à pro­pos d’un infarc­tus chez moi. Je m’en fous, moi j’ai une apha­sie.
Le Mara­bout. Sur sa plaque, il est (mon) neu­ro­logue, psy­chiatre, plus psy[insérer un mot]. Il m’a écouté par­ler d’aphasie.
Les Jum’dingues. Elles sont les assis­tantes du Mara­bout. On les prend (au télé­phone) pour des jumelles. Dingues. Pas jumelles, pas apha­siques. Mais cepen­dant dingues.
Le Méde­cin. Il est méde­cin, et il tra­vaille sur un super canon scan­ner. Et lui, il m’a parlé d’aphasie

Divers : infir­mières (en grève ou non), ortho­pho­niste, etc.

Voilà. Pour le reste, un peu de patience.

Et les nou­velles ? Ben jus­te­ment. Aucune. Mal­gré une semaine à l’hôpital.

C’est pour aujourd’hui.

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal,Photo — le mer 20 sept 2006 à 21:20

C’est pas tous les jours qu’on peut faire la course à vélo contre le Tita­nic, hein.

J’aime bien la photo. Elle est plus belle en grand, mais je suis le seul à le savoir. C’est un peu égoïste, mais c’est si bon. [sourire]

J’ai pris plus de deux cent pho­tos aujourd’hui. La lumière était magni­fique. Alors j’ai décidé de faire un peu de rab. Si vous avez une minute.

On a mar­ché un moment. À quelques pas du Bun­des­tag, il y avait une mani­fes­ta­tion. Les gens pou­vaient ache­ter un petit dra­peau bleu, pour sym­bo­li­ser un des deux mil­l­lions (et quelques) d’enfants alle­mands vivant sous le seuil de pau­vreté. C’était curieux, un drôle de contraste avec les alen­tours. Mais une jolie image.

Hop, on avance un peu, et on est en face du Bun­des­tag. Pas beau­coup de com­men­taires à faire, mais juste encore que j’aime bien la photo. Et comme j’en avais deux cent, hein … c’est la faute de la lumière, de toute façon.

Le Bun­des­tag est orné des sta­tues qui décrivent le «Deutsche Volk», le peuple alle­mand. Amu­sante revue de détail. Je ne l’avais pas vu, le cochon, c’est Viola qui me l’a mon­tré. Ben oui, quoi, c’est le peuple alle­mand aussi, après tout. Non ?

En par­tant, ou plus exac­te­ment en ren­trant, j’ai tourné la tête, et der­rière moi il y avait une carte pos­tale. Alors j’ai appuyé sur le bou­ton, hein, puisque j’en avais déjà pris plus de deux cent, une photo de plus ou de moins, ça ne fait de mal à personne.

C’est l’automne. Je dis ça à l’œil. Pro­ba­ble­ment pas à la bonne date. Mais dans mon œil, l’automne, c’est défi­ti­ve­ment aujourd’hui.

Encore un voyageur …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le lun 18 sept 2006 à 22:16

On peut regar­der les trains par la fenêtre, d’un côté ou de l’autre. Il faut juste regar­der. On peut emprun­ter les fenêtres des autres. Ça donne une infi­nité d’angles sur les trains. On pour­rait invi­ter les gens à voya­ger. On pour­rait ima­gi­ner un voyage à plusieurs.

Ça serait pro­ba­ble­ment inté­res­sant de se deman­der quelle pro­por­tion de pho­tos que je prends, et /​ ou publie, montre des trains, rails, ou autre fer­ro­viaire bric-​​à-​​brac. Mais c’est tel­le­ment magnifique …

La voie est libre … ?

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le dim 17 sept 2006 à 19:06

Il y a deux lignes à gros tra­fic. Ce sont elles qui ont les voya­geurs. Elles vou­draient nous faire croire qu’elles sont les seules lignes.

Il y a pour­tant des gens qui vou­draient voya­ger autre­ment. C’est vrai que ce n’est pas simple. Le petit wagon, il va fal­loir réus­sir à le remettre sur une voie qui va quelque part.

À Ber­lin, les deux voies prin­ci­pales sont les lignes «SPD express» et «CDU spe­cial». Moi, j’ai essayé de faire arri­ver devant mon wagon les rails de «Grüne Bahn». C’est pas fini. Mais on a avancé.

La tentation de Silence …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le sam 16 sept 2006 à 17:38

Silence souffre. Autour de lui, les gens parlent, rirent, s’amusent. Silence, lui, est assis. Seul. Depuis des années. Il regarde les gens qui vivent, et lui, il se sou­vient de tout.

Silence, par­fois, devant la bêtise, la méchan­ceté, la vio­lence, il a envie de hur­ler. En des­sous, il y a les tables d’un café. Ça fait des années que Silence subit les conver­sa­tions des tou­ristes, des repré­sen­tants d’assurances, des employés du ministre des finances, des assis­tants des dépu­tés de droite …

Mais il est Silence.

C’est pas tout à fait sa faute. Silence est une sta­tue, après tout.

Mais il a vrai­ment envie de hur­ler. Tout de même.

Un peu, beaucoup, énormément …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le ven 15 sept 2006 à 17:30

Un truc dont j’arrive pas à me las­ser, c’est l’Art. L’Art est partout.

Tenez, en sor­tant de l’hôpital l’autre jour, pour aller se prendre un petit café avec Viola, on est res­tés comme des cons émer­veillés devant ce qui avait l’air d’être de l’Art. C’est … euh … sty­lisé. Vache­ment bien, même sty­lisé. Même une buse comme moi j’ai deviné du pre­mier coup de quoi il était ques­tion. J’ai regardé Viola, et lui ai demandé : fleur ? Et elle m’a dit que oui. J’étais vache­ment content, parce que par­fois, l’Art c’est rusé. Je n’aurais pas été sur­pris si la réponse avait été : «catho­li­cisme et déodo­rant, une allé­go­rie». Ou même «thé­ma­tique : le « cool » en période post-​​Dali». Les artistes, ils sont très forts. On ne se méfie jamais assez des artistes.

L’Allemagne qui sent sous les bras …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le jeu 14 sept 2006 à 22:30

Je ne connais­sais pas ce parti «poli­tique» alle­mand. Il dit : nous lais­sons l’église au vil­lage et la mos­quée à Istan­bul. En plus l’iconographie, genre «bana­nia», c’est vrai­ment le degré zéro de la poli­tique. J’ai hor­reur de me faire pol­luer le nerf optique par des merdes affi­chées par des merdes pour faire «pro­gres­ser» des merdes qu’on essaie de faire pas­ser par des idées.

Voilà. C’est mon petit quart d’heure de mau­vaise humeur politique.

… dans un monde de brutes …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le mar 12 sept 2006 à 19:19

Je viens de me far­cir une heure de … com­ment dire … euh …

Bon. Je reprends. Mon avo­cate m’a envoyé un cour­riel, dans lequel elle posait quelques ques­tions (à Viola, natu­rel­le­ment) au sujet de mon pro­cès (qui m’oppose à des fils de cha­cals arthri­tiques bâtar­dés avec des pieds de table «Boulle»).

Alors, tout aussi natu­rel­le­ment, Viola a répondu. Et natu­rel­le­ment, j’ai lu la réponse. Et main­te­nant j’y pense, à mon pro­cès (qui m’oppose à une tribu de man­geurs de fri­cas­sée de bosses de cha­meaux avec de la sauce au sperme de bison). C’est pas que ça me mette de mau­vaise humeur, hein.

Mais ce pro­cès (qui m’oppose au pro­duit contre nature d’une zébue à 5 pattes et d’un babouin nourri au lait de couilles d’éléphant) est tout de même un peu lassant.

Mettez-​​vous donc à ma place. Ce pro­cès (qui m’oppose à l’oncle d’un mara­bout syphil­lique maqué à une dres­seuse de che­vaux de Tcher­no­byl) dure depuis main­te­nant 4 mois. Ce n’est tout de même pas le bout du monde. En principe.

Mais je vais le gagner, mon pro­cès (qui m’oppose à la famille d’une chèvre uni­jam­biste pen­sion­naire du bor­del atte­nant à une caserne de légion­naires ser­bo­croates diri­gés par le fils du frère aîné de Sad­dam et de la sœur de Materazzi).

Eh, vous savez quoi ? Écrire, ça me délasse.

Allez, photo : une minute de douceur …

Ze kinngue of ze ouèèèèrldeeeeuuu

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Aphasie,Journal — le lun 11 sept 2006 à 17:23

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Ça fait trois fois que je passe devant ce monu­ment. Il s’appelle (tout de même) le «Mur qui Coule». Il com­mé­more une église qui (baille­ment) est res­tée en ruines jusque 1957.

On peut grim­per des­sus. J’aurais dû me faire prendre en photo, les bras en croix, pen­ché en avant (avec Viola der­rière pour me tenir par la cein­ture), les yeux fer­més, et la bouche grande ouverte sur un cri glorieux.

Sinon, vous avez noté que mes textes se font courts, en ce moment ? C’est une «crise» d’aphasie. Ça m’agace sérieu­se­ment. Ça fait un bon quart d’heure que je rame pour écrire ces quelques lignes. Je crois que je vais essayer de trou­ver une radio qui passe la musique de Titanic …

Mise à jour : disons plu­tôt vingt-​​cinq minutes. La relec­tion … relecture.

bonus !

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le dim 10 sept 2006 à 21:38

Je ne pou­vais pas pas­ser ça sous silence. Hugo au secours des chô­meurs intellectuels …

les ponts et les couleurs …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal,Photo — le dim 10 sept 2006 à 19:16

J’aime les trains. Point. Tous. Et à Ber­lin, il y a une ligne de train magique. C’est le «Ring». En peu le périph’, mais en train. C’est la ligne cir­cu­laire. Faire le tour prend en gros une heure.

Sur cette ligne, on voit de tout. Ça fait un moment que je me dis que je devrais faire quelque chose avec le Ring. Et avec mon appa­reil. J’ai joué avec quelques idées, et je n’ai pas encore tota­le­ment décidé avec quelles règles je vais jouer sur le Ring.

Est-​​ce que ça va être «une sta­tion — une photo» ? Ou bien «une sta­tion — le pro­chain train» (le train passe toutes les 5 minutes) ? Ou bien «une sta­tion — une heure» ? Et dans ce cas com­bien de pho­tos, et est-​​ce que je vais ne prendre des pho­tos que de la sta­tion, ou bien des pho­tos de Ber­lin depuis le Ring (c’est le périph’, dans ce cas je prends l’intérieur), ou bien des pho­tos dans un rayon de cent, ou bien cinq-​​cent mètres ?

Je ne sais pas. Mais je vais com­men­cer bien­tôt. Parce que l’automne arrive, avec ses jolies couleurs.

Sur cette ligne, on voit de tout. Genre la photo que j’ai prise ce matin. Pont de che­min de faire, et tour bario­lée. J’adore.

un peu à l’étroit …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le sam 9 sept 2006 à 14:45

Quand j’y pense, il est un peu curieux, cet hôpi­tal. Je ne sais pas si je peux élar­gir cette ques­tion à l’ensemble des hôpi­taux. Mais dans cet hôpi­tal, je me demande pour­quoi l’humain doit par­fois se sen­tir à l’étroit.

Par­fois, je me dis que l’humain a été oublié, au stade de la concep­tion de l’hôpital. Et après, eh bien, on bricole.

inventaire …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le ven 8 sept 2006 à 19:42

un peu plus de trois mois, quatre-​​vingt-​​onze pho­tos sur ce site, deux mille six cent-​​vingt pages de Neal Ste­phen­son lues, quatre mille cent quatre-​​vingt-​​onze pho­tos prises, trois amis en visite, quatre jours d’hôpital, deux audiences au tri­bu­nal, une ramette (alias «cinq cent feuilles») de papier impri­mée, zéro concert …

Et une Viola. Voilà.

Et un ana­gramme foi­reux. D’accord.

La Prusse, vous connaissez ?

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le jeu 7 sept 2006 à 19:42

Vous vous faites quelle image, de la Prusse ?

Après avoir parlé de l’Allemage hier, j’ai voulu vous dire un peu d’où elle vient, ou plus exac­te­ment, d’où elle ne vient pas.

Je sup­pose, comme tout le monde, que vous voyez un pays qui porte l’uniforme, porte des bottes de cava­le­rie, un casque à pointe, et aime plus que tout para­der dans les rues, au pas de l’oie.

Et c’est un petit peu vrai. Mais il y a beau­coup plus que ça. En 1700, la Prusse était un tout nou­veau pays. Sans his­toire, né presque par hasard, sans fron­tières natu­relles (consti­tué de deux par­ties dis­tantes), sans base reli­gieuse, la Prusse «ne pou­vait exis­ter que comme état de rai­son» comme le dit Haff­ner, dans son excellent «Preußen ohne Legende» (la Prusse sans légende), dont je me désole qu’il n’ait pas été tra­duit –du moins je le pense.

État de rai­son, comme état de droit. Tou­jours d’après Haff­ner, «son admi­nis­tra­tion incor­rup­tible et sa tolé­rance reli­gieuse ont fait d’elle l’état le plus moderne de l’Europe du 18ème siècle».

Refuge de tous les per­sé­cu­tés, la Prusse les accep­tait tous. Le contrat était simple : l’état les pre­nait, et leur per­met­tait de faire tout ce qu’ils vou­laient, à condi­tion qu’ils aussi servent l’état, dans l’administration, dans l’armée, ou sim­ple­ment en payant l’impôt. La Prusse a eu un essor écono­mique, mili­taire, mais aussi cultu­rel, foudroyant.

La Prusse a eu une his­toire de pas tout à fait deux siècles. Elle est morte en 1871.

Stopp … ou encore ?

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le mer 6 sept 2006 à 15:03

On ne tran­sige pas avec les nazis. L’affiche le déclare fièrement.

C’est vache­ment bien. Non ?

Il y a un ou deux trucs qui me dérangent là. Déjà, les cou­leurs de l’affiche. On ne pas tran­sige pas avec les nazis, mais on tran­sige avec les cou­leurs des nazis. «Schwarz Weiß Rot», noir blanc rouge, ça pour­rait être le titre du pre­mier tome des œuvres com­plètes de Goeb­bels (non, je ne sais pas si Goeb­bels a écrit, ni quoi).

Si vous cher­chez « Schwarz Weiß Rot » sur la ver­sion alle­mande de Wiki­pe­dia, vous arri­vez ici, du nazisme à son suc­ces­seur offi­ciel, le NPD («les nationaux»).

Alors si on s’intéresse au parti auteur de l’affiche, on trouve «Die Linke». La gauche. Aussi nommé «PDS». Et le PDS, avant la chute du mur, à l’Est, il s’appelait «SED». En fran­çais, on appelle ça «Le Parti», si vous voyez ce que je veux dire. Donc, après rava­le­ment de façade, Die Linke se veut main­te­nant un parti démo­cra­tique. Comme avant. Si vous voyez ce que je veux dire.

Curieu­se­ment, depuis quelques années, les hommes poli­tiques du Parti (NPD) (démo­cra­tique, vous pen­sez), se trouvent sys­té­ma­ti­que­ment à l’origine, ou asso­ciés à, des pro­jets à ten­dance «sécu­ri­taire». On ne se refait pas. Des camé­ras. Des réseaux. On en veut ! Moi, je trouve ça nau­séa­bond. Tenez, un exemple :

Le 24 juin 2006, à Pret­zien (à l’ex-Est), une fête a été orga­ni­sée. Le maire (NPD) trou­vait là une occa­sion d’essayer de «réha­bi­li­ter», ou inté­grer, une bande de jeunes aux goûts poli­tiques … extrêmes. Des néo­na­zis, clai­re­ment. Alors a été crée la «Hei­mat­bund Ostel­bien», une asso­cia­tion «natio­na­liste», en d’autres termes. Entrai­née par des vieux NPD. Regar­dez la photo.

Le pro­blème, c’est que pen­dant la fête, les jeunes ont brûlé sur la place du vil­lage un livre. Le jour­nal d’Anne Frank. Avec un dra­peau amé­ri­cain, pour faire bon poids. Et le maire, Frie­drich Har­wig, qui était là, a … assisté à la scène. La trou­vant, une fois que la presse est arri­vée, regret­table. Sans inter­ve­nir. On ne se refait pas. Le résumé ori­gi­nel, est ici.

Die Links­par­tei ist von dem Vor­fall beson­ders hart getrof­fen – Pret­ziens Bür­ger­meis­ter Frie­drich Har­wig — selbst Par­tei­mit­glied — habe zuges­chaut, als Anne Franks Tage­buch ins Feuer flog, hieß es

Alors, on ne tran­sige pas ? Même pas un petit peu ? Vous êtes sûrs  ? Il y a quelques mois, à Ber­lin, il y a eu un défilé, avec tous les acces­soires. Des flam­beaux aux che­mises brunes. À Ber­lin, les quar­tiers «Est» (Mar­zahn en tête), ont en même temps la majo­rité PDS … et les néo­na­zis. Coïn­ci­dence ? Ou …

Tout s’éclaire … (une carotide ? Pour quoi faire ?)

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Aphasie,Journal — le mar 5 sept 2006 à 17:01

Alors, voilà. Je suis sorti de l’hôpital. Et c’est fini.

J’avais peur que ma caro­tide gauche se bouche. Je pre­nais un médi­ca­ment pour diluer mon sang, en pen­sant que ça déga­ge­rait mon caillot. Celui qui m’a cassé ma langue, ma tête, et ma vie. Et pen­dant sept mois j’ai vécu dans la peur que le caillot finisse par défi­ni­ti­ve­ment blo­quer ma carotide.

Deux jours, avant d’arriver à l’hôpital, j’ai lu les lettres qui accom­pa­gnaient les radios. Ça disait «caro­tide pra­ti­que­ment obs­truée». Et j’avais vrai­ment peur.

Ooooops ! On avait oublié de me pré­ci­ser un petit point : ma caro­tide, elle est obs­truée. Depuis le pre­mier jour. Depuis 7 mois. Ce qu’ils ont établi, hier, c’est que tout mon cer­veau béné­fi­cie d’une irri­ga­tion san­guine par­faite. Mon sang va par­tout, sans pro­blème. Et il n’y aucune rai­son que ça se repasse. Et aucune rai­son qu’on me charcute.

Hop, plus d’angoisse. Plus de médicament.

Elle est pas belle, la vie ?

J’ai passé quatre jours à l’hôpital. J’ai tenu un jour­nal. Si vous vou­lez le lire, c’est sur le clic.

Moteur du site : wordpress 3.4 - Thème : «Back in Black 2» crée par Frederic de Villamil (traduit en français par amnesix)