Histoire sans paroles…

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal,Photo — le ven 17 Déc 2010 à 01:35

Une pro­me­nade sous la neige. Une page de vie, une tranche de bon­heur… et une chouette récom­pense.

Pentax K-5 : après un mois…

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal,Photo — le lun 13 Déc 2010 à 00:15

J’ai reçu il y a un mois, exac­te­ment, par la poste, un paquet qui conte­nait un cadeau : un Pentax K-5. J’utilisais depuis un petit peu plus de dix mois son pré­dé­ces­seur : le K-7, lequel rem­pla­çait mon K20D, décé­dé après une chute stu­pide. La dif­fé­rence entre le K20D et le K-7 était plus impor­tante, au niveau « hard­ware » (j’entends par là le boi­tier, et les diverses fonc­tions, l’ergonomique, etc.) que celle entre le K-7 et le K-5. Par contre, au niveau de qua­li­té d’image, la dif­fé­rence est plus grande entre le K-5 et le K-7 qu’entre le K-7 et le K20D.

Après un mois d’usage du K-5, bilan pro­vi­soire.

1. Les sujets sur les­quels je n’ai rien à dire

  • le mode vidéo : je ne l’utilise pas, et je n’ai pas l’intention de l’utiliser. Si je vou­lais faire des films, je m’achèterais une camé­ra. Je déplore l’introduction du mode vidéo dans les appa­reils de Pentax. J’imagine que le dépar­te­ment Mar­ke­ting a eu son mot à dire. L’argent uti­li­sé en déve­lop­pe­ment du mode vidéo aurait pu être mieux dépen­sé.
  • les « réglages d’image » (cou­leurs, satu­ra­tion, « affû­tage », etc.) : je n’ai pas pris une pho­to direc­te­ment en JPG depuis au moins deux ans. Je rêve du jour où Pentax aura le cou­rage de sor­tir un appa­reil ampu­té de tous ces réglages super­flus. Filtres, effets, etc. Je n’en ai rien à dire, ni à faire. Encore une fois, le dépar­te­ment Mar­ke­ting a outre­pas­sé son rôle. Le K-5 étant pra­ti­que­ment ven­du comme un appa­reil « pro­fes­sion­nel », je ne vois pas l’intérêt des gad­gets qui encombrent les menus de l’appareil.

Natu­rel­le­ment, ce n’est que mon avis. 9 « modes » d’image (« natu­rel », « estom­pé » « sans blan­chî­ment (?!!) ») qui ne me servent à rien sinon qu’à être fai­néant… Quand on parle d’appareil pho­to digi­tal, ça sug­gère l’utilisation d’un ordi­na­teur, lequel peut par défi­ni­tion tout faire *mieux* qu’un appa­reil pho­to, quel qu’il soit.

2. Les sujets « hard­ware » sur les­quels j’ai des choses à dire :
Le « corps » du K-5 est iden­tique à celui du K-7, à quelques détails optiques près :

  • La molette « modes de prise de vues » est plus haute que celle du K-7. Petit détail d’ergonomie qui témoigne de l’intérêt de Pentax pour le pho­to­graphe. À la sor­tie du K-7, des tas de gens ont cri­ti­sé cette molette qu’il faut « déblo­quer » avant de l’utiliser. Il faut tout de même admettre aujourd’hui qu’elle plait : Canon pro­pose sur ses modèles pro­fes­sion­nels une modi­fi­ca­tion (150€, tout de même) de leur molette, per­met­tant un blo­cage « à la Pentax ». J’en suis per­son­nel­le­ment un par­ti­san farouche. Le fait qu’elle soit plus haute m’est, per­son­nel­le­ment, indif­fé­rent, mais je suis tou­ché de l’attention.
  • Le bou­ton « RAW » est éga­le­ment mar­qué « Fx ». C’est peut-être un détail pour vous, mais pour moi, ça veut dire beau­coup, si j’ose dire. Aha. Le bou­ton « RAW » était, depuis le K10D des­ti­né à ceux qui tra­vaillllent en JPG. En appuyant sur le bou­ton, on pou­vait avoir un RAW sans devoir pas­ser par un menu. Mais pour ceux qui tra­vaillent en RAW ? Inté­rêt : nul. D’où la men­tion « Fx ». On peut réas­si­gner au bou­ton d’autres fonc­tions plus utiles à ceux qui n’utilisent pas de JPG. Même si j’aurais pu ima­gi­ner d’autres réas­si­gna­tions encore plus utiles (pour *moi*) à ce bou­ton que celles pro­po­sées, l’idée est tout sim­ple­ment excel­lente. Encore un détail qui me prouve que Pentax pense à ses uti­li­sa­teurs.

3. Les sujets « fonc­tions » sur les­quels j’ai des choses à dire :

  • Les 5 « users » sont un rêve que j’avais depuis mon pre­mier appa­reil digi­tal. Depuis le K10D, j’avais à ma dis­po­si­tion un mode « user », qui me per­met­tait de rap­pe­ler en une frac­tion de secondes une série de para­mètres de prise de vues. Par exemple, les para­mètres pour quand je tra­vaille au flash. Mais sur le K-5, j’ai *cinq* séries de para­mètres au bout des doigts. Ce n’est pas nou­veau, Sony par exemple avait ça depuis des années, mais c’est nou­veau et très bien­ve­nu chez Pentax.
  • La rapi­di­té de prise de vues. Que dire : sept images par seconde. Avec des RAW, je peux faire ça pen­dant plus de trois secondes. C’est confort. Point. Sinon, j’ai accès à un mode moins rapide (trois images par secondes). La rapi­di­té maxi­male du K-7 était de cinq images par secondes.
  • L’autofocus est meilleur. Il est tout sim­ple­ment plus rapide. L’autofocus est depuis des années un des points faibles chez Pentax. Je n’ai pas les élé­ments pour le com­pa­rer avec celui des concur­rents, mais je sais que je suis beau­coup moins déçu de l’autofocus du K-5 que de celui du K-7. Je suis plus tran­quille, et c’est bien.
  • Les prio­ri­tés de l’auto-focus. Lorsqu’on pho­to­gra­phie par rafales, il peut être inté­res­sant de choi­sir entre une prio­ri­té à l’autofocus (on peut par­fois pas prendre autant de pho­tos qu’on le vou­drait, l’appareil attend une confir­ma­tion d’autofocus), et un mode « vitesse » où l’appareil tra­vaille aus­si vite qu’il le peut, sans se poser de ques­tions. Ça peut être utile.
  • Les deux auto­fo­cus « auto­ma­tiques ». Je n’utilise que rare­ment ce mode d’autofocus, mais il peut être inté­res­sant de limi­ter le champ de l’autofocus à une par­tie du viseur contrai­re­ment au viseur entier. Bien vu. Je déplore seule­ment que le champ limi­té soit par défi­ni­tion le centre du viseur.

Mais quand on com­pare le K-7 et le K-5, le point de com­pa­rai­son prin­ci­pal n’est pas là.

4. la qua­li­té d’image

  • Le cap­teur : Le K-7 était (on sup­pose) équi­pé d’un cap­teur Sam­sung, héri­té (on sup­pose) du K20D. Ne nous mécom­pre­nons-nous pas : il n’était pas *mau­vais*. Je n’avais pas trop d’états d’âme à lais­ser mon auto-ISO entre 100 et 2000 ISO. Par­fois même jusque 3200 ISO. Ce n’est pas ridi­cule. Mais en pas­sant au K-5 (équi­pé —on sup­pose— d’un cap­teur Sony, iden­tique à celui qu’utilise le Nikon D7000), on passe à l’étage supé­rieur. Mon auto-ISO est réglé sur 80 — 5000 ISO. Le cœur léger. Et c’est bien.
  • La « dyna­mique » du K-5 est, à ce qu’il parait, tout sim­ple­ment hors-pair. La dyna­mique mesure la « lar­geur » du champ entre le moment où la lumière dis­pa­rait dans le blanc pur et celui où la lumière dis­pa­rait dans le noir. Par exemple, la pho­to que j’ai pos­tée l’autre jour dans Mille vingt-quatre pixels était, en fait, dans l’écran de mon appa­reil, *noire*. J’ai pu tout de même en extraire cette pho­to.

5. Pour résu­mer :
Mon achat du K-7 m’a été pra­ti­que­ment impo­sé. Disons que je n’ai pas su résis­ter à l’offre finan­cière que Pentax m’avait faite. Mais sans cela, j’aurais rache­té un autre K20D, et j’aurais été tout à fait heu­reux avec. Comme « upgrade » d’un K20D, le K-7 ne se jus­ti­fiait en fait pas. Mais le K-5 est d’un tout autre calibre.

Sin­cè­re­ment, je m’imagine très faci­le­ment avec mon K-5 dans au moins cinq ans. Je ne lui connais pas de point vrai­ment faible. N’oubliez pas que je n’ai par­lé que des fonc­tions nou­velles que j’utilise. Mais par exemple j’ai dans mon viseur en per­ma­nence un indi­ca­teur qui me dit si je suis mon appa­reil droit ou pas. Même les appa­reils les « pro » de Canon ou Nikon n’ont pas ça. Les tests qui ont déjà faits indiquent que le K-5 est pro­ba­ble­ment pour le moment le meilleur appa­reil pour ce for­mat, toutes marques confon­dues.

Je suis vrai­ment très heu­reux de mon K-5.

Générations…

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal,Photo — le mar 16 Nov 2010 à 15:25

Et si on ne par­lait pas de Stutt­gart ?

Ce n’est pas qu’il ne se passe rien, hein : rien qu’hier, une exper­tise est sor­tie, laquelle met en cause le carac­tère consti­tu­tion­nel du finan­ce­ment de Stutt­gart-21. Figu­rez-vous qu’un Land ne peut pas par­ta­ger le finan­ce­ment d’un pro­jet avec l’état, et ça pour évi­ter que les « Län­der » [plu­riel de « Land »] riches soient trop favo­ri­sés par rap­port aux Län­der pauvres. Et dans le même temps, on exhu­mait une lettre du vice-pré­sident de la Cour des Comptes [Bun­des­rech­nung­shof], laquelle met­tait le ministre (fédé­ral) des trans­ports au sujet du finan­ce­ment de Stutt­gart-21, ou plu­tôt au sujet de ses décla­ra­tions appa­rem­ment au moins intem­pes­tives, dans les­quelles il a tou­jours pré­ten­du qu’il avait l’accord de la cour des comptes. La cour des comptes n’a pas modi­fié son avis sur Stutt­gart-21, le consi­dère encore comme un pro­jet à hauts risques, et n’a en l’état auto­ri­sé le finan­ce­ment qu’un des sept chan­tiers consti­tuant Stutt­gart-21. Un ministre fédé­ral accu­sé de men­songe, ça ne se passe pas « à la Woerth », en Alle­magne…

Bon, donc, chan­geons de sujet. Je vais gérer la tran­si­tion en dou­ceur, pro­mis.

Dimanche, j’ai assis­té à un départ en retraite. Celui d’un tram­way. Le der­nier exem­plaire d’un matê­riel crée en 1953. Du coup, on est allés visi­ter le dépot de Nie­der­schön­hau­sen, siège du « musée » du tram­way (et bus) ber­li­nois. Et on y est allés avec mon nou­veau appa­reil pho­to…

C’était pas une chouette tran­si­tion, ça ? Stutt­gart-21, donc train, donc rail, donc tram­way, donc musée du tram­way, et DONC nou­vel appa­reil pho­to. Non, vrai­ment, je confine au génie lit­té­raire, là.

Le nou­veau Pentax (le K-5), est sor­ti il y a quelques semaines. J’ai lu les pre­miers tests, et j’ai été embal­lé. J’ai par­ta­gé mon enthou­siasme avec l’ami Gior­gio, lequel a, sur un coup de tête, déci­dé de m’offrir un K-5. Je n’ai pas de mots pour ça. Mais j’ai des pho­tos.

Je n’ai pas beau­coup par­lé de mon appa­reil de l’époque (le K-7). Mais je pense que le vais par­ler (rela­ti­ve­ment) sou­vent au sujet de mon K-5, et ça va vous expli­quer pour­quoi je ne par­lais pas du K-7.

Le K-5, est ce que j’aurais vou­lu trou­ver dans le K-7. Le K-7 n’a en fait été qu’un appa­reil de tran­si­tion. Le boi­tier du K-7 était déjà « par­fait », un boi­tier à l’ergonomie extra­or­di­naire, « cus­to­mi­sable » dans les détails les plus extrêmes, mais pour être hon­nête, j’avais été déçu par le cap­teur.

Les images étaient un petit peu « creuses ». C’est pas facile à défi­nir, je sais. Et le « bruit » frô­lait le grave dès 1600 ISO. Ça ne m’a pas empê­ché de publier quelques pho­tos à 3200 ISO, je sais, mais je n’avais pas la conscience tran­quille… à juste titre.

Le K-5 est un K-7 pas­sé à l’âge adulte. Le boi­tier est pra­ti­que­ment le même (seule dif­fé­rence : le « sque­lette » est main­te­nant tota­le­ment métal­lique), l’interface est encore plus « cus­to­mi­sable » (j’y revien­drai), mais sur­tout, le cap­teur est tota­le­ment neuf. Et net­te­ment meilleur.

Par exemple, là, je publie une pho­to à 5000 ISO, et j’ai défi­ni­ti­ve­ment la conscience tran­quille.
Regar­dez :

Oh, ne nous mécom­pre­nez pas : il y a du bruit dans l’image. Mais, d’une part moins que dans une pho­to du K-7 avec 3200 ISO, et d’autre part, le bruit du K-5 est net­te­ment plus « propre ». Je veux dire, si je le vou­lais, je pour­rais beau­coup plus faci­le­ment « net­toyer » cette image que si je l’avais prise avec mon K-7.

À l’arrivée, une jour­née mémo­rable. Déjà, bien que leur col­lec­tion ne soit pas très grande, j’ai eu beau­coup de plai­sir à la décou­vrir. Dehors , il y avait même un *très* vieux tram *à che­vaux*. J’ai ado­ré ça. Ensuite, la sor­tie inau­gu­rale de mon K-5 m’a éga­le­ment don­né beau­coup de plai­sir.

En fin de soi­rée (j’exagère : en fait c’est en fin de soi­rée sui­vante…) je me suis déci­dé à faire quel­que­chose que je ne fais que *très* rare­ment : je suis allé récu­pé­rer le code source de mon logi­ciel « pho­to » prin­ci­pal (en fait pra­ti­que­ment le seul que j’utilise), Raw­The­ra­pee, et à le com­pi­ler, his­toire d’avoir accès à la ver­sion qui me per­mette de « déve­lop­per » les RAW com­pri­més de Pentax. J’ai hor­reur de faire ça : ça me fait tra­ver­ser la fron­tière entre « usa­ger » de mon sys­tème, état qui me satis­fait tota­le­ment, et « bidouilleur infor­ma­ti­cien », état pour lequel je n’ai aucune appé­tence. J’étais bidouilleur, il y a encore quelques années, car l’état de Linux m’y obli­geait. Mais ça fai­sait au moins deux ans que je n’avais pas ins­tal­lé sur ma machine les outils per­met­tant une com­pi­la­tion.

D’autant que à peine vingt-quatre plus tard, une ver­sion déjà com­pi­lée était dis­po­nible.…

Donc, vous pou­vez vous attendre, dans le futur, à ce que je me mette à cau­ser « pho­to ».

Et si vous n’aimez pas ça, vous pou­vez déjà prendre date avec le pro­chain du type Stutt­gart-21 : on a décou­vert hier, dans la presse, les plans du pro­jet des­ti­né à uti­li­ser le ter­rain de l’aéroport de Ber­lin-Tegel (dont la fer­me­ture est, si je ne me trompe pas, pré­vue pour 2010), déjà approu­vé par le sénat, dont per­sonne ne savait rien. Le Sénat de Ber­lin n’a appa­rem­ment pas la télé, ou bien ils n’ont rien com­pris à ce qui s’est pas­sé depuis mai à Stutt­gart. À mon humble avis, ça va chauf­fer. Et là, je serai aux pre­mières loges : nous fai­sons par­tie des concer­nés…

Ésprit d’espoir…

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Photo — le lun 20 Sep 2010 à 13:11

Rhâ.

Pour nos audi­teurs qui n’ont pas le son, c’était un râle de sou­la­ge­ment.

Depuis l’accident idiot qui a fra­cas­sé mon K20D, et que je l’ai rem­pla­cé par un K-7, je souffre. En silence, la plu­part du temps, mais je souffre.

Ne nous mépre­nons pas : le K-7 est un bon appa­reil pho­to. Sur­tout en ce qui concerne le boî­tier. Le boî­tier, bien qu’un petit plus petit que celui du K20D, est vrai­ment très bien conçu. Je pour­rais grom­me­ler au sujet des deux petits bou­tons « ISO » et « +/- » (trop petits, et pas idéa­le­ment pla­cés), mais bon. Sérieu­se­ment, le boî­tier est vrai­ment bien.

Mais l’intérieur… il me fait souf­frir.

Sen­si­bi­li­té :
Je sais, je peux uti­li­ser sans états d’âme le K-7 avec des sen­si­bi­li­tés jusqu’à 2000 ISO. Regar­dez la pho­to de Mano, le patriarche de la tri­bu des Orang-Outangs du zoo de Ber­lin que j’ai publiée l’autre jour. 2000 ISO, dans une lumière dégueu­lasse, à tra­vers une glace, je ne peux pas me plaindre. Mais souf­frir, je peux : entre 100 et 400 ISO, les images réa­li­sées avec le K-7 contiennent plus de bruit que celles prises avec le K20D. Sachant que à 100 ISO, aucun de ces deux appa­reil ne peut riva­li­ser avec mon antique (je ricane, il a juste un petit peu plus de deux ans) K10D au niveau du bruit ! Tout ne se voit pas sur le net : je publie mes pho­tos avec une taille (maxi­male) de 1024 pixels. Mais moi je les vois en grand, mes pho­tos, hein…

Auto-focus :
Tout uti­li­sa­teur de Pentax vous le dira : l’auto-focus est… com­ment dire ça… défi­cient. Au moins. En fait il est sur­tout lent. Très lent. Trèèèèèèèès lent. J’en ai raté, des pho­tos… et pour­quoi croyez-vous que je pho­to­gra­phie prin­ci­pa­le­ment des trucs qui ne se déplacent pas ? Quand je vais dans les maga­sins, et que je teste l’auto-focus d’un Canon, ou d’un Nikon, je souffre. La com­pa­rai­son fait mal.

Sinon, encore une fois, le K-7 est un chouette appa­reil.

Enfin : était.

Aujourd’hui, Pentax a annon­cé l’arrivée du grand-frère du K-7 : le K-5. Et quand on regarde les carac­té­ris­tiques de l’appareil, le pre­mier truc qui saute aux yeux, c’est le fait qu’ils ont gar­dé le même boî­tier, et chan­gé le cap­teur et le sys­tème d’auto-focus. D’où mon râle de sou­la­ge­ment. Même si mon râle de sou­la­ge­ment s’étrangle un petit peu quand j’arrive à la lligne « prix ».

Mais bon : l’espoir, c’est gra­tuit !

Rubrique nécro : mon meilleur objectif…

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal,Photo — le sam 19 Juin 2010 à 08:51

Je ne sais pas com­ment j’ai pu lais­ser tom­ber mon sac, mais le résul­tat est là : mon DA* 50 – 135mm est mort. Tom­bé de même pas un mètre, mais exac­te­ment dans l’axe. Je peux entendre le « gling-gling » des len­tilles à l’intérieur. Il n’est —natu­rel­le­ment— plus sous garan­tie. Donc à pas­ser par pro­fits et pertes.

Je publie donc la der­nière (au sens chro­no­lo­gique) pho­to prise avec cet admi­rable objec­tif.

Dom­mage que j’aime pas le blues, tiens…

Ne regardez surtout pas !!

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal,Photo — le mer 14 Avr 2010 à 11:57

Je lis beau­coup (trop) de « tests », forums, etc., en ce qui concerne les appa­reils pho­tos. On y lit beau­coup de choses inté­res­santes, mais *aucune* à croire avant d’avoir véri­fié soi-même.

Sérieu­se­ment, avant d’acheter mon K-7, je m’étais arra­ché le nerf optique à lire les opi­nions de gens (majo­ri­taires…) qui nous disent que le K-7 n’est pas à uti­li­ser au delà de 800 ou 1000 ISO. Ils parlent de qua­li­té d’image insup­por­table. Irre­gar­dable. Hon­nê­te­ment, même sachant tout ce qu’il faut savoir au sujet des forums et tests de tous poils, j’ai hési­té.

Pas long­temps, mais j’ai hési­té.

Cette pho­to a été prise avec 2000 ISO. Sans soleil.

Point final.

« Tu me remercieras plus tard… »

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal,Photo — le mer 7 Avr 2010 à 16:43

C’est le genre de pho­tos qu’on ne voit pas quand on la prend. Qu’on prend d’instinct, parce que quelque part il y a un cli­gno­tant, un quelque chose qui t’alerte, qui te dit : « toi tu ne vois pas, mais moi oui, alors prends cette pho­to, s’il te plait, et tu me remer­cie­ras plus tard, mer­ci. »

Moi, j’ai seule­ment vu le lam­pa­daire allu­mé en plein jour. Je n’ai donc aucun mérite : je prends ces pho­tos là sys­té­ma­ti­que­ment.

Alors que cette pho­to est —à mon humble avis, natu­rel­le­ment— tout sim­ple­ment fabu­leuse. Euh, bon, d’accord, pas « fabu­leuse », mais tout de même très bonne. Car une fois que je cesse de me fixer sur les lampes, je suis hap­pé dans un délire de « pro­gres­sions ». Pro­gres­sions de formes, et de cou­leurs. Rec­tangle blanc (avec lise­ré noir), cercle bleu (avec lise­ré blanc). lequel se marie avec le ciel ambiant, le tout sur­mon­té d’un cercle (à plat) sur lequel la lampe s’assied. C’est tel­le­ment géo­mé­trique et coor­don­né que…

… mais bon, c’est peut-être que pour moi que cette pho­to fonc­tionne.

Tou­jours est-il, ça m’arrive de temps en temps, et j’en arrive à faire confiance à cet ins­tinct par­ti­cu­lier.

À hauteur d’œil…

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal,Photo — le ven 12 Mar 2010 à 00:17

Je réflé­chis­sais à ce que j’ai écrit hier, tout à l’heure, et je suis pas­sé par Schil­ler Park. J’avais sur mon appa­reil mon zoom 60 – 250mm, et je suis pas­sé pour la nième fois devant cette sta­tue. C’est l’exemple par­fait pour illus­trer mon choix d’objectif. Si j’étais sor­ti avec mon 35mm, ou même avec mon 16 – 50mm, cette pho­to n’aurait pas pu exis­ter sans reca­drage.

La dame est sur un socle d’un bon mètre de haut, et mesure pas loin de deux mètres. Donc, avec un objec­tif de courte focale, si on veut la cadrer comme je l’ai fait, on doit être près, et donc on la regarde d’en-bas. Moi, je la regarde de (plus) loin, et donc avec moins d’angle. Bonus, j’ai dans sur ma pho­to la crotte de pigeon qui a séché sur sa tête.

CQFD.

Sinon, au hasard de mes lec­tures, j’en suis à me poser des ques­tions au sujet du débat « plein for­mat » (Full For­mat, c’est à dire appa­reil pho­to ayant un cap­teur du for­mat 24mm x 36mm). C’est *la* mode du moment. À moins que ce soit celle de l’année der­nière (la nou­velle mode étant le for­mat « micro 43 », ou le mode « vidéo HD », je ne sais plus trop : je suis tou­jours un débat ou deux en retard…).

Pour ses pro­mo­teurs, le for­mat FF se jus­ti­fiait par la qua­li­té d’image aug­men­tée, et (ou sur­tout) par la réduc­tion de bruit à hautes sen­si­bi­li­tés. Pour ses détrac­teurs (dont je ne suis a prio­ri pas), l’argument de qua­li­té dans l’absolu était nul et non ave­nu à moins de tra­vailler avec des for­mats de *tirage* (lire : sur des pho­tos impri­mées sur *papier*). En plus, les bot­tiers FF sont natu­rel­le­ment plus chers que les boî­tiers APS-C.

L’un dans l’autre, les deux argu­men­ta­tions, dans *mon* cas, se valent. Je n’ai pas l’arrogance d’avoir des besoins de qua­li­tés si hauts que je doive tra­vailler avec du FF, et je n’ai pas les moyens finan­ciers pour en faire un caprice. Mais si j’avais eu les moyens, j’aurais aus­si choi­sir un boî­tier FF. Je ne suis ni contre ni pour.

Les fabri­cants exploitent le filon : à nou­veaux boî­tiers, nou­veaux objec­tifs. Notam­ment Nikon. Nou­velles ver­sion d’objectifs répu­tés pour leurs qua­li­tés optiques, aux­quels on ajoute la sta­bi­li­sa­tion.

On se rend compte que, pour les pho­to­graphes, la qua­li­té d’image (en lumière « nor­male ») *dimi­nue* quand on passe d’un boî­tier APS-C à un boî­tier FF. Aus­si sur­pre­nant que ce ça puisse être, en réflé­chis­sant un petit peu, c’est tout à fait « logique ». Tout objec­tif a ten­dance à être plus « fin » au centre de la pho­to qu’aux bords. Dans le meilleur des cas, les bords s’approchent de la qua­li­té du centre. Dans le cas d’un boî­tier APS-C, entre le centre et le bord du cap­teur, il y a une dis­tance de 12mm. Dans le cas d’un boî­tier FF, la même dis­tance centre/​bord est de 18mm. Donc, en réflé­chis­sant, il n’est pas impos­sible de croire que les bords des pho­tos géné­rées par des FF sont moins fins que ceux des pho­tos géné­rées par des APS-C.

Dans la pra­tique, le site photozone.de (en langue anglaise), qui béné­fi­cie d’une *très* bonne répu­ta­tion et dont la rai­son d’être est de tes­ter les objec­tifs, me confirme ça laco­ni­que­ment dans les notes qu’ils donnent aux objec­tifs. Un même objec­tif, un des meilleurs toutes marques confon­dues, le pra­ti­que­ment légen­daire Nik­kor AF-S 70 – 200mm f/2.8G IF-ED VR, béné­fi­ciait, quand il avait été tes­té avec un boî­tier APS-C, d’une note « optique » de 4,5. Sachant que le tes­teur est alle­mand, 4,5/5, c’est une note fou­tre­ment bonne. Mais sur un boî­tier FF, la note optique se prend une claque : 3,5. Atten­tion, hein. ça ne fait pas de cet objec­tif une bouse, hein. Mais plus non plus le truc à avoir à tout prix. J’en serais par­fai­te­ment satis­fait, en ce qui me concerne.

L’exemple le plus par­lant de la ver­sion « com­mer­ciale » du phé­no­mène est le bon vieux 17 – 35mm de Nikon. Il avait une note (sur un boî­tier APS-C) tout à fait conve­nable de 3,5. Il ouvrait à f2,8. La nou­velle ver­sion made in Nikon n’ouvre plus qu’à f4. Et sa note est pas­sée à 3,0. Natu­rel­le­ment, Nikon a col­lé des­sus la sta­bi­li­sa­tion (qui a besoin d’une sta­bi­li­sa­tion avec une focale comme ça, sur­tout quand on est sur un boî­tier FF et qu’on a donc accès à des sen­si­bi­li­tés insen­sées ?).

À part pour les gens qui en ont *besoin* (et il n’y en pas tant que ça), je com­mence à soup­çon­ner que le phé­no­mène « FF » est essen­tiel­le­ment com­mer­cial. Du bon mar­ke­ting.

Presque au complet…

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal,Photo — le mer 10 Mar 2010 à 17:28

Ça fai­sait un mois et demi que j’attendais que mon objec­tif « pré­fé­ré » (DA* 60 – 250mm, j’expliquerai les guille­mets plus tard, un petit peu de patience) que j’avais envoyé chez Pentax. Aujourd’hui, il est arri­vé. Ou plus exac­te­ment, son rem­pla­ce­ment est arri­vé.

Mon équi­pe­ment est presque com­plet. Il ne me manque plus que le grip. Sur­tout avec le DA* 60 – 250, (1,3 kg), j’ai besoin de tous mes doigts pour une sta­bi­li­sa­tion maxi­male.

Natu­rel­le­ment, je suis sor­ti quelques minutes his­toire d’inaugurer l’attelage. Avec le K-7, le DA* 60 – 250 donne vrai­ment le meilleur de lui-même. Je vous mets un exemple :

Pour vous rendre compte, cli­quez sur la pho­to : c’est un extrait à 100% d’un por­trait de Noi­settes. Ça vous donne une idée du niveau de détail auquel ce maté­riel vous donne accès, sachant que la pho­to a été prise à 1/​500s, avec une ouver­ture de f5.6, le tout avec une sen­si­bi­li­té de 800 ISO. j’étais à 7 ou 8 mètres de Noi­sette. Je vous mets aus­si la pho­to entière :

Main­te­nant, pour­quoi cet objec­tif est-il mon pré­fé­ré ? En fait c’est peut-être pas celui que je pré­fère. Mais c’est celui que je monte sur mon appa­reil avant de sor­tir quand je pars « à l’aventure ». C’est l’objectif qui cor­res­pond à mon « style » de pho­to­graphe. Je rechigne à m’approcher de mes modèles, vivants ou non. On ne se refait pas. J’aime avoir mon « espace » pour tra­vailler. Les « détails » que je pho­to­gra­phie n’ont pas autant de sens quand j’ai le nez des­sus qu’au moment où je les « découvre », géné­ra­le­ment à quelques mètres de dis­tance.

Et puis, même si mon objec­tif pré­fé­ré est pro­ba­ble­ment mon DA 35mm Limi­ted, Noi­sette, lui, ne l’aime pas.

Photographe de rues … ?

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal,Photo — le mar 9 Mar 2010 à 18:37

Mon contact avec le monde de la pho­to­gra­phie —ou plus exac­te­ment avec les pho­to­graphes et leur(s) monde(s) est en fait très res­treint. En fait il se limite à ce que je peux en voir à tra­vers la lec­ture de « forums » sur l’Internet.

Quoi qu’il en soit, à lire les les forums, une chose me parait claire : la « pho­to­gra­phie de rue » est réser­vée à des por­traits « can­dides ». Un pho­to­graphe de rue pho­to­gra­phie des gens, et la rue n’est qu’un décor. On n’en voit pas grand-chose : le por­trait est géné­ra­le­ment com­po­sé avec une pro­fon­deur de champ limi­tée, ce qui limite l’accès au décor.

Et moi ?

Moi, je pho­to­gra­phie des rues. Mon monde est com­po­sé de détails que je remarque… dans la rue. Et je ne pho­to­gra­phie que très, très, très rare­ment quelqu’un. Et le plus sou­vent de dos, ce qui est un tan­ti­net anti­no­mique avec le concept de « por­trait ».

J’ai déci­dé, sur mon site prin­ci­pal (Mille vingt-quatre pixels, pour mémoire) de créer une « caté­go­rie » nom­mée « pho­to­graphe de rues ». Avec mon « s » comme signe par­ti­cu­lier.

L’amusant, c’est que la pre­mière pho­to de cette caté­go­rie est… un por­trait de rue. Enfin presque. Mais le sujet prin­ci­pal de la pho­to est une per­sonne. De dos, soit, mais tout de même.

Pho­to­graphe de rues suis-je, donc. Qu’on le veuille ou non.

Noisette vs. K-7 : K-7 par KO

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal,Photo — le jeu 4 Mar 2010 à 12:20

J’aime de plus en plus le K-7. Avant de l’avoir, pour réus­sir une pho­to du style de celle-ci, je n’avais pra­ti­que­ment pas d’autre solu­tion que « pre-focus­ser », ou de mettre en place un « focus-trap », et natu­rel­le­ment patien­ter jusqu’à ce que Noi­sette passe à l’endroit en ques­tion. Si il y passe.

Là, je peux le suivre « live », et obte­nir des pho­tos accep­tables. La réac­ti­vi­té de l’autofocus une des avan­cées le plus impor­tantes du K-7 quand on arrive d’un Kx0D.

Un autre point qui prend de plus en plus d’importance pour moi, c’est le doux bruit du déclen­cheur. Sur le Kx0D, le bruit était bru­tal, et l’appareil mena­çait de me sau­ter hors de la main à chaque pho­to. Enfin presque. Vous me com­pre­nez. Alors avec le K-7, tout est doux, soyeux. Sweet.

Côté incon­vé­nients, le grip me manque énor­mé­ment. Ça ne va natu­rel­le­ment pas durer toute ma vie —ce n’est qu’une ques­tion d’argent— mais c’est vrai­ment déran­geant de pas­ser à un Kx0D équi­pé d’un grip à un K-7, déjà plus petit à la base, sans grip. J’ai le petit doigt de la main droite qui pend dans le vide, c’est vrai­ment désa­gréable.

Sinon, tou­jours au sujet du grip du K-7, il a été bien étu­dié : on peut l’utiliser avec une deuxième bat­te­rie *ou* avec de bonnes vieilles AA rechar­geables. Ça donne de la sécu­ri­té, on est pra­ti­que­ment cer­tain de ne jamais être en panne de jus. Confort. En plus, il y a aus­si des­sus un bou­ton AF. Celui-là man­quait sur le grip du Kx0D. Ça ne manque pas quand on se sert du déclen­cheur pour uti­li­ser l’autofocus, mais moi j’utilise le bou­ton AF. Encore un bon point en faveur du K-7.

Parlons TechniK : prise en main du K-7

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal,Photo — le jeu 25 Fév 2010 à 06:29

Mon Pentax K-7 est arri­vé aujourd’hui. Je n’ai pas pris de pho­to « exploi­table », seule­ment des tests bêtes. La pho­to du jour vient de mon vieux K10D.

Juste une liste de trucs qui m’ont sau­té aux yeux après une paire d’heures.

J’aime pas :

  • le pla­ce­ment des bou­tons « iso » et « ev +/- » : je ne sais pas par quel bout les prendre
  • les « portes » en caou­tchouc qui cachent les connec­teurs externes
  • le machin qui fait bling-bling sur l’écran, et qui, même après que je l’aie éteint, me saute au visage à chaque fois que je fais un « ev ». Il m’a fal­lu quelques minutes pour com­prendre com­ment le mettre en vacances per­ma­nentes. Mon écran est fait pour regar­der les pho­tos, pas qu’on me rap­pelle que je suis en tel ou tel mode, etc.
  • le fait qu’il faille atteindre le déjà trop fameux bou­ton « +/- » pour pou­voir avoir, dans le viseur, l’état « ev »
  • le fait que ce n’est pas la même bat­te­rie que sur K10D et K20D. C’est con, sans rémis­sion.
  • le fait que la bat­te­rie a besoin de plus de 5 (cinq) heures pour se char­ger

J’aime :

  • l’écran : un plai­sir. Tout sim­ple­ment.
  • le silence du net­toyeur de cap­teur
  • le silence du déclen­cheur
  • la rapi­di­té de l’auto-focus

Ces quatre points posi­tifs effacent très faci­le­ment l’ardoise des points néga­tifs.

La liste n’est natu­rel­le­ment pas finie. C’est juste le bilan de la pre­mière prise en mains.

Promesses …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal,Photo — le sam 20 Fév 2010 à 21:22

Je vous ai nar­ré, en temps utile, l’accident qui est arri­vé à mon K20D. J’ai reçu la semaine der­nière l’avis de décès. Mon K20D n’était plus répa­rable à un prix rai­son­nable. J’en suis vrai­ment déso­lé. J’avais déci­dé de ne pas l’envoyer à l’atelier délo­ca­li­sé de la socié­té Maerz, mais direc­te­ment à Pentax, lequel m’avait gen­ti­ment indi­qué les coor­don­nées d’un mon­sieur char­gé de ce genre de cas. Le mon­sieur m’a, avec l’avis de décès, envoyé une pro­po­si­tion que je n’hésite pas à qua­li­fier de géné­reuse : pour rem­pla­cer mon K20D, un K7 à en gros 60% du prix public.

Comme je suis bien entou­ré, j’ai pu me lais­ser aller, et j’attends un K7 au début de la semaine.

J’ai déci­dé d’écrire tout ce que cet appa­reil va me faire, me don­ner… ou pas.

Très natu­rel­le­ment, le pre­mier cha­pitre de ce « test » per­son­nel du K7, va être dédié aux rai­sons pour les­quelles j’ai déci­dé de fran­chir le pas. Je vais expli­quer les fonc­tions du K7 qui me l’ont pré­fé­rer à un autre K20D d’occasion.

K7 : le corps du délit

  1. le chas­sis : contrai­re­ment à celui du K20D ou du K10D, il entiè­re­ment métal­lique (magné­sium et allu­mi­nium). Après avoir vu mon K20D mou­rir d’une frac­ture, je pense que je me ras­sure pour pas cher. « Métal­lique », ça sonne mieux que « plas­tique », non ?
  2. le viseur : bien qu’il soit en fait plus petit que celui du K20D, il me donne à voir toute la scène que je vais pho­to­gra­phier, plu­tôt que les 95% du K20D. J’ai déjà avoir des décep­tions à cause de ça.
  3. la molette : avec mon K10D et mon K20D, j’ai raté des pho­tos (je me sou­vient sur­tout d’un train raris­sime qui m’est pas­sé sous le nez) parce que la molette des pro­grammes de prise de vue n’était plus à la posi­tion où je l’avais lais­sée. Sur le K7, c’est impos­sible : il faut appuyer sur un bou­ton pour pou­voir tour­ner la molette. Natu­rel­le­ment, j’imagine que je vais un jour ou l’autre râler parce que le bou­ton m’aura fait rater une pho­to, mais je pars du prin­cipe que j’aurai tort.
  4. écran « hi-fi » : trois pouces de dia­go­nale, avec 921 000 pixels. À ne plus com­pa­rer avec les 230 000 du K20D. J’espère.
  5. la ligne : le K7 est beau­coup plus car­ré que les pré­cé­dents, ce n’a pas l’air d’être désa­gréable. Par contre, il est plus petit, et je ne sais pas encore si ça va me plaire ou pas.

K7 : la tête à la bonne place
Quelques des fonc­tions du K7 m’ont atti­ré quand j’ai lu les pre­miers tests :

  1. déclen­cheur : 1/​8000s, même si je n’en ai encore jamais vrai­ment eu besoin, mais on ne sait jamais
  2. auto-net­toyeur : nou­velle ver­sion, plus effi­cace, à ce qu’il parait, per­met­tant d’éviter d’avoir des sale­tés sur les pho­tos
  3. nou­velle « cel­lule » : la sur­face du cap­teur est trai­tée par 77 zones, au lieu de 16 comme aupa­ra­vant. On peut en espé­rer une meilleure esti­ma­tion de la lumière au niveau de l’exposition.
  4. rapide : 5,2 images à la seconde en mode rafale (contre 3,0 sur le K20D)
  5. à niveau : dans le viseur on peut savoir si on est hori­zon­tal ou pas. Pra­tique.
  6. ou pas à niveau … ? : quand on tra­vaille sur un tri­pied, par­fois on est à quelques mil­li­mètres du cadre idéal, mais, on ne par­vient pas à se caler exac­te­ment avec le tri­pied. Mais avec le K7, on peut —un petit peu, quelques mil­li­mètres— modi­fier le cadre sans bou­ger l’appareil. Ça me parait inté­res­sant. À voir.
  7. copy­right : certes, on peut faire ça avec digi­kam ou ligh­troom, mais si on n’a rien, on peut avoir les men­tions du copy­right inté­grées dans les don­nées des pho­tos. Pra­tique.
  8. on connaît sa famille : le K7 peut auto­ma­ti­que­ment cor­ri­ger les dis­tor­tions des objec­tifs de Pentax. Enfin au moins les DA et DA*. Et aus­si les trois FA Limi­ted (31, 43, et 77mm).

Ah, il y a un mode « video », dont je me fous tota­le­ment. Mal­heu­reu­se­ment, il va fal­loir bien­tôt impos­sible d’acheter un appa­reil pho­to sans mode video. J’espère que ça ne va pas durer, mais j’ai des doutes : les mau­vaises idées se vendent appa­rem­ment plus que les bonnes.

Le pro­chain article, une fois que j’aurai un K7 dans la main. Une sorte de bilan (pro­vi­soire) pour sanc­tion­ner les pro­messes du K7.

Wayne. John Wayne.

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal,Photo — le mar 29 Déc 2009 à 17:08

Je suis le John Wayne de Ber­lin-Wed­ding. Je trim­balle mon appa­reil pho­to à la cein­ture. Et ce n’est pas dif­fi­cile à com­prendre…

J’ai com­men­cé avec la cour­roie autour du cou. Hon­nê­te­ment, ça n’a pas duré. Ensuite, une cour­roie « high-tech », en machin­préone, ça n’a pas duré plus long temps. C’est bien, cer­tai­ne­ment, mais pas pour moi. En été c’est insup­por­table, sur tout le high-tech à la sueur. Quand on a un appa­reil de « grande taille », c’est à dire avec un grip, et qu’on en plus un objec­tif « de grande taille » (genre DA* 50 – 135 ou, pire, DA* 60 – 250), il est tout sim­ple­ment impos­sible de se trim­bal­ler avec ça autour du cou. On a tou­jours « peur », et on fini par avoir un per­ma­nence une main qui tient l’objectif.

Dans ma quête pour trou­ver le « véhi­cule » idéal, ma deuxième étape a été une « dra­gonne  ». C’est un sys­tème très bien fait, qui com­bine avec une plaque me per­met­tant d’utiliser mon pied. Mais hon­nê­te­ment, l’appareil à la main en per­ma­nence, ce n’est pas viable. C’est un sys­tème qui me plait beau­coup (ça donne une bonne sécu­ri­té), mais qui ne doit pas être uti­li­sé seul.

La troi­sième étape a été la décou­verte de la RS2 de Black Rapid. Ce n’était pas par­fait, mais tout de même très bien. Au début, j’ai détes­té le sys­tème d’accrochage, et je l’ai rem­pla­cé rapi­de­ment : la plaque de mon pied vivait de toute façon sur la « poi­gnée » de mon DA* 60 – 250, et donc il était facile de l’utiliser à la place de ce sys­tème d’accrochage vrai­ment pas ter­rible. Leur maté­riel a évo­lué (dans le bon sens), avec la RS4, mais il était déjà trop tard. J’ai trim­bal­lé mon maté­riel pen­dant à mon côté pen­dant plu­sieurs mois, et je l’utiliserais encore si je n’avais pas eu la révé­la­tion

Note : avec la RS, j’ai conti­nué à uti­li­ser ma dra­gonne.

Et récem­ment, j’ai fait la décou­verte du sys­tème « spi­der ». Celui qui trans­forme un inof­fen­sif pho­to­graphe en un John Wayne digi­tal. Yeeee­haaaa !

Ce sys­tème m’a convain­cu en même pas une semaine.

Bon, c’est un petit peu dif­fi­cile au début. S’habituer à l’image du John Wayne du quar­tier. Mais c’est parce que c’est très nou­veau, et pas du tout répan­du. Ça ne va pas durer.

On peut uti­li­ser ce sys­tème sans la cein­ture qui vient avec (je veux dire : on peut uti­li­ser sa propre cein­ture), mais elle est tel­le­ment bien étu­diée que je la recom­mande. J’aime l’idée qu’on peut « bidouiller » avec l’accrochage, per­met­tant de choi­sir l’équilibre qu’on veut pour le sys­tème (mon DA*60 – 250 ayant une cer­taine ten­dance à se com­por­ter comme un trom­bonne à cou­lisse, j’apprécie par­ti­cu­liè­re­ment de pou­voir le por­ter à l’horizontale).

Sur la pla­tine du sys­tème Spi­der­pro, j’ai fixé la plaque de ma dra­gonne. Sans pro­blème. Et main­te­nant je peux aus­si me trim­bal­ler avec mon pied (que je porte dans le dos, ce qui créait des conflits avec ma RS2). Ou avec mon sac à dos.

À recom­man­der sans hési­ter. Ça s’appelle le Spi­der Came­ra Hol­ster. Moi je l’ai trou­vé par l’intermédiaire de enjoyourcamera.com.

Yee­haaaaaaa !

Gigot-flageolets !

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal,Photo — le jeu 24 Déc 2009 à 06:13

Semaine curieuse. Enfin en ce qui concerne la pho­to­gra­phie chez moi.

Au la fin de la semaine der­nière, la tem­pé­ra­ture est des­cen­due jusque -15°. Peut-être même plus bas, dans le cas de Span­dau. Et jus­te­ment, on y était, à Span­dau. Et là j’ai pris un coup au moral : mon objec­tif pré­fé­ré (DA* 60 – 250mm) ne sup­porte pas le froid. En tout cas pas -15°. Il refuse de mettre au point. Je ne pou­vais plus l’utiliser que manuel­le­ment. Main­te­nant, il ne fait plus qu’entre 0 et -4°, et il marche comme si il était au soleil. J’appelle ça un sale coup. Même si il ne va pas faire -15° tous les jours, j’aime l’idée que mon maté­riel pho­to peut fonc­tion­ner par tous les temps.

Sinon, j’ai reçu mon cadeau de Noël : un Spi­der Sys­tem. C’est (après deux jours d’utilisation) une révé­la­tion. Des sys­tèmes pour trim­bal­ler mon appa­reil, j’en ai tes­té quelques uns, tout de même. Mais celui-ci reçoit faci­le­ment la queue du Mickey. Mon appa­reil est tou­jours où je l’attends, à por­tée de main, et j’ai enfin fini d’avoir par­tout des cour­roies dans tous les sens. On peut contrô­ler l’équilibrage du sys­tème, et sur­tout, sur­tout, je ne sens plus le poids de mon appa­reil. Tout de même, mon appa­reil, avec son grip et mon zoom habi­tuel, c’est tout de même entre deux et trois kilos. Après une jour­née de pho­to, j’ai sou­vent mal au dos. Mais là, rien du tout. Il faut attendre encore un petit peu, mais je crois vrai­ment que j’ai enfin *la* solu­tion.

Hier, on est allés au zoo. Et, sur un coup de « folie », j’ai déci­dé de lais­ser mon K20D tra­vailler jusque 3200 ISO. Jusque là, je n’avais jamais même ten­té de faire ça. Je m’attendais au pire. Mais, à force de renon­cer à prendre des pho­tos (dans les « mai­sons » du zoo, la lumière est tout à fait insuf­fi­sante), je n’avais plus que cette solu­tion. Eh bien j’ai été sur­pris. Oh, ça ne pas marche à tous les coups. Par exemple, les cages des Orangs-Outangs ne m’ont pra­ti­que­ment pas don­né de bonnes pho­tos. Mais chez les chim­pan­zés et chez les gorilles, j’ai eu par­fois de bons résul­tats. Je suis bien content. Vous pou­vez cli­quer sur la pho­to, pour la voir en plus grand.

Ce soir, c’est gigot-fla­geo­lets.

Joyeux Noël !

Monsieur Pentax, ton SAV (en Allemagne), c’est de la merde.

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Photo — le lun 14 Déc 2009 à 17:31

Nuit gravement ...

Ça fait plus de deux ans que je tra­vaille avec du maté­riel pho­to­gra­phique de la marque Pentax. Appa­reils, objec­tifs. J’ai déjà tout ce que je pense de bon au sujet de mon maté­riel.

Ce maté­riel me donne totale satis­fac­tion. Quand il est là. J’ai dû me pas­ser de mon K10D pen­dant pra­ti­que­ment 3 (trois) mois. Et de mon che­val de labour, ce magni­fique DA* 60 – 250mm pen­dant un mois.

Et ça, c’est défi­ni­ti­ve­ment trop long.

Quand j’ai ache­té mon K10D, et mon DA 40mm, il y a deux ans, je les ai envoyés tous les deux au SAV. Pas ensemble, tout de même. Dans les deux cas, j’ai contac­té Pentax Alle­magne (via leur site web), et annon­cé que j’avais besoin d’eux. Deux jours plus tard, quelqu’un son­nait à la porte, pre­nait mon appa­reil pho­to, et l’appareil pre­nait la route direc­tion Ham­burg. Deux semaines plus tard, le même livreur me rame­nait mon appa­reil. Même topo pour l’objectif. Le « cour­sier » m’a coû­té treize euros. Le tech­ni­cien qui a trai­té mon maté­riel avait une adresse cour­riel qui finis­sait par pentax.de, et il était au télé­phone au numé­ro don­né pour Pentax.

Qu’est-ce qui a chan­gé ? Main­te­nant, l’atelier est à deux sta­tions de bus de la mai­son. L’atelier est éga­le­ment char­gé des répa­ra­tions de Canon et Tam­ron. Quand je les appelle, tout ce que je peux entendre dans mon télé­phone me rap­pelle furieu­se­ment le pre­mier mou­ve­ment de la trop fameuse « sonate pour pipeau et cla­ri­nette ». Les infor­ma­tions se contre­disent.

Mieux : quand j’ai ame­né mon DA* 60 – 250, la dame au gui­chet l’a don­né à un « tech­ni­cien », et est reve­nue en me disant que le tech­ni­cien avait réus­si à faire la mise au point avec. À cet ins­tant, je savais qu’elle me disait n’importe quoi : cet objec­tif était blo­qué, de chez blo­qué. Même manuel­le­ment, je ne pou­vais pas obte­nir même un sem­blant de mise au point. Je n’avais pas besoin d’en entendre plus.

J’en suis au point de cal­cu­ler com­bien je pour­rais revendre l’ensemble de mon maté­riel, et esti­mer com­ment le rem­pla­cer au mieux.

Mon pro­blème, mon­sieur Pentax, c’est :

  • dans SAV, il y a « ser­vice ». Mais pas chez vous.
  • un objec­tif du prix d’un DA* 60 – 250 ne devrait pas être absent pen­dant un MOIS. Point. C’est une ques­tion de res­pect.

Donc, dans un pre­mier temps, je vais arrê­ter de chan­ter les louanges de la mai­son Pentax. Et ensuite, peut-être même chan­ger de cré­me­rie.

Un photographe…

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal,Photo — le mer 9 Déc 2009 à 17:32

Il y a toujours deux faces ...

Mon ami Sté­phane est pho­to­graphe.

Sté­phane est le genre de per­sonne qui m’oblige à réflé­chir sur ce que je fais. Ou ne fais pas.

Par exemple, je ne me pose pas la ques­tion de ce qu’est la pho­to­gra­phie, je ne suis pas le genre à s’interroger sur le mot « pho­to­gra­phie ». Mais Sté­phane, lui, a fait ça. Pho­to­gra­phie signi­fie (à ma sauce) « écrire la lumière ». Là où, pour vous et moi, la pho­to­gra­phie est la dis­ci­pline de la prise de vue, une tech­nique des­ti­née à reflé­ter la réa­li­té d’un ins­tant, Sté­phane, qui s’est inter­ro­gé sur le sens des mots, en est arri­vé à quelque chose de tota­le­ment dif­fé­rent.

Mes pho­to­gra­phies ne cherchent pas à dupli­quer le réel mais à cap­tu­rer, inten­si­fier l’émotion. L’étape la plus impor­tante de mon tra­vail n’est pas la prise de vue mais le déve­lop­pe­ment.
Sté­phane, dans son livre Un an à Kyô­to

Le résul­tat, un album de pho­tos. Ça s’appelle Un an à Kyô­to. Un tirage magni­fique.

Chez moi, le « déve­lop­pe­ment » est un pro­ces­sus que j’ai auto­ma­ti­sé le plus que je le pou­vais. Le déve­lop­pe­ment est un pen­sum. Sté­phane, lui, l’a inté­gré à son pro­ces­sus créa­tif. Moi je n’ai pas de pro­ces­sus créa­tif. J’ai écrit à mon sujet, il y a pra­ti­que­ment deux ans, dans une (rare) phase d’introspection : « Archi­viste du super­fi­ciel, de l’inutile, du pro­vi­soire, et du fra­gile. », et je répète à toute per­sonne me posant une ques­tion à ce sujet que je ne suis *pas* un artiste.

Mais la pho­to­gra­phie est plus large (ou grande, ou pro­fonde, etc.) que mon sim­pliste uni­vers de prise de vue.

Je soup­çonne mon ami Sté­phane d’être capable de –peut-être pas révo­lu­tion­ner, mais au moins de s’approprier toute dis­ci­pline sur laquelle il met­trait les doigts, et y lais­ser une trace. C’est un talent rare. Et Sté­phane est une per­sonne rare.

Il est dif­fi­cile de par­ler de Un an à Kyô­to. Mais je vous invite à y jeter un œil. Le pire qui puisse vous arri­ver, c’est d’en res­sor­tir avec plus de neu­rones actifs que quand vous y êtes entrés.

Photo « de rue »…

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal,Photo — le mar 24 Nov 2009 à 07:58

Attendre ... station Seestraße

Hier soir, comme on sor­tait, j’ai mon­té mon DA 15mm sur mon appa­reil. C’est le choix évident quand il fait nuit : en mode semi-auto­ma­tique (prio­ri­té ouver­ture, fixée à f/8.0), même en « pleine » nuit, c’est à dire dans le cas pré­sent dans le métro, j’ai pour une vitesse de 1/​30s –avec 1250 ISO – , ce qui, pour « cible » immo­bile est tout à fait assez. De plus, avec mon f/8.0 j’ai assez faci­le­ment à l’hyperfocale : net­te­té de 70cm à l’infini.

Tout ça est l’outil idéal pour faire de la pho­to « de rue ».

Cette pho­to est loin d’être « idéale ». Il y a beau­coup de bruit, déjà, et la mise au point est… euh… disons approxi­ma­tive.

Mais elle me plaît bien, cette pho­to. Pour une pho­to volée, prise –lit­té­ra­le­ment– de la hanche, et donc en fait à l’aveugle, c’est pas mal, je trouve.

Sinon, la nuit, quand je peux dis­po­ser d’un « sau­veur » (un truc quel­conque qui soit à peu près hori­zon­tal et stable sur lequel je puisse poser mon appa­reil), alors je peux tra­vailler avec 100 ISO, à condi­tion que seul le décor m’intéresse. Ben oui, hein, espé­rer que la vie se fige pour les pro­chaines 5 ou 10 secondes est au mieux illu­soire.

Je com­mence à aimer la pho­to de nuit, je me rends compte.

Un an de bonheur …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal,Photo — le sam 21 Nov 2009 à 18:07

%

Impul­sive, la déci­sion, dans un sens. Elle ne s’imposait pas, finan­ciè­re­ment, mais on sor­tait du Job­Cen­ter avec une « bonne » nou­velle, et je vois cette déci­sion comme un défi aux mois de galère que nous avons tra­ver­sés. On s’est donc ache­té un an de bon­heur.

C’est pas *vrai­ment* cher, natu­rel­le­ment. Une année de bon­heur nous coûte vingt-cinq euros cha­cun. Nous avons échan­gé notre billet de cin­quante euros contre deux cartes d’entrée au zoo, valables un an. Et, avec un sou­rire à se déchi­rer le visage, on est entrés.

J’ai pris 600 pho­tos. J’en ai tiré pas mal de conclu­sions :

En l’absence de mon DA*60 – 250mm, j’ai remis en ser­vice mon bon vieux DA* 50 – 135mm. Dans les cas où j’ai pu « fer­mer » mon objec­tif (f 5.6), et que j’ai pu avoir une sen­si­bi­li­té jusqu’à 800, 1000 ISO, il est tou­jours fan­tas­tique. Mais quand, dans le cas par exemple des phoques, j’ai besoin d’une vitesse rapide (l’idéal aurait été au moins 1/​750s, mais je n’ai pas pu mon­ter au-delà de 1/​500s), là la conjonc­tion d’une ouver­ture « exces­sive » (f 4), des ISO entre 1000 et 1600, et pour finir des acteurs (les phoques et la dres­seuse) habillés de noir, je suis un petit peu déçu. Il fau­dra que je re-pho­to­gra­phie les phoques en avril, ou mai, his­toire d’avoir un maxi­mal de lumière.

Ne prendre qu’un objec­tif (à focale fixe) pen­dant une période de temps défi­nie est une bonne idée, mais il faut savoir ne pas être trop rigide. Dès demain, je sor­ti­rai avec mon 35mm, mais pour hier c’était défi­ni­ti­ve­ment hors de ques­tion. Le but de l’opération (tra­vailler avec une focale fixe pen­dant un cer­tain temps) est d’apprendre à cadrer. Les zooms rendent « pares­seux ». Cela dit, après cette expé­rience, je recol­le­rai mon 60 – 250mm sur mon K20D. Pour le genre de pho­tos que je fais, c’est défi­ni­ti­ve­ment le type d’objectif qu’il me faut. Pares­seux ou pas.

Il faut savoir décol­ler les yeux du viseur. Quand on fait des pho­tos au zoo, le spec­tacle n’est pas seule­ment dans les cages.

On va y retour­ner régu­liè­re­ment, au zoo. C’est un endroit qu’on aime bien. On n’y allait que rare­ment, tout sim­ple­ment pour des rai­sons « éco­no­miques ». Main­te­nant, on n’a plus de ques­tion à se poser. On a eu rai­son de faire ça. Un an de bon­heur…

Les nouvelles du front photo

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal,Photo — le dim 15 Nov 2009 à 09:32

Une roue de cassée ...

Mon objec­tif prin­ci­pal (le DA*60 – 250mm) est tom­bé en rade ven­dre­di. Blo­qué. Plus de mise au point pos­sible, ni auto­ma­tique no manuelle. Je l’ai natu­rel­le­ment dépo­sé au SAV de Pentax (ils ont une annexe à Ber­lin, pas loin de chez nous). Il est hors cadre pour au moins trois semaines. Et c’est natu­rel­le­ment sans appel. Ils n’ont pas assez de per­son­nel, etc. De plus le SAV est délo­ca­li­sé. Je veux dire, ce ne sont pas des employés de Pentax.

Pro­fi­tant de cette visite, j’ai eu des nou­velles fraîches de mon K10D, les mythiques pièces de rechange sont enfin arri­vées du Japon. Ils me l’ont pro­mis pour cette semaine. Mal­gré l’arrivée de mon K20D, je n’ai pas l’intention de mettre le K10D à la retraite. Je pense l’équiper de mon DA 15mm à demeure. Avec en plus mon DA 40mm dans la poche du pan­ta­lon, ça me fera un «kit» light, pour les jours où je n’ai pas envie de me trim­bal­ler mon sac-pho­to.

J’ai déci­dé de pro­fi­ter de l’absence de mon 60 – 250mm pour suivre les conseils d’un pho­to­graphe que je lis régu­liè­re­ment sur l’Internet. Je ne suis mal­heu­reu­se­ment inca­pable de retrou­ver l’article auquel je pense, mais là il recom­man­dait à tout pho­to­graphe de n’utiliser qu’un seul objec­tif, à focale fixe, pen­dant un laps de temps fixé. Pour lui, c’est très béné­fique, et for­ma­teur. Je ver­rai bien. En tout état de cause, j’ai déci­dé de ne sor­tir qu’avec mon DA 35mm pen­dant les trois semaines à venir. Je vous racon­te­rai ce qu’il en res­sort.

Sinon, j’ai déci­dé d’animer un petit peu Mille vingt-quatre pixels. Je ne sais pas encore exac­te­ment com­ment. Peut-être avec des thèmes, genre «le noir et blanc du mer­cre­di», ou «la semaine des portes». Natu­rel­le­ment, c’est juste pour me for­cer à réflé­chir un petit peu. Le nombre de visi­teurs sur 1024 étant ce qu’il est, per­sonne ne va se plaindre de l’expérience. :)

Les travailleurs du pratique …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal,Photo — le dim 1 Nov 2009 à 09:44

Logement garanti !

J’ai trou­vé ça dans un article du site qui s’appelle «Linux pho­to­gra­phy». C’est un petit article, qui m’a don­né accès à un petit pro­gramme. Pas grand-chose, à la base. Mais sym­bo­lique. L’auteur me confirme dans ce que je pense des pro­gram­meurs qui tra­vaillent pour Linux.

This is a tru­ly unix-phi­lo­so­phy tool: one tool for one pur­pose, but do it well.

En fran­çais : c’est un outil vrai­ment tiré de la phi­lo­so­phie unix; un outil pour ne faire qu’une chose, mais la faire bien. C’est la phi­lo­so­phie qui s’oppose aux usines à gaz style (par exemple) Ligh­troom, un outil pour (entre autres) impor­ter, cata­lo­guer, déve­lop­per, modi­fier, expor­ter, «show­case» (quoi que ce soit), etc. Le genre de pro­grammes qui vient avec une valise pleine de «pre­sets», et qui encou­rage la paresse de ses uti­li­sa­teurs, les noyant dans le flot. Je suis conscient que ce genre de logi­ciels ont des mil­lions d’utilisateurs heu­reux. Mais bon, 90% de ceux-là sont tout autant heu­reux avec leur Win­dows, hein… (75€ pour la mise à jour de la der­nière ver­sion de Win­dows, mer­ci bien, plus 250€ pour le pro­gramme lui-même)

Dons, ce petit pro­gramme s’appelle Rapid Pho­to Down­loa­der. On le trouve ici. Après l’avoir ins­tal­lé (un petit peu moins d’une minute) et de l’avoir confi­gu­ré (peut-être deux minutes, je ne suis pas vrai­ment rapide pour ce genre de trucs), il est opé­ra­tion­nel. Main­te­nant que fait-il ?

Pour vous expli­quer ça, il faut que je reparte vingt-quatre heures en arrière. Hier, en ren­trant à la mai­son, avant de pou­voir tra­vailler sur mes pho­tos, il fal­lait que je fasse un cer­tain nombre de choses :

  • bran­cher le câble usb à mon appa­reil
  • ouvrir le ges­tion­naire de fichiers
  • copier les fichiers à l’endroit idoine
  • renom­mer le réper­toire conte­nant mes pho­tos (pas­ser de 100_​1031 à 091031-RAW)
  • renom­mer les fichiers indi­vi­duels (pas­ser, par exemple de K20D_0159.PEF à 091031-K20D-0159.PEF)
  • «démon­ter» l’appareil (je suis de la vieille école, je ne suis en pas obli­gé de faire ça)
  • enle­ver le câble

Main­te­nant, avec ce pro­gramme, tout ce que j’ai à faire est de bran­cher et débran­cher le câble. Le pro­gramme crée lui-même le réper­toire, et change le nom du réper­toire et des fichiers. Ne faire qu’une chose, mais la faire bien. Et gra­tui­te­ment. Oh, et il trie les fichiers selon leur ori­gine : K10D, et K20D.

Tiens, j’ai fait en gros 4000 pho­tos avec mon K20D, entre le 18 juillet et hier.

L’essentiel est invisible pour les yeux …?

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal,Photo — le jeu 29 Oct 2009 à 09:35

On ne voit bien qu'avec le coeur ... ?

La nuit, les appa­reils pho­to mentent.

Ho, pas par malice, notez. Mais tout de même.

Le mien, par exemple, a obli­té­ré le pho­to­graphe, et m’a pré­ten­du que seul l’appareil était impor­tant.

Pentax : c’est plus fort que toi …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal,Photo — le mar 27 Oct 2009 à 12:10

En surface, ou souterraine ...

C’est une pho­to sym­bole. C’est le type de pho­tos qu’on prend pra­ti­que­ment machi­na­le­ment, et qu’on ne voit que plus tard.

Non, c’est pas bien expli­qué.

C’est le genre de pho­tos qu’on prend ins­tinc­ti­ve­ment, plu­tôt que machi­na­le­ment, et dont la signi­fi­ca­tion n’apparaît que plus tard.

Ce que je veux dire, c’est que quand j’ai pris cette pho­to, je n’ai «vu» que la grille qui fer­mait la sta­tion de métro. Au cours de la «revue» des pho­tos du jour, il a fal­lu tout de même pour­quoi, si je ne vou­lais pho­to­gra­phier *que* la grille, *pour­quoi* je n’ai pas sim­ple­ment des­cen­du. Quelques marches plus bas, j’avais une pho­to de grille. Il m’a bien fal­lu me deman­der *quelle* pho­to j’ai vou­lu prendre.

Reve­nons au moment où j’ai pris la pho­to. La sta­tion est fer­mée, il est 01:36. Mais quelques minutes plus tôt, j’avais *com­pris* qu’à l’heure de la fer­me­ture de la sta­tion, une ligne de bus entre en fonc­tion. Elle suit, en sur­face, le tra­jet sou­ter­rain du métro, s’arrêtant aux mêmes endroits. En gros, un petit peu avant 01:36, j’ai *com­pris* que la ville ne s’arrête jamais. En-des­sous ou au-des­sus. Mais sans jamais «sanc­ti­fier» cette com­pré­hen­sion. Je veux dire que je n’ai pas pris une seconde, pas une minute, pour jouer dans ma tête avec l’idée de la qui ne s’arrête jamais.

Main­te­nant, je re-regarde la pho­to, et je la *com­prends*. La pho­to que j’ai prise était en fait la pen­sée que j’avais en tête sans l’avoir for­ma­li­sée, alors que je croyais consciem­ment prendre la pho­to de la grille. La sta­tion est certes fer­mée, mais la rue ne l’est pas. Rien ne m’empêche de ma bala­der la nuit. C’est la vraie pho­to que j’ai prise, alors que je croyais avoir pris une pho­to de fer­me­ture.

C’est un petit comme si mon appa­reil pho­to pen­sait plus vite que moi…

Pré-post-scrip­tum : Dans ma tête, j’ai l’expression «c’est plus fort que toi». Je suis convain­cu que ça me vient d’une pub que j’ai vue quand j’étais plus jeune. Mais je ne sais pas laquelle. Et vous ?

Une semaine avec mon Pentax DA 15mm Limited…

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal,Photo — le mer 23 Sep 2009 à 08:01

Vide-grenier à Plougastel ...
J’ai pas­sé une semaine en Bre­tagne. Mon der­nier séjour datait de mai 2007, à la mort de mon père. J’avais tout de même fait pas mal de pho­tos, avec mon Lumix (FZ30), lequel était muni d’un zoom impres­sion­nant.

Mais dans cette semaine, j’ai déci­dé de n’utiliser que mon nou­veau DA15mm Limi­ted, lequel m’a été offert par l’ami Gior­gio. Natu­rel­le­ment, je n’ai pas tenu, ayant uti­li­sé de temps en temps mon DA*60 – 250mm. Mais tout de même, le DA15 a été l’objectif prin­ci­pal de la semaine. Le bilan est très lar­ge­ment posi­tif, bien que contras­té –pas for­cé­ment au sujet de l’objectif lui-même, mais géné­ra­le­ment du fait de mon manque d’expérience avec ce genre de maté­riel.

Avec mon DA* 16 – 50mm, j’étais géné­ra­le­ment plus du côté du 50mm que du 16. Et de plus, j’ai rela­ti­ve­ment rare­ment, à Ber­lin, l’occasion de faire des pho­tos de pay­sages, domaine de pré­di­lec­tion sup­po­sé des objec­tifs «grand-angle». Mais lors de cette semaine, j’ai eu quelques sur­prises :

  • un «grand-angle» est très utile dans les endroits «étri­qués», et/​ou dans les endroits par­ti­cu­liè­re­ment sombres
  • le pay­sage, c’est *très* dif­fi­cile

La décou­verte a eu lieu dans l’église de Rumen­gol (au-des­sus du Faou, pour ceux que ça inté­resse). Elle est truf­fée de sta­tues poly­chromes extra­or­di­naires. Mais pas de lumière. Même à 1600, j’étais sou­vent avec des temps de pose genre 18 seconde, 14 seconde, l’utilisation d’un objec­tif genre du 15mm s’impose immé­dia­te­ment. Cela dit, je trouve que l’objectif un petit peu «mou» si je l’ouvre au maxi­mum. En géné­ral, je le laisse ouvert (ou fer­mé) à f8. Hon­nê­te­ment, avec mon K20D, 14 de seconde est la limite pour uti­li­ser le DA15mm «à la main», même avec la sta­bi­li­sa­tion.

La pre­mière pho­to a été prise, posée sur une table, avec un temps de pose d’1/2 seconde. La sta­tue est «cachée» dans un coin de l’église de Plou­gas­tel. La sta­tue est à moins d’un mètre de moi. Mal­gré le bruit (église sombre et 1600 ISO), je trouve l’image tout de même bien réus­sie. J’ai fait plus d’une cen­taine de pho­tos dans diverses églises de la région, et j’ai fait plus de quatre-vingt dix pour­cents de ces pho­tos avec le DA 15mm.

Le «domaine» des objec­tifs «grand-angle» est natu­rel­le­ment le pay­sage. J’ai eu (et j’ai encore) des pro­blèmes pour gérer a lumi­no­si­té du ciel quand j’ai essayé de faire des pay­sages. Par moments ça tourne au cau­che­mar. Le manque de dyna­mique des appa­reils numé­riques m’agace. Mais peut-être que ma tech­nique est insuf­fi­sante.

Pour la seconde pho­to (le séma­phore de la pointe Saint-Mathieu, au nord de Brest, avec sa voi­sine la ruine), ça c’est bien pas­sé. Mais trop sou­vent mes cieux «bleus» sont cyan, ou même blancs.

Pointe Saint-Mathieu

Sinon, le piqué de l’image est excellent. Encore une fois, le DA 15mm Limi­ted est, en fait, un petit peu mou si on ouvre à plus que f8. Cela dit, f8 est une ouverte com­mune dans les pho­tos de pay­sage, tous objec­tifs confon­dus, his­toire d’avoir une pro­fon­deur de champ la plus grande pos­sible. Un pay­sage avec f4 n’a à mon avis aucun sens. Donc si je n’utilisais le DA 15mm que pour faire du pay­sage, je n’aurais rien à lui repro­cher. D’autant que les dis­tor­sions sont vrai­ment minimes (sauf si on tente une pho­to avec aux deux extré­mi­té deux phares –sou­pir).

Mais si on l’utilise pour autre chose, cette «tare» (tout de même assez rela­tive) peut être gênante.

Au compte débi­teur, le cou­vercle de l’objectif est car­ré­ment chiant. Je l’ai lais­sé à la mai­son, l’ayant rem­pla­cé par un machin en plas­tique à 4,95€. Sans remords.
Et c’est fini pour les défauts.

Au compte cré­di­teur :

  • la qua­li­té de fabri­ca­tion («Limi­ted» oblige)
  • la ges­tion des dis­tor­sions (tant géo­mé­triques que chro­miques)
  • le ren­du des cou­leurs
  • le poids et la taille
  • l’abat-jour incor­po­ré

En un mot, un chouette outil.

Le grimpeur et la muse …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Photo — le lun 24 Août 2009 à 20:19

Le grimpeur et la muse ... une fable ?

[Cet article avait dis­pa­ru lors d’un inci­dent de ser­veur. Le revoi­ci, moins le titre ori­gi­nal, que j’ai oublié…]

Je vais racon­ter la genèse d’une pho­to ratée.

Cette pho­to me plait beau­coup, en dépit du fait qu’elle est défi­ni­ti­ve­ment ratée. Ça ne se voit peut-être pas même pas au pre­mier regard, mais moi je sais qu’elle est ratée. Et le pire : je sais exac­te­ment pour­quoi, et com­ment j’aurais pu, et même du, la prendre cor­rec­te­ment. Mais dans ce genre de situa­tions, je perds la tête.

Le pro­blème : la sta­tue est floue. Pas énor­mé­ment, mais floue.

La rai­son : je suis avec mon DA* 60 – 250mm. À 25 mètres, et mon ouver­ture à F4, j’ai une pro­fon­deur de champ de 1,51m. Et il y a faci­le­ment trois mètres entre le grim­peur et la muse.

La solu­tion : c’était très simple : fer­mer. Avec un F8, j’avais 3 mètres de pro­fon­deur de champ.

La ques­tion : pour­quoi je n’ai pas fer­mé ? Pour­quoi est-ce que mon cer­veau s’est figé ? Pour­quoi est-ce que j’ai rai­son­né en terme de choix (entre avoir le grim­peur net et avoir la sta­tue nette) comme si la situa­tion était immuable ?

Tout ce que j’avais à faire était de tour­ner la molette avec le pouce. Ce n’était pas long à faire, le grim­peur n’allait pas s’envoler, la sta­tue non plus. Mais j’ai pani­qué. Entre la peur que le grim­peur me voie en train de le prendre, et la peur que la lumière se change, j’ai déclen­ché, et voi­là.

C’est le genre de cas où je vois le che­min qu’il me reste à par­cou­rir avant d’avoir une chance de deve­nir un “bon” pho­to­graphe.

Cela dit, même avec ma tête, c’était pas gagné d’avance. Les dis­tances que je vous donne (entre moi et le grim­peur, entre le grim­peur et la sta­tue) sont des esti­ma­tions. Si mes 25m s’avèrent être plu­tôt 23, et si mes 3m s’avèrent en être plu­tôt 4, alors même avec mon F8, je l’ai dans le baba.

Mais j’aime bien cette pho­to tout de même. Et tant pis.

Complément au compliment : Pentax DA 35mm F2,8 Limited «Macro»

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Photo — le mer 12 Août 2009 à 15:37

Jardin d'enfants ...

Je n’en reviens pas, j’y reviens régu­liè­re­ment.

Hier, on était tous les deux dans un jar­din d’enfants, en fait dans le Tier­gar­ten, ce pou­mon vert cou­leur gamins, de Ber­lin. On était en train de jouer sur une espèce de balan­çoire «à la Xenu» (ça tourne, ça penche laté­ra­le­ment et ver­ti­ca­le­ment, c’est vrai­ment venu d’ailleurs, et tu ne peux plus des­cendre), et les pho­tos que j’ai prises ont un déli­cat par­fum de ludique. C’est pas for­cé­ment l’objectif, notez.

Ça fait peut-être deux semaines que j’ai ce DA 35mm. Limi­ted. C’est écrit des­sus. Ce que j’aime, par­ti­cu­liè­re­ment, c’est la ver­sa­ti­li­té de cet objec­tif. Il ne peut natu­rel­le­ment pas rem­pla­cer un télé­ob­jec­tif, mais il me fait l’impression que j’avais, gamin, avec mon pre­mier cou­teau suisse dans la poche de mon pan­ta­lon, que j’étais équi­pé pour la vie. Même si je n’avais à l’époque aucune uti­li­té pour un tire-bou­chons.

C’est défi­ni­ti­ve­ment irra­tion­nel, mais cet objec­tif est amou­reux de moi. À moins que ce soit le contraire. Allez savoir…

Objet de concupiscence : Pentax DA* 60 – 250mm F4

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal,Photo — le dim 9 Août 2009 à 11:20

Concupiscence ...

J’en ai rêvé pen­dant plus deux ans. Cet objec­tif avait déjà été «annon­cé» avant que j’aie ache­té mon K10D. Dans ma tête, suite à la magni­fique année que j’avais pas­sée avec mon Lumix (FZ30), qui avait une focale (équi­va­lant) à 35 – 420 mm, sachant que je pas­sais le plus large de mon temps à 420mm, il était clair qu’il me fal­lait un zoom d’au moins 300mm (sachant qu’il y a un coef­fi­cient de 1,5 sur un Pentax).

Mais il était non moins clair que je vou­lais un objec­tif qui n’ait pas peur de l’eau. Donc, chez Pentax, le seul objec­tif appro­chant était le (à l’époque «mythique», c’est à dire inexis­tant) DA* 60 – 250mm.

Les forums le men­tion­naient régu­liè­re­ment. Mais il ne sor­tait jamais. Je m’étais donc «conten­té» de mon DA* 50 – 135mm, dont j’ai déjà dit tout le bien que j’en pense.

Et, un jour, il a fini par appa­raitre, cet objec­tif. Et un jour, j’ai eu l’occasion de mettre la main des­sus.

Depuis ce jour, mon 50 – 135 n’a plus vu la lumière du jour.

Le DA* 60 – 250mm F4 m’impressionne chaque jour. Il est deve­nu mon fiable che­val de labour. Comme tout che­val. il a quelques défauts, mais à che­val don­né, on ne regarde les dents de trop loin. Je vais les évo­quer, pour le prin­cipe :

  • le poids : il est lourd. Pas au point que ça puisse deve­nir pénible, mais il faut tout de même le savoir. 1,230 kg, tout de même.
  • la bague de zoom : «dure» entre 60 et 200mm, ensuite elle est un petit peu fla­ga­da jusque 250mm. Pas grave, par­fois un petit peu aga­çant.
  • le trom­bon­nage : quand on le tient ver­ti­cal, la tête en bas, il cou­lisse. Ça, c’est sérieu­se­ment aga­çant. Pas vrai­ment grave, mais tout de même.

Reve­nons à l’essentiel. Cet objec­tif est un bon­heur. Je ne suis pas un tes­teur. Je ne suis pas non plus un pro­fes­sion­nel. Je ne vais pas démon­trer les qua­li­tés de cet objec­tif. Je ne pour­rais peut-être même pas les nom­mer cor­rec­te­ment. Je sais qu’il y a des gens qui *savent*. Moi, je ne peux que décrire.

  • l’ouverture de 4 mini­mum : je sais qu’il y a des gens qui hurlent à l’idée d’utiliser un objec­tif qui n’ouvre pas (au moins) jusque 2,8. Je peux com­prendre, en théo­rie. Entre 2,8 et 4, c’est la même dif­fé­rence que entre un 1250 et un 1125. Ou entre un 800 ISO et un 1600 ISO. Et je sais (main­te­nant) que quand on a un objec­tif de 250mm, ça compte. Mais il ne faut pas oublier un petit détail : Avec une ouver­ture à 2,8, sur un 250mm, on a une pro­fon­deur de champ de… quatre cen­ti­mètres. Quand on est à 5m de son sujet. Notez que à F4, on n’a pas encore beau­coup, dans l’absolu : 6 cen­ti­mètres. Mais à moins de pho­to­gra­phier des feuilles de papier (de face), avoir un petit peu de pro­fon­deur de champ, c’est utile. Donc, ne pas avoir l’ouverture jusque 2,8 ne me fait ni chaud ni froid.
  • l’affutage : c’est une expres­sion à moi. En anglais, on dit qu’un objec­tif qu’il est «sharp». Tran­chant. D’où «affu­tage». Ça décrit la capa­ci­té de mon­trer des détails. Le DA* 60 – 250 est, à mon goût, très affu­té. Même à F4 d’ouverture.
  • le «ren­du» : c’est par défi­ni­tion sub­jec­tif, même s’il existe des gens capables de s’étriper au sujet du ren­du de tel ou tel objec­tif com­pa­ré à tel autre objec­tif. Le ren­du du DA* 60 – 250 est (à mes yeux) très agréable.
  • le «bokeh» (c’est le mot à la mode pour par­ler de la tran­si­tion entre « net » et « flou », et c’est bien vu d’être à la mode…) est à mon goût, même si par­fois un petit peu ner­veux.

Je me suis moqué à m’en faire pêter la sous-ven­trière des gens qui hantent les forums sur l’Internet, ceux qui se font gref­fer des loupes, ne regardent les pho­tos que sous forme de pixels, tou­jours à la recherche de l’appareil pho­to qui leur per­met­trait de pou­voir enfin prendre des pho­tos à (au moins) 256 000 000 000 ISO, alors qu’ils ont géné­ra­le­ment des objec­tifs culmi­nant à 50mm. J’ai pris plus de 95% de mes pho­tos sur mon K10D entre 100 et 200 ISO, même avec mon DA* 50 – 135mm. Hiver comme été. Mais quand on arrive à plus de 200mm, il faut com­men­cer à sérieu­se­ment prendre en compte la vitesse. À 250mm, avec un objec­tif long et lourd (en pho­to­gra­phiant une « cible » fixe), il est impru­dent de pho­to­gra­phier en des­sous de 1/​250, sauf si on aime les pho­tos floues. Et pour tra­vailler avec ce genre de vitesses, pour un peu que le temps ne soit pas beau, il est impor­tant de savoir qu’on a un 1600 ISO *uti­li­sable*. Avec le DA* 60 – 250, le K10D n’est pas vrai­ment adap­té si le temps est maus­sade et qu’on n’a pas le cou­rage de se trim­bal­ler son tré­pied. Vive le K20D. Mais je n’avais pas fini :

  • la fini­tion : comme tous les DA*, la fini­tion est magni­fique. De la belle méca­nique. L’adaptateur pour pied est très bien conçu.
  • la pluie : on s’en fout. C’est très confor­table.

Il y a des gens qui me disent que ma pho­to­gra­phie s’est modi­fié récem­ment. C’est un petit peu déran­geant, car ça cor­res­pond en gros à la période à laquelle j’ai com­men­cé à uti­li­ser le DA* 60 – 250. Et je fais par­tie de ceux qui croient que la pho­to vient du pho­to­graphe, pas de son maté­riel. Donc je vais, sous vos yeux, chan­ger d’avis. Oh, pas radi­ca­le­ment, hein, tout de même. Mais tout de même : le maté­riel uti­li­sé compte. Mais, cela dit, je crois que c’est le chan­ge­ment de focale dis­po­nible qui a chan­gé mes pho­tos. Pas le ren­du (le 50 – 135 n’est pas exac­te­ment pour­ri), ni l’affutage. Sim­ple­ment l’optique change le regard. Je n’aurais pas pu prendre la pho­to du jour *sous cet angle là* avec mon 50 – 135. Le télé­ob­jec­tif, ça change les angles de prise de vue. Si on prend l’exemple d’une grande sta­tue, le télé­ob­jec­tif per­met de prendre la pho­to «à plat», parce qu’on est plus loin. Avec un 35mm, on est obli­gé de s’approcher, et de tour­ner l’objectif vers le haut, en contre-plon­gée, si on veut avoir la pho­to en plein cadre.

Donc que je crois que si cet objec­tif a chan­gé quelque chose à ma pho­to­gra­phie, c’est le regard qu’il me per­met d’avoir. La qua­li­té intrin­sèque de l’objectif influe natu­rel­le­ment aus­si, mais pas autant que la plage de focale uti­li­sable. Le regard est tout. D’accord : presque tout. J’ai beau­coup tra­vaillé. Et j’ai du bon maté­riel. Dans cet ordre là.

Je dois cette pho­to (et son titre : «concu­pis­cence») à l’ami Gior­gio. Et à mon DA* 60 – 250mm. Elle gagne à être regar­dée en grand.

Le témoin et l’objectif …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal,Photo — le dim 2 Août 2009 à 10:33

Berlin mendie, je vole ...

Je porte mon appa­reil pho­to sur la hanche droite plu­tôt qu’autour du cou. Pour ceux qui veulent tout savoir, je porte mon appa­reil accro­ché à une RS-4 de Bla­ckRa­pid. Mais ce n’est pas le sujet.

Quand je suis en ver­sion « light » (avec juste l’appareil, sans le grip, et avec un objec­tif léger –typi­que­ment ces jours-ci mon DA 35mm Ltd), l’objectif a ten­dance à poin­ter à l’horizontale. Sur ma droite. Ce n’est tou­jours pas le sujet, mais on s’en approche.

J’ai ten­dance à gar­der une main sur l’appareil quand je marche. Sur­tout quand il y a du « tra­fic » : je n’ai pas envie d’accrocher les pas­sants avec mon appa­reil. Et il m’est arri­vé plu­sieurs fois de déclen­cher invo­lon­tai­re­ment. Clic. Et par­fois les pho­tos se sont prou­vées inté­res­santes. Le sujet est tout proche.

La ten­ta­tion est forte. On se dit que ça per­met­trait de prendre des pho­tos « dis­crètes ». Haaa : intro­duc­tion de mon sujet.

Hier je suis pas­sé devant une bouche du métro Leo­pold­platz. Et il y avait un gars accrou­pi là. Il men­diait. Et moi, je suis pas­sé.

Pire : j’ai appuyé sur le bou­ton. Au lieu de m’arrêter, de lui don­ner une pièce –nous sommes rela­ti­ve­ment cou­tu­miers du fait– j’ai pris volé une pho­to.

Depuis, j’y pense.

J’ai déci­dé hier soir que j’allais publier cette pho­to « hon­teuse ». Pour­quoi, je ne sais pas encore. S’agit-il de bri­ser un tabou, ou d’en ins­ti­tuer un ? S’agit-il de me débar­ras­ser de la culpa­bi­li­té que je res­sens à chaque fois que je vois un men­diant, ou de l’assumer ? S’agit-il d’établir mon code de déon­to­lo­gie pho­to­gra­phique ?

Cer­ti­tude : Ber­lin s’appauvrit. Il y a net­te­ment plus de men­diants que quand je suis arri­vé il y a 4 ans.

Doute : est-ce seule­ment révol­tant ? En ce qui me concerne, la dou­leur s’atténue. Je me rends compte de l’indifférence en moi. Par­fois, voir un men­diant me révolte. J’en veux à la ville entière. Je ne par­viens pas à me convaincre que le sort de ces gens est une fata­li­té, et que la ville, l’état, ou je ne sais pas qui, ne peut rien faire. C’est sain, pro­ba­ble­ment, mais d’une ça ne règle rien, et de deux ce n’est même pas per­ma­nent : sou­vent, l’indifférence en moi règne.

Cer­ti­tude : je n’aime pas cette époque. Je sais : ça ne mange pas de pain. Mais je suis cer­tain que je n’aime pas cette époque. À chaque fois que je vois une femme coin­cée en bas d’un esca­lier avec une pous­sette, tour­nant la tête pour ten­ter de croi­ser un regard, espé­rant que quelqu’un va s’arrêter et l’aider, je hais cette époque égoïste, et je me hais pour mon égoïsme. Pour chaque men­diant. J’ai pas­sé assez de temps dans les cou­loirs du Job­Cen­ter pour savoir pour­quoi je hais cette époque. La méca­nique happe et déchire. Et nous res­tons témoins. Seule­ment témoins.

Doute : est-ce que la révolte suf­fit ? Je me suis posé la ques­tion lors de mon séjour en Pales­tine. Je pas­sais du temps avec un groupe d’étudiants danois, et ils étaient aga­cés par ma révolte per­ma­nente, celle qui me pre­nait à chaque bar­rage, contrôle, check­point. Au point que j’avais fini par prendre dis­tance avec ce groupe. Mais, quand le groupe est ren­tré chez lui, il y en a une qui m’a écrit. Elle m’a remer­cié, et s’est excu­sée de ses reproches. Elle m’a féli­ci­té d’avoir gar­dé la capa­ci­té de me révol­ter. Mais j’ai fini, moi aus­si, par par­tir. Que j’aie été révol­té ou pas, le pro­blème est res­té. Est-ce que la révolte est « meilleure » que l’indifférence ? Sans doute. Est-ce qu’elle suf­fit ?

Je peux essayer de m’exonérer en tra­ves­tis­sant ces ques­tions en termes de pho­to­gra­phie. Était-ce une bonne pho­to, avais-je le droit de la prendre, de la publier, etc. Mais ça ne suf­fit pas.

Pentax DA 35mm 2,8 Ltd « macro » : en phase de tests …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal,Photo — le jeu 30 Juil 2009 à 09:17

Viola, Limited edition ...

Ça fait une dizaine de jours que je « joue » avec des objec­tifs macro. Situons le débat : un objec­tif « macro » est un objec­tif qui per­met la mise au point à très courte dis­tance. Uti­li­sa­tion « stan­dard » d’un objec­tif « macro » : insectes, fleurs, et bito­nios de tous aca­bits.

J’ai com­men­cé avec le DA 50 mm. Il m’a été prê­té par l’ami Gior­gio. Je me suis rapi­de­ment ren­du compte que pho­to­gra­phier des fleurs de près est *beau­coup* plus dif­fi­cile que pré­vu. C’est la faute du vent, natu­rel­le­ment. Le moindre mou­ve­ment a des réper­cus­sions énormes quand on s’approche. De même, en ce qui concerne les insectes, quand même les coc­ci­nelles se mettent à cou­rir en rond sur le bord d’un verre, on entre une dimen­sion d’agacement(s).

Mais une des carac­té­ris­tiques d’un objec­tif « macro », c’est l’incroyable net­te­té qu’ils four­nissent. L’autre jour, chez les parents de Vio­la, j’ai fait une série de por­traits qui m’a plu.

J’ai lu, ici, un article qui résume assez bien ce que je pense des objec­tifs « macro », mais sur­tout au sujet du DA 35mm macro Limi­ted. C’est un objec­tif « mul­ti­tâches ». Il a été conçu comme un objec­tif « clas­sique » qui offre *en plus* la capa­ci­té de mise au point de très près. Je l’ai depuis hier soir. Natu­rel­le­ment je me suis empres­sé de le tes­ter.

Comme fleurs, je n’ai que des tour­ne­sols. Bon, j’arrête un petit peu avec les pho­tos de tour­ne­sols. Mais après, j’ai déci­dé de tes­ter le DA 35mm avec quelques por­traits.

Et là …

Cet objec­tif –en phase de tests– m’a immé­dia­te­ment séduit. Le pre­mier por­trait de Vio­la que j’ai va faire juris­pru­dence. En ce qui me concerne.

Je sais que les gens qui font du por­tait jurent qu’un por­trait réus­si est fait sur un objec­tif genre FA 85mm 1,4, ou sur un objec­tif du genre DA* 55mm. Et de fait, les por­traits que j’ai faits avec le DA 50mm m’ont beau­coup plu. Mais ce por­trait « Limi­ted » me force à réflé­chir. Du coup, je relis des articles parus l’année der­nière. Extrait :

My Pentax FA 31 F1.8 Ltd is pret­ty frea­kin’ sharp, too. It is, of course, huge com­pa­red to the smal­ler DA* lenses. Any opi­nion regar­ding its sharp­ness com­pa­red to the DA 35 Ltd?
*****************
Mark, the 31mm is a fine lens and is an excellent per­for­mer on the Pentax K10/​20D, espe­cial­ly consi­de­ring it was ori­gi­nal­ly desi­gned for film, not digi­tal cap­ture. Lens per­for­mance encom­passes a lot more than just sharp­ness (as Mike and I go on at length about in the article). Ove­rall per­for­mance of the 31 is excellent, while ove­rall per­for­mance of the 35 on a K20D is lite­ral­ly in a league of its own.

Ce n’est pas moi qui l’ai dit, hein. Mais j’ai exac­te­ment la même impres­sion. Le DA 35mm Limi­ted est vrai­ment un objec­tif à part. Alors que les jours où je sor­tais avec juste mon DA 40mm Ltd se sont faits rares, je pense que je vais le rem­pla­cer par le 35mm avec un plai­sir intense, et que ces jours vont reve­nir. C’est for­cé­ment une bonne nou­velle.

Je ne vais pas faire le devin, mais je crois que je ce DA 35mm Limi­ted va *rem­pla­cer* mon Da 40mm Limi­ted *et* mon DA* 16 – 50mm. Et rapi­de­ment, en plus.

Je vous présente mon K20D.

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal,Photo — le dim 19 Juil 2009 à 11:24

É-le-men-taire ...

Il est arri­vé hier. Un « nou­vel » appa­reil pho­to. Un Pentax K20D d’occasion.

J’ai mis « nou­vel » entre guille­mets parce que ce modèle a déjà pra­ti­que­ment deux ans. C’est déjà le modèle d’hier.

Mon K10D devait par­tir en répa­ra­tions, parce qu’il se com­por­tait comme un gamin capri­cieux, refu­sant de répondre à la douce pres­sion de mes doigts sur un des bou­tons. En revanche, la pres­sion de mes doux doigts sur tout le reste de l’appareil déclen­chait la fonc­tion nor­ma­le­ment déclen­chée par le bou­ton récal­ci­trant. Ce n’était pas « grave », mais c’était tout de même dans la caté­go­rie « chiant ». Ou aga­çant, si vous pré­fé­rez.

Mais l’autre jour, en « déve­lop­pant » mes pho­tos, je me suis ren­du compte que j’ai des pixels morts. Je ne sais pas si c’est répa­rable, ça. Ce n’est pas rédhi­bi­toire, mais ça entre très offi­ciel­le­ment dans la caté­go­rie « chiant ». Le genre de trucs qui agace sévère. Avoir sur chaque pho­to des petits (minus­cules même, ce sont après tout des « pixels ») points blancs m’agace. Et de toute façon, avoir un boi­tier de « backup » est tou­jours une bonne idée.

Alors j’ai fran­chi le pas.

D’occasion, pour des rai­sons évi­dentes, je me suis donc ren­du acqué­reur, et main­te­nant pro­prié­taire d’un K20D.

Qu’est-ce que ça change?

  • en appa­rence rien, ou presque. Sur la face avant, le logo « K10 » est rem­pla­cé par le logo « K20 ». Aha. Sur la face arrière, l’écran est plus grand. Mais aucun bou­ton n’a chan­gé : l’interface que j’ai encen­sée au sujet du K10 est tou­jours là. Sinon, les lan­guettes d’ouverture des portes (bat­te­rie et carte) sont plus « pra­tiques » (lire : longues), et il y a sur la face gauche un bito­nio sur lequel on peut bran­cher un sys­tème de flashes. Et quand je dis « bito­nio », c’est pour vous don­ner une idée de la taille. Tant que je parle de taille, le K20 mesure et pèse exac­te­ment autant que le K10. Ce sont deux jumeaux, dont un a une ver­rue un bito­nio sur la joue gauche.
  • les « acces­soires » (bat­te­rie, grip –l’excroissance qu’on met en des­sous l’appareil de façon d’avoir une « poi­gnée » aus­si quand on pivote l’appareil de 90°– télé­com­mande), tout ça est par­ta­gé entre le K10 et le K20. Réjouis­sant, et éco­no­mique.

Main­te­nant voyons ce qu’on peut voir de chan­gé quand on ouvre le capot, et ce que ça change pour l’utilisateur lamb­da (moi) :

  • Le cap­teur a chan­gé : un CMOS de 14,7 Mo. fabri­qué par Sam­sung (pour mémoire, dans le K10 on trou­vait un CCD Sony de 10 Mo)
  • On a accès à la cor­rec­tion des pro­blèmes d’autofocus (avec le K10, il fal­lait l’envoyer au SAV avec les objec­tifs concer­nés *ou* uti­li­ser un logi­ciel qui « déver­rouillait » l’accès à ce menu « reser­vé » aux gens du SAV)
  • On a accès à des sen­si­bi­li­tés plus hautes : 3200, avec sur option 6400 ISO.
  • Il y a un dis­po­si­tif per­met­tant de faire (par exemple) des pho­tos auto­ma­ti­que­ment toutes les « x » minutes.

Ça n’a pas l’air de grand-chose, mais c’est fon­da­men­tal. Sur­tout ce qui concerne le cap­teur. Sur mon K10, il aurait fal­lu qu’on me main­tienne le canon du fusil à la tempe avant que je me décide à uti­li­ser une sen­si­bi­li­té supé­rieure à 560 ISO. Alors que la pho­to du jour a été prise à 1600 ISO. Consé­quence, main­te­nant les « cibles » mou­vantes sont à ma por­tée, même en cas de « mau­vais » temps. Notez, ce que je pho­to­gra­phie géné­ra­le­ment ne se barre que rare­ment en cou­rant. Mais tout de même, c’est confor­table. Géné­ra­le­ment, la qua­li­té des images du K20 est (très) supé­rieure à celle du K10, notam­ment quand on passe la bar­rière des 400 ISO.

Mais sur­tout, la taille des pho­tos est *beau­coup* plus grande. Pour moi, dont le nir­va­na objec­tif serait le « Big­ma » (50−500 mm), il est très agréable d’avoir de grandes images dans les­quelles je peux « tailler » des gros-plans –arti­fi­ciels, certes.

Sinon, mais c’est pro­ba­ble­ment sub­jec­tif, j’ai l’impression que le déclen­cheur du K20 est plus « doux ».

Enfin voi­là. Cela dit, je ne l’ai que depuis même pas vingt-quatre heures, mon K20. Donc j’en ai pro­ba­ble­ment encore pas mal à décou­vrir.

Je me per­mets vous rap­pe­ler l’existence de mon site « Mille vingt-quatre pixels  ». Pho­to pure. Garan­ti 100% sans bla-bla.

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