Interlude

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le jeu 31 Août 2006 à 18:08

Nous nous excu­sons de cette pro­vi­soire momen­ta­née de nos émis­sions.

Début de paren­thèse : mise à jour de l’épisode pré­cé­dent

    l’homme de la caisse de mala­die a déci­dé d’être plus malin que tout le monde : il a faxé la prise en charge, non chez le neu­ro­logue, alors que nous y étions, mais à l’hôpital — où nous n’étions pas. 45 minutes aller et 45 minutes retour pour rien. Pas de quoi se pis­ser des­sus. Main­te­nant, on peut juste espé­rer que le fax sera dans le bon hôpi­tal, au bon ser­vice.

Fin de paren­thèse.

Retour de nos émis­sions à une date dont nous ne savons rien, si ce n’est qu’elle sera très cer­tai­ne­ment ulté­rieure.

À se pisser dessus !

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le jeu 31 Août 2006 à 14:36

Aujourd’hui, j’ai cho­pé une sainte colère.

Mon ren­dez-vous d’aujourd’hui à l’hôpital avait déjà fait cou­ler de l’encre, et avait «créé» du télé­phone. Pré­vu ori­gi­nel­le­ment pour hier, il avait été dépla­cé à aujourd’hui, parce qu’il avait été pré­vu au mau­vais hôpi­tal, dans le mau­vais ser­vice. La dame qu’on avait appe­lé ne me connais­sait pas, ne connais­sait pas mon dos­sier, et même pas ma mala­die. Eux, ils étaient car­dio­logues. Bon. D’appels en appels, on avait (en fai­sant appel à mon neu­ro­logue) obte­nu en un temps record un nou­veau ren­dez-vous, dans le bon hôpi­tal, et le bon ser­vice.

Jusque là, pas de se mettre en colère.

Mais ce matin, on s’amène au bon hôpi­tal, au bon ser­vice, et à la bonne heure. La petite dame, à la récep­tion nous demande, sans hési­ter : «vous avez la prise en charge, pour l’hospitalisation ?». Par­don ? On lui fait répé­ter. Elle nous dit que je suis sen­sé dor­mir là, une fois ou deux, et que donc, il fal­lait -natu­rel­le­ment- une prise en charge. Et où est-ce qu’on obtient la prise en charge ? Allez donc ici, puis là, etc.

Nous voi­là par­tis, direc­tion le rez-de-chaus­sée. Mais juste avant de prendre l’ascenseur, le télé­phone sonne. Vio­la répond. C’est la tou­bib qui veut me par­ler. On attend une minute, et elle arrive.

Là, elle dit bon­jour, aimable, tout ça. Et puis, elle pose une ques­tion hal­lu­ci­nante : «vous êtes sous Mar­cu­mar ?». Comme si elle ne devait pas le savoir. Dès fois que j’aurais tout seul inter­rom­pu mon trai­ment. «Ah, alors il faut que je demande à un autre méde­cin si ça ne devrait pas créer des dif­fi­cul­tés». Elle s’en va, et revient. Elle parle, parle, parle. Au bout du compte, il faut :

    1) que je revienne demain
    2) que d’ici là, j’aie vu mon neu­ro­logue, obte­nu une ordon­nance, et la prise en charge par la caisse (nor­malment, ça prend juste une petite semaine)
    3) que je pré­pare mes affaires pour «deux ou trois jours», qui ensuite évo­luent à «une petite semaine»

La tirade «on est vrai­ment déso­lés, c’est de la pape­rasse, on sait que vous n’y êtes pour rien, à demain !» était, à mon humble avis, de trop. Sur­tout quand elle nous a dit que «mais votre neu­ro­logue aurait du vous dire ça, pour la prise en charge».

À l’heure où j’écris ça, je ne suis pas encore en pos­ses­sion du papier magique. Après tout, pour avoir ce papier dans les temps, il a juste fal­lu réus­sir à faire du charme à un type à la caisse de mala­die, lequel nous dit qu’au vu de mon dos­sier, l’hospitalisation ne se jus­ti­fie pas. Mais nous, l’impossible, on fait ça tous les jours. On y va. On va récu­pé­rer le papier de la caisse chez mon neu­ro­logue (celui avec ses deux dingues au bureau — on avait par­lé à la pre­mière, et ensuite à la seconde, celle qui n’avait pas de liste avec mon nom des­sus). On a de la chance, le neu­ro­logue et la caisse ont tous les deux des fax. Sinon, la caisse, c’est à Ham­bourg.

Mnémé, Uranie, ou Carotida ?

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le mer 30 Août 2006 à 22:20

Ho là, j’ai des pen­sées pas for­cé­ment drôles. C’est un peu l’effet que ça fait, quand on fait connais­sance avec son for inté­rieur, en pho­tos, qu’on te donne dans une enve­loppe, à tra­vers un gui­chet.

Peut-être qu’il est tota­le­ment inof­fen­sif, je sau­rai ça demain, mais il a une sale tête, mon caillot. Avec les réserves d’usage : je ne sais même pas si c’est un caillot. J’en ai jamais vu, de caillot, après tout.

Mais je n’allais tout de même mettre pas la pho­to d’une sec­tion d’artère (caro­tide) ici. Alors j’ai pris la pho­to de Caro­ti­da, la muse des artères, qui perle, goutte à goutte. Ou bien elle pleure la mort de son caillot … On ver­ra demain.

Ou bien c’est une pho­to de Mné­mé, la muse de la mémoire, qui a un coup de blues, ou encore la pho­to d’Uranie, figée, qui s’est prise la pluie. Pour­quoi pas ?

J’ai eu un trou …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le mar 29 Août 2006 à 19:03

Ça peut arri­ver à tout le monde, non ? J’ai pas­sé mon après-midi au lit. Avec une enclume dans la tête. Et si je trouve celui qui cognait sur l’enclume, j’y fous un coup d’boule. Bref, je crois que c’est la deuxième fois que je laisse pas­ser une jour­née sans ajou­ter une pho­to /​ page. La honte.

Plus sérieu­se­ment, après-demain, je vais rendre visite à mon caillot. Je rajou­te­rai mon mal de crâne d’hier sur sa dou­lou­reuse. Avec un peu de chance, ça sera pour solde de tout compte.

Hier matin, en construc­tion de mal de crâne, je suis allé avec Vio­la voir une expo­si­tion, celle à laquelle on a renon­cé l’autre jour à cause des 2 heures de queue, et on l’a eue en solde pour une heure de queue. C’est une expo­si­tion des tré­sors égyp­tiens sor­tis de l’eau. C’était bien, mais pas extra­or­di­naire.

Et le temps de faire la queue, j’ai fait des pho­tos. Le bâti­ment, c’est le Mar­tin Gro­pius Bau. Et la façade, c’est un musée à elle toute seule. Il y a une tonne de bas-reliefs, et des mosaïques. Le thème prin­ci­pal (sur la façade que j’ai vue, il faut que j’aille voir les trois autres façades) c’est l’artisanat. J’ai ado­ré ces bas-reliefs. Je vais un de ces quatre les pho­to­gra­phier tous, et je vais les mettre sur une page. Et toc.

La longue nuit …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le dim 27 Août 2006 à 12:04

Deuxième édi­tion, en ce qui me concerne, neu­vième pour les autoch­tones, de la Longue Nuit des Musées. «Die lange Nacht der Museen», encore pour les autoch­tones. Les bus étaient bon­dés, et les musées aus­si. On a renon­cé à une expo à cause de 200 mètres de queue. On a visi­té un châ­teau, un musée, et une expo­si­tion.

L’expo, c’était «24×34», un état des lieux. Avant le pas­sage à la pho­to numé­rique. Des pho­tos bou­le­ver­santes. Ça donne envie soit de ran­ger l’appareil, soit de pas­ser sa vie dans la rue jusqu’à en avoir une crampe à l’index droit.

À côté, je montre ma p’tite pho­to. Et j’ai même pas honte.

C’est un bâti­ment qui se trouve en face du Char­lot­ten­bur­ger Schloß, le châ­teau de Char­lotte (j’adore le nom). J’aime le col­lec­tion d’ombres et de lumières sur ce clo­che­ton. Je n’ai rien inven­té, per­sonne n’accrochera jamais cette pho­to sur un mur blanc avec une petite éti­quette. Mais per­sonne ne sau­ra non plus le plai­sir que j’ai pris à déplier mon pied, cher­cher mon cadre, la lumière … Ni le plai­sir qu’on a à redé­cou­vrir la nuit des endroits qu’on connait «plats» sans lumière, sans ombres.

Même pas honte. Pro­mis.

Les goûts et les couleurs …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le dim 27 Août 2006 à 00:26

J’ai rare­ment vu une telle débauche de styles d’architecture. Ber­lin, dans ces néo-nou­veaux quar­tiers, en perte de carac­tère, est capable de mon­trer beau­coup de façades en peu de place.

Pour le meilleur ?

un tour de magique !

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le ven 25 Août 2006 à 17:45

Deux jambes et un doigt, et on a la lumière sur Alexan­der­platz. Clic-clac !

La chaise du psychiatre …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le jeu 24 Août 2006 à 18:14

Dites bon­jour à mon neu­ro­logue! Il est aus­si psy­chiatre, et psy­cho­thé­ra­peute.

Tout est bizarre, chez celui là. Il a un nom genre tchèque. Sur la porte, il y a des affiches en alle­mand (nor­mal), et en … turc! Il a deux femmes der­rière le comp­toir. Deux dingues. Elles sont tout le temps à s’engueuler, et le reste du temps elles cherchent le dos­sier du client qui attend de l’autre côté du comp­toir. Une a des listes par­tout. Une en rouge, une en vert, une en bleu, et elle passe sa vie à véri­fier ses listes. L’autre est sur le PC. Plus de 12 minutes pour impri­mer une ordon­nance, la der­nière fois.

Aujourd’hui, la salle d’attente était vide.

Heu­reu­se­ment, j’ai choi­si une chaise sur le mur de gauche.

Je ne sais pas pour­quoi, mais j’ai vrai­ment eu l’impression d’être dans la salle d’attente d’un psy­chiatre.

on ze rails, again …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Aphasie,Journal — le mer 23 Août 2006 à 11:08

Je suis entre deux eaux. J’avais choi­si cette pho­to. Parce qu’elle est belle, parce que les trains, les rails, les gares (etc.) sont un de mes thèmes récur­rents favo­ris, et parce que cette pho­to mon­trait un che­min qui va nulle part.

C’était une pho­to «d’aphasie», dans un sens, une pho­to qui montre un che­min qui va nulle part. Enfin j’en connais au moins un qui me le dirait.

Mais depuis que je l’ai choi­sie, mon che­min s’est déga­gé un poil.

Alors que j’étais chez mon ortho­pho­niste, hier, en plein milieu de la séance, il y a un «clic». Je me suis à par­ler alle­mand. Pas comme avant, tout de même, mais c’était défi­ni­ti­ve­ment de l’allemand. Avec des phrases. et j’ai réus­si à lire à voix un texte (en alle­mand) sans trop de mas­sacres.

C’est une pho­to de futur. C’est juste une bonne pho­to.

Et moi, je suis heu­reux. Tel­le­ment heu­reux…

Vive le n’importe-quoi !

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le mar 22 Août 2006 à 20:38

Sans rire, cer­tains jours, je dois me pin­cer d’importance. Deux fois.

Vous vous sou­ve­nez du «vive la bour­geoi­sie» ? Et *ça* «Vive le la la la la la la la», hein, je dois en faire quoi ?

Je dois être trop vieux, ou trop … je sais pas. Voire les deux. C’est pro­ba­ble­ment vach­te­ment «in», le la la la la la la la. Mais hon­nê­te­ment, je ne suis pas cer­tain que j’ai com­pris le mes­sage sous-jacent.

Si. Ou. La la la la la la la.

Et prout.

Tchou tchouuuuu !

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le lun 21 Août 2006 à 12:03

Chuuut. Je n’ai pro­ba­ble­ment pas le droit de vous la mon­trer, cette pho­to. Sérieu­se­ment ! J’ai du signer un for­mu­laire que je n’ai pas lu, mais qui disait en gros que ces pho­tos, elles sont seule­ment pour moi. Et puis on m’a don­né un badge «pho­to­graphe accré­di­té». Et le badge, j’ai du le mon­trer toutes les dix minutes.

Notez, des tas de gens avaient leur appa­reil, et pre­naient des pho­tos, et n’avaient pas de badge. Va com­prendre …

Mais je vais la mon­trer de toute façon. J’adore les trains, les locos, les rails, les beaux bâti­ments du musée … et je ne peux pas toutes les mon­trer, mes pho­tos. Alors j’en ai choi­si une…

Une seule …

[sou­pir …]

Et merde. Tant pis. À toute vapeur ! Tchouuuu Tchouuuu !!

Athéna, donne-nous la lumière !

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le dim 20 Août 2006 à 09:27

Pen­dant qu’Athéna prend le soleil, son­geuse, Dra­co et Dra­cux essaient de la faire renon­cer à ce ridi­cule col­lier jaune qui s’allume la nuit. Mais pour­quoi Athé­na devrait-elle ? Est-ce qu’on ne peut pas être déesse *et* coquette ? Même avec un goût dou­teux ?

L’allumeur de cathédrales …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le ven 18 Août 2006 à 20:22

Je sais. C’est un peu tiré par les che­veux. Mais, tout de même, c’est pas une belle image, l’allumeur de cathé­drales ?

Un coin de ciel bleu … p.o.

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le mer 16 Août 2006 à 21:45

Modi­fie et presque rem­place l’article pré­cé­dent.

Alors, on reprend. Il y aura un pro­cès. Vio­la, sur un coup de génie, a réus­si à convaincre l’avocate que c’est jouable à la pre­mière ins­tance. Et en plus, elle l’a convain­cue qu’il y avait de l’argent à la clé.

Donc, à la der­nière minute, l’avocate a chan­gé de posi­tion. En fait, le détail, c’est les lettres «i.v.», ou en fran­çais «p.o.» qui accom­pa­gnaient la signa­ture de la lettre de licen­cie­ment. Quand on signe «par obli­ga­tion» une lettre de licen­cie­ment, on doit four­nir une pièce qui dit qui on repré­sente. Et il n’y en avait pas.

Et hop, retour­ne­ment de situa­tion.

Mon petit coup de ciel bleu, c’est Vio­la. Comme sou­vent.

Comme un poisson dans hors de l’eau

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le mar 15 Août 2006 à 12:43

On a rai­son. Défi­ni­ti­ve­ment. Offi­ciel­le­ment, même. Mon employeur n’avait pas le droit de me virer licen­cier pen­dant ma mala­die. Donc, on va gagner le pro­cès, non ?

Eh bien. Parce qu’il n’y aura pas de pro­cès. Nous avons enga­gé une avo­cate, et elle nous dit hier qu’on avait tota­le­ment rai­son.

Mais …

Mais ? Ben voi­là, cher *client* …

Ah, c’est une rai­son d’argent ? Eh bien oui. Parce que je béné­fi­cie de l’aide juri­dique. Donc, mon avo­cate ne gagne­rait pas d’argent. Pas «ren­table». Parce que mon affaire ne pas­se­rait pas à la pre­mière ses­sion. Il fau­drait ensuite faire appel. Le second appel serait éga­le­ment per­du, mais le troi­sième nous don­ne­rait la jus­tice. Mais, avec aucune chance de gagner le pre­mier appel, je ne pour­rais pas à nou­veau béné­fi­cier de l’aide juri­dique. Et donc …

Bon, si l’avocate n’avait pas atten­du le der­nier jour pour me dire ça, on aurait pu essayer de trou­ver une solu­tion. Mais elle avait quelques «vraies» (lire : ren­tables) affaires sur le dos, et puis ses enfants étaient malades, alors, bon, hein …

On n’aura pas tout per­du. J’aurai au moins vu mon contrat pro­lon­gé de façon à ce que j’aie les droits à la retraite, etc.

Mais nous, ici, chez nous, on a un sale goût dans la bouche. On a l’impression de man­quer un peu d’air. Un peu comme un pois­son hors de l’eau. En bon apha­sique j’hésite à pro­non­cer le mot «asphyxie», mais l’écrire, au moins, je peux.

Faut pas mélan­ger la jus­tice et le «droit», c’est la morale de cette assez pénible fable.

L’infinité, c’est … euh … long.

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le dim 13 Août 2006 à 23:41

Un siècle, c’est rien. Enfin … pas grand-chose. Bon, dix pas grand-choses, c’est du gâteau. Peut-être un peu dur à ava­ler, mais bon. Mais à l’idée que cent-mille siècles c’est qu’un pouillième du temps qui m’attend, je com­mence à dou­ter.

Bon. Aujourd’hui, je vais comp­ter les oiseaux. Non, pas les oiseaux, je l’ai déjà fait cent-douze fois cette année. Ah! Je sais : vais comp­ter les élé­phants à cinq pattes. Je l’ai fait qu’une seule fois. Chouette ! Quelle chouette jour­née je vais avoir !

Monsieur le curé ?

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le sam 12 Août 2006 à 09:38

Si la mai­rie, du moins en France, ins­crit sur la façade «Liber­té, Éga­li­té, Fra­ter­ni­té», je me demande, quand je vois la façade de son église, ce que le curé avait en tête.

Mais j’ai pro­ba­ble­ment l’esprit mal tour­né.

Un berlinois, ça trompe énormément…

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le jeu 10 Août 2006 à 18:27

Qu’est-ce que je suis sen­sé ima­gi­ner, pour illus­trer cette pho­to, hein ? C’était le cor­net acous­tique qu’un géant a oublié après avoir essayé d’espionner son voi­sin ? Genre : les murs ont des oreilles ?

Ou bien l’éléphant domes­tique a gran­di, et il n’y avait plus de place pour la trompe ?

Je sais pas. Aucune idée. Seule pré­ci­sion à ajou­ter : c’est la rue voi­sine de là où j’ai pris la pho­to de Hei­di Kosche. C’est peut-être une his­toire de micro­cli­mat …

Vu sous cet angle, la politique …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le mer 9 Août 2006 à 18:27

La dame s’appelle Hei­di Kosche. Elle a une cas­quette de marin. Elle a deux tatouages : un qui a «pri­va­ti­sa­tion, non mer­ci» écrit autour d’une goutte d’eau, et le deuxième n’est pas entiè­re­ment visible, mais on voit un signe de paix. Son slo­gan, c’est «Kreuz­berg oblige».

Il y a deux graf­fi­ti en bas, sur le mur. Le pre­mier, c’est un pan­neau de signa­li­sa­tion «nazisme inter­dit». Le second, ça dit : fort pour notre eau.

Et puis il y a le petit héris­son qui passe sur les pan­neaux éléc­to­raux des «Grü­nen», les verts.

C’est con, je ne vais pas voter à Kreuz­berg, mais à Wed­ding. C’est vrai­ment dom­mage. Vrai­ment.

Albert, Giorgio, et moi

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le mar 8 Août 2006 à 12:04

Tout le monde y passe, à l’aéroport de Tem­pel­hof. Moi, j’y étais hier (comme pié­ton). Gior­gio, lui, y va la semaine pro­chaine (comme pas­sa­ger). Et Albert, lui, l’a fait construire, avant de l’utiliser régu­liè­re­ment.

Albert, (Albert Speer) trou­vait cet aéro­port abso­lu­ment magni­fique. Gran­diose.

Je ne sais pas com­ment Gior­gio le trou­ve­ra, Tem­pel­hof. Mais je peux vous dire ce que moi j’en ai pen­sé.

C’est énorme. Le hall a au moins 20 mètres de haut. On ne voit rien à l’extérieur. Les murs sont nus. C’est froid. C’est gla­çant, bru­tal. C’était l’aéroport conçu et réa­li­sé par les nazis. Magni­fique leçon d’architecture tota­li­taire.

En plus, le hall, c’est juste le hall. Le reste est à la même échelle, et s’étend sur des cen­taines de mètres. 1280 mètres exac­te­ment. Une sur­face au sol de 284 000 mètres car­rés. C’est hal­lu­ci­nant. Et il y en au moins autant *au des­sous*. Il y avait une base aérienne mili­taire en des­sous de l’aéroport. Enter­rée. Sur trois étages. Avec des cen­trales d’énergie. Et une ligne de train.

À côté, il y a un énorme pavé qui contient je sais pas com­bien d’administrations, com­bien de mil­liers de gens. Même archi­tec­ture, même bâti­ment. Tout un quar­tier. C’est … gla­cial.

Le schtroumpf savant voit rouge !

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le lun 7 Août 2006 à 19:18

Je sais, ce n’est pas le sujet du jour. Mais tout de même, depuis que le schtroumpf savant m’a don­né l’information, moi aus­si je vois rouge. Je cite :

Half of U.S. still believes Iraq had WMD

Je tra­douille : un amé­ri­cain sur deux croit encore que l’Irak avait des armes de des­truc­tion mas­sive. C’est hal­lu­ci­nant. Mais il y a encore pire : Fox News a titré «ARE SADDAM HUSSEIN’S WMDS NOW IN HEZBOLLAH’S HANDS?». Une fois encore, je tra­douille : les AMD de Sad­dam sont-elles main­te­nant entre les mains du Hez­bol­lah ?

Je suis obli­gé de me poser la ques­tion en ces termes : vu la quan­ti­té d’informations dis­po­nibles, les amé­ri­cains sont-ils sim­ple­ment tota­le­ment cons, ou bien sont ils «seule­ment» cré­dules ? Le col­lo­raire : si ils sont cré­dules, quelles sont les moti­va­tions de ceux qui les ali­mentent en «infor­ma­tions» ?

Je devrais arrê­ter de lire les nou­velles. Ou bien … ?

Gedächtniskirche. Ha !

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Aphasie,Journal — le dim 6 Août 2006 à 13:16

Non, sérieu­se­ment : vous avez avez enten­du comme je dis ce nom  ? Gedächt­nis­kirche. Toc. D’un coup. Encore un peu et je pour­rais en avoir la larme à l’œil. Pour les tré­mo­los dans la voix, c’était gagné d’avance. Ben oui, hein, gros malins. Essayez de dire «Gedächt­nis­kirche» à voix haute, hein !

Eh bien moi, je peux. Par­fois. Ouais, c’est pas encore tota­le­ment gagné.

Cela dit, ce monu­ment est mon pré­fé­ré, à Ber­lin. Main­te­nant que j’ai un pied vrai­ment stable *et* une télé­com­mande (à fil, tout de même) sur mon appa­reil, je me fais des pho­tos avec des temps d’exposition d’une seconde !

Tiens, c’est juste le même temps. Clic — Gedächt­nis­kirche — Clac. Rha, que la vie est belle …

Pro­chaine étape : Cliic — Gedächt­ni­sa­pha­si­ker­kirche — Clac. Euh … faut que je trouve la pho­to, hein. C’est pas dans la poche.

Question de … ?

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le sam 5 Août 2006 à 22:29

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On trouve par­fois de curieuses sta­tues à Ber­lin. Celle-là, je ne sais pas à quoi l’attribuer. Peut-être une ques­tion de bud­get ? Un demi-visage coûte peut-être moins cher qu’un visage com­plet … ou bien un plan mal com­pris …

Ah, je vous ai aus­si pro­mis une page, hier. Voi­là. Dédiée à mon ami Gior­gio.

La muse, l’homme bleu rouge, etc …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le ven 4 Août 2006 à 21:27

Le peintre sonne tou­jours deux fois. Trois, quand j’y pense …

C’est amu­sant, j’étais pas­sé là la semaine der­nière, elle n’était pas rouge. En fait, c’est la troi­sième fois en quelques mois que le peintre passe à l’acte. La pre­mière fois que je l’ai vue, c’était le 8 mars. C’était la période «blanc et bleu». Je repasse le 9 mars, et paf : «bleu, blanc et rouge.». Et main­te­nant, «période rouge».

Demain, je vous fais une page avec toutes les pho­tos que j’ai sur cette sta­tue. Pro­mis.

Qui a (encore) besoin de l’aphasie ?

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Aphasie,Journal — le jeu 3 Août 2006 à 19:02

Vous vous sou­ve­nez de la règle du jeu ? Je com­mence : «euh … il y a une scie cir­cu­laire pen­due à 10 m du sol, en plein milieu d’un champ !»

Allez. À vous de faire …

Tchiiiip ! Tchip ?

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal,Photo — le mer 2 Août 2006 à 21:50

Petit moi­neau aper­çu au châ­teau «Sans Sou­ci», à Pots­dam. Il a élu domi­cile dans l’œil gauche d’un masque. Ce masque aura au moins ser­vi à ça. Il est situé au des­sus d’une porte qui ouvre sur un pas­sage laté­ral, et n’attire nor­ma­le­ment pas l’œil.

Voi­là. Je vou­lais juste mon­trer ça. Parce que j’aime bien l’image, et l’idée que l’art finit tou­jours par ser­vir à quel­que­chose, ou à quelqu’un.

La muse, l’homme bleu, moi, et toi.

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le mar 1 Août 2006 à 21:59

Une mau­vaise jour­née au bureau ? Une peine de coeur ? Ou bien une virée arro­sée entre potes et canettes ?

La ques­tion est : pour­quoi la larme bleue dans l’œil de la muse ?

Je crois que sur toute œuvre d’art il y a, ou il devrait y avoir, une par­tie du génie de l’auteur ori­gi­nel (en d’autres termes : une par­tie de l’œuvre) lais­sée à la dis­po­si­tion à qui regarde, pour lui don­ner son sens. Par­fois, même, au sens lit­té­ral du mot «dis­po­si­tion».

Dans ce cas, la sta­tue est modi­fiée par celui qui a mis de la pein­ture bleue dans l’œil de la muse. L’intention de «l’homme bleu» donne son sens à cette modi­fi­ca­tion. C’est une nou­velle œuvre.

À mon tour, en pre­nant la pho­to, en écri­vant ce texte, je modi­fie la sta­tue modi­fiée. Et L’intention que je prête à l’homme bleu donne son (ou mon) sens à cette nou­velle modi­fi­ca­tion. Et hop, encore une nou­velle œuvre.

Et toi, tu vas ajou­ter quoi ?

Tu fais quoi de mes pages ?

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