La seconde mort de Pierre …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le mer 17 mar 2010 à 12:45

Il y a long­temps que j’ai perdu la foi en ce qui concerne les jeux olym­piques. Mais cette année, j’ai eu un petit peu d’espoir. Après les jeux, natu­rel­le­ment. Mais pen­dant les jeux para­lym­piques. J’ai vu l’arrivée de la des­cente. Le der­nier, après être tombé au moins deux fois, avec quelque chose genre cin­quante de retard, est arrivé. Il avait un sou­rire homé­rique. Le public entier l’a fêté comme cha­cun de ses « concur­rents », se fou­tant d’où il venait. Pour lui, comme au temps de Pierre, l’important c’était de participer.

Jour après jour, j’ai vu des images de ce genre.

Et aujourd’hui, j’ai vu un match de hockey sur glace entre le Canada et la Nor­vège. Et mon rêve a explosé. J’ai vu ce que je pre­nais comme des ath­lètes « dif­fé­rents » se trans­for­mer en cons nor­maux. Les cons en bleu contre les cons en rouge. Ils se sont foutu sur la gueule, la haine au visage. Il a fallu les sépa­rer. Comme les « normaux ».

Désolé, Pierre. Je sais qu’en théo­rie on pour­rait croire que c’est une bonne nou­velle, que même les « dif­fé­rents » sont capables d’être nor­maux. Mais je crois qu’en fait ils t’ont achevé.

À hauteur d’œil…

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal, Photo — le ven 12 mar 2010 à 00:17

Je réflé­chis­sais à ce que j’ai écrit hier, tout à l’heure, et je suis passé par Schil­ler Park. J’avais sur mon appa­reil mon zoom 60-​​250mm, et je suis passé pour la nième fois devant cette sta­tue. C’est l’exemple par­fait pour illus­trer mon choix d’objectif. Si j’étais sorti avec mon 35mm, ou même avec mon 16-​​50mm, cette photo n’aurait pas pu exis­ter sans recadrage.

La dame est sur un socle d’un bon mètre de haut, et mesure pas loin de deux mètres. Donc, avec un objec­tif de courte focale, si on veut la cadrer comme je l’ai fait, on doit être près, et donc on la regarde d’en-bas. Moi, je la regarde de (plus) loin, et donc avec moins d’angle. Bonus, j’ai dans sur ma photo la crotte de pigeon qui a séché sur sa tête.

CQFD.

Sinon, au hasard de mes lec­tures, j’en suis à me poser des ques­tions au sujet du débat « plein for­mat » (Full For­mat, c’est à dire appa­reil photo ayant un cap­teur du for­mat 24mm x 36mm). C’est *la* mode du moment. À moins que ce soit celle de l’année der­nière (la nou­velle mode étant le for­mat « micro 4/​3″, ou le mode « vidéo HD », je ne sais plus trop : je suis tou­jours un débat ou deux en retard…).

Pour ses pro­mo­teurs, le for­mat FF se jus­ti­fiait par la qua­lité d’image aug­men­tée, et (ou sur­tout) par la réduc­tion de bruit à hautes sen­si­bi­li­tés. Pour ses détrac­teurs (dont je ne suis a priori pas), l’argument de qua­lité dans l’absolu était nul et non avenu à moins de tra­vailler avec des for­mats de *tirage* (lire : sur des pho­tos impri­mées sur *papier*). En plus, les bot­tiers FF sont natu­rel­le­ment plus chers que les boî­tiers APS-​​C.

L’un dans l’autre, les deux argu­men­ta­tions, dans *mon* cas, se valent. Je n’ai pas l’arrogance d’avoir des besoins de qua­li­tés si hauts que je doive tra­vailler avec du FF, et je n’ai pas les moyens finan­ciers pour en faire un caprice. Mais si j’avais eu les moyens, j’aurais aussi choi­sir un boî­tier FF. Je ne suis ni contre ni pour.

Les fabri­cants exploitent le filon : à nou­veaux boî­tiers, nou­veaux objec­tifs. Notam­ment Nikon. Nou­velles ver­sion d’objectifs répu­tés pour leurs qua­li­tés optiques, aux­quels on ajoute la stabilisation.

On se rend compte que, pour les pho­to­graphes, la qua­lité d’image (en lumière « nor­male ») *dimi­nue* quand on passe d’un boî­tier APS-​​C à un boî­tier FF. Aussi sur­pre­nant que ce ça puisse être, en réflé­chis­sant un petit peu, c’est tout à fait « logique ». Tout objec­tif a ten­dance à être plus « fin » au centre de la photo qu’aux bords. Dans le meilleur des cas, les bords s’approchent de la qua­lité du centre. Dans le cas d’un boî­tier APS-​​C, entre le centre et le bord du cap­teur, il y a une dis­tance de 12mm. Dans le cas d’un boî­tier FF, la même dis­tance centre/​bord est de 18mm. Donc, en réflé­chis­sant, il n’est pas impos­sible de croire que les bords des pho­tos géné­rées par des FF sont moins fins que ceux des pho­tos géné­rées par des APS-​​C.

Dans la pra­tique, le site photozone.de (en langue anglaise), qui béné­fi­cie d’une *très* bonne répu­ta­tion et dont la rai­son d’être est de tes­ter les objec­tifs, me confirme ça laco­ni­que­ment dans les notes qu’ils donnent aux objec­tifs. Un même objec­tif, un des meilleurs toutes marques confon­dues, le pra­ti­que­ment légen­daire Nik­kor AF-​​S 70-​​200mm f/2.8G IF-​​ED VR, béné­fi­ciait, quand il avait été testé avec un boî­tier APS-​​C, d’une note « optique » de 4,5. Sachant que le tes­teur est alle­mand, 4,5/5, c’est une note fou­tre­ment bonne. Mais sur un boî­tier FF, la note optique se prend une claque : 3,5. Atten­tion, hein. ça ne fait pas de cet objec­tif une bouse, hein. Mais plus non plus le truc à avoir à tout prix. J’en serais par­fai­te­ment satis­fait, en ce qui me concerne.

L’exemple le plus par­lant de la ver­sion « com­mer­ciale » du phé­no­mène est le bon vieux 17-​​35mm de Nikon. Il avait une note (sur un boî­tier APS-​​C) tout à fait conve­nable de 3,5. Il ouvrait à f2,8. La nou­velle ver­sion made in Nikon n’ouvre plus qu’à f4. Et sa note est pas­sée à 3,0. Natu­rel­le­ment, Nikon a collé des­sus la sta­bi­li­sa­tion (qui a besoin d’une sta­bi­li­sa­tion avec une focale comme ça, sur­tout quand on est sur un boî­tier FF et qu’on a donc accès à des sen­si­bi­li­tés insensées ?).

À part pour les gens qui en ont *besoin* (et il n’y en pas tant que ça), je com­mence à soup­çon­ner que le phé­no­mène « FF » est essen­tiel­le­ment com­mer­cial. Du bon marketing.

Presque au complet…

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal, Photo — le mer 10 mar 2010 à 17:28

Ça fai­sait un mois et demi que j’attendais que mon objec­tif « pré­féré » (DA* 60-​​250mm, j’expliquerai les guille­mets plus tard, un petit peu de patience) que j’avais envoyé chez Pentax. Aujourd’hui, il est arrivé. Ou plus exac­te­ment, son rem­pla­ce­ment est arrivé.

Mon équi­pe­ment est presque com­plet. Il ne me manque plus que le grip. Sur­tout avec le DA* 60 – 250, (1,3 kg), j’ai besoin de tous mes doigts pour une sta­bi­li­sa­tion maximale.

Natu­rel­le­ment, je suis sorti quelques minutes his­toire d’inaugurer l’attelage. Avec le K-​​7, le DA* 60 – 250 donne vrai­ment le meilleur de lui-​​même. Je vous mets un exemple :

Pour vous rendre compte, cli­quez sur la photo : c’est un extrait à 100% d’un por­trait de Noi­settes. Ça vous donne une idée du niveau de détail auquel ce maté­riel vous donne accès, sachant que la photo a été prise à 1/​500s, avec une ouver­ture de f5.6, le tout avec une sen­si­bi­lité de 800 ISO. j’étais à 7 ou 8 mètres de Noi­sette. Je vous mets aussi la photo entière :

Main­te­nant, pour­quoi cet objec­tif est-​​il mon pré­féré ? En fait c’est peut-​​être pas celui que je pré­fère. Mais c’est celui que je monte sur mon appa­reil avant de sor­tir quand je pars « à l’aventure ». C’est l’objectif qui cor­res­pond à mon « style » de pho­to­graphe. Je rechigne à m’approcher de mes modèles, vivants ou non. On ne se refait pas. J’aime avoir mon « espace » pour tra­vailler. Les « détails » que je pho­to­gra­phie n’ont pas autant de sens quand j’ai le nez des­sus qu’au moment où je les « découvre », géné­ra­le­ment à quelques mètres de distance.

Et puis, même si mon objec­tif pré­féré est pro­ba­ble­ment mon DA 35mm Limi­ted, Noi­sette, lui, ne l’aime pas.

Photographe de rues … ?

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal, Photo — le mar 9 mar 2010 à 18:37

Mon contact avec le monde de la pho­to­gra­phie —ou plus exac­te­ment avec les pho­to­graphes et leur(s) monde(s) est en fait très res­treint. En fait il se limite à ce que je peux en voir à tra­vers la lec­ture de « forums » sur l’Internet.

Quoi qu’il en soit, à lire les les forums, une chose me parait claire : la « pho­to­gra­phie de rue » est réser­vée à des por­traits « can­dides ». Un pho­to­graphe de rue pho­to­gra­phie des gens, et la rue n’est qu’un décor. On n’en voit pas grand-​​chose : le por­trait est géné­ra­le­ment com­posé avec une pro­fon­deur de champ limi­tée, ce qui limite l’accès au décor.

Et moi ?

Moi, je pho­to­gra­phie des rues. Mon monde est com­posé de détails que je remarque… dans la rue. Et je ne pho­to­gra­phie que très, très, très rare­ment quelqu’un. Et le plus sou­vent de dos, ce qui est un tan­ti­net anti­no­mique avec le concept de « portrait ».

J’ai décidé, sur mon site prin­ci­pal (Mille vingt-​​quatre pixels, pour mémoire) de créer une « caté­go­rie » nom­mée « pho­to­graphe de rues ». Avec mon « s » comme signe particulier.

L’amusant, c’est que la pre­mière photo de cette caté­go­rie est… un por­trait de rue. Enfin presque. Mais le sujet prin­ci­pal de la photo est une per­sonne. De dos, soit, mais tout de même.

Pho­to­graphe de rues suis-​​je, donc. Qu’on le veuille ou non.

Les fleurs des cerisiers du Japon …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le lun 8 mar 2010 à 18:21

Elle a rêvé toute sa vie de voir l’éclosion des fleurs des ceri­siers du Japon. Et du Fuji-​​Yama. Elle aimait par-​​dessus tout aller voir des dan­seurs « Butoh » japo­nais. Elle par­lait tou­jours d’aller visi­ter leur fils, lequel habite Tokyo.

Et un jour, elle apprend du méde­cin, que son mari, Rudi, va mou­rir. Bientôt.

Elle le traîne, pra­ti­que­ment de force, à Ber­lin, pour voir leurs autres enfants. Il traine les pieds. Ils habitent un vil­lage bava­rois, et il n’aime pas le quit­ter. Et, même si il va mou­rir, il n’en sait rien.

À Ber­lin, les enfants n’ont pas le temps, et la ville l’agace. Alors elle le traine au bord de la mer. Et, curieu­se­ment, il com­mence à appré­cier ça.

Un soir, dans leur chambre d’hôtel, elle fait dan­ser Rudi, comme un de ces dan­seurs « butoh ». Ils s’aiment pour toute une vie.

Et, au matin, il la trouve morte, dans son lit.

Les enfants n’ont pas trouvé le temps de l’accompagner jusque chez lui. Seule la Franzi, la com­pagne de sa fille, laquelle vit dans un quar­tier à la mode de Ber­lin, vient avec elle.

Mais le moment arrive, où il se trouve seul chez eux. Il par­court les affaires de Trudi. Il y découvre un paquet de livres consa­crés au Japon. Il trouve égale­ment des pho­tos d’elle, maquillée comme en dan­seur « butoh ». Il étale ses vête­ments pré­fé­rés sur le lit…

Le len­de­main, il prend deux valises, et part direc­tion l’aéroport. Tokyo. Il appelle son fils.

le séjour com­mence comme un enfer. Quand il ose sor­tir, il noue ses mou­choirs ici où là pour pou­voir ne pas se perdre. Son fils n’a pas le temps. Le Fuji-​​Yama est à deux heures de train, et son fils n’a pas le temps.

Un jour, tout de même, il emmène Rudi dans un parc, pour la fête de l’éclosion des fleurs de ceri­siers. Le len­de­main, Rudi y revient, seul. Sous son man­teau, il porte les vête­ments de Trudi, et son collier.

Il voit là une jeune fille (elle s’appelle Yu), maquillée comme Trudi sur ses pho­tos secrètes. Elle danse, avec comme acces­soire un com­biné de téléphone.

Il revient chaque jour. Il finit par lui par­ler. En anglais mal ficelé, ils com­mu­niquent. Elle lui dit qu’elle télé­phone à sa mère, morte. Il lui montre les vête­ments de sa femme sous son man­teau. Avec le temps, il apprend avec elle à danser.

Un jour, il l’invite, ou la prie, de l’accompagner jusqu’au Fuji-​​Yama.

Le Fuji-​​Yama est timide. Il se cache. Nuages, pluie. De leur hôtel, au bord d’un lac, le Fuji-​​Yama est invisible.

Un soir, Rudi ne va pas bien. Pas du tout.

Il ne peut pas dormir.

Au lever du soleil, il regarde par la fenêtre, et le Fuji-​​Yama est là.

Chan­ce­lant, il des­cend jusqu’au bord du lac. Il y retrouve Trudi. Ils dansent, et s’aiment pour toute la mort.

Yu trouve Rudi mort.

Reve­nue dans la chambre de Rudi, en pleurs, elle trouve une enve­loppe pour lui. « For you, Yu ». Dedans, il y a toutes les écono­mies de Rudi, et les pho­tos secrètes de Trudi.

Le film s’appelle Kir­sch­blü­ten (l’éclosion des fleurs de ceri­siers). Il m’a bou­le­versé. Le voyage de Rudi est très, très tou­chant. Le sou­rire éter­nel­le­ment ambigü de Yu, la géné­ro­sité de Franzi, et la pas­sion secrète de Trudi pour le Japon lui montrent la voie.

Noisette vs. K-​​7 : K-​​7 par KO

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal, Photo — le jeu 4 mar 2010 à 12:20

J’aime de plus en plus le K-​​7. Avant de l’avoir, pour réus­sir une photo du style de celle-​​ci, je n’avais pra­ti­que­ment pas d’autre solu­tion que « pre-​​focusser », ou de mettre en place un « focus-​​trap », et natu­rel­le­ment patien­ter jusqu’à ce que Noi­sette passe à l’endroit en ques­tion. Si il y passe.

Là, je peux le suivre « live », et obte­nir des pho­tos accep­tables. La réac­ti­vité de l’autofocus une des avan­cées le plus impor­tantes du K-​​7 quand on arrive d’un Kx0D.

Un autre point qui prend de plus en plus d’importance pour moi, c’est le doux bruit du déclen­cheur. Sur le Kx0D, le bruit était bru­tal, et l’appareil mena­çait de me sau­ter hors de la main à chaque photo. Enfin presque. Vous me com­pre­nez. Alors avec le K-​​7, tout est doux, soyeux. Sweet.

Côté incon­vé­nients, le grip me manque énor­mé­ment. Ça ne va natu­rel­le­ment pas durer toute ma vie —ce n’est qu’une ques­tion d’argent— mais c’est vrai­ment déran­geant de pas­ser à un Kx0D équipé d’un grip à un K-​​7, déjà plus petit à la base, sans grip. J’ai le petit doigt de la main droite qui pend dans le vide, c’est vrai­ment désagréable.

Sinon, tou­jours au sujet du grip du K-​​7, il a été bien étudié : on peut l’utiliser avec une deuxième bat­te­rie *ou* avec de bonnes vieilles AA rechar­geables. Ça donne de la sécu­rité, on est pra­ti­que­ment cer­tain de ne jamais être en panne de jus. Confort. En plus, il y a aussi des­sus un bou­ton AF. Celui-​​là man­quait sur le grip du Kx0D. Ça ne manque pas quand on se sert du déclen­cheur pour uti­li­ser l’autofocus, mais moi j’utilise le bou­ton AF. Encore un bon point en faveur du K-​​7.

On achève bien les chevaux …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le mar 2 mar 2010 à 17:42

L’Allemagne est en train de tom­ber. Je crois.

Le signe le plus visible, c’est le fait que l’Guido (Guido Wes­ter­welle, patron du parti « libé­ral », vice-​​chancelier, ministre des affaires étran­gères, comique à temps par­tiel et melon bien remonté à plein temps) ose atta­quer de front le fon­de­ment de ce qui fai­sait l’Allemagne : l’état social.

L’affaire a com­mencé quand la cour consti­tu­tion­nelle a exigé qu’on réforme la réforme de l’état social, la fameuse Hartz IV. À la lec­ture des titres, la plèbe s’est réjoui. Elle atten­dait un relè­ve­ment des sommes allouées aux béné­fi­ciaires de Hartz IV. Jusqu’à ce qu’on se rende compte que le juge­ment disait, clai­re­ment, qu’il n’est pas évident que 359€ par mois n’est pas suf­fi­sant pour vivre digne­ment. Le juge­ment a ordonné non un recal­cul, mais plus de trans­pa­rence dans le mode de cal­cul. Le ministre des finances a souri, et sorti sa règle à sous­traire cal­cul, et à laissé entendre qu’il serait bien pos­sible que le gou­ver­ne­ment en pro­fite pour faire des économies.

Jusque là, tout va bien.

Et arrive l’Guido. C’était pré­vi­sible, notez. Un type qui se fait élire avec des slo­gans du style « il est temps que le tra­vail se vale », « moins d’impôts! », et l’inévitable « les enfant d’abord » ne peut pas (encore) croire que la réa­lité ne va pas le rat­tra­per. En trois mois, après le « triomphe », les son­dages le don­naient à la baisse. Sérieusement.

Voyant l’ouverture, l’Guido, a entre­pris de faire une cam­pagne kolos­sale de Guili-​​guili sur le thême : « ces salauds de fai­néants qui ne font que nous coû­ter cher ». D’accord, étant l’Guido, il a com­mencé par péda­ler à l’envers : l’état social dans l’état lui évoquait la déca­dence de l’empire romain. Comme si à Rome la déca­dence avait été l’affaire des esclaves et de la plèbe plu­tôt que celle du sénat et des riches. Mais pas­sons. De décla­ra­tion en décla­ra­tion, on a fini par se rendre compte que (d’après des son­dages) les gens étaient plu­tôt d’accord avec lui.

Ben oui, les gens qui « gagnent leur vie » en tra­vaillant chez Aldi ou Kik, gagnent pas beau­coup plus que les « pro­fi­teurs » de Hartz IV. Et les pro­fi­teurs res­tent à la mai­son, eux, alors il a rai­son, l’Guido qui veut les envoyer net­toyer les trot­toirs (à l’époque, l’Allemagne était sous la neige). Alors quand l’Guido leur fait remar­quer ça, les « tra­vailleurs » se demandent, à leur tour, pour­quoi est-​​ce qu’il est plus facile de tou­cher Hartz IV

Je com­prends ce genre de rai­son­ne­ment chez les riches, mais ça me sur­prend beau­coup plus quand ça prend chez les petits.

Encore que.

C’est bien connu : la phi­lo­so­phie est un sport de riches. Les ménages qui sont tou­jours à la limite ont autre chose en tête qu’un débat sur l’état social, et quand on leur pro­pose des réponses faciles…

Mais pour­tant c’est bien d’eux qu’on parle. Natu­rel­le­ment, au gou­ver­ne­ment, per­sonne n’émet l’idée que pour que le tra­vail se vaille —et pour que les heu­reux béné­fi­ciaires de Hartz IV cessent pas­ser pour des pro­fi­teurs— il suf­fi­rait que les salaires vaillent le tra­vail. Où allons-​​nous avec ce genre d’idées, hein ? Si il fal­lait payer les gens, d’où vien­draient les pro­fits, hein.

Ce qui m’étonne c’est que le dis­cours du Guido prend de la force. On dénigre les plus pauvres « non-​​productifs », et on s’appuie pour ça sur les à peine moins pauvres, mais « pro­duc­tifs ». On susurre, on insi­nue, au nom de la sacré-​​sainte « classe moyenne », pour en fait la détruire. On n’aura bien­tôt plus que des très pauvres (beau­coup), et des très riches (le moins pos­sible) dans l’Allemagne qui est née avec pra­ti­que­ment qu’une classe moyenne.

Oh, je suis en train d’inventer l’eau tiède, je sais. Le même pro­ces­sus est en action dans le monde entier. Mais je pen­sais sim­ple­ment que l’Allemagne résis­te­rait plus, et plus longtemps.

Sur­tout contre l’Guido. Pra­ti­que­ment aussi ridi­cule que Le Petit Nico­las, et ça marche. Dingue.


Por­trait iro­nique du Guido que j’ai trouvé ici.

Le ridi­cule vaut le coup ?

À vos K-​​7 !!!

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le ven 26 fév 2010 à 18:23

Je ne suis pas encore sorti avec mon (nou­veau) Pentax K-​​7. Les cir­cons­tances étant ce qu’elles sont.

Mais ça ne m’empêche pas de « jouer » avec mon K-7. Là, on va par­ler un petit peu de la cel­lule. Quand je dis cel­lule, je parle du dis­po­si­tif qui mesure la lumière, et tente de nous don­ner une expo­si­tion opti­male. Cel­lule, vous sou­ve­nez ? Moi je dois, rien qu’à écrire le mot « cel­lule », je me rap­pelle les ins­truc­tions que mon frère Gérard m’a don­nées la pre­mière fois qu’il m’en a mis en main. Il fal­lait acti­ver le gros bou­ton cranté sur le côté, puis suivre l’aiguille, et en tirer de là l’ouverture et la « rapi­dité » d’exposition. Le truc étant de savoir com­ment orien­ter la cel­lule, par exemple quand on était à contre-​​jour.

Mon K10D, lui, a aussi une cel­lule. Elle a, elle, ten­dance à sous-​​exposer la photo. De entre 0,3 à 0,7 EV. Mais, quand j’ai pris la photo que je vous pro­pose aujourd’hui avec mon K-​​7, pour être hon­nête, je ne savais pas exac­te­ment à quoi m’attendre. Ima­gi­nez : prise à l’intérieur, face à une énorme fenêtre, en plein soleil.

Je dis bravo, mon­sieur Pentax. Je n’aurais pas pu en attendre plus que ce que j’ai eu.

Tiens, tant qu’on parle de ce genre de choses (pho­tos à l’intérieur), je suis impres­sionné par la balance de blancs auto­ma­tique du K-​​7. Sur la seconde photo du jour, j’étais dans les pires condi­tions : la nuit, avec une simple ampoule. Je vou­lais tes­ter l’image dans ces condi­tions. 1600 ISO. Pas mal du tout. Aucune cor­rec­tion. Les cou­leurs sont fidèles. Il y a bien du bruit, mais rien de vrai­ment déran­geant. Je vous laisse juges…

Parlons TechniK : prise en main du K-​​7

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal, Photo — le jeu 25 fév 2010 à 06:29

Mon Pentax K-​​7 est arrivé aujourd’hui. Je n’ai pas pris de photo « exploi­table », seule­ment des tests bêtes. La photo du jour vient de mon vieux K10D.

Juste une liste de trucs qui m’ont sauté aux yeux après une paire d’heures.

J’aime pas :

  • le pla­ce­ment des bou­tons « iso » et « ev +/​-​​ » : je ne sais pas par quel bout les prendre
  • les « portes » en caou­tchouc qui cachent les connec­teurs externes
  • le machin qui fait bling-​​bling sur l’écran, et qui, même après que je l’aie éteint, me saute au visage à chaque fois que je fais un « ev ». Il m’a fallu quelques minutes pour com­prendre com­ment le mettre en vacances per­ma­nentes. Mon écran est fait pour regar­der les pho­tos, pas qu’on me rap­pelle que je suis en tel ou tel mode, etc.
  • le fait qu’il faille atteindre le déjà trop fameux bou­ton « +/​-​​ » pour pou­voir avoir, dans le viseur, l’état « ev »
  • le fait que ce n’est pas la même bat­te­rie que sur K10D et K20D. C’est con, sans rémission.
  • le fait que la bat­te­rie a besoin de plus de 5 (cinq) heures pour se charger

J’aime :

  • l’écran : un plai­sir. Tout simplement.
  • le silence du net­toyeur de capteur
  • le silence du déclencheur
  • la rapi­dité de l’auto-focus

Ces quatre points posi­tifs effacent très faci­le­ment l’ardoise des points négatifs.

La liste n’est natu­rel­le­ment pas finie. C’est juste le bilan de la pre­mière prise en mains.

Promesses …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal, Photo — le sam 20 fév 2010 à 21:22

Je vous ai narré, en temps utile, l’accident qui est arrivé à mon K20D. J’ai reçu la semaine der­nière l’avis de décès. Mon K20D n’était plus répa­rable à un prix rai­son­nable. J’en suis vrai­ment désolé. J’avais décidé de ne pas l’envoyer à l’atelier délo­ca­lisé de la société Maerz, mais direc­te­ment à Pentax, lequel m’avait gen­ti­ment indi­qué les coor­don­nées d’un mon­sieur chargé de ce genre de cas. Le mon­sieur m’a, avec l’avis de décès, envoyé une pro­po­si­tion que je n’hésite pas à qua­li­fier de géné­reuse : pour rem­pla­cer mon K20D, un K7 à en gros 60% du prix public.

Comme je suis bien entouré, j’ai pu me lais­ser aller, et j’attends un K7 au début de la semaine.

J’ai décidé d’écrire tout ce que cet appa­reil va me faire, me don­ner… ou pas.

Très natu­rel­le­ment, le pre­mier cha­pitre de ce « test » per­son­nel du K7, va être dédié aux rai­sons pour les­quelles j’ai décidé de fran­chir le pas. Je vais expli­quer les fonc­tions du K7 qui me l’ont pré­fé­rer à un autre K20D d’occasion.

K7 : le corps du délit

  1. le chas­sis : contrai­re­ment à celui du K20D ou du K10D, il entiè­re­ment métal­lique (magné­sium et allu­mi­nium). Après avoir vu mon K20D mou­rir d’une frac­ture, je pense que je me ras­sure pour pas cher. « Métal­lique », ça sonne mieux que « plas­tique », non ?
  2. le viseur : bien qu’il soit en fait plus petit que celui du K20D, il me donne à voir toute la scène que je vais pho­to­gra­phier, plu­tôt que les 95% du K20D. J’ai déjà avoir des décep­tions à cause de ça.
  3. la molette : avec mon K10D et mon K20D, j’ai raté des pho­tos (je me sou­vient sur­tout d’un train raris­sime qui m’est passé sous le nez) parce que la molette des pro­grammes de prise de vue n’était plus à la posi­tion où je l’avais lais­sée. Sur le K7, c’est impos­sible : il faut appuyer sur un bou­ton pour pou­voir tour­ner la molette. Natu­rel­le­ment, j’imagine que je vais un jour ou l’autre râler parce que le bou­ton m’aura fait rater une photo, mais je pars du prin­cipe que j’aurai tort.
  4. écran « hi-​​fi » : trois pouces de dia­go­nale, avec 921 000 pixels. À ne plus com­pa­rer avec les 230 000 du K20D. J’espère.
  5. la ligne : le K7 est beau­coup plus carré que les pré­cé­dents, ce n’a pas l’air d’être désa­gréable. Par contre, il est plus petit, et je ne sais pas encore si ça va me plaire ou pas.

K7 : la tête à la bonne place
Quelques des fonc­tions du K7 m’ont attiré quand j’ai lu les pre­miers tests :

  1. déclen­cheur : 1/​8000s, même si je n’en ai encore jamais vrai­ment eu besoin, mais on ne sait jamais
  2. auto-​​nettoyeur : nou­velle ver­sion, plus effi­cace, à ce qu’il parait, per­met­tant d’éviter d’avoir des sale­tés sur les photos
  3. nou­velle « cel­lule » : la sur­face du cap­teur est trai­tée par 77 zones, au lieu de 16 comme aupa­ra­vant. On peut en espé­rer une meilleure esti­ma­tion de la lumière au niveau de l’exposition.
  4. rapide : 5,2 images à la seconde en mode rafale (contre 3,0 sur le K20D)
  5. à niveau : dans le viseur on peut savoir si on est hori­zon­tal ou pas. Pratique.
  6. ou pas à niveau … ? : quand on tra­vaille sur un tri­pied, par­fois on est à quelques mil­li­mètres du cadre idéal, mais, on ne par­vient pas à se caler exac­te­ment avec le tri­pied. Mais avec le K7, on peut —un petit peu, quelques mil­li­mètres— modi­fier le cadre sans bou­ger l’appareil. Ça me parait inté­res­sant. À voir.
  7. copy­right : certes, on peut faire ça avec digi­kam ou ligh­troom, mais si on n’a rien, on peut avoir les men­tions du copy­right inté­grées dans les don­nées des pho­tos. Pratique.
  8. on connaît sa famille : le K7 peut auto­ma­ti­que­ment cor­ri­ger les dis­tor­tions des objec­tifs de Pentax. Enfin au moins les DA et DA*. Et aussi les trois FA Limi­ted (31, 43, et 77mm).

Ah, il y a un mode « video », dont je me fous tota­le­ment. Mal­heu­reu­se­ment, il va fal­loir bien­tôt impos­sible d’acheter un appa­reil photo sans mode video. J’espère que ça ne va pas durer, mais j’ai des doutes : les mau­vaises idées se vendent appa­rem­ment plus que les bonnes.

Le pro­chain article, une fois que j’aurai un K7 dans la main. Une sorte de bilan (pro­vi­soire) pour sanc­tion­ner les pro­messes du K7.

Dandy Max et ses 12 complices …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le sam 13 fév 2010 à 22:49

Max pas tout à fait 50 ans. Il fait l’artiste. Pince sans rire, il arrive sur scène en queue de pie. Avec son orchestre, égale­ment en smo­king, sauf la prin­cesse, il égrène, imper­tur­bable, un réper­toire des années 20 et 30. Même quand il plai­sante, il a l’air sérieux. Mais sa musique n’est pas à pre­mière vue sérieuse, même si musi­ciens le sont. Le plus souvent.

Max Raabe, et son Palast Orches­ter, sorte de Grand Orchestre du Splen­did ver­sion Ava Gard­ner, c’est un plai­sir rare. Le DVD qui m’est passé entre les mains dure pra­ti­que­ment douze heures, et j’en ai pas vu la queue d’une…

Je vous invite à écou­ter « Dort tantzt Lu-​​lu ». Res­tez jusque la fin…

Heart Machine : Orchestrion

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le ven 29 jan 2010 à 16:40

Encore. Encore, et encore.

C’est comme un voyage dans les tun­nels de la ville. On est dans le métro, au chaud. Et à la fin du voyage, il faut mon­ter. Sauf que là, nuit, jour, cani­cule, pluie, neige, ce n’a pas d’importance. On a envie de monter.

Pat Metheny est un musi­cien. Il a tra­vaillé comme un fou, jusque 200 concerts par an, des ving­taines d’albums, jusqu’à maî­tri­ser sa langue. Il passe direc­te­ment de ses émotions aux nôtres. La tech­nique uti­li­sée n’a aucune impor­tance, elle est irre­le­vante. C’est le plus grand com­pli­ment que je puisse faire à un artiste, quel qu’il soit.

Irre­le­vante, et fas­ci­nante à la fois. L’album que je découvre en ce moment, Orches­trion, est à la fois une évidence, et un tour de force. Un type tout seul avec sa gui­tare, entouré de machines. Je ne parle pas de syn­thé­ti­seurs, mais de machines. Il est parti de l’idée du piano méca­nique de son grand-​​père, et a déve­loppé tout un orchestre *méca­nique*. On voit les mar­teaux et les ressorts.

Le der­nier album qui m’avait impres­sionné était du même Pat Metheny. Il s’appelait The Way Up. Il avait là encore rendu la tech­nique irre­le­vante. Per­sonne ne s’était rendu compte que, tout le long des 68 minutes du mor­ceau il y avait une séquence qui fai­sait tout le che­min. Le tour de force sans en faire un exer­cice de style est la démons­tra­tion de la matu­rité tech­nique. De plus, The Way Up se vou­lait un mes­sage. En gros, il invi­tait ses col­lègues à tra­vailler, et le public à apprendre à savoir dis­cer­ner et appré­cier plus.

« Good notes are good notes » est le mes­sage d’Orches­trion. J’ai l’impression de décou­vrir le second cha­pitre de The Way Up.

Un album bouleversant.

La lumière, à tout prix …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le lun 25 jan 2010 à 11:50

Juste his­toire de tirer mon cha­peau à un employé d’EDF (en France), qui rêve encore qu’on peut peindre sa société cou­leur « bon sens ». Je vous invite à lire son témoi­gnage.

Ça me fait pen­ser à un docu­men­taire que j’ai vu il y a quelques temps. Ça se pas­sait en Afrique du Sud. Une bande de « cri­mi­nels » ont décidé de décla­rer la guerre à la boîte qui a reçu le cadeau juteux de la conces­sion des ser­vices d’électricité à Soweto. Là, la déli­vrance d’électricité n’est effec­tuée qu’après paie­ment. On paye d’avance. Les cri­mi­nels ont décidé que ce genre de pra­tiques dans un endroit aussi pauvre est illé­gal. Ils rebranchent les gens qui n’ont plus d’électricité. Le jour­na­liste suit un des lea­ders de ces dan­ge­reux cri­mi­nels. Pen­dant quelques semaines.

Quand il revient, à Soweto, pour fil­mer un « suivi », il apprend que son « héros » a « dis­paru ». Pré­sumé mort, je crois.

Leur Hopes Choir à eux …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le jeu 21 jan 2010 à 19:10

Récem­ment je me suis inté­ressé aux Pro­tests Choirs. Et aujourd’hui j’ai appris du père de Viola l’existence d’un « docu­soap » (docu­men­taire dif­fusé sous forme de série) sur ZDF, la deuxième chaîne alle­mande : Der Straßen­chor –la cho­rale de la rue.

Je ne l’ai pas vu. Pas en entier, pour le moment. J’ai seule­ment par­couru le site de l’émission, et un petit peu plus d’une heure du docu­men­taire, mais l’idée m’a plu. Ex-​​taulards, clo­chards, pochards, squat­teurs, pros­ti­tuées, dro­gués et « Hartz IV », ras­sem­blés par un musi­cien, un concer­tiste de piano clas­sique. Il a trois mois pour les ame­ner sur une scène, et ce n’est pas gagné d’avance. Le docu­men­taire est sur la liste des nomi­na­tions pour un prix de TV.

Contrai­re­ment aux gens des « Pro­tests Choirs », ceux-​​là un nom, et une his­toire. Autre dif­fé­rence, ils chantent les chan­sons des autres : un chan­teur (très) connu vient le temps d’un épisode chan­ter avec eux, et les invite sur scène.

Lors de leur pas­sage à la télé (hors docu­men­taire), ils se sont pré­sen­tés… dans la rue, obli­geant la ginette pré­sen­ta­trice de l’émission venir se geler avec eux sur le trottoir.

Il y a un «  clip  », natu­rel­le­ment. Mais sur You­tube on peut décou­vrir l’intégrale du docu­men­taire. Une autre face de Ber­lin. 8 fois 45 minutes. Ber­lin dans la rue. Der­rière les décors. Devant la caméra, certes, mais la caméra ne s’impose pas trop.

Alors pour­quoi pas un petit peu d’espoir ? Un petit peu d’ensemble ? Un petit peu d’amour-propre ?

Ragondingue …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le mer 20 jan 2010 à 11:40

J’étais exilé aux bar­rières du nord de Ber­lin. Le labo qui m’avait donné rendez-​​vous s’est ins­tallé là-​​bas, à Hen­ning­sdorf. En fait hors de Ber­lin, dans le pays de Bran­de­bourg. Et donc, après avoir un petit peu cher­ché le labo, j’ai eu mon rendez-​​vous. Et après un moment, le gars m’a pro­posé un café, et m’a indi­qué qu’il fal­lait que j’attende une heure et demie. Bonheur.

Mais, il m’indique du doigt une bâtisse, et me dit qu’il y a là un che­min, et que si je le suis, j’arrive au lac.

Aha.

Donc, par –5°, Viola et moi par­tons dans la neige, à la recherche du lac.

On a trouvé la rivière, déjà. La Havel. Il y a des canards, et des oies. Bon. J’en ai déjà pho­to­gra­phié quelques uns, des canards. Et donc, on repart.

Et là, Viola pointe du doigt. « C’est quoi, ça ? » Ça res­sem­blait à un *énorme* rat. Ou un cas­tor. Je sais qu’il y a plus de 3000 cas­tors dans le Bran­de­bourg, et ça fait des années que j’en rêve, des castors.

Donc, demi-​​tour, pour pas­ser sur le petit pont. En fait, l’animal sem­blait inté­res­ser pas mal de monde, et sur­tout toute la troupe d’oies qui défi­lait dans la même direction.

Natu­rel­le­ment, quand des ani­maux sau­vages se regroupent, il y a, tou­jours, quelque part, une vieille dame. Dans ce cas là, deux. Avec deux gros sacs pleins de légumes et de fruits. Et de pain.

La can­tine venait d’ouvrir. Il y avait bien une ving­taine d’oies, et autant de ces ron­geurs de toutes tailles. Je les ai pris pour des cas­tors. L’erreur est humaine, sur­tout quand on parle l’allemand : en alle­mand, un cas­tor s’appelle Biber, alors que l’animal qui pre­nait la pose devant mon objec­tif s’appelle en alle­mand « Biber­ratte », en fral­le­mand « rat-​​castor », et en fran­çais ragondin.

Ah, le ragon­din de Hen­ning­sdorf n’a de sau­vage que l’appétit. On peut le tou­cher, il vient te man­ger la carotte des doigts… Moignooooooooooooooooon !!

Voilà.

Je n’ai tou­jours pas de photo de cas­tors, mais j’ai passé une jour­née fabu­leuse avec les ragondins.

Réquisitions …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le lun 18 jan 2010 à 07:25

Je vous donne des nou­velles du tri­bu­nal social de Ber­lin (un des plus grands d’Europe), à l’occasion des célé­bra­tions des 5 ans de la réforme sociale qui nous donné « Hartz IV », la loi que toute l’Europe nous envie.

La pre­mière année, 6 950 plaintes dépo­sées par les Ber­li­nois contre le « Job­Cen­ter ». En 2007, il y en a eu 18 336, et cette année, je veux dire en 2009, 26 748. En pre­mière ins­tance, un tiers des plai­gnants a gagné. Et en seconde ins­tance, un autre tiers.

Le tri­bu­nal des affaires sociales de Ber­lin, Inva­li­dens­traße, avait il y a deux ans 55 juges. Il y en main­te­nant 102, et cette année (2010) il y en aura 120. Ils sont en train de réno­ver la cantine.

Un cas « Hartz IV » dure en moyenne treize (13) mois.

À la télé­vi­sion, les auteurs de cette loi (membres du parti socia­liste SPD, pour la plu­part) se répandent à la télé en chants de louanges. Un suc­cès, un vrai. L’auteur nomi­nal de la loi à suc­cès, mon­sieur Hartz, cuve sa condam­na­tion à 2 ans de pri­son (avec sur­sis) et 576 000 €, point d’orgue de sa car­rière direc­to­riale chez Volkswagen

Le chat de la voisine …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le dim 17 jan 2010 à 21:38

Je n’ai rien à dire. J’écris, je relis, et, apeuré par la vacuité du pro­pos, j’efface.

Mais j’ai très envie de publier cette photo.

Dont acte.

:-)

L’inconnue du Dischingerbrücke …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le sam 16 jan 2010 à 22:40

Ça sonne comme le titre d’un polar. J’adorerais avoir le talent pour écrire un polar. Ou quoi que ce soit d’autre, d’ailleurs. Mais de talent d’écrivain, point.

Mais si j’ai un talent, c’est celui de lais­ser mes yeux trai­ner. Ça me donne l’occasion de prendre des pho­tos « incroyables ». Inso­lites. Surprenantes.

Ce qui m’énerve, c’est que même une photo « simple » comme celle-​​ci, je suis capable de la rater : elle est floue.

Ah, oui. Le Dischin­ger­brücke est un pont (Brücke) sur la Spree, à Spandau.

Et boum …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le jeu 7 jan 2010 à 15:27

Je suis très fort. J’ai réussi à faire tom­ber mon K20D avec mon DA* 60 – 250. Heu­reu­se­ment, l’objectif n’a rien.

Par contre, le K20 …

Eh bien je suis vrai­ment content que mon K10D soit encore là. Mais c’est tout de même un coup dur. Il n’est *en théo­rie* pas ques­tion de garan­tie, vu que je l’ai laissé tom­ber, mon appa­reil. De plus, je l’ai acheté d’occasion.

Et merde…

Mon « complaints choir » à moi tout seul…

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le mer 6 jan 2010 à 09:37

Cher public,

Je m’excuse –d’avance– des inévi­tables couacs à venir, mais depuis que j’ai décou­vert les com­plaint choirs, ou en fran­çais les « cho­rales à râler », j’ai enfin trouvé la force de m’exprimer en public.

[valse]

Ce monde me fatigue
Bureaux, parkings,hôtels,
Plus de place pour les arbres
ma ville, ma ville, se meurt

Ce monde me fatigue
Guerres mer­ce­naires en solde
Reli­gions en délire
Obama, Angela

[inter­lude : Solo en rap, avec un méga­phone jaune]

Et le p’tit Nico, Sémaphor’Nico
qui s’active tout l’temps
qui agite les bras
Tou­jours en quête
d’une nou­velle grippe
Un truc à nous vendre
Pour nous faire cou­rir
Cou­rir cou­rir cou­rir
Pas pen­ser, pas penser

[la valse reprend]

Ce monde me fatigue
Idio­cra­tie 2.1
La crise du siècle
Tahiti boit la tasse

Où sont les abeilles
Où sont les musi­ciens
Où trou­ver le calme
Man­dela, le Lama

[inter­lude : je récite dans mon méga­phone jaune]

J’ai pas le droit de ren­trer dans un musée avec mon appa­reil photo !
La Poste vend de l’antigel et des DVDs !
Dans dix ans on pas­sera le Bac’ par QCM !
Les bâti­ment se déguisent en pan­neaux de pub !

[la valse reprend son cours]

Ce monde me fatigue
SIDA, CAC40
H1N1, UMR
CPAM, TF1

Où sont les écoles
Où sont les postes
Où sont les épiciers
Sou­chon, Ferré, Brassens

[inter­rup­tion : tout rouge, je crie dans mon méga­phone jaune en gesticulant]

Ils nous volent les rives de la Spree
Les nou­veaux bâti­ment sont laids
Ils sont en train de « net­toyer » mon quar­tier : dehors, les pauvres !
Dans le monde entier : dehors, les pauvres ! Dehors, les pauvres ! Dehors, les pauvres !

[je reprends mon souffle]

C’est vrai : ça fait du bien de crier, de chan­ter un petit peu, de mettre des mots sur le mal de vie. Les « cho­rales à râler » (ma tra­duc­tion per­son­nelle de l’anglais « com­plaints choirs ») se mul­ti­plient. Au rythme du mal de vie des gens. Ma cho­rale pré­fé­rée, c’est celle d’Helsinki. La chan­son est sous-​​titrée en anglais.

La pré­cur­seuse, la pre­mière que j’aie enten­due chan­ter dans ce style là, c’était Lynda Lemay. Au nom des frus­trées. Et elle avait déjà défini les « com­plaints choirs » :

Au nom de toutes les frus­trées du monde entier
J’ai com­posé cette chan­son thé­ra­peu­tique
Plus on la gueule fort mes­dames et plus on se sent libé­rée
Je la conseille à toutes les frus­trées chroniques !

Et de huit ! … moins deux …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le dim 3 jan 2010 à 10:38

J’ai ici, l’année der­nière, chanté les louanges de la pre­mière chaîne de télé­vi­sion alle­mande. Et, même pas honte, je récidive.

Cette année, les régions ont pro­duit *huit* contes de Noël. Huit pro­duc­tions de qua­lité. Au géné­rique, des grands noms de la télé. Tous expliquent à qui veut l’entendre le plai­sir qu’ils prennent à par­ti­ci­per à cette aven­ture. En deux ans, qua­torze contes. Le for­mat de l’ARD, régio­na­li­sée en majus­cule, per­met une diver­sité, laquelle peut s’appuyer sur des finances natio­nales. Il faut essayer s’imaginer l’ARD comme un FR3, les moyens et l’ambition en plus.

J’en ai raté deux.

Mais entre temps, j’en ai déjà vu un des deux sur l’Internet. L’autre atten­dra jusque ce soir, mais pas plus longtemps.

L’ARD a passé une vitesse, cette année. Les huit contes de l’année, ainsi que les six de l’année der­nière sont parus en DVD. Égale­ment parus, pour la pre­mière fois une sélec­tion d’épisodes de Tatort, série phare, dont je ne dirai jamais assez de bien. Les boites bleues sont appa­rues en fin d’année, et se vendent, se vendent, et se vendent.

Mora­lité de l’affaire : télé publique plus ambi­tion plus patience égalent succès.

Mais, natu­rel­le­ment, je dis ça comme ça.

Mes favo­ris de l’année : le chat botté, et les musi­ciens de Brême (sur la photo).

Wayne. John Wayne.

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal, Photo — le mar 29 déc 2009 à 17:08

Je suis le John Wayne de Berlin-​​Wedding. Je trim­balle mon appa­reil photo à la cein­ture. Et ce n’est pas dif­fi­cile à comprendre…

J’ai com­mencé avec la cour­roie autour du cou. Hon­nê­te­ment, ça n’a pas duré. Ensuite, une cour­roie « high-​​tech », en machin­préone, ça n’a pas duré plus long temps. C’est bien, cer­tai­ne­ment, mais pas pour moi. En été c’est insup­por­table, sur tout le high-​​tech à la sueur. Quand on a un appa­reil de « grande taille », c’est à dire avec un grip, et qu’on en plus un objec­tif « de grande taille » (genre DA* 50 – 135 ou, pire, DA* 60 – 250), il est tout sim­ple­ment impos­sible de se trim­bal­ler avec ça autour du cou. On a tou­jours « peur », et on fini par avoir un per­ma­nence une main qui tient l’objectif.

Dans ma quête pour trou­ver le « véhi­cule » idéal, ma deuxième étape a été une «  dra­gonne  ». C’est un sys­tème très bien fait, qui com­bine avec une plaque me per­met­tant d’utiliser mon pied. Mais hon­nê­te­ment, l’appareil à la main en per­ma­nence, ce n’est pas viable. C’est un sys­tème qui me plait beau­coup (ça donne une bonne sécu­rité), mais qui ne doit pas être uti­lisé seul.

La troi­sième étape a été la décou­verte de la RS2 de Black Rapid. Ce n’était pas par­fait, mais tout de même très bien. Au début, j’ai détesté le sys­tème d’accrochage, et je l’ai rem­placé rapi­de­ment : la plaque de mon pied vivait de toute façon sur la « poi­gnée » de mon DA* 60 – 250, et donc il était facile de l’utiliser à la place de ce sys­tème d’accrochage vrai­ment pas ter­rible. Leur maté­riel a évolué (dans le bon sens), avec la RS4, mais il était déjà trop tard. J’ai trim­ballé mon maté­riel pen­dant à mon côté pen­dant plu­sieurs mois, et je l’utiliserais encore si je n’avais pas eu la révélation

Note : avec la RS, j’ai conti­nué à uti­li­ser ma dragonne.

Et récem­ment, j’ai fait la décou­verte du sys­tème « spi­der ». Celui qui trans­forme un inof­fen­sif pho­to­graphe en un John Wayne digi­tal. Yeeeehaaaa !

Ce sys­tème m’a convaincu en même pas une semaine.

Bon, c’est un petit peu dif­fi­cile au début. S’habituer à l’image du John Wayne du quar­tier. Mais c’est parce que c’est très nou­veau, et pas du tout répandu. Ça ne va pas durer.

On peut uti­li­ser ce sys­tème sans la cein­ture qui vient avec (je veux dire : on peut uti­li­ser sa propre cein­ture), mais elle est tel­le­ment bien étudiée que je la recom­mande. J’aime l’idée qu’on peut « bidouiller » avec l’accrochage, per­met­tant de choi­sir l’équilibre qu’on veut pour le sys­tème (mon DA*60 – 250 ayant une cer­taine ten­dance à se com­por­ter comme un trom­bonne à cou­lisse, j’apprécie par­ti­cu­liè­re­ment de pou­voir le por­ter à l’horizontale).

Sur la pla­tine du sys­tème Spi­der­pro, j’ai fixé la plaque de ma dra­gonne. Sans pro­blème. Et main­te­nant je peux aussi me trim­bal­ler avec mon pied (que je porte dans le dos, ce qui créait des conflits avec ma RS2). Ou avec mon sac à dos.

À recom­man­der sans hési­ter. Ça s’appelle le Spi­der Camera Hol­ster. Moi je l’ai trouvé par l’intermédiaire de enjoyourcamera.com.

Yee­haaaaaaa !

Cet arbre est un espace de vie…

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le dim 27 déc 2009 à 07:41

Balade déran­geante hier. Le parc est à quelques cen­taines de mètres de chez nous. On n’y va que de temps en temps, assez pour que les « modi­fi­ca­tions » nous sautent à l’œil. La modi­fi­ca­tion du jour, c’était l’élagage *mas­sif*. Des cen­taines d’arbres ont été –à défaut d’autre terme– mas­sa­crés. Les branches –s’il en reste– ne sont plus que des moi­gnons. Par­fois, le tronc lui-​​même a été « interrompu ».

Une par­tie du parc, consti­tué d’un « lac » et des rives d’icelui, est (ce n’est pas nou­veau) « pro­tégé » des pro­me­neurs par une clô­ture déco­rée d’une pan­carte annon­çant une « bio­sphère », c’est à dire un endroit où la nature est lais­sée à elle seule. Et main­te­nant il y a même des pan­cartes dans les arbres. Sur les pan­cartes, on nous explique que ces arbres sont des mai­sons, qu’ils y pro­tègent des espèces mena­cées (cham­pi­gnons, insectes, chauves-​​souris, et oiseaux).

Alors vous pou­vez ima­gi­ner notre tête quand, après avoir lu la pan­carte, on a levé la tête. La scène, pour cho­quante qu’elle soit, n’est pas du tout rare.

Dans la « bio­sphère », dans le temps, on lais­sait les arbres morts où ils se trou­vaient. Ça fai­sait des « ruines » romantiques.

Si ça conti­nue, on n’osera plus visi­ter les parcs.

À Ber­lin, les bruits cir­culent. On y dit que ces tailles sau­vages sont déci­dées à la mai­rie, et que le bois résul­tant est livré (gra­tui­te­ment, natu­rel­le­ment) à des menui­se­ries, géné­ra­le­ment appar­te­nant à des gens séjour­nant à la mairie.

La mai­rie de Ber­lin, j’insiste, est aux mains d’une coa­li­tion « rouge-​​rouge », c’est à dire du Parti « Socia­liste » et des amis-​​du-​​peuple de « la gauche » (die Linke).

Vive­ment la droite ?

Gigot-​​flageolets !

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal, Photo — le jeu 24 déc 2009 à 06:13

Semaine curieuse. Enfin en ce qui concerne la pho­to­gra­phie chez moi.

Au la fin de la semaine der­nière, la tem­pé­ra­ture est des­cen­due jusque –15°. Peut-​​être même plus bas, dans le cas de Span­dau. Et jus­te­ment, on y était, à Span­dau. Et là j’ai pris un coup au moral : mon objec­tif pré­féré (DA* 60-​​250mm) ne sup­porte pas le froid. En tout cas pas –15°. Il refuse de mettre au point. Je ne pou­vais plus l’utiliser que manuel­le­ment. Main­te­nant, il ne fait plus qu’entre 0 et –4°, et il marche comme si il était au soleil. J’appelle ça un sale coup. Même si il ne va pas faire –15° tous les jours, j’aime l’idée que mon maté­riel photo peut fonc­tion­ner par tous les temps.

Sinon, j’ai reçu mon cadeau de Noël : un Spi­der Sys­tem. C’est (après deux jours d’utilisation) une révé­la­tion. Des sys­tèmes pour trim­bal­ler mon appa­reil, j’en ai testé quelques uns, tout de même. Mais celui-​​ci reçoit faci­le­ment la queue du Mickey. Mon appa­reil est tou­jours où je l’attends, à por­tée de main, et j’ai enfin fini d’avoir par­tout des cour­roies dans tous les sens. On peut contrô­ler l’équilibrage du sys­tème, et sur­tout, sur­tout, je ne sens plus le poids de mon appa­reil. Tout de même, mon appa­reil, avec son grip et mon zoom habi­tuel, c’est tout de même entre deux et trois kilos. Après une jour­née de photo, j’ai sou­vent mal au dos. Mais là, rien du tout. Il faut attendre encore un petit peu, mais je crois vrai­ment que j’ai enfin *la* solution.

Hier, on est allés au zoo. Et, sur un coup de « folie », j’ai décidé de lais­ser mon K20D tra­vailler jusque 3200 ISO. Jusque là, je n’avais jamais même tenté de faire ça. Je m’attendais au pire. Mais, à force de renon­cer à prendre des pho­tos (dans les « mai­sons » du zoo, la lumière est tout à fait insuf­fi­sante), je n’avais plus que cette solu­tion. Eh bien j’ai été sur­pris. Oh, ça ne pas marche à tous les coups. Par exemple, les cages des Orangs-​​Outangs ne m’ont pra­ti­que­ment pas donné de bonnes pho­tos. Mais chez les chim­pan­zés et chez les gorilles, j’ai eu par­fois de bons résul­tats. Je suis bien content. Vous pou­vez cli­quer sur la photo, pour la voir en plus grand.

Ce soir, c’est gigot-​​flageolets.

Joyeux Noël !

L’adieu à Jérusalem …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le mer 16 déc 2009 à 15:08

8 ans et 10 kilos de diference ...

Pour ceux qui ne me connaissent pas, ou seule­ment de fraîche date, un petit mot d’introduction s’impose : j’ai passé qua­torze mois dans les « ter­ri­toires pales­ti­niens » en 2001 – 2002. Je suis arrivé à Jéru­sa­lem le 7 sep­tembre 2001. Le 11 sep­tembre, j’arrivais à Gaza, juste à temps pour voir un nou­veau monde naître. J’étais à Ramal­lah le len­de­main du début de l’«invasion» de la Cis­jor­da­nie par les forces israé­liennes. Lorsque j’ai quitté la Pales­tine, mon domi­cile était situé à Jénine. Et si ces dates et ces noms ne vous disent rien…

Avant même de quit­ter mon vil­lage à côté de Jéru­sa­lem pour me baser à Jénine, j’avais décidé d’écrire un livre basé sur ce que j’ai vu et vécu. Dans un élan « huma­niste » dont je ne regrette pas la moindre minute, j’ai arpenté les rues de Jénine. Ville ouverte, ou ville fer­mée. J’ai vécu là mon paroxysme per­son­nel. J’ai rué dans tous les bran­cards. J’en suis, pour la pre­mière fois de ma vie, arrivé au point où j’ai atta­qué un homme, avec la haine au ventre. Cela n’a pas duré long­temps; le canon d’un fusil d’assaut contre le front, ça vous calme un homme. Mais ce jour là j’ai décidé qu’il fal­lait que je quitte Jénine.

Cette scène me hante encore. Je me vois, déchaîné, avec deux sol­dats accro­chés à mes bras, et ma « cible » qui, lui, cal­me­ment, en bon pro­fes­sion­nel, armait son M16 avant d’en col­ler le canon sur mon front. À peine deux heures après, quatre hommes sor­taient d’une ambu­lance, et se jetaient sur moi en pleu­rant pour m’embrasser.

Un mois plus tard, à Copen­hague, dans un autre uni­vers, j’essayais de com­men­cer à écrire ce livre. Mais le pas­sage des mon­tagnes russes émotion­nelles à une vie « nor­male » ne s’est pas passé aussi faci­le­ment que je l’aurais cru. J’ai fermé le livre. Pen­dant pra­ti­que­ment deux ans.

J’ai alors recom­mencé à écrire. Ambi­tieux, nimbé de ce qu’il me res­tait de mon élan humaniste.

Peu après, j’ai encore changé de ville et de vie. J’ai mis le livre dans l’étagère, me pro­met­tant que j’allais m’y remettre dès que j’aurais pris mon nou­veau rythme. Manque de bol, mon état de santé m’a inter­dit l’accès à l’étagère pen­dant plus de deux ans.

Au début de l’année (2009), je me suis remis à écrire pour ce livre.

Et main­te­nant, je crois que je vais le remettre sur l’étagère.

Pour de bon.

Pour­quoi ?

Déjà, je dois me poser la ques­tion : pour qui, ce livre ? Si c’est pour moi, ce n’est plus néces­saire. Je crois que j’ai « digéré » le plus gros de ma vie pales­ti­nienne. Si ce n’est pas pour moi, donc pour qui ? Les gens qui s’intéressent à la Pales­tine ne liront jamais que les livres qui leur caressent la Pales­tine dans le sens du poil. Je sais que j’en aga­ce­rais plus d’un, mais sans jamais créer un débat. Pour les Pales­ti­niens ? Ils ont déjà donné. Des mémoires de mili­tants de la cause pales­ti­nienne, ils ont assez vu. Dans les styles.

Ensuite, la ques­tion sui­vante : com­ment ? Ma mémoire fout le camp. Je ne me sou­viens plus des noms des gens ou des endroits. Si je dois m’en tenir à res­sas­ser le contenu de mon jour­nal, celui-​​là est déjà écrit. Je me suis dis dans un pre­mier temps qu’il fal­lait cor­ri­ger les erreurs que j’y ai écrites, et ensuite que ce serait bien de mettre à jour ce que j’ai raconté en 2002. Mais rien que la mise à jour est un bou­lot à plein temps : la situa­tion sur le ter­rain en Pales­tine est en per­ma­nent mou­ve­ment. Ce n’est pas pos­sible avec un livre.

La ques­tion de la publi­ca­tion est, natu­rel­le­ment, académique.

Il est temps pour moi, je crois, de dire adieu à Jérusalem.

Monsieur Pentax, ton SAV (en Allemagne), c’est de la merde.

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Photo — le lun 14 déc 2009 à 17:31

Nuit gravement ...

Ça fait plus de deux ans que je tra­vaille avec du maté­riel pho­to­gra­phique de la marque Pentax. Appa­reils, objec­tifs. J’ai déjà tout ce que je pense de bon au sujet de mon matériel.

Ce maté­riel me donne totale satis­fac­tion. Quand il est là. J’ai dû me pas­ser de mon K10D pen­dant pra­ti­que­ment 3 (trois) mois. Et de mon che­val de labour, ce magni­fique DA* 60-​​250mm pen­dant un mois.

Et ça, c’est défi­ni­ti­ve­ment trop long.

Quand j’ai acheté mon K10D, et mon DA 40mm, il y a deux ans, je les ai envoyés tous les deux au SAV. Pas ensemble, tout de même. Dans les deux cas, j’ai contacté Pentax Alle­magne (via leur site web), et annoncé que j’avais besoin d’eux. Deux jours plus tard, quelqu’un son­nait à la porte, pre­nait mon appa­reil photo, et l’appareil pre­nait la route direc­tion Ham­burg. Deux semaines plus tard, le même livreur me rame­nait mon appa­reil. Même topo pour l’objectif. Le « cour­sier » m’a coûté treize euros. Le tech­ni­cien qui a traité mon maté­riel avait une adresse cour­riel qui finis­sait par pentax.de, et il était au télé­phone au numéro donné pour Pentax.

Qu’est-ce qui a changé ? Main­te­nant, l’atelier est à deux sta­tions de bus de la mai­son. L’atelier est égale­ment chargé des répa­ra­tions de Canon et Tam­ron. Quand je les appelle, tout ce que je peux entendre dans mon télé­phone me rap­pelle furieu­se­ment le pre­mier mou­ve­ment de la trop fameuse « sonate pour pipeau et cla­ri­nette ». Les infor­ma­tions se contredisent.

Mieux : quand j’ai amené mon DA* 60 – 250, la dame au gui­chet l’a donné à un « tech­ni­cien », et est reve­nue en me disant que le tech­ni­cien avait réussi à faire la mise au point avec. À cet ins­tant, je savais qu’elle me disait n’importe quoi : cet objec­tif était blo­qué, de chez blo­qué. Même manuel­le­ment, je ne pou­vais pas obte­nir même un sem­blant de mise au point. Je n’avais pas besoin d’en entendre plus.

J’en suis au point de cal­cu­ler com­bien je pour­rais revendre l’ensemble de mon maté­riel, et esti­mer com­ment le rem­pla­cer au mieux.

Mon pro­blème, mon­sieur Pentax, c’est :

  • dans SAV, il y a « ser­vice ». Mais pas chez vous.
  • un objec­tif du prix d’un DA* 60 – 250 ne devrait pas être absent pen­dant un MOIS. Point. C’est une ques­tion de respect.

Donc, dans un pre­mier temps, je vais arrê­ter de chan­ter les louanges de la mai­son Pentax. Et ensuite, peut-​​être même chan­ger de crémerie.

je ve des fame con peux voir les sin !!!

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Idiocratie, Journal — le dim 13 déc 2009 à 10:35

"je ve des fame con peux voir les sin"
Qu’est-ce qu’ils ont dans la tête ?

Sérieu­se­ment ! Qu’est-ce qu’ils ont dans la tête ? Et spé­cia­le­ment celui qui s’est pointé sur un moteur de « recherches » de l’Internet, et qui a tapé « je ve des fame con peux voir les sin ».

Ça veut dire quoi ?

C’est une vision d’horreur. C’est ça le futur ? Non. C’est déjà comme ça, en fait, appa­rem­ment. Perdu !

En tout cas, c’est pro­mis, je ne regarde plus les sta­tis­tiques de ce site. J’ai peur de ce que je vais y trouver.

Ce monde me fatigue.

Un photographe…

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal, Photo — le mer 9 déc 2009 à 17:32

Il y a toujours deux faces ...

Mon ami Sté­phane est photographe.

Sté­phane est le genre de per­sonne qui m’oblige à réflé­chir sur ce que je fais. Ou ne fais pas.

Par exemple, je ne me pose pas la ques­tion de ce qu’est la pho­to­gra­phie, je ne suis pas le genre à s’interroger sur le mot « pho­to­gra­phie ». Mais Sté­phane, lui, a fait ça. Pho­to­gra­phie signi­fie (à ma sauce) « écrire la lumière ». Là où, pour vous et moi, la pho­to­gra­phie est la dis­ci­pline de la prise de vue, une tech­nique des­ti­née à reflé­ter la réa­lité d’un ins­tant, Sté­phane, qui s’est inter­rogé sur le sens des mots, en est arrivé à quelque chose de tota­le­ment différent.

Mes pho­to­gra­phies ne cherchent pas à dupli­quer le réel mais à cap­tu­rer, inten­si­fier l’émotion. L’étape la plus impor­tante de mon tra­vail n’est pas la prise de vue mais le déve­lop­pe­ment.
Sté­phane, dans son livre Un an à Kyôto

Le résul­tat, un album de pho­tos. Ça s’appelle Un an à Kyôto. Un tirage magnifique.

Chez moi, le « déve­lop­pe­ment » est un pro­ces­sus que j’ai auto­ma­tisé le plus que je le pou­vais. Le déve­lop­pe­ment est un pen­sum. Sté­phane, lui, l’a inté­gré à son pro­ces­sus créa­tif. Moi je n’ai pas de pro­ces­sus créa­tif. J’ai écrit à mon sujet, il y a pra­ti­que­ment deux ans, dans une (rare) phase d’introspection : « Archi­viste du super­fi­ciel, de l’inutile, du pro­vi­soire, et du fra­gile. », et je répète à toute per­sonne me posant une ques­tion à ce sujet que je ne suis *pas* un artiste.

Mais la pho­to­gra­phie est plus large (ou grande, ou pro­fonde, etc.) que mon sim­pliste uni­vers de prise de vue.

Je soup­çonne mon ami Sté­phane d’être capable de –peut-​​être pas révo­lu­tion­ner, mais au moins de s’approprier toute dis­ci­pline sur laquelle il met­trait les doigts, et y lais­ser une trace. C’est un talent rare. Et Sté­phane est une per­sonne rare.

Il est dif­fi­cile de par­ler de Un an à Kyôto. Mais je vous invite à y jeter un œil. Le pire qui puisse vous arri­ver, c’est d’en res­sor­tir avec plus de neu­rones actifs que quand vous y êtes entrés.

La télé qui fait mal : The Wire

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le mar 8 déc 2009 à 18:47

Centre ville ...

The Wire est une série poli­cière de télé amé­ri­caine. Encore une, certes, mais une « à part ». Elle nous parle de la déli­ques­cence de la société amé­ri­caine. Le voca­bu­laire de la plu­part des per­son­nages est digne des meilleures scènes de Idio­cra­tie. Le tableau glo­bal est affli­geant. Au point qu’on oublie pra­ti­que­ment l’intrigue, happé qu’on est, scène après scène, par l’absurdité de la vie ubuesque de la ville de Baltimore.

Good police…
Tout agent de police se bat… d’abord contre sa hié­rar­chie, contre son admi­nis­tra­tion, et même le cas échéant, contre ses col­lègues. À ses moments per­dus, il peut essayer de faire son bou­lot. Il peut taper ses rap­ports sur (on entre 2002 et 2008) sa *machine à écrire*. L’archivage des pièces à convic­tion est, disons, manuel. Dans le meilleur du cas. La police est toute dévouée à ses sta­tis­tiques. Donc, on se fout tota­le­ment de ce qui se passe, tant que les sta­tis­tiques sont « bonnes ». Mais plus encore que les sta­tis­tiques, ce sont les humeurs du maire et du chef qui régissent la vie de la police.
Meilleure scène « poli­cière »» : un chef de divi­sion apprend que « son » empla­ce­ment pour son offrande dans une église a été « gagné » (ce n’est qu’une affaire de prix) par un diri­geant d’un syn­di­cat de dockers. Ren­tré à son bureau, il lance *tout* son effec­tif dans une gué­guerre pri­vée contre ce diri­geant. Il tire toutes les ficelles, demande le « paie­ment » de toutes les faveurs qu’il accu­mu­lées pen­dant sa car­rière, et met tout ce qu’il a contre ce pauvre type. Jusque parce qu’il a payé plus que lui auprès du prêtre du coin, et lui a piqué l’emplacement pour son vitrail votif.

Mes­sieurs, la cour !
Les juges aux États-​​Unis sont élus. Donc la jus­tice vit au rythme des élec­tions. Il faut bien de l’argent pour les cam­pagnes, donc on reçoit de ses contri­bu­teurs finan­ciers des ordres sug­ges­tions quant aux affaires du moment. La jus­tice est dans de bonnes mains.
Meilleure scène juri­dique : une pro­cu­reuse (si le mot existe déjà, le fémi­nin d’un pro­cu­reur), qui a besoin de la signa­ture d’un juge, lui fait un coup de vice à la Basic Ins­tinct, et res­sort du bureau du juge avec sa signature.

J’ai mon flingue, tu as ta mal­lette. Ça fait par­tie du jeu.
Dans une ville gan­gre­née par la drogue, les enjeux finan­ciers sont tels que les avo­cats sont sou­vent sou­mis à des ten­ta­tions… extrêmes. Chaque clan de tra­fi­quants de drogue a son avo­cat.
Meilleure scène mar­ron : L’avocat d’un clan est confronté, au tri­bu­nal, à un témoin à charge contre son client. Omar est bra­queur, et occa­sion­nel­le­ment tueur. Mais il ne s’attaque qu’aux dea­lers de drogue du clan que l’avocat emploie. Omar explique, clai­re­ment, ce qu’il fait dans la vie. On pouffe dans le box du jury. Quand l’avocat tente d’utiliser le « pedi­gree » d’Omar (vol, déten­tion d’armes, agres­sions, etc.) pour le décré­di­bi­li­ser auprès du jury, Omar, le regard sou­riant, lui dit tran­quille­ment : « moi j’ai mon flingue, toi tu as ta mal­lette. Tout ça fait par­tie du jeu. » L’avocat est stu­pé­fié, le juge à un sou­rire jusqu’aux oreilles, le jury se gon­dole de rire. Par­fois, on perd…

Casse-​​toi, sale nègre…
La popu­la­tion est majo­ri­tai­re­ment noire, et pauvre. Le mot « nègre » (nig­ger dans le texte) est uti­lisé régu­liè­re­ment par les noirs. Un « nègre » peut être un sale con, ou un ami. Ou quoi que ce soit d’autre. On l’utilise sans réflé­chir. Comme « putain », « chier », « enculé ». La langue n’est pas raciste : les blancs qu’on voit parlent de la même façon. À part pour le mot « nig­ger ».
Meilleure scène « nègre » : Wal­lace, peut-​​être douze ans, va, sur ordres, être abattu par ses deux meilleurs amis, aussi jeunes que lui. Ses der­niers mots, alors qu’il les sup­plie : « Y’all my nig­gers, yo. »

Regar­der The Wire, c’est un voyage en enfer. C’est fas­ci­nant. J’enfile les épisodes. Par­fois, his­toire de ne pas déses­pé­rer, je suis obligé de rire. Par­fois, l’absurdité des scènes me fait hur­ler de rire. L’exemple qui me vient en tête est le dia­logue hal­lu­ci­nant que deux tueurs psy­cho­pathes tiennent, alors que le pre­mier vient de bles­ser le second, d’une balle tirée à bout portant :

 – lnu­tile de pro­lon­ger.
 – T’as pas envie de savoir ? [pour­quoi je t’ai tiré des­sus]
 – Pas par­ti­cu­liè­re­ment. [il rajuste ses lunettes et son nœud papillon]
 – ll y a un an, un type du nom de Bran­don a été tué à Bal­ti­more. Brûlé et battu avant de mou­rir.
 – Les affaires sont les affaires.
 – C’est sûr. Mais c’était un beau gar­çon, tu vois. Vous n’aviez pas besoin de lui faire tout ça. Tu com­prends ?
 – Un an, tu dis ?
 – A peu près.
 – On t’a mal ren­sei­gné.
 – Tu mens pour sau­ver ta vie.
 – Je suis en paix avec mon Dieu. Fais ce que tu veux.
 – Alors, tu as com­pris ?
 – Ce qui est arrivé à ton copain, c’est pas mon style.
[… Omar réflé­chit…]
 – Vu la façon dont ton dos saigne, la balle a dû tra­ver­ser pro­pre­ment.
 – Du 9 mm à courte por­tée, c’est normal.

Omar prend le télé­phone, hoche la tête pour s’excuser, appelle le SAMU, et lui donne l’adresse où trou­ver sa vic­time. Et après, il va se prendre une bière. Gang après gang, décimes par leurs concur­rents ou la police, les gangs se suc­cèdent. Mais pour la ville, rien ne change. Poli­ti­ciens, escrocs, poli­ciers, dea­lers sont inter­chan­geables. La chape de merde dans laquelle la ville se noie per­dure, imperturbable.

Je n’ai vu que les trois pre­mières sai­sons. La qua­trième va nous par­ler des écoles. J’ai peur.

L’auteur de la série a été poli­cier à Bal­ti­more. Il a, au sujet de la seconde sai­son, déclaré ceci :

a medi­ta­tion on the death of work and the betrayal of the Ame­ri­can wor­king class.…[I]t is a deli­be­rate argu­ment that unen­cum­be­red capi­ta­lism is not a sub­sti­tute for social policy; that on its own, without a social com­pact, raw capi­ta­lism is des­ti­ned to serve the few at the expense of the many. »

« une médi­ta­tion au sujet de la mort du tra­vail et de la tra­hi­son de la classe tra­vailleuse amé­ri­caine… c’est une décla­ra­tion déli­bé­rée que le capi­ta­lisme sans contrôle n’est pas un sub­sti­tut pour une poli­tique sociale; que laissé à lui-​​même, sans un pacte social, le capi­ta­lisme pur est des­tiné à ser­vir quelques uns aux dépenses de la masse. »

Ah oui : la série n’a pas eu de suc­cès aux États-​​Unis, bien que la cri­tique una­nime l’ait applau­die, disant que c’était une des meilleures séries jamais tour­nées. Les amé­ri­cains ont trouvé la série trop dif­fi­cile à suivre…

C’est trop tard ?

Un samedi ordinaire à Berlin…

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le dim 6 déc 2009 à 14:08

noB-Day ...

On ne s’ennuie jamais, à Berlin.

Hier, dans l’espace d’une heure et demie, j’ai vu tout de même cinq mani­fes­ta­tions. J’étais venu pour le No B day, la mani­fes­ta­tion inter­na­tio­nale pour la démis­sion de Ber­lus­coni. Pour y arri­ver, il a fallu tra­ver­ser une expo­si­tion de Green­peace, dont le thème était le cli­mat. il y avait là une grue, avec un aqua­rium sus­pendu dans lequel nageait un bureau (au moment où je suis passé, il y avait là appa­rem­ment une fuite, laquelle a forcé l’aquarium à un atter­ris­sage forcé), un ours polaire, et des blocs de glace. Et puis ensuite une mani­fes­ta­tion d’Iraniens. Beau­coup de pho­tos, de dra­peaux, des slo­gans. Le tout très orga­nisé, dis­ci­pliné. La cible, Ahmed­ma­chin­truc, le petit homme fâché d’Iran.

Un petit peu plus loin, devant l’ambassade de Rus­sie, il y avait deux types avec des ban­de­roles (libé­rez la Tchét­che­nie, élec­tions libres en Rus­sie), et un petit dra­peau qui sem­blait repré­sen­ter… un plant de mari­juana. Quand on aime les mélanges…

Quelques cen­taines de mètre plus loin, il y avait deux énormes ban­de­roles appe­lant au boy­cott du maga­sin d’en face, lequel vent de la four­rure. Per­sonne à poil, cela dit.

Ah, j’ai appris ce matin à quoi le ter­rain vague voi­sin du tri­bu­nal social (juste en face de la funeste Haupt­bahn­hof) est des­tiné : on aura là la tour Total. 70 mètre de merde struc­tu­rée béton armé et de verre. Chouette ! J’avais jus­te­ment envie de ça.

Notez, ce n’est même pas la pire idée à la mode, hein. Res­pi­rez à fond : un télé­phé­rique, à trente mètres d’altitude, entre la gare du zoo et Pots­da­mer Platz. Une petite tasse de thé ?

On a raté, à une heure près, une mani­fes­ta­tion kurde. Dom­mage, ils ont raté les Ira­niens aussi. J’ai entrevu, aux infos régio­nale du soir, une manif néo­na­zie, tour­nant rapi­de­ment tour­nant à la police-​​club-​​sandwich party (une tranche de police entre une tranche de néo­na­zis et une tranche d’antifas) . Un samedi ordi­naire à Berlin…

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