je ve des fame con peux voir les sin !!!

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Idiocratie,Journal — le dim 13 Déc 2009 à 10:35

"je ve des fame con peux voir les sin"
Qu’est-ce qu’ils ont dans la tête ?

Sérieu­se­ment ! Qu’est-ce qu’ils ont dans la tête ? Et spé­cia­le­ment celui qui s’est poin­té sur un moteur de « recherches » de l’Internet, et qui a tapé « je ve des fame con peux voir les sin ».

Ça veut dire quoi ?

C’est une vision d’horreur. C’est ça le futur ? Non. C’est déjà comme ça, en fait, appa­rem­ment. Per­du !

En tout cas, c’est pro­mis, je ne regarde plus les sta­tis­tiques de ce site. J’ai peur de ce que je vais y trou­ver.

Ce monde me fatigue.

Accidenté …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Idiocratie,Journal — le mar 13 Jan 2009 à 09:22

Poteau pla­cé sur une place pié­tonne, devant une des entrées de la sta­tion de métro «Zoo­lo­gi­scher Gar­ten».

La pho­to aurait eu besoin d’un pied (trois, en fait : un tré­pied), mais je n’avais pas mon pied avec moi. Mais, pour impar­faite qu’elle soit, la pho­to me plait. Et comme sou­vent, je serais inca­pable d’expliquer pour­quoi. Si j’essayais.

Ces jours-ci, encore, je m’interroge au sujet de la «com­po­si­tion» de mes pho­tos. Ce qui m’embête (un petit peu), c’est que les pho­tos que j’essaye consciem­ment de com­po­ser ne sont pas for­ce­ment meilleures que celles que je prends sans réflé­chir.

La solitude du ballon jaune …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Idiocratie,Journal — le dim 4 Jan 2009 à 19:27

Après une semaine au lit (il n’est pas exclu qu’elle se pro­longe, la semaine, voir demain), après deux boîtes de Klee­nex et deux pla­quettes d’antibiotiques, je suis sor­ti. Dehors. Tadaaaaaa !!

Il a nei­gé pen­dant toute la bal­lade. On est allés dans le parc de Reh­berge (à 5 minutes à pieds, contre Schil­ler Park à moins de trois minutes à pieds), et on a tout sim­ple­ment *appré­cié* l’hiver. Main­te­nant qu’il est là. Tant qu’il est là.

J’ai choi­si cette pho­to ci. Je trouve que la com­po­si­tion est … par­ti­cu­lière. Et réus­sie.

Ciel chargé …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Idiocratie,Journal — le ven 5 Déc 2008 à 01:52

C’est vrai, j’avoue : je ne donne pas trop sou­vent de nou­velles.

C’est un mélange. Beau­coup (trop) de ren­dez-vous chez les méde­cins, beau­coup de fatigue, mala­die de Vio­la, mais sur­tout je suis très, très, *très* (pré)occupé. Je ne peux dire pour­quoi, mais je crois que ça va vous plaire.

Au moins, à moi, ça va plaire.

Chez Maximillian …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Idiocratie,Journal — le mar 18 Nov 2008 à 13:52

On atten­dait devant chez «Maxi­mil­lian», une chaîne ins­tal­lée à Ber­lin depuis les années 20. Ils vendent de la sau­cisse et des spé­cia­li­tés you­go­slaves (et la «sau­cisse tzi­gane» qu’ils ont inven­tée). Leur image de marque est due à la haute qua­li­té de ce qu’ils vendent.

Que serait Ber­lin sans Imbiß ? Ah,oui. Pour ceux d’entre vous qui ne passent pas toutes leurs vacances en Alle­magne, un Imbiß est une petite bou­tique, ou par­fois plu­tôt un stand, ou une cara­vane, dans laquelle l’Allemand peut à toute heure ache­ter et man­ger des sau­cisses chaudes. À Ber­lin, la spé­cia­li­té est la Cur­ry­wurst, sau­cisse au cur­ry, noyée dans le ket­chup, ser­vie seule ou avec des frites. Les Imbiß ont de la concur­rence, notam­ment avant des «Döner» (dans le temps, en France, ça s’appelait sand­wich grec, mais en Alle­magne les Döner sont turcs), et depuis quelques années les chi­nois font aus­si beau­coup de plats à empor­ter. La qua­li­té varie, les échoppes ouvrent et ferment.

Mais il y en a qui res­tent, ins­tal­lés depuis des décen­nies, et ce n’est pas par hasard.

Dans ma tête, à chaque fois que je pro­nonce le mot Imbiß, il y a cette fabu­leuse scène tirée du film Der Him­mel über Ber­lin (les ailes du désir), dans laquelle Peter Falk, accou­dé au comp­toir d’un Imbiß ouvert la nuit, dis­cute avec un ange.

Moi j’ai vu des anges posés sur un réver­bère …

La ballade des gens qui sont nés quelque part …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Idiocratie,Journal — le ven 14 Nov 2008 à 10:30

Même les cons peuvent poser de bonnes ques­tions. Sou­vent le savoir, vu que ce qui les inté­resse est géné­ra­le­ment plus les réponses que les ques­tions. Mais moi j’aime bien les ques­tions.

Quand les cons posent de poten­tiel­le­ment bonnes ques­tions, ça res­semble à ça :

• Dans quel pays êtes-vous ins­tal­lé ?
• Depuis com­bien de temps ?
• Pour quelles rai­sons avez-vous quit­té la France ?
• Est-ce tem­po­raire ou défi­ni­tif ?
• Quand vous reve­nez en France, quelles sont vos impres­sions ?
• ce qui vous manque ? ne vous manque pas ?
• Dans votre pays d’adoption, com­ment voit-on la France d’aujourd’hui ? les Fran­çais ? (quelques grandes lignes)
• Com­ment consi­dé­rez-vous votre pays d’accueil ?
• etc.

Vous pou­vez vous ima­gi­ner la nau­sée à la lec­ture des réponses, quand la ques­tion est posée sur un site «légè­re­ment» xéno­phobe, natu­rel­le­ment ara­bo­phobe, et géné­ra­le­ment han­té par, comme le disait Georges Bras­sens, des «imbé­ciles heu­reux qui sont nés quelque part».

Je pour­rais vous infli­ger la cri­tique des réponses don­nées par les cons (c’est beau­coup plus court à écrire que «imbé­ciles heu­reux qui sont nés quelque part»), mais à quoi bon ? Quand la rai­son de s’exiler évo­quée res­semble à : «Constat impuis­sant de l’islamisation effré­née de la France», géné­ra­le­ment alliée à une sor­dide rai­son éco­no­mique, je ne res­sens pas le besoin de dis­cu­ter. Ho, il y a quelques années, j’aurais sor­ti mon glaive et mon verbe, rêvant de lance-flammes, et en avant. Mais aujourd’hui ?

Aujourd’hui je m’interroge sur le bien-fon­dé de de la ques­tion posée par le con en chef (pseu­do : Fran­çois Desouche, aha­ha …).

Car les cons qui ont répon­du ont en géné­ral émi­gré vers un pays «riche». Et quand on y pense, quelle est la dif­fé­rence entre un pays riche ?

Il n’y en a plus. Si on veut du dépay­se­ment, en fait, il fau­drait aller dans un pays «pauvre», peu­plé de gens que, dans la langue des cons, sont tous des immi­grés en puis­sance.

J’ai tes­té. Mon par­cours «étran­ger» m’a fait pas­ser par la Pales­tine (pays pauvre), et par trois pays riches Israël –fugi­ti­ve­ment, j’avoue – , le Dane­mark, et main­te­nant l’Allemagne. Dans les trois pays riches, je suis bien en peine à dis­cer­ner les dif­fé­rences pro­fondes avec la France.

Dans les rues de Tel Aviv, celles de Copen­hague et celles de Ber­lin, je vois les mêmes enseignes qu’à Paris, par exemple. Quelle est la dif­fé­rence entre un Piz­za Hut ? Quelle est la dif­fé­rence entre un McDonald’s ? Quelle est la dif­fé­rence entre un C&A ? Entre une Peu­geot ? Esprit ? Star­bucks ?

Les gens marchent tous avec une main à l’oreille (Nokia, LG, etc.), ou avec un iPod. Si vous en voyez un, com­ment savoir si c’est un danois à Tel Aviv ou un fran­çais à Ber­lin ?

Et si on gratte un petit peu … les poli­tiques (et les hommes poli­tiques) sont les mêmes. J’ai oublié (bien­heu­reux) le nom du détes­table pre­mier ministre danois de l’époque où j’y habi­tais, mais je *sais* que j’aurais du mal à le dis­tin­guer de notre petit Nico­las. À part la taille, le reste est le même. Le même dis­cours. Ce dis­cours je l’entends aus­si en Alle­magne. Et si vous aviez un quelque doute, réflé­chis­sez : l’Europe nous oblige à avoir tous les mêmes lois. Les lois qui s’attaquent aux fro­mages au lait cru (chers aux fran­çais) s’attaquent éga­le­ment aux «bou­let­ten» ber­li­noises. D’ici 20 ans, nous man­ge­rons tous la même chose. Et je ne parle pas de Mac­Do, là.

Deux pays qui ont les mêmes lois peuvent-ils être dif­fé­rents ? En fait c’est même le rêve fran­çais, ça, non ? Même à Alger, c’était la France, non ? Et à Saï­gon aus­si. Les mêmes lois pour tous.

Vous ne me croyez tou­jours pas ? Je vais vous aider. Vous savez com­ment en dit «Ségo­lène Royal» en alle­mand ? Ça se dit «Ursu­la von der Leyen». Je n’invente rien. Com­pa­rez vous même : Clone1 contre Clone2.

Sans rire : même les «imbé­ciles heu­reux qui sont nés quelque part» existent par­tout. Ils ont le même dis­cours, les mêmes pho­bies, les mêmes armes. Sau­riez-vous me dire quelle est la natio­na­li­té d’un «imbé­cile heu­reux qui sont nés quelque part» juste à voir sa tête ?

Et quatre ou cinq couches de gel plus tard …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Idiocratie,Journal — le mer 12 Nov 2008 à 19:40

Aujourd’hui, j’avais un ren­dez-vous. À l’hostau.

C’était le coup d’un quart d’heure, à la base. C’était ma visite de contrôle (une tous les six mois) dépar­te­ment Dop­pler. C’est sym­pa, ils me recon­naissent, je les recon­nais. Je m’allonge, elle me flanque (schlaf) une giclée de gel (brrrrr, c’est froid) dans le cou, et com­mence à me pas­ser sa sonde. Elle l’a fait plu­sieurs fois. Et, en cours de pas­sage, elle prend son télé­phone, et demande qu’on lui envoie mon­sieur Machin, celui qui est par­kin­so­nien, et aus­si mon­sieur Duge­nou. Et elle conti­nue à tra­vailler. Son appa­reil est nou­veau, avec un écran beau­coup plus grand. J’ai l’impression qu’elle ne l’aime pas beau­coup, son nou­vel appa­reil, mais bon.

La porte s’ouvre. C’est mon­sieur Duge­nou.

Il ne s’appelle pas Duge­nou. Notez que je ne sais pas com­ment il s’appelle, mais je connais son bou­lot. Il porte une blouse blanche. Il s’assied, et prend la sonde, me met lui aus­si une giclée de cet innom­mable gel (re-schlaf), et puis aus­si dans les che­veux, et il me fait me contor­sion­ner, et il dit que des mots cochons, puis il se relève, m’abandonne un petit moment, passe un coup de fil, et revient : est-ce que ça me gêne­rait de reve­nir dans une petite heure, his­toire que le patron puisse me voir ?

Aha. Là, je voyais la queue d’un loup. Duge­nou me dit qu’il n’est pas tout à fait sûr, mais qu’il pense que mon artère fer­mée depuis mon acci­dent n’est en fait plus exac­te­ment fer­mée, et il me confirme que ce n’est pas une très bonne nou­velle. Il nous conseille d’aller prendre un café, et de ne pas s’inquiéter, avant que le patron m’ait vu.

Avant de sor­tir, il me donne un chif­fon, his­toire que je me puisse me sépa­rer de cette sale­té de gel. Mer­ci.

Bon. Pas de panique. En plus, on a trou­vé dans un café (en face de l’hostau, plu­tôt mou­rir que retour­ner dans la cafet’ de cet hôpi­tal, de funeste mémoire) des crois­sants man­geables ! On papote, et à l’heure dite, on revient.

Là, il y avait une nou­velle. Elle me demande si ça me gêne pas. Ho mais non, je vous en prie. Et Schlaf, une couche de gel sur la tronche. Et elle com­mence à jouer avec le scan­ner. En fait, mais je ne le savais pas, elle c’était une étu­diante. Et en atten­dant le patron … elle a joué au doc­teur. Argl.

Au bout d’un moment, arrive le patron. Avec Duge­nou. Même lui se sou­vient de moi, tiens. Et il reprend l’examen, avec des variantes, où il pose ses doigts sur mes artères et tape des­sus pour savoir d’où vient le sang qu’il entend cou­ler dans la machine. Et schlaf, il me colle une giclée de gel. Il me pousse les doigts dans les yeux, aus­si. Et dans le doute, il me (schlaf) me regicle un p’tit coup de gel. Ils sont quatre autour de moi.

Puis le patron dit que je peux me rele­ver. Il m’explique que ma caro­tide est très pro­ba­ble­ment réou­verte, me recon­firme que ce n’est pas vrai­ment une bonne nou­velle, et me dit qu’il fau­drait pour bien faire pas­ser un scan­ner (un ECT, le bou­din dans lequel il faut s’allonger) pour être vrai­ment sûr. Et après, il fau­drait dis­cu­ter. Et puis il me dit d’attendre dehors le temps qu’il tape dicte à Duge­nou son rap­port.

Ayant pitié pour moi, l’étudiante me tend de quoi de dé-geler la tronche. Mer­ci.

Et puis un attend un petit peu, et revient Duge­nou. On lui pose quelques ques­tions, tout de même. Quand on dit que ce n’est pas vrai­ment une bonne nou­velle, c’est natu­rel­le­ment parce qu’il y a un risque. Un risque que j’aie une seconde attaque. Oh, pas grand-chose, hein, 5, ou 10%. Et pour la suite, en fait, on est dans le brouillard, car ce cas est rare, et donc il n’y a pas d’études.

Ah, il faut aus­si que je prenne un ren­dez-vous pour dans six mois avec mon dop­pler de contrôle.

Nous, on part, et on va à l’accueil, his­toire de prendre pour mon ren­dez-vous de dans six mois. Après un quart d’heure de queue, on apprend que c’est direc­te­ment au labo qu’on peut prendre ren­dez-vous. Alors on y retourne, et on attend qu’ils ouvrent la porte. La dame très gen­tille du labo nous dit qu’il faut qu’on repasse plus tard, en jan­vier, car elle n’a pas encore reçu son agen­da.

Voi­là. Trois heures à l’hôpital, cinq giclées de gel, et une fis­sure au futur.

Fermé pour cause de gain, et de désertion …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Idiocratie,Journal — le sam 1 Nov 2008 à 12:41

L’aéroport de Ber­lin Tem­pel­hof est main­te­nant fer­mé. La soi­rée de fer­me­ture a vu le maire bom­bar­dé de tomates et d’œufs, a enten­du dans la salle de la fête (entrée sur invi­ta­tion seule­ment) des sif­flets nour­ris, et une par­tie des tables est res­tée vide.

Les Ber­li­nois sont tristes, et –pour cer­tains– fâchés. Cepen­dant, le jour où il y eu une pos­si­bi­li­té de faire échec au pro­jet du maire, lors d’un réfé­ren­dum, les Ber­li­nois sont res­tés à la mai­son.

Même moi, mais moi j’ai la conscience tran­quille : je n’avais pas le droit de voter. Notez que je vais avoir le droit de ne pas réélire le maire et ses alliés «die Linke». Je ne vais pas m’en pri­ver.

Donc, main­te­nant, à Ber­lin, on va mettre Tem­pel­hof dans les mains des inves­tis­seurs, pour les­quels on va natu­rel­le­ment dérou­ler tous les tapis … rouges. Je suis convain­cu que les cama­rades de «die Linke», qui hantent les bureaux d’études en tout genre, ont toutes les poches grandes ouvertes. Ils ont eu la peau de la plu­part des scènes de Ber­lin (Ouest), la peau de la pati­noire de Ber­lin (Ouest), d’un, et bien­tôt les deux aéro­ports de Ber­lin (Ouest), et, on en parle, dans le futur, du stade olym­pique de Ber­lin (Ouest). Tout ça pour être rem­pla­cés des pro­jets tous situés dans Ber­lin (Est), natu­rel­le­ment. Ou bien dans le Bran­den­burg voi­sin. Leur seul échec, à ce jour, est le pro­jet «medias­pree», tor­pillé par un réfé­ren­dum dans le Kiez (arron­dis­se­ment) de Kreuz­berg.

Bien­tôt, les Ber­li­nois (de l’ouest) vont se réveiller dans une zone de par­cage. Sans aucune infra­struc­ture, et aux mains des tel­le­ment sym­pa­thiques des cama­rades de Die Linke.

Ça pro­met …

La pho­to ne repré­sente pas l’aéroport de Tem­pel­hof, mais un de ses voi­sins. La police cri­mi­nelle. Allez savoir pour­quoi …

L’incroyable casse-tête …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Idiocratie,Journal — le sam 25 Oct 2008 à 13:50

Vous y com­pre­nez quelque chose, vous, à l’élection pré­si­den­tielle du 4 novembre des États-Unis ?

L’un des can­di­dats (appe­lons Can­di­dat X) a annon­cé qu’il a main­te­nant une «task-force» de … *cinq mille* (5 :000) avo­cats des­ti­née à gérer les pro­blèmes à venir au len­de­main de l’élection. CINQ MILLE avo­cats. et je vous ras­sure : je ne sais pas com­bien d’avocats l’autre can­di­dat (que nous appel­le­rons Can­di­dat Y) a ras­sem­blé, mais c’est très pro­ba­ble­ment un nombre simi­laire. Donc, en gros, 10 000 avo­cats pour «garan­tir» que le résul­tat de l’élection sera «cor­rect». Et quels pour­raient être les «pro­blèmes» à venir ?

  • une pour­cen­tage non négli­geable des élec­teurs sera «dis­qua­li­fié» par l’un ou l’autre can­di­dat, et défen­du par l’autre
  • Plus de la moi­tié des votes sera don­né sur des machines (dont sait qu’elles ne sont par fiables, et que les résul­tats qu’elles donnent peuvent être modi­fiés au gré de celui qui les contrôle). Le tout sans la moindre trace sur papier qu’on pour­rait véri­fier.
  • En cas de litige, vous vous sou­ve­nez pro­ba­ble­ment du *bor­del* auquel le «contrôle» a don­né lieu lors de l’élection du pré­sident actuel, en Flo­ride
  • Nous devons nous attendre à un nou­veau type de pro­blème. Lequel ? Je suis curieux.

Ah, oui. L’élection du 4 novembre. [rire affo­lé] Est-ce que vous avez vu ? Les élec­teurs font la queue pour voter. Aujourd’hui. Pour ne pas devoir la faire le 4 novembre. Et puis il y a aus­si ceux qui votent par cor­res­pon­dance. George a voté hier. Et on est le 25 OCTOBRE. HAHAHAHAHA!!! [rire incon­trô­lable, avec de vrais mor­ceaux de panique dedans]. Et en plus, il y a natu­rel­le­ment des son­dages en sor­tie des urnes. Et ils sont publiés. HAHAHAHA!!!

Sinon, j’ai aus­si un petit peu de mal à com­prendre pour­quoi la coif­feuse de la «par­te­naire» du Can­di­dat Y touche deux fois plus d’argent que le conseiller prin­ci­pal du Can­di­dat Y en ques­tion. Payée par la «cam­pagne». Un petit peu de mal aus­si à com­prendre que la «cam­pagne» doive payer les fringues de la par­te­naire d’un can­di­dat, plus celles de son mari et de ses gamins.

Je vais bien, tout va bien, je vais bien, tout va bien …

Leeeeeentement …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Idiocratie,Journal — le jeu 23 Oct 2008 à 09:16

On avance. Len­te­ment, mais on avance.

Le monde de la «jus­tice» est très désa­gréable. Nous, on a … je ne sais plus com­bien de pro­cé­dures en cours. On est obli­gés. C’est pas par plai­sir. On est obli­gés. À chaque fois qu’on reçoit un «avis» (Bes­cheid) d’une admi­nis­tra­tion quel­conque, *si on le lit atten­ti­ve­ment*, on se rend compte qu’on se fait avoir. Par les caisses de san­té, par le trop fameux «Job Cen­ter», par l’ANPE (Agen­tur für Arbeit), par les impôts.

Et c’est pareil avec les fac­tures. Élec­tri­ci­té, télé­phone. Oh, ce n’est pas for­cé­ment des «erreurs» de plus de 2000 € (voir notre feuille­ton avec Vat­ten­fall), hein. Avec Tele­kom, c’est quelques cents. Quelques cents ici, quelques mil­liers d’euros là.

Je suis cer­tain que la plu­part des gens ne font pas atten­tion. Et sur ceux qui se rendent compte, com­bien ont le cou­rage de s’attaquer à la (lourde) machi­ne­rie admins­tra­tive ?

Avec le temps, je suis de plus en plus cer­tain que c’est le pari qu’«ils» font. C’est facile, et ça peut rap­por­ter des mil­lions : pour­quoi s’en pri­ver ? Après tout, qui va prendre la plume pour récla­mer les 5 cents «super­flus» sur la fac­ture de télé­phone ?

D’autant que récla­mer coûte cher !!!

Essayez d’appeler une admi­nis­tra­tion, pour rire. C’est pas gra­tuit. Et le cour­rier non plus. Les «call cen­ter» font main­te­nant par­tie du pay­sage, on ne s’en rend plus compte. Et on paye. Alors qu’en théo­rie, il est inter­dit à une admi­nis­tra­tion [alle­mande] de faire payer quoi que ce soit à un usa­ger, les impôts main­te­nant font payer les «consul­ta­tions».

Hier, après plus d’un an de guerre, deux cou­pures de cou­rant, je ne sais pas com­bien d’heures de tra­vail pour rédi­ger les divers «appels» (Widers­prüche et Anträge), après les heures pas­sées dans les cou­loirs des divers tri­bu­naux admi­nis­tra­tifs (sans par­ler du temps de trans­port), après l’intervention de pas moins de trois (3) avo­cats, après l’intervention d’un juge, après que la déci­sion du juge ne soit pas pas res­pec­tée (un clas­sique), nous avons reçu une fac­ture d’électricité «nor­male». Notre «ardoise» (plus de 2000 €, tota­le­ment fic­tive) a été, enfin, effa­cée.

Le pire ? Ce n’est pas le juge qui a fait ça. Le juge, lui, en s’en sui­vant [à la lettre] la loi, nous l’avait *confir­mée*, notre ardoise. Une très jolie ficelle juri­dique sor­tie des cer­veaux du «ser­vice clients» chez Vat­ten­fall, j’avoue. Le juge n’avait pas le choix. Et au bout du compte, c’est l’attrait du gain de Vat­ten­fall qui les a per­dus : ils n’ont pas vou­lu attendre. Ça les a ame­nés à ne pas res­pec­ter [à la lettre] la déci­sion du juge. Et du coût, si on reve­nait chez le juge, a leur aurait coû­té trop cher (le juge les avait déjà condam­nés à payer *nos* trois avo­cats la pre­mière fois, et là ça aurait été bien pire), et donc la logique finan­cière a pris le des­sus et les a pous­sés à prendre l’éponge et à nous rendre une ardoise toute propre.

Le tout est natu­rel­le­ment tota­le­ment dégueu­lasse. On a per­du la guerre juri­dique, tout de même, mais à force de tena­ci­té (et seule­ment ça), on a gagné.

Il y a deux semaines, deux employés de Vat­ten­fall se sont pré­sen­tés chez les parents de Vio­la. Pour cou­per le cou­rant. Les parents de Vio­la ne sont pas clients de Vat­ten­fall. «Déjà vu». Ils ont réus­si à convaincre les exé­cu­teurs de ne pas cou­per le cou­rant. Mais depuis, ils ont reçu une fac­ture [fic­tive –«déjà vu» – ] au nom du frère de Vio­la. Lequel n’est pas client de Vat­ten­fall non plus.

Je me suis long­temps quelle langue on par­lait dans les répu­bliques «bana­nières». Main­te­nant, je la parle cou­ram­ment. L’expression «répu­blique bana­nière» a dis­pa­ru : main­te­nant on parle plus sim­ple­ment de «répu­blique».

Mais on avance.

«Ils» parient. Ils parient que les usa­gers :

  1. ne vont pas se rendre compte de l’erreur ini­tiale (quelques cents, ou quelques mil­liers d’euros, ou qui sait la loi der­rières les avis des «Job Cen­ter» ?)
  2. vont recu­ler devant l’effort (finan­cier ou autre) qui per­met­trait de [*peut-être*] voir leur droit res­pec­té
  3. n’iront pas en jus­tice
  4. lais­se­ront tom­ber en cours de pro­cé­dure (un juge­ment, même posi­tif, est rare­ment la fin de la guerre)

Et vous savez quoi ? Géné­ra­le­ment «ils» gagnent.

C’est l’été !

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Idiocratie,Journal — le mar 21 Oct 2008 à 08:22

Hier, tour­née des méde­cins. Enfin, deux méde­cins. Fin d’un cycle, et début d’un nou­veau. Mon pro­jet «polypes à éra­di­quer sans délai» a été hier décla­ré offi­ciel­le­ment ter­mi­né. Et j’ai main­te­nant un nou­veau méde­cin qui se penche sur mon dos (lequel penche à droite, un scan­dale !) et sur ma jambe droite (je n’aurais plus de réac­tions réflexes, et je n’en savais rien, un scan­dale !).

Et d’un méde­cin à l’autre, nous avions 3 heures à tuer, la ville à (par­tiel­le­ment) tra­ver­ser, du soleil, et un –sur­prise– appa­reil pho­to. Je vous invite à visi­ter …

À la bourre …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Idiocratie,Journal — le dim 19 Oct 2008 à 16:45

J’ai quelques pho­tos de retard.

C’est tout.

Le coup de la corde à linge …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Idiocratie,Journal — le dim 19 Oct 2008 à 11:01

Lequel d’entre vous peut-il se sou­ve­nir de l’immense Roger Cou­derc ? Et entre ceux qui se sou­viennent de Roger, qui peut se sou­ve­nir du «coup de la corde à linge» ?

Roger «allez les petits» Cou­derc a aus­si, à une époque, com­men­té le catch. Avec Zarak. Avec Le Bour­reau de Béthune. Et avec l’Ange Blanc. Et avec le «coup de la corde à linge».

La télé, c’était peut-être mieux avant …

Le rêve américain …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Idiocratie — le sam 18 Oct 2008 à 14:41

Par­fois, il faut.

Dans mon désert lin­guis­tique du moment (ne pas oublier que le pro­blème est beau­coup moins facile à déce­ler à l’écrit), lequel a culmi­né der­niè­re­ment dans des phases où j’ai du *deman­der* à Vio­la en quelle langue je lui par­lais, his­toire de finir ma phrase dans la bonne langue, il devient par­fois urgent de bou­ger.

Je ne peux pas par­ler, et j’ai du mal à me for­cer à écrire, mais lire, je peux. En ce moment, je découvre (encore) les États-Unis. La phrase de la semaine, à gra­ver en mémoire, voire sur les bâti­ments publics outre-atlan­tique, a été pro­non­cée par le trop très célèbre «Joe-le-Plom­bier» :

« Redis­tri­bu­ting the wealth, as far as my hard work, that upsets me, » he said. « That’s not right. That’s not Ame­ri­can. »

ver­sion fran­çaise : « redis­tri­buer la richesse, jusqu’á mon dur labeur, ça m’inquiète », dit-il. « Ce n’est pas bien. Ce n’est pas amé­ri­cain. » J’ai trou­vé ça ici.

Pas à pas, j’en arrive à sérieu­se­ment trou­ver les amé­ri­cains insup­por­tables.

L’américain «moyen», c’est qui ? Si c’est vrai­ment une masse de «Joe Six-pack» et de «Joe The Plum­ber», ceux que les poli­ti­ciens cour­tisent (appa­rem­ment), plus je lis à leur sujet, moins je veux en savoir. J’ai tort, je le sais, mais je n’ai pas la patience. Il faut être Boud­dha pour sup­por­ter ces gens là. Et je ne suis pas Boud­dha.

Je sais, démo­cra­tie, etc. Mais si la majo­ri­té du pays est consti­tuée d’imbéciles ? On fait quoi ? On se pré­pare à invi­ter madame Palin à l’Élysée ? En cher­chant un fast-food pas loin qui pour­rait livrer ? On se pré­pare à un futur démo­cra­tique *mais* anal­pha­bète ? Raciste ? Violent ?

Je pro­pose une nou­velle défi­ni­tion au terme «idio­cra­tie». L’état d’«idiocratie» est fon­dé sur le syn­drome «Joe Le Plom­bier». Expli­ca­tions :

  • Joe Le Plom­bier nous est pré­sen­té *à la télé* comme une vic­time hypo­thé­tique de l’hypothétique pro­gramme fis­cal d’un can­di­dat, que vous nom­me­rons Can­di­dat X. Le pro­gramme du Can­di­dat X est connu. Il s’agit d’alléger les impôts de 95% de la popu­la­tion, et aug­men­ter ceux des 5% res­tants (les plus riches, pro­ba­ble­ment)
  • Lors d’un débat, l’autre can­di­dat (que nous nom­me­rons Can­di­dat Y) se sert d’une dis­cus­sion enre­gis­trée entre can­di­dat X et Joe Le Plom­bier. Joe Le Plom­bier est donc à la fois comme amé­ri­cain moyen (ben oui, il est plom­bier, hein …), mais aus­si visi­ble­ment comme un des 5% plus riches amé­ri­cains.
  • Joe Six-Pack (l’américain moyen) ne se rend pas compte qu’il y a un petit pro­blème. Même si il sait, dans un coin de sa tête, qu’il a en gros 0 (zéro) chances de deve­nir un des 5% les plus riches, il reven­dique le droit à y rêver. Ça s’appelle le «rêve amé­ri­cain». Et, appa­rem­ment, le rêve amé­ri­cain a des qua­li­tés hal­lu­ci­no­gènes, puisque le can­di­dat Y peut des­cendre devant Joe Six-pack le can­di­dat X au nom du sort qu’il des­tine à Joe Le Plom­bier (et donc aux 5% plus riches du pays), alors que les 5% en ques­tion pros­pèrent aux dépens des Joe Six-pack. Le chaî­non man­quant, c’est que Joe Six-pack conti­nue se rêver un des­tin de Joe Le Plom­bier (et donc un des 5%).
  • Joe le Plom­bier n’est pas plom­bier.
  • Joe le Plom­bier n’est pas riche
  • Joe le plom­bier ne s’appelle même pas Joe

Voi­là. L’idiocratie est fon­dée sur le rêve amé­ri­cain. Un petit peu comme un effet secon­daire. Le rêve amé­ri­cain empêche les amé­ri­cains de réflé­chir. Il per­met à can­di­dat Y de pros­pé­rer en pro­fi­tant du fait que Joe Le Plom­bier, en fait Joe Six-pack, est «moyen», en ceci que, comme chaque Joe Six-pack, peut se rêver riche.

Et en plus, le rêve amé­ri­cain, comme je le découvre en lisant Joe Le Plom­bier, rend méchant. Le rêve amé­ri­can (le droit d’être riche), vient avec la défi­ni­tion de la richesse : être riche, c’est natu­rel­le­ment excep­tion­nel. D’où la décla­ra­tion de Joe Le Plom­bier : redis­tri­buer la richesse n’est pas amé­ri­cain.

Le rêve amé­ri­cain est indi­vi­duel.

À jeter …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Idiocratie — le jeu 9 Oct 2008 à 18:57

Sur LCI, Laurent Wau­quiez, secré­taire d’Etat à l’Emploi, a sou­li­gné que toute crise finan­cière avait «une dimen­sion de confiance et donc d’irrationnel.»

la *crise* a un côté irra­tio­nel ? Dites-moi que je rêve. Com­bien de billets de banques ont-ils été détruits pen­dant la crise ? Com­bien de billets de banques ont-ils été per­dus ?

C’est le sys­tème *entier* qui est irra­tion­nel. Même hors crise ! Les mil­liards «per­dus» sont le plus sou­vent *vir­tuels* !!! Il faut ouvrir les yeux : on peut gagner de l’argent (aux mar­chés) sans rien faire d’autre que vendre de l’argent. Ça s’appelle de la spé­cu­la­tion finan­cière.

Ima­gi­nez que vous ayez dans les mains un billet de 100€. Ima­gi­nez que vous le met­tiez à la banque. Le ban­quier vend pour vous votre billet pour 101€. Vous avez donc gagné 1€. Et vous avez tou­jours vos 100€. Mais votre ache­teur a *lui* aus­si 100€. Il vient de les ache­ter. Donc, pour votre billet de 100€, il y 201€.

Et ain­si de suite. Le pro­blème se pro­duit quand vous et votre ache­teur demandent au ban­quier cha­cun ses 100€. En même temps. C’est ce que les gou­ver­ne­ments (et votre ban­quier) craignent le plus. C’est la rai­son pour laquelle ils vous demandent d’avoir confiance. Avoir confiance, c’est ne pas, sur­tout pas, ces­ser de croire.

La confiance, c’est quoi ? Croire qu’avec un billet de 100€ on a crée 101€ (résul­tat 201€) ? Alors que sur ces 201€ il y en a 101 de *fic­tifs* ?

Ce sont les mar­chés finan­ciers qui sont irra­tion­nels ! Pas nous ! Et ce n’est pas notre confiance qu’on nous demande. C’est notre cré­du­li­té ! Et pas seule­ment en cas de crise ! On se rend compte que l’argent est fictf quand on est en crise, mais on oublie qu’hors crise, l’argent est tout aus­si fic­tif !! Même hors crise, votre billet de 100€ «vaut» 201€.

Et ça, c’est en sup­po­sant que votre billet de 100€ n’a été ven­du qu’une fois. On vend de l’argent. On vend des cré­dits (c’est à dire l’absence d’argent). On vend des garan­ties sur les cré­dits qu’on vend. On vend des retraites. On vend du futur.

On vend du vent.

«Une dimen­sion de confiance et donc d’irrationnel.»

Modèle(s) …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Idiocratie,Journal — le jeu 9 Oct 2008 à 13:57

Une pri­son «modèle», c’est quoi ?

Pour moi c’est une pri­son vide. Natu­rel­le­ment. Mais pour «nous» ?

Les États-Unis, et plus récem­ment le Royaume Uni (c’est amu­sant, l’unité …) ont ouvert les portes des pri­sons aux … mar­chés. On pri­va­tise à tour de bras. Et natu­rel­le­ment on met les pri­son­niers au tra­vail. Et devi­nez qui en pro­fite, de la main d’œuvre gra­tuite ?

Avec une popu­la­tion pénale d’environ 2 000 000 (le sys­tème pénal amé­ri­cain, pri­sons locales, pri­sons d’états et pri­sons fédé­rales, rend un petit peu dif­fi­cile à suivre) et un nombre de sui­cides d’environ 47 pour 100 000 dans les pri­sons locales et de 14 pour 100 000 dans les pri­sons d’états, les nombres font mal à la tête.

Chez nous *une* pri­son «modèle» a tué son qua­trième pen­sion­naire depuis le début de l’année. Par sui­cide. Et quatre est pro­ba­ble­ment un chiffre «heu­reux», vu que les gar­diens ont réus­si à «dépendre» 3 autres déte­nus. Il y a en France en gros 60 000 per­sonnes en pri­son.

Assistance à projet en danger …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Idiocratie,Journal — le mer 8 Oct 2008 à 13:10

Il est des gens qui méritent qu’on les aide.

Tenez, John McCain, par exemple.

Sérieu­se­ment. Il est dans une sale galère, lui. Et il n’est pas aidé. La crise, Sarah Palin, il a assez de bou­lets aux pieds comme ça.

J’ai déci­dé, tout seul dans mon coin, de par­ti­ci­per à sa cam­pagne élec­to­rale. Ça m’est venu ce matin, alors que j’étais en train de rire avec Vio­la au sujet du film que nous avons vu hier soir : The Road To Well­ville. Cli­quez, ça vaut le coup.

C’est par­ti d’une réplique tirée du film. Anglo­phones bien­ve­nus.

The ene­mas take some get­ting used to, but, in time, you’ll learn to look for­ward to them like an old friend with a cold nose.

Endy­mion Hart-Jones, per­son­nage du flim The Road To Well­ville

Et de là j’en suis tout natu­rel­le­ment pas­sé à : The Oba­ma takes some time geting used to, but, in time, you’ll learn to look for­ward to him like an old friend with a cold nose.

C’est pas un chouette slo­gan de cam­pagne, ça ?

Notez que j’aurais du mal à le four­guer à un can­di­dat fran­co­phone. S’habituer à la poire à lave­ment prend du temps, mais, avec le temps, vous en vien­drez à la consi­dé­rer un peu comme un vieil ami au nez froid. Pas ven­dable. Si je trouve un can­di­dat dont l’adversaire s’appelle Poire, ou Foire …

Enfin bref : mon­sieur McCain, je sais que vous me lisez tous les jours, et je vous invite à uti­li­ser mon slo­gan à titre gra­cieux.

Je suis comme ça.

Quand je peux aider …

Mon marché et moi …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Idiocratie,Journal — le mar 7 Oct 2008 à 15:47

On vit dans une période for­mi­dable. On apprend des nou­veaux mots. Réces­sion, par exemple. Encore que celui-ci semble être un gros mot : on ne veut pas en entendre par­ler. Et le pre­mier qui le pro­nonce dans le champ audi­tif de Nico­las se prendre une taloche.

Notez que je ne com­prends pas tout. Il y a un mois, tout le monde était fâché à cause de la hausse du prix du pétrole. Et main­te­nant qu’il baisse, il parait que c’est une catas­trophe (eh oui : la baisse du prix du pétrole est liée à une crainte d’une période de réces­sion –donc c’est mieux quand c’est cher, même quand c’est trop cher).

Il faut, parait-il que les mar­chés aient confiance. Si vous croi­sez un mar­ché (par exemple dans la queue pour l’aide sociale, au dans un coin de votre car­ton d’habitation), par­lez-lui gen­ti­ment. Et essayez de ne pas le dépri­mer. Donc, aucune conver­sa­tion au sujet de votre «vraie» vie éco­no­mique (réduite à «éco­no­mi­ser»). Par­lez-lui, tenez, d’état. Je sais, je sais : il y a encore deux semaines, l’état était l’ennemi héré­di­taire des mar­chés. Mais aujourd’hui c’est le sau­veur. Jusqu’à la pro­chaine crise de crois­sance, au moins. Il faut flat­ter le mar­ché. Lui rendre foi en lui-même. Par­lez-lui d’avenirs roses rayon­nants, de votre pro­chain séjour dans un hôtel de luxe (Ber­lin en est plein).

Si vous ne croyez pas pou­voir lui don­ner confiance, ten­tez de le faire rire, au moins. Tenez, par­lez-lui de Sarah Palin.

Et sur­tout, sou­hai­tez que vous le croi­se­rez *avant moi*, le mar­ché.

Ceauşescu au lampadaire !

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Idiocratie,Journal — le lun 6 Oct 2008 à 23:14

Avec ce qu’on a dans le emploi du temps, je suis presque sur­pris d’avoir le temps de faire des pho­tos. On devait aller chez un avo­cat cher­cher un docu­ment, aller chez un autre avo­cat pour dépo­ser un docu­ment, avant d’aller à l’hôpital pour aller cher­cher des … docu­ments (sur­prise !)

La pho­to du jour est un lam­pa­daire. Un modèle que je n’avais pas encore vu, ou au pire pas encore remar­qué. Mais quand il est allu­mé, celui-là, on ne que peut le voir.

Ces jours-ci, l’écriture m’est dif­fi­cile, pour ne pas dire impos­sible. Le stress me met le Z aux fraises, et le Y aus­si bas que la popu­la­ri­té du fameux comique rou­main Nico­lae Ceauşes­cu dans la can­tine de l’Amicale Des Pos­tiers d’Aubervilliers d’Origine Mal­gache (la fameuse ADPAOM). Pour la petite his­toire, le mot auquel j’ai renon­cé est (après plu­sieurs minutes [!!!] de recherches) … «gua­té­mal­tèque». Enfin je crois. d’où le «mal­gache». J’ai quelques dif­fi­cul­tés avec les mots longs.

Va fal­loir faire avec.

Lendemain de jour férié …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Idiocratie,Journal — le sam 4 Oct 2008 à 12:23

J’ai beau cher­cher, je n’ai défi­ni­ti­ve­ment rien à dire. Mais ce n’est cer­tai­ne­ment pas une rai­son pour ne pas pro­po­ser à vos yeux avides une chouette pho­to.

Si ?

Monument à mon «oncle Tony» …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Idiocratie,Journal — le jeu 2 Oct 2008 à 11:42

En fait oncle Tony s’appelle Tony Levin. C’est un monstre de la basse. Je l’ai «recon­nu» quand j’ai enten­du, il y a long­temps, un album Live de Peter Gabriel : Plays Live. Un album curieux (au moins pour moi), déjà parce que le bat­teur jouait sans cym­bales (juste son char­les­ton), et sur­tout à cause du *son* de Tony Levin. Sur Hum­drun /​ On The Air, c’était la pre­mière fois que j’entendais une basse qui me don­nait l’impression de  … de *sou­le­ver* le sol, ou la musique, je ne sais pas exac­te­ment. Un son énorme. Une puis­sance. Et quand il jouait sur sa basse «clas­sique» (géné­ra­le­ment une Music­Man), il avait sur les doigts des tubes de métal, ça lui don­nait l’air d’un extra­ter­restre. [large sou­rire]

Il joue sou­vent avec un ins­tru­ment «curieux», le Stick.

Quand Peter Gabriel fait un concert, au moment de pré­sen­ter ses musi­ciens, il fait applau­dir «Uncle Tony».

Il n’y a pas tel­le­ment long­temps, l’oncle Tony fai­sait par­tie de ma «famille», avec une poi­gnée d’autres. Disons que je m’étais auto-incrus­té, sans leur dire. Je jouais de la basse. Plus ou moins bien. Sans aucune illu­sion quant à un quel­conque talent. J’en ai même, un moment, vécu.

Mais c’était sur­tout pour le plai­sir. Et mon plai­sir, je le trou­vais dans les situa­tions où l’improvisation était de tenue. Et pour pou­voir impro­vi­ser, il y a quelques ingré­dients obli­ga­toires :

  • un mini­mum de théo­rie.
    Ce n’est en fait pas stric­te­ment obli­ga­toire. J’ai connu quelques musi­ciens qui étaient tota­le­ment «illet­trés» en musique, que ça n’empêchait de jouer. Dans une cer­taine mesure. Les «pros» consi­dèrent que c’est néces­saire. C’est cer­tai­ne­ment néces­saire quand on veut évo­luer à un «cer­tain niveau».
    Moi j’avais la base. Quelques années de cours de pia­no clas­sique et de cours de sol­fège. Ça aide.
  • l’oreille
    De la feuille, il m’en fal­lait. Déjà savoir écou­ter, dans l’absolu. Et ensuite, avoir l’oreille «musi­cale». pour impro­vi­ser en groupe, il faut savoir recon­naître ce qui se passe. J’ai joué pen­dant des mois en duo avec un pia­niste, en ne sachant jamais ce qu’il jouait. Après, il me disait que c’était un mor­ceau d’untel ou untel. Même sans avoir enten­du les mor­ceaux en ques­tions, j’étais capable d’écouter, com­prendre, et pré­voir.
  • au pire, des yeux
    Il faut que je vous raconte mon pre­mier pas­sage sur une scène. Mon pia­niste, qui n’était à l’époque qu’un type avec lequel j’avais joué une fois, m’a invi­té à jouer avec lui «sur scène». Avec un bat­teur et un gui­ta­riste que je ne connais pas. Et en plus, il m’a annon­cé qu’on joue­rait que du jazz. Et à l’époque, le jazz, c’était pour moi Ter­ra Inco­gni­ta, en tout cas comme ins­tru­men­tiste. J’étais natu­rel­le­ment pétri­fié de trouille. Mais le gui­ta­riste, un «vieux», bar­bu, gros au point de jouer assis avec la gui­tare posée à plat sur son ventre, m’a ouvert les portes. Il m’a dit : «Il n’y a que deux tons : regarde mes doigts, et écoute.» J’ai pas­sé les deux heures sui­vantes avec le regard fixé sur ses doigts. En écou­tant, je pou­vais presque tou­jours quoi jouer. Mais une demi seconde trop tard, par­fois. Mais en regar­dant ses doigts, je pou­vais savoir ce qu’il allait jouer, plus que ce qu’il avait joué. Pour un débu­tant, c’est ce qu’on a de mieux. Avec le temps, je n’ai plus eu besoin des yeux. Je les rem­pla­cés par une oreille tou­jours plus fine.

Mais voi­là. Aujourd’hui, je sais qu’il faut plus que ça.

Je ne peux plus jouer. Ni même chan­ter. J’ai pas­sé des cen­taines d’heures à chan­ter, à suivre les mélo­dies que j’écoutais. Mais aujourd’hui, je suis inca­pable de fre­don­ner Jenin, mal­gré le fait que je l’ai écou­tée plu­sieurs fois hier. J’ai déjà oublié. Mieux : mes mélo­dies pré­fé­rées, celles que j’ai fre­don­nées, chan­tées, sif­flées pen­dant des années, m’ont quit­té. Je ne plus tam­bou­ri­ner sur la table. Plus en rythme, en tout cas.

Je me rends compte : *la mémoire fait par­tie de l’oreille*.

Sans mémoire, plus de musique. En tout cas comme inter­pré­teur.

Et même comme «spec­ta­teur», (audi­teur ?), sans mémoire, c’est –très hon­nê­te­ment– moins drôle.

Au revoir, oncle Tony.

Je te garde ton cou­vert à table, tout de même.

On ne sait jamais …

Voyages …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Idiocratie,Journal — le mer 1 Oct 2008 à 20:56

Je suis à ce moment à … Jénine.

Enfin presque. Je suis en train d’écouter un album qui s’appelle Exile. L’auteur, si j’ose dire, est jus­te­ment en exil. Israé­lien, son pas­sage à l’armée l’a convain­cu que :.. mais ce n’est pas le sujet.

Cet album, qu’il a cosi­gné avec The Orient House Ensemble, est magni­fique. Et mon mor­ceau pré­fé­ré s’appelle Jenin. C’est une balade poi­gnante. Enfin pour moi. Je me demande ce qu »il a vécu à Jénine, s’il y a mis les pieds. Ma vision de Jénine colore pro­ba­ble­ment sa musi­qe dans ma tête.

J’ai trou­vé cet album en cher­chant un album de Dha­fer Yous­sef. Lui a fait aus­si quelques albums magni­fiques, donc Elec­tric Sufi, sur­pre­nant. Lui, je l’ai décou­vert en sui­vant les traces de Nguyen Le. Lui n’était pas un incon­nu, mais je l’avais per­du de vue, et je l’avais retrou­vé grace à Huong Thanh, laquelle j’avais décou­verte par l’intermédiaire de Pao­lo Fre­su (kind of Por­gy and Bess) et Richard Bona.

Le monde de la musique est vas­te­ment petit. Mais je ne m’attendais pas à repas­ser à Jénine. Même en pas­sant.

Aux chiottes la crise !

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Idiocratie,Journal — le mar 30 Sep 2008 à 09:04

Est-ce que vous sou­ve­nez de «Vive la crise !» ?

C’était un show d’Yves Mon­tand à la télé. Le show qui m’a fait peur qu’il veuille être pré­sident, comme Rea­gan. Et ça com­men­çait par ces mots : «La crise ? Quelle crise ?». Sui­vait un dis­cours qui aurait pu avoir écrit par notre Petit Nico­las. Ça disait en gros qu’il fal­lait arrê­ter de râler, qu’il fal­lait tra­vailler (plus), et accep­ter quelques sacri­fices (retraite, etc.).

Les sacri­fices, on a don­né. On a lâché par des­sus bord l’école et la fac, et les profs. On est en train de jeter par des­sus bord l’hôpital, les retraites, la poste, la SNCF. Ça fait 25 ans que ça dure. 25 ans de pri­va­ti­sa­tions.

Et aujourd’hui ?

Une autre crise. Mieux : une suite de crises. La bulle ici, le cré­dit là. Hier le gou­ver­ne­ment alle­mand a allon­gé 35 mil­liards d’euros pour ren­flouer une banque. La banque a joué, et … alors que j’aurais dit «per­du», et bien elle a gagné, la banque. Tout va pou­voir conti­nuer.

Aux USA, hier soir, les banques ont «per­du». Et c’était pré­vu. Le par­ti répu­bli­cain l’a annon­cé (pro­phé­ti­que­ment) dans son pro­gramme :

We do not sup­port govern­ment bai­louts of pri­vate ins­ti­tu­tions. Govern­ment inter­fe­rence in the mar­kets exa­cer­bates pro­blems in the mar­ket­place and causes the free mar­ket to take lon­ger to cor­rect itself. We believe in the free mar­ket as the best tool to sus­tai­ned pros­pe­ri­ty and oppor­tu­ni­ty for all.

Nous ne sommes pas d’accord avec les sau­ve­tages d’instutions pri­vées par le gou­ver­ne­ment. Les inter­fé­rences du gou­ver­ne­ment avec les mar­chés ne fait que rendre les pro­blèmes plus aigus, et la mar­ché libre prend plus de temps à se cor­ri­ger. Nous croyons que le mar­ché est le meilleur outil pour par­ve­nir à une pros­pé­ri­té durable avec des oppor­tu­ni­tés pour cha­cun. — Tra­duit au nez par ma pomme.

Je vous ras­sure : je ne me sens aucun gène com­mun avec le par­ti répu­bli­cain amé­ri­cain. Avec le par­ti «démo­crate» non plus, notez. Et je suis cer­tain que la «phi­lo­so­phie» des répu­bli­cains va se cal­mer, et qu’ils vont voter le fameux «paquet» qui per­met­tra (peut-être) aux banques de gagner à la Grande Tom­bo­la Du Mar­ché.

Et si ils perdent, c’est avec notre argent, de toute façon.

Je suis par­ta­gé. D’un côté, ça m’emmerde jusqu’aux trous de nez embête un petit peu de pen­ser que le contri­buable doive payer pour finan­cer l’échec d’un sys­tème gou­ver­né par le gain à tout prix. Mais si le sys­tème finan­cier se casse la gueule, ce sont au moins 3 géné­ra­tions qui vont perdre leurs éco­no­mies, leurs retraites, sans comp­ter leurs mai­sons et leurs bou­lots.

Mais je n’ai pas de doute : le Petit Nico­las va nous faire un nou­veau «Vive la crise !». Et ce dis­cours libé­ral (le mot «libé­ral» étant à rat­ta­cher aux mots «mar­ché libre» que nous avons croi­sés plus tôt), la louange fré­né­tique du gain comme prin­cipe de la vie éco­no­mique me fout la gerbe met mal à l’aise.

Pas vous ?

Fritz, c’est le roi, patate !

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Galerie,Idiocratie,Journal — le ven 26 Sep 2008 à 19:00

Frie­drich der Große. Frie­drich le grand. Celui qui a héber­gea Vol­taire à sa cour à l’époque où la cour de Ver­sailles était inhos­pi­ta­lière pour lui, était et est encore un roi aimé par son peuple de Prusse. Com­ment je le sais ? Hier j’ai (re)vu sa tombe. Plus simple, c’est dif­fi­cile à ima­gi­ner. Il a été enter­ré de nuit, sans aucune pompe, à l’endroit qu’il avait choi­si : à côté des tombes de ses chiens. Et des­sus, il y a encore aujourd’hui des gens qui déposent des patates. Et pour un prus­sien, c’est vrai­ment impor­tant, les patates. Il a intro­duit les patates en Prusse.

On a beau­coup par­lé et écrit au sujet du «Alte Fritz», le vieux Fritz. Son his­toire est pleine de contrastes, natu­rel­le­ment, mais je crois que c’était un homme, un roi qu’on pou­vait aimer. Et accep­ter.

Cela me déplaît beau­coup que les pauvres impli­qués dans des affaires juri­diques à Ber­lin soient aus­si mal trai­tés et qu’on menace de les arrê­ter comme cela a été le cas avec Jacob Dre­her de la Prusse-Orien­tale qui a séjour­né à Ber­lin à cause d’un pro­cès et que la police a vou­lu arrê­ter. J’ai déjà inter­dit cela et je vous ai déjà indi­qué qu’un pay­san pauvre est aus­si impor­tant qu’un comte et qu’un riche gen­til­homme. Le droit vaut de la même manière pour les gens impor­tants que pour les simples

Cité dans Wiki­pe­dia, un extrait d’une lettre de Frie­drich à son ministre de la jus­tice

Inca­pable d’imposer à sa noblesse l’abolition du ser­vage, il la met en place dans tous les domaines royaux. Au du début du 18ème siècle, il y a une grande mos­quée à Ber­lin.

Son palais, à Ber­lin, a été détruit depuis. Mais son châ­teau d’été, situé à Pots­dam, est tou­jours là. Il s’appelle «Sans Sou­ci». En fran­çais dans le texte. Fran­co­phile, il a col­lec­tion­né des tableaux d’artistes fran­çais, et ensuite a aus­si ache­té une col­lec­tion remar­quable. Il jouait de la musique. Il aimait s’entourer de phi­lo­sophes, bien plus que de ministres ou de cour­ti­sans. Le châ­teau est petit. Le parc, lui est immense.

Petite balade pho­to dans le parc de Sans Sou­ci, par­se­mé de pavillons. À l’autre extré­mi­té du parc, il y a le châ­teau de l’empereur Guillaume II, un per­son­nage net­te­ment moins atti­rant. Et ensuite, on remonte jusqu’à Sans Sou­ci, pour finir sur la tombe du vieux Fritz.

Dockers en souffrance …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Idiocratie,Journal — le dim 21 Sep 2008 à 10:43

J’ai un talent recon­nu (sur­tout par moi) pour choi­sir une pho­to pour illus­trer mon pro­pos du jour, à moins que ce soit un talent pour racon­ter quelque chose rela­tif à la pho­to du jour. J’ai aus­si un talent recon­nu (etc.) en ce qui concerne le titre que je donne à mon his­toire du jour, à moins que ce soit à ma pho­to du jour. Donc, en fait, il est pru­dent, une fois qu’on a lu la page jusqu’en bas, de reve­nir en haut, his­toire de déter­mi­ner qui illustre quoi.

Vous ne trou­vez pas ?

Ah, oui. Il fait que je vous raconte de quoi je vou­lais par­ler.

Dont acte. C’était hier. On est allés «en ville» pour m’acheter un pan­ta­lon. Je vou­lais un «Dockers» noir. Muni de la recette magique (W36 L32) qui m’évite même de devoir essayer mon nou­veau pan­ta­lon dans le maga­sin.

Il y avait des soldes chez Peek & Clop­pen­burg. C’est le seul maga­sin que je connais à Ber­lin où je suis cer­tain de trou­ver mon pan­ta­lon sans cher­cher. Vous note­rez donc que je suis équi­pé pour ache­ter un pan­ta­lon dans un temps le plus court pos­sible : j’ai la taille exacte (je l’ai prise de mon défunt Dockers pré­cé­dent), et je sais exac­te­ment où l’acheter.

Notez, j’aurais dû méfier. Entre le métro «Zoo­lo­gi­scher Gar­ten» (la gare du zoo, chère à mon cœur depuis 1982) et le maga­sin (qui se trouve juste avant le fameux «Kadewe», un des maga­sins les plus pres­ti­gieux du monde civi­li­sé), il y a, en face de la «Gedächt­nis­kirche» (un des monu­ments les plus connus de Ber­lin), une agence de ma banque. C’est pas for­cé­ment facile de tirer de l’argent, même en plein cœur de la ville. Il y a rela­ti­ve­ment peu de dis­tri­bu­teurs. Mais je savais qu’il y en avait un dans l’agence de ma banque.

Ce que j’ignorais, c’était qu’il n’y avait plus d’accès à l’agence. La porte ne «mar­chait» plus (lire : il n’y avait plus de méca­nisme per­met­tant d’ouvrir la porte avec la carte ban­caire). Et il y avait même un mot sur la porte. Ça disait : «Suite à un pro­blème tech­nique, nous ne sommes plus en mesure d’ouvrir les portes hors des heures d’ouverture.»

Ben oui. Le week-end entier, l’agence la mieux située de la capi­tale n’était pas en mesure.

Là, déjà, j’étais un petit fâché.

Mais bon, je n’allais pas lais­ser un bête non-dis­tri­bu­teur m’empêcher d’acheter mon Dockers, hein. Donc on est arri­vés au maga­sin. On est direc­te­ment mon­tés à l’étage concer­né (le qua­trième), on a deman­dé à un ven­deur où trou­ver les Dockers, il m’en a sor­ti un. J’ai pris ma che­ck­liste :

  1. Modèle : D4 Confort. Check.
  2. Taille : W36 L32. Check.
  3. Cou­leur : noir. Check
  4. Prix : en solde. Check

Montre en main, moins d’une minute pour ache­ter mon pan­ta­lon. VICTOIRE ÉPIQUE, comme on dit sur l’internet. J’avais mon pan­ta­lon dans la main. Mais j’ai dû le rendre au ven­deur.

Chez Peek & Clop­pen­burg, l’usine à vendre des vête­ments (quatre étages gigan­tesques, avec des cen­taines de ven­deurs, des mil­liers de pan­ta­lons, des dizaines de mil­liers de sous-vête­ments, robes, acces­soires, et visi­ble­ment beau­coup de marques), il n’y a qu’une (je répète : une) caisse. Donc le ven­deur nous donne l’étiquette, avec le code barre, et nous on doit des­cendre à la caisse. Le temps qu’on des­cende à la caisse, le pan­ta­lon des­cend éga­le­ment à la caisse (bien que ce ne soit pas par le même che­min que nous), et une fois à la caisse …

… il y a la queue. Natu­rel­le­ment, quand je dis qu’il n’y a qu’une caisse, ce n’est tech­ni­que­ment pas vrai. Il y a 6 caisses, der­rière un seul comp­toir. Donc disons qu’il y a 6 caisses. Pour les grin­cheux. D’accord. 6 caisses, 6 queues. Mais tout de même un seul comp­toir. Der­rière le comp­toir, je n’ai pas comp­té, mais au moins 30 femmes debout en plus des 6 cais­sières assises. Au pre­mier abord, ça res­semble à, je ne sais pas, un cou­loir de métro à l’heure de pointe. Elles cour­raient dans toutes les direc­tions.

On avait un petit de temps, le temps de faire la queue, on a regar­dé les femmes der­rière le comp­toir. Appa­rem­ment, les règles du jeu étaient simples. Échan­ger les sous contre les vête­ments.

Nous on en était à l’étape «queue». Moi, métho­dique, j’avais à la main :

  1. mon éti­quette
  2. ma carte de fidé­li­té
  3. ma carte ban­caire

Arrive une ginette (tari­fée, mais pro­ba­ble­ment pas syn­di­quée) qui, après avoir obser­vé que j’avais en main ma carte ban­caire, me demande : «Vous vou­lez payer par carte ?».

Pas­sée la pre­mière seconde, temps que je réprime mon ins­tinct (lequel, aiguillon­né par l’histoire de la banque et le début de queue, m’aurait pous­sé à répondre : «non, évi­dem­ment, andouille !»), je sou­ris, et je réponds (modèle de conci­sion) : «oui».

La ginette me désigne une machine. On peut payer sans pas­ser par les cais­sières. Vous ima­gi­nez que je la suis sans hési­ter, tour­nant le dos à la queue. J’aime les machines. Elles n’ont aucune ima­gi­na­tion, n’ont que rare­ment l’idée d’engager la conver­sa­tion, en résu­mé, par­faites. D’accord, il a fal­lu au moins 7 ou 8 ten­ta­tives à la machine pour lire le code barre, et deux ou trois ten­ta­tives pour lire ma carte de fidé­li­té, mais en gros, en deux minutes, j’ai eu en main mon ticket de caisse.

Et c’est là que l’horreur m’a sai­si.

IL FALLAIT RETOURNER FAIRE LA QUEUE !!!

Les règles du jeu du comp­toir n’étaient pas si simple que ça. Pour les cais­sières, il s’agissait de prendre l’étiquette (avec le code barre), prendre l’argent, trans­for­mer l’étiquette en ticket de caisse, trans­fé­rer le cas à une femme qui court, pas­ser au client. Point barre. Facile.

Mais pour le client muni d’un ticket de caisse …? il fal­lait trou­ver une femme *libre* pour prendre le ticket de caisse, et ensuite don­ner les vête­ments. Et les femmes cour­raient. On au pu pen­ser à un gigan­tesque pou­lailler dans lequel quelqu’un aurait mis le feu. Ça cou­rait dans tous les sens, à toute allure.

Au bout d’un moment, une jeune blonde nous tend la main, et a pris mon ticket de caisse. Et puis elle a com­men­cé à cou­rir. Elle allait d’un côté, d’un autre, elle est allée dans une arrière-bou­tique, et au bout d’un moment elle est reve­nue. Sans pan­ta­lon.

Elle a pris un télé­phone, et a par­lé à quelqu’un. En a lu à son inter­lo­cu­teur ce qu’il y avait sur le ticket. Après une minute de conci­lia­bules, elle met la main sur le com­bi­né, et me demande : «c’est quoi, votre pan­ta­lon, quel tis­su ?». Là, moi, inter­lo­qué, j’ai per­du toute capa­ci­té à m’exprimer en alle­mand cor­rect. Vio­la a pris le relais : «euh … en coton. Noir.»

Vio­la était aus­si inter­lo­quée que moi, visi­ble­ment.

Et la blonde reprend son dia­logue au télé­phone : «noir, en coton». Et après avoir rac­cro­ché, elle est repar­tie en cou­rant.

Après quelques minutes, elle revient. Prend son télé­phone. Et repart. En cou­rant.

Nous, on n’avait que ça à faire, donc on a atten­du. On a consta­té que les clients avaient *beau­coup* de mal à se voir remettre les vête­ments qu’ils avaient payés. En gros, les femmes qui courent cherchent les vête­ments, et le sys­tème de ran­ge­ment, mal­gré les code barres, est en fait un énorme fou­toir.

La queue était par­cou­rue par des ginettes tari­fées. L’une offrait aux gamins des bal­lons, l’autre offrait aux gogos qui avaient à la main leur carte ban­caire une pos­si­bi­li­té de cou­per à la queue (Aha.) en payant à l’automate, et une troi­sième essayait d’empoisonner les clients en leur dis­tri­buant des barres de céréales pié­gées.

Il lui a fal­lu quatre coups de télé­phone (et plus de vingt minutes) pour trou­ver mon pan­ta­lon, à la cou­reuse de fond blonde. Au point que les cais­sières n’avaient plus de tra­vail, ayant momen­ta­né­ment endi­gué le flot de clients. Une, à l’affut d’un client, me regarde, et me dit : «Ah, non. Vous, c’est le pan­ta­lon.»

Dans le com­merce, nor­ma­le­ment, sur­tout en ce qui concerne les vête­ments, le temps per­du est per­du dans les étapes «choix» et «essayages». Pas à l’étape «paie­ment», et sur­tout pas à l’étape «course de blondes assis­tées par télé­phone».

Mon rêve d’achat rapide d’un simple pan­ta­lon est mort. Le pro­chain, je l’achèterai sur le net.

Ah, alors, main­te­nant que vous allez reve­nir à début de la page, comme je vous vous l’ai conseillé, vous allez com­prendre que le mot «maître» de la pho­to n’est pas «Dockers», mais bel et bien «bites».

Et toc.

Ode GPS …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Idiocratie,Journal — le jeu 18 Sep 2008 à 10:56

On était dans le métro. Rien d’exceptionnel, hein, ça peut arri­ver à n’importe qui. Même des gens très bien.

Même à un couple de japo­nais.

Elle était (très) visi­ble­ment enceinte. Sous son man­teau on pou­vait voir qu’elle était en t-shirt de nuit. Si il nous avait fal­lu une preuve qu’elle était japo­naise (à part son visage asia­tique et ses deux couettes), je dirais que le T-shirt de nuit «Hel­lo Kit­ty», aurait fait l’affaire.

Elle avait un sac en plas­tique (un Hel­lo Kit­ty aus­si), visi­ble­ment bour­ré de vête­ments. Elle avait les deux mains sur son ventre. On aurait faci­le­ment parié qu’elle était sur le point d’accoucher.

Elle était sur le quai, et, appa­rem­ment éner­vée, elle atten­dait son mari.

Son mari était très concen­tré sur l’écran de son télé­phone (por­table, natu­rel­le­ment).

Après quelques secondes, il a rele­vé la tête, et a poin­té un doigt accu­sa­teur vers l’extrémité du quai, et a dit (en japo­nais, mais vous me connais­sez, je parle cou­ram­ment japo­nais, j’ai com­pris qu’il par­lait de l’hôpital Vir­chow, *mon* hôpi­tal) : «c’est par là ! Kran­ken­haus Vir­chow !». Et il est par­ti, concen­tré sur l’écran de son por­table, et sui­vi par sa femme.

C’était à la sta­tion Amru­mer Straße. Ils étaient sous le pan­neau qui indi­quait la direc­tion de l’hôpital Vir­chow.

Dans Idiocratie, il y a «cratie» …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Idiocratie — le mer 17 Sep 2008 à 20:08

Le mot idio­cra­tie est construit de la même façon que, par exemple, démocra­tie. Ma plus grande peur, c’est que le pre­mier mot devienne le futur du second … volon­tai­re­ment ou pas. Encore qu’une évo­lu­tion invo­lon­taire me parait hau­te­ment impro­bable, mais c’est peut-être mon fond opti­miste [léger racle­ment de gorge] qui colore le tableau, là.

En fait ces deux sys­tèmes poli­tiques sont com­pa­tibles. Les par­ti­sans de l’Idiocratie ont tout à gagner de par­tir d’une démo­cra­tie pour la créer. Par contre, faire le che­min retour relève pro­ba­ble­ment de l’exploit héroïque. Dom­mage, natu­rel­le­ment. Mais il est évident (de très sérieuses et cré­dibles ont été effec­tuées aux USA, à une échelle stu­pé­fiante) qu’il est très facile d’abêtir toute popu­la­tion dans une démo­cra­tie. Avec men­tion spé­ciale pour les popu­la­tions équi­pées de postes de télé­vi­sion.

Notez qu’il existe quelques expé­riences pra­ti­que­ment confi­den­tielles, effec­tuées en Europe, ten­tant de prou­ver que la télé­vi­sion peut aider la popu­la­tion de par­cou­rir le tra­jet dans l’autre sens. Mais je diverge.

Tant qu’il reste quelqu’un pour uti­li­ser le mot «idio­cra­tie», rien n’est –en théo­rie– per­du. Mais, par­tant d’une «démo­cra­tie», on a déjà fait une bonne par­tie du tra­jet qui mène à Idio­cra­tie. Les gens ne voient pas le tra­jet effec­tué. Au contraire. Les gens ont beau­coup d’amis, et donc beau­coup de télé­phones por­tables. Et ils changent tout le temps, les télé­phones. Ben oui, quoi. Tout le monde a besoin d’un télé­phone qui peut pas­ser des émis­sions de … télé­vi­sion. Et puis un GPS, ça c’est abso­lu­ment néces­saire. Et puis aus­si l’internet. Les e-mails. Je n’ose plus ima­gi­ner un monde dans lequel je ne pour­rais plus rece­voir par SMS les cours de la bourse.

Et puis les jour­naux tirent la langue. Qui a le temps de lire un jour­nal ? Alors qu’il y a La Roue De La For­tune à la télé !

Et … quand j’y pense si j’étais un homme poli­tique démo­crate… si les gens ne lisent plus les jour­naux, et regardent tous les mêmes chaînes de télé­vi­sion, si je pou­vais contrô­ler –oh juste un petit peu– les chaînes, je pour­rais être cer­tain que les gens ne s’informeraient plus. Et donc ils ne sau­raient que ce que je vou­drais qu’ils sachent. Et, comble de cynisme, je pour­rais écrire un livre. Je l’intitulerais La ten­ta­tion de l’idiocratie. Et, en plus, je serais cer­tain que les gens ne l’achèteraient pas.

Idiocratie : highway to hell (version Darcos) …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Idiocratie — le mar 16 Sep 2008 à 11:10

En fait, quand j’ai écrit hier à pro­pos d »idio­cra­tie, le sujet que je vou­lais abor­der était le gran­diose pro­jet du non moins gran­diose Ministre Dar­cos. Son idée de génie : déco­rer les meilleurs bache­liers. Une bre­loque.

Je pour­rais glo­ser sur l’arbre et la forêt, etc.

Mais j’en étais res­té aux titres des jour­naux. Des [tous­se­ment] médailles pour les meilleurs bache­liers. C’était déjà for­mi­dable de cré­ti­ne­rie. En soi. Mais ce matin j’ai *lu* un article.

C’est à l’occasion d’une céré­mo­nie de remise des diplômes, ins­pi­rée du modèle anglo-saxon, que cette dis­tinc­tion devrait avoir lieu.

Lu dans (gasp) France-Soir

Oui !!! C’est ça qu’il nous faut !! Et puis le bal de fin d’année aus­si !!. Avec des mil­liers d’euros dépen­sés en robes, smo­kings, en loca­tion de limou­sines. Deve­nons enfin de vrais amé­ri­cains. Après tout, on a déjà leur télé, leurs fringues, leurs stars, leurs «sports», leur bouffe, leurs guerres… il nous man­quait après tout que le ridi­cule offi­ciel.

C’est impor­tant, l’entrée offi­cielle dans la vie d’adulte. Avec les dettes qui vont avec. His­toire de mar­cher au bon pas.

Non ?

Mon­sieur Dar­cos, per­met­tez-moi de vous offrir, en ver­tu des pou­voirs qui me sont confé­rés, votre diplôme de citoyen d’honneur de notre beau pays d’Idiocratie.

La longue marche vers l’idiocratie …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Idiocratie — le lun 15 Sep 2008 à 12:29

Vous n’avez (très) pro­ba­ble­ment pas vu le film Idio­cra­cy.

Moi oui.

Je l’ai vu hier soir. Ce n’est pas un film extra­or­di­naire, mais comme toute paro­die, elle per­met par­fois au spec­ta­teur de «voir» plus juste. Le film nous décrit les USA du futur. En deux mots, le pré­sident est une star de por­no, et l’américain de base passe sa vie devant sa télé. La pub est omni­pré­sente, et chez Star­bucks on ne vend que des bran­lettes. Les gens ne savent plus lire, et peuvent regar­der au ciné un film (cou­ron­né de 8 oscars), dans lequel on ne voir qu’un cul. Le titre du film est, jus­te­ment «Cul». Le pro­gramme star de la télé s’appelle «dans les couilles», et l’acteur vedette se prend à lon­gueur d’émission des coups de pieds.

Dans les couilles.

Natu­rel­le­ment.

Pour­quoi je vous parle de ça ? Mer­ci de poser la ques­tion. La réponse est évi­dente. Nous sommes déjà depuis des années en marche vers l’idiocratie.

Les diverses suc­ces­sives réformes de l’orthographe (que ce soit chez nous, ou en Alle­magne, en Angle­terre, aux USA) nous le prouvent faci­le­ment. Les réformes sont faites pour essayer de rendre l’accès à la langue «plus facile». C’est curieux, car les «anciens» comme moi ne la trou­vaient pas spé­cia­le­ment dif­fi­cile. Et mes parents non plus. Mais les chiffres sont là : l’illettrisme est à la mode. Et si apprendre la langue est dif­fi­cile, on peut soit faire des efforts de struc­ture (plus de profs, des profs cor­rec­te­ment payés, etc.) soit capi­tu­ler, et essayer de rendre la langue plus facile. C’est natu­rel­le­ment beau­coup moins cher. Un bache­lier d’aujourd’hui aurait pro­ba­ble­ment des dif­fi­cul­tés si il devait pas­ser le bac que j’ai pas­sé, ou encore pire celui que mes frères et sœurs ont du pas­ser.

Et essayez donc de pas­ser une soi­rée com­plète devant TF1, M6, ou France2. Si vous n’éprouvez pas le moindre pro­blème, vous vivez déjà en Idio­cra­tie. Et si vous trou­vez les pro­grammes tota­le­ment nuls, vous vous trou­vez en pays occu­pé.

Résis­tance ? Offrez des livres à vos proches. Le pire des livres est un bien­fait com­pa­ré à une heure devant TF1.

LES PLUS POPULAIRES sur TF1 : 1. Koh-Lan­ta 2. Jour­nal Télé­vi­sé 3. Gos­sip Girl 4. Dance Floor 5. Star Aca­de­my

à la réflexion, même un livre de BHL ferait l’affaire …

Berlin n’EST pas…

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Idiocratie,Journal — le jeu 27 Juil 2006 à 15:33

On est sur la fameuse Pots­da­mer Platz. Elle a été conçue et célé­brée comme le nou­veau et futur cœur de Ber­lin. Quand je l’ai vue pour la pre­mière fois, il y a près de 25 ans, de la fenêtre d’un métro sur une ligne exté­rieure, c’était un ter­rain vague, ou un no man’s land. Dans mon cœur, j’ai les images du film de Wen­ders «der Him­mel über Ber­lin», en fran­çais «les ailes du désir».

Et main­te­nant ?

Dans une scène magni­fique du film de Wen­ders, un ange accom­pa­gnait un vieil homme qui tra­ver­sait la Pots­da­mer Platz, per­du dans ses mémoires. Alors qu’il par­lait, tout seul, du no man’s land, avec dans la tête le Ber­lin des ruines de l’après-guerre, il était pour­tant pro­phé­tique. «Das kann doch nicht sein, das ist nicht der Pots­da­mer Platz. Das ist doch nicht möglich.» «C’est pas pos­sible, ce n’est pas la Pots­da­mer Platz. C’est tout de même pas pos­sible.»

Et main­te­nant …

C’est, au niveau humain, un no man’s land. Et pour­tant ça grouille. Tout est fac­tice, «construit». Per­sonne ne vit là, seul le busi­ness a droit de séjour. Les gens qui grouillent au niveau du sol ne sont là qu’en tran­sit s’ils sont ber­li­nois, ou là pour emplettes, des tou­ristes. Un petit mor­ceau du «Mur De Ber­lin», majus­cules inclues, est sup­po­sé sug­gé­rer l’introduction de l’humain. Mais, quand on regarde à quoi il est jux­ta­po­sé, qu’est-ce qu’on est sup­po­sé voir, ou res­sen­tir ?

La Pots­da­mer Platz, grouillante, est d’abord vide. Immense, et vide.

La pre­mière fois que j’ai vu la «Pots­da­mer Trash», la pou­belle du futur, j’ai pleu­ré. Ber­lin n’est pas.

Moteur du site : wordpress 4.9.3 - Thème : «Back in Black 2» crée par Frederic de Villamil (traduit en français par amnesix)