Fierté(s) …?

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le dim 28 juin 2009 à 13:50

fiertés ...

Ici, à Berlin, les mots «Gay pride» ne sont qu’un sous-titre. Le défilé est la parade de Christopher Street day. On l’appelle souvent CSD. La fierté n’est qu’un sous-titre. Comme si on n’avait pas besoin d’évoquer, ou invoquer la fierté homosexuelle. Ou bisexuelle. Ou Transsexuelle. J’ai eu, pendant les presque trois heures que je suis resté là, mon appareil à la main, que la fierté est acquise. Irrévocable.

Pour la majorité des gens qui ont défilé, il ne s’agissait pas de s’affirmer. Juste d’être.

Berlin a eu la semaine dernière la visite de Brüno, le personnage de l’humoriste Sacha Cohen, dont les péripéties n’ont pour tout but que de provoquer. À Berlin, devant la Brandenburger Tor, habillé dans un costume délirant dont le plus visible était un énorme sexe, il est passé totalement inaperçu. Choquer les Berlinois avec des histoires de mœurs n’est pas si facile. La communauté (importante) homo de Berlin est généralement totalement «intégrée». Je vois depuis que je vis à Berlin un nombre certain de transvestis.

Peut-être que le danger, pour cette communauté, vient de l’intérieur. Il y a une «CSD» alternative, depuis quelques années, organisée par et pour les homos musulmans. Ils font bande à part. Voyant les problèmes de Berlin, c’est en fait la paradoxale preuve que la communauté homo est totalement intégrée, puisque le pire des problèmes de la ville est un problème … d’intégration, que toutes les minorités subissent de la même façon. En clair, la radicalisation d’une partie de la population musulmane de la ville.

Les banderoles de la parade sont souvent politiques. Sérieuses. Mais l’ambiance de la parade est tout simplement «bon enfant». Les manifestants, car c’est ce qu’ils sont, quand ils distribuent des tracts(ou des préservatifs), les spectateurs n’ont pas la moindre réticence.

Je suis un Berlinois.

Ni queue ni tête …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le ven 26 juin 2009 à 11:16

Va comprendre ...

Parfois, à Berlin, un simple promenade peut te renvoyer dans le temps. C’est sidérant que en choisissant de tourner à droite plutôt qu’à gauche tu puisses te téléporter dans un autre monde.

Sidérant, indeed. On fête cette année les vingt ans de la réunification de l’Allemagne. Et pourtant, au cœur de la capitale, il reste des quartiers «d’avant» sans la moindre amélioration. Qu’il reste des kilomètres d’égouts suspendus, par exemple, me sidère. Dans mon quartier (lire : «à l’ouest»), je n’ai jamais vu un câble. Ni de téléphone, ni d’électricité. Il suffit de passer la «frontière» pour en voir. Il y a des «lampadaires» honteux, des trucs dont on se demande si ils ne les éteignent pas quand il pleut.

Il y a des immeubles en ruine. Littéralement. Des endroits où j’oserais à peine entrer. Et les gens y vivent.

Je me demande par moments ce que ça signifie, la «réunification». Ho, il y a des quartiers de l’est qui ont été rénovés, certes. Et des monuments. Le nouveau Bundestag, patin-couffin. La réunifications, c’est juste une histoire de façade ? Est-ce qu’avant de refaire le Bundestag est-ce qu’on n’aurait pas pu, je ne sais pas, moi, enterrer les égouts ? La réunification c’est juste une histoire de pots de peinture ? Il suffisait de repeindre les tours à Marzahn ? Aujourd’hui, Marzahn vote «rouge», tendance «vert de gris». Sinon «marron». Marzahn devient xénophobe, violente. Il y a à l’est, des jeunes, nés après la réunification, qui souhaitent le retour de la RDA.

On a eu *vingt ans* pour faire la réunification. Oh, c’est sûr : on s’est occupé de l’économie. Mais les gens ?

Et dans les champs …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le mar 23 juin 2009 à 18:35

Traverses des champs ...

Ha-ha !

C’est ce que j’ai eu dans la tête quand j’ai vu que la clôture était ouverte.

C’est la seconde fois que ça m’arrive. Les voies ferrées ne sont normalement jamais accessibles. Enfin à des gens comme moi. Et là, l’autre jour, alors que j’étais allé à la gare de Ostkreuz (les travaux de «rénovation» étaient supposés commencer lundi) et que j’étais par une sortie dont j’ignorais l’existence, on a suivi la route quelques mètres sous le pont, et là –miracle–, il y avait un accès ouvert.

C’est le genre d’endroits que les graffiteurs que me plaisent (ceux qui dessinent, pas ce qui laissent leurs crottes sur les œuvres de leurs ainés, Toto-était-là-style) fréquentent très souvent. Et je n’ai pas été déçu. Enfin si, il y a eu des crottes indésirables, mais tout de même. Il y avait une fresque d’envergure intéressante.

Et il y avait aussi quelques tonnes de pierre. Je ne sais pas si elles ont été parties dans le chantier précédent. Après tout, c’est un terrain de la Deutsche Bahn, et ça ressemble tout de même assez à des traverses.

Traverses en pierre. Enfin un matériau assimilé.

C’était une chouette journée ! J’ai pu prendre le château d’eau d’Ostkreuz sous un angle inhabituel. Et on a trouvé une zone (à la «c’est la zone»), des ruines, des tuyaux, une chaise longue, un pont, des graffiti, des voies ferrées… tout ce que j’aime à découvrir avec un appareil photo sous la main.

Vuvuzela !

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le sam 20 juin 2009 à 23:57

La-la-la-la ...

J’aime le foot depuis … mmh … toujours. Même à la télé. La télé m’a parfois permis d’assister à des scènes incroyables. Celle que j’ai en tête est la finale de la coupe du monde (de rugby, certes..) en Afrique du Sud peu après la chute du régime de l’apartheid. Le public ce jour là était un bonheur. Ils étaient des dizaines de milliers, et ils chantaient.

Les fans de foot sont de deux races. Ceux qui braillent, et ceux qui chantent. Et en Afrique du Sud, j’aurais écrit chanter avec une majuscule. C’était tout simplement magnifique. Ils chantaient à deux, trois, parfois quatre voix. Depuis ce jour, j’ai attendu le jour où je pourrais voir un match de foot à la télé, d’un stade d’Afrique du Sud.

Cette année, bonheur. La coupe des confédérations se passe en Afrique du sud. Bonheur …?

Non. Pas de bonheur. De la Vuvuzela.

L’autre soir, j’ai allumé la télé, et après une minute j’ai vérifié si ma télé était branchée correctement. Une seconde plus tard, Viola me demandait, depuis la cuisine, ce qu’il se passait avec la télé.

C’était de la Vuvuzela.

Essayez de vous imaginer la Vuvuzela.

Fermez les yeux.

Imaginez le vol d’une mouche dans votre salle à manger. Même si vous essayez de l’ignorer, vous l’entendez. Vous la suivez de l’oreille. Non ?

Ensuite, seconde étape. Imaginez 50 mouches. Qui tourment, en permanence. C’est agaçant, non ? Ça déclenche chez toute personne saine d’esprit une envie de Baygon. Pas du vert, hein. Celui contre les mouches.

Alors passez à la troisième étape. 5000 mouches. Toutes en train de voler autour de vous. Même si vous aviez sur la table devant vous le Baygon salvateur, pour l’utiliser il vous faudrait enlever vos mains de vos oreilles. Et ça, inenvisageable. Car chacune des 5000 mouches qui est en train de tourner autour de vous est équipée d’une sono surpuissante.

Je ne sais pas pour vous, mais pour moi je quitte la salle après la première minute de la *seconde* étape.

La Vuvuzela, c’est une trompette en plastique. Existe en noir, en blanc, en jaune, en rouge, en vert, en bleu … Elle ne produit qu’une note. Elle est longue, et donc puissante.

Dans le stade, il y a plusieurs dizaines de milliers de Vusuzela.

Vous voyez où je veux en venir ?

La coupe du monde de l’année prochaine, en Afrique du sud, je la sens mal. Très mal. Plus de chants dans le stade. Juste un infernal essaim de mouches sous amphètes. Un boucan insupportable. Permanent. Monotone.

L’horreur.

Mille vingt-quatre pixels …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal, Photo — le sam 20 juin 2009 à 07:26

L'accordéoniste ...

J’aime la photo.

Ce journal, que je décore de photos est avant tout un journal. J’aime écrire, aussi. Mais le format de ce journal ne se prête pas vraiment à l’affichage de photos.

J’aime la photo, et je voulais avoir un site où elle soit le centre de tout. Donc de la photo sans texte.

Donc j’ai ouvert un site de photos. En «grand» format. L’idée est simple : à l’écran, la photo «du jour», et c’est tout. On peut naturellement s’y «abonner» (RSS, etc.). On peut parcourir le site photo après photo, ou mois par mois.

La photo du jour est dénuée de tout commentaire. Pas même un titre qui pourrait détourner l’attention du spectateur. Simplement une légende, purement informative.

Le format, c’est mille quatre-vingt pixels de large.

Le site, c’est Mille vingt-quatre pixels …

Cela dit, et *naturellement*, mon journal continue sa route.

Photographe amateur …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal, Photo — le ven 19 juin 2009 à 12:56

Photo : passion ...

Avant-hier, on «errait» entre deux rendez-vous. On était partis de Wedding, et on avait marché jusqu’à la fameuse Brandenburger Tor. Et puis on est partis à flâner sur Unter den Linden. Malgré les travaux, Unter den Linden reste une allée magnifique. Et c’est là qu’on a trouvé une manif d’étudiants. Ces idéalistes permanents qui se croient autorisés à poser des questions impertinentes du genre  «Dis-donc, Angela, à chaque fois qu’une banque te fait un sourire avec les yeux humides, tu lui donne de l’argent. Pourquoi tu n’en as plus pour nous ?»

Vous voyez le genre, j’imagine.

C’est là que j’ai attrapé du coin de l’objectif le gars que vous avez sous les yeux.

C’est dans ces moments là que je me rends compte d’à quel point j’aime la photo. Un cliché comme celui-ci me suivra pendant des années. Je ne sais pas pourquoi, et ça ne m’intéresse en fait pas. Il correspond exactement à l’expression «photographe amateur». La photo n’est pas parfaite, mais elle transpire d’amour.

J’aime la photo.

J’espère [car dans mes plans il y a une étape où j'aurai une carte de visite avec «photographe» écrit dessus] que je serai capable de garder mon regard et mon esprit d’amateur. Sans ça, la photographie n’aura plus de goût, ce goût qui me hante depuis mes années en culottes courtes avec mon Lubitel autour du cou.

Au fait, en russe, où mon Lubitel a été fabriqué, le mot «Lubitel» signifie : «amateur». [très large sourire]

Plus rien entre les oreilles …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le jeu 18 juin 2009 à 07:53

Entre les oreilles ...

Je vous l’avais annoncé, c’est fait.

C’est très bien, très noble, bla-bla-bla, de s’intéresser à la liberté de l’Iran. N’en doutez pas.

Mais vous connaissez l’histoire du cordonnier, des chaussures, etc. Non ? Rendez-vous sur France-Inter, alors. Et apprenez à reconnaître l’histoire du cordonnier mal chaussé. Tant que vous pouvez.

Les malheurs de Xenu …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal, Xenuphobe ... — le mar 16 juin 2009 à 09:52

La soucoupe volante de Xenu ...

Ils pensaient pourtant y être arrivés. Des années de procédures (avec –entre autres– un dossier d’instruction entier mystérieusement disparu du Palais de Justice de Paris, une prescription en raison de la durée de l’instruction, et –dernier avatar– un procureur de la République qui avait demandé … un non lieu !) et de lavage de cerveau, de gémissements, de menaces, de corruption de témoins retraits de plaintes et de témoignages suspects surprenants. Et tout ça pour se retrouver avec dans les gazettes des horreurs du genre :

Le parquet de Paris a requis lundi la condamnation suivie de la dissolution de l’association spirituelle de l’Eglise de Scientologie-Celebrity Center et de la librairie SEL (Scientologie espace liberté), jugées en tant que personne morale par le tribunal correctionnel de Paris pour « escroquerie en bande organisée» , et a réclamé une amende de deux millions d’euros contre chacune de ces deux associations.

Article du Nouvel Observateur, à lire ici

C’est trop injuste ! [Note de l'auteur : la simple image de Xenu, Seigneur Galactique et héraut de la Scientologie, portant un casque Caliméro-style, suçant son pouce et zozottant «c'est trop inzuste !» me fait frissonner d'effroi.]

Non, sérieusement ! Si même le procureur de la République se met travailler du coton-tige («Le mobile religieux ne constitue pas une justification en droit pénal») et réclame de «ses» accusés autre chose que le chœur des pleureuses récitant l’ode du martyre religieux, où va-t’on ?

Notez que la même procureur de la République avait, à l’étape précédente, requis un non-lieu. Il avait estimé que les scientologues étaient de bonne foi. Mais apparemment, les trois semaines d’audience (le juge d’instruction avait insisté et obtenu un procès) ont débouché des oreilles. Dont celles du procureur. Il était temps. Le procureur s’est fréquemment cogné la tête contre la table («quel con ! [BOUM] mais quel con ! [BOUM] c’est pourtant pas compliqué : un coton-tige par jour ! [BOUM] quel con ! [BOUM]») à entendre les témoins et les experts.

L’un des deux procureurs de la République, a estimé que les tests de personnalité réalisés sur les futurs membres, la pratique de l’électromètre, « le harcèlement commercial»  et la « cohorte de programmes de formation»  vendus aux adeptes étaient autant de « manoeuvres frauduleuses»  caractérisant l’infraction d’escroquerie en bande organisée.

La Scientologie est un « système de marketing» , un « système maniaque et paranoïaque»  au « service d’un projet d’une valeur religieuse dont il ne convient pas de débattre»  dans l’enceinte d’un tribunal, a-t-elle expliqué. « Mais c’est cette valeur religieuse qu’on a opposé sans cesse à l’action légitime de la justice. Ce bouclier religieux, la liberté de culte et de conscience, a été utilisé sans cesse pour délégitimer d’entrée l’idée d’une sanction pénale» , a-t-elle souligné.

« Depuis le début du procès, nous avons entendu à maintes reprises que le bonheur n’a pas de prix. Nous avons acquis la conviction au ministère public que s’il n’a pas de prix, il a un coût, un coût considérable. Notre position a beaucoup évolué depuis l’instruction» .

Même article du Nouvel Observateur, toujours à lire ici

Maintenant, pendant deux jours, la Scientologie va présenter ses plaidoiries. Notez qu’on en a pour plus de deux jours à les entendre ululer. «C’est un réquisitoire en hérésie, une véritable inquisition», etc. [Note de l'auteur : l'idée de la porte-parole de la Scientologie, échevelée, et menée au bûcher sous les quolibets d'une foule moqueuse, me plait bien me parait un petit peu exagérée.]

Bon. Xenu, mon gars, il va falloir passer un braquet, hein. Remonter les manches. Et peut-être même t’expatrier. Après tout, hein, avec une confédération galactique de 76 planètes à ta disposition (ne riez pas comme ça, hein, vos frôlez le blasphème, là, vous savez ?), ça ne devrait pas être si compliqué de se trouver une *autre* planète habitée de pigeons à plumer, hein !

Allez zou, en soucoupe, mon Xenu. Bon vent !

Sous les cieux satellites de géolocalisation …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal, Photo — le lun 15 juin 2009 à 09:36

Paix ...

La première fois que je m’étais rendu au musée anti-guerre, il faisait nuit. Pas surprenant, donc, que j’aie raté la sculpture, qui est placée à une dizaine de mètres de la façade, sur une petite place.

Il y en pas mal, en Europe, des musées anti-guerre. Comme pouvez le constater, il n’y en a pas à Paris.

Elle est curieuse, cette statue. Mais elle a au moins l’avantage d’exister.

Par contre, je sais où elle est. Exactement.

GPS Longitude : 13° 20′ 54,542″
GPS Latitude 52° 32′ 45,737″

Ah ! Je vous en ai déjà parlé, de ma marotte. La géolocalisation de mes photos. J’ai ça depuis un moment, en fait. Mais j’ai raffiné le processus. Enfin, raffiné, ce n’est peut-être pas le mot juste. Disons que je l’ai systématisé.

En fait, j’ai investi. Ho, pas beaucoup, hein. 43€. À peine de quoi justifier le terme. J’ai acheté un «GPS logger». Un boîtier de la taille de deux morceaux de sucre, avec un bouton, et c’est tout. Quand je sors, je le mets en marche, et à chaque fois que je prends une photo, j’appuie sur le bouton.

Une fois à la maison, je le connecte à mon ordinateur, et je récupère un fichier .gpx à partir duquel je peux avoir les coordonnées de chaque photo.

Pour le moment, je dois encore un petit peu tripatouiller ça. Jusque ce matin, j’étais obligé de passer par Windows. La honte. Mais quelqu’un a écrit un driver pour Linux, et depuis ce matin, il marche. Linux est magnifique : quand on a un problème, on écrit à l’auteur du programme, il répond, et à la fin, le problème est (ou non, mais généralement oui) réglé.

Le deuxième «problème» avec ce logger, c’est sa précision. Il se «plante» d’une dizaine de mètres. Et il s’envoie totalement en l’air au niveau de l’altitude. Je présume que c’est le genre de cas où il faudrait prendre le terme «investir» au pied de la lettre. Mais sinon, rien de vraiment grave. Je règle tout ça en deux minutes avec le logiciel geotag dont j’ai déjà parlé.

En tâtonnant, je finirai par avoir un «process» systématique. Je vous tiendrai au courant

Ah, le logger : i-gotu GT-120. Ah, il supporte la pluie.
Le driver pour Linux (Ubuntu) : c’est

Français de souche : direction nulle-part …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le sam 13 juin 2009 à 21:37

Direction : nulle-part ...

Je sais, en parler, c’est les faire mousser, etc.

En théorie.

En pratique, je ne suis pas du tout convaincu. Les fameux «buzz», ça n’aide pas toujours. Regardez par exemple le site des «français cons de souche», la star de la galaxie des gens nés quelque part, en résumé, le site des cons.

Le site des cons s’est trouvé une cause. Ça va faire bientôt une semaine qu’ils ont déclaré la guerre à Cohn-Bendit. La raison, les écrits «pédophiles» qu’il a écrits dans Le grand bazar, en 1975. J’ai mis des guillemets autour du mot «pédophiles», et d’ailleurs ce n’est pas le sujet. Le sujet, c’est les cons.

Les cons, comme je vous l’ai dit, sont en guerre. Sur Internet, hein. Ça ne mange pas de pain. Donc, armés d’une vidéo (datée de 1981…) et d’une poignée de cons polyglottes (collectivement) jouant aux traducteurs, ils se sont lancés. Leur stratégie : créer un «buzz» autour des excès pédophiles (supposés) de Cohn-Bendit.

Donc ils ont envoyé leurs vidéos à tout ce qui bouge, aux cons d’Angleterre, aux cons d’Allemagne, aux cons du Quebec, en gros à tous leurs contacts cons de la planète Con.

La chasse au porc est ouverte…

commentaire du con «oradour» sur le site des cons fdesouche.com

Ce qui me fascine, c’est regarder les cons. Ils montent en mayonnaise nauséabonde. «J’attends des retombées médiatiques», nous confie un con québécois, lequel a, glorieusement, au péril de sa facture de téléphone, transmis l’information à une feuille de chou de son pays. Des retombées médiatiques. Woaw.

Ils en sont à plus de huit cent commentaires. Je présume qu’une poignée d’entre eux est déjà aux soins intensifs, tombés d’excitation. Ils font monter les statistiques des vendeurs de claviers, car la bave de con, ça colle.

Mais comme résultat concret, rien. J’ai quadrillé Google News, et Yahoo News, en version française. Rien. Nibe. Queue de balle. Peau de zébi. Quedalle.

Alors vous comprendrez que je n’ai pas peur d’alimenter un quelconque «buzz» en parlant des cons. Ces français «de souche», ou FDS, comme ils se nomment eux-mêmes, ne sont que des cons. Rien de plus que ça.

Ils sont peut-être en train de crée une nouvelle Intenationale. Je propose le sigle IDC : Internationale Des Cons. Leur régime sera, dans leurs rêves les plus glorieux, une Idiocratie au carré.

Salade de perpendiculaires

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal, Photo — le sam 13 juin 2009 à 01:33

Salade de perpendiculaires ...

Je ne peux pas (me) l’expliquer. Je n’arrête pas de m’attarder sur cette photo. Je la regarde, et je me dis que je l’adore. Mais je ne sais pas vraiment pourquoi.

La composition est curieuse. Il y un paquet de verticales, mais les immeubles nous donnent, nous imposent presque, des horizontales. La couleur est très chouette, pratiquement bicolore, avec juste trois toutes petites tâches de «couleur». Mais rien de tout ça ne porte la marque «chef d’œuvre».

Sérieusement, je n’ai pas d’argument a décharge, mais c’est une de mes photos préférées du moment.

Pour le bus, rien à faire : il était garé là. Je regrette un petit peu de n’avoir pas reculé un tout petit peu pour avoir la pendule en entier. C’est le genre de pensées que j’aimerais avoir quand je suis sur place, et non trop tard. Mais d’un autre côté j’aurais, faisant ça, totalement occulté le panneau de la Bismarckstraße. Or, j’aime avoir les deux panneaux, qui me donnent encore deux perpendiculaires. Essayons de les compter, les perpendiculaires de cette photo :

  • Horizontales / verticales dans l’axe de la rue : les immeubles, le bus et le panneau du métro
  • Dans le plan horizontal : les panneaux de rue, la transversale du feu tricolore, le lampadaire et le panneau du métro

En prime, une diagonale avec la flèche de la grue

Définitivement, l’exégèse, ça ne me va pas du tout. La géométrie non plus, en fait. Je devrais vraisemblablement en rester à faire des photos.

La RDA, ça va être vachement chouette !

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le jeu 11 juin 2009 à 09:37

Façade d'immeuble à détruire

Moi, bonne pomme, quand je suis arrivé (pour la troisième fois) à Berlin, j’étais persuadé que la RDA [République Démocratique Allemande, également appelée «Allemagne de l'est». régime «socialiste» que ses habitants eux-même ont viré en 1989] était le passé. Mais comme la troisième fois que je suis arrivé à Berlin c’était tout de même il y a pratiquement quatre ans, j’ai eu le temps de regarder un petit peu autour de moi. Et, vous allez rire, la RDA, c’est l’Allemagne du futur.

Dernier signe en date : à Berlin, au cas où il y aurait un manque de places au lycée, les places seront dorénavant tirées au sort. Au nom de l’égalité des chances, 10% des places au lycée seront réservées aux «cas sociaux», 30% seront distribuées par tirage au sort, et 60% attribuées «normalement», c’est à dire au mérite.

À Berlin, le gouvernement (je rappelle, l’Allemagne est un état fédéral, Berlin est à elle toute seule un «état»[Land, en version originale] et son gouvernement a la haute main sur l’éducation) est dans les mains d’un «socialiste», lequel dirige la coalition «rouge-rouge», constituée du Parti Socialiste (SPD) et de La Gauche (Die Linke, en version originale). La SPD n’ayant *aucune* chance de rester au pouvoir seul, et le patron ayant horreur de l’idée de devoir descendre acheter ses Brötchen à la boulangerie comme tout le monde –*sans* voiture de fonction, il est collé aux très sympathiques de Die Linke. Lesquels, petit bout par petit bout, mettent en œuvre leur programme. Et leur programme, c’est la RDA.

La réforme de l’éducation, c’était, tout de même, resté un petit peu tabou. Le SPD s’accommode, bon gré mal gré, de la RDA «new look», mais il ne faut pas que ça se voie trop. Et là, le coup des places de lycée tirées au sort, le gène RDA se voit. Aucun rapport, naturellement, avec la retentissante baffe que le SPD vient de se prendre dans les mâchoires lors de l’élection européenne, hein. [À Berlin, le SPD est arrivé *après* les Verts].

Oh, il y a, et il y aura, de la résistance. Mais avec le temps, j’envisage, littéralement sans rire, de vivre un jour en RDA.

Ça va être vachement chouette.

Carte postale : ciel d’orage à Spandau …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Cartes postales, Photo — le mer 10 juin 2009 à 20:17

Ciel d'orage à Spandau

Star Trek, Star Trek (2009), et moi …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le mar 9 juin 2009 à 13:34

Aïe-Kong !

J’ai très longtemps ignoré Star Trek. La version originale, celle avec Spock, le grand maigre aux oreilles pointues qui portait un pyjama bleu à toute heure du jour, et qui passait tout son temps à regarder d’improbables écrans. Pendant ce temps là, ses amis, habillés de pyjamas jaunes ou rouges, passaient également pas mal de leur temps à scruter de non moins improbables écrans, les commentant dans une langue truffée de mots… euh… étranges.

Je suis très longtemps passé à côté, pour être honnête. En fait je n’avais jamais pris le temps de regarder ni la série TV, ni les films.

Et un jour j’ai pris le temps. Si j’ai toujours des doutes en ce qui concerne leurs goûts vestimentaires, je me suis attaché à cette bande. En fait, mais pour ça le recul est bienvenu, la série était étonnamment moderne. Une femme noire dans les premiers rôles (en 1966, alors que Martin Luther King a été assassiné en 1968), par exemple. Le racisme a été un thème maintes fois évoqué, et toujours combattu. Religion, oppression, esclavagisme sont également mentionnés. Le discours est, certes convenu *aujourd’hui*, mais parfois hardi à l’époque. On y a vu le premier baiser entre une femme noire et un homme blanc, par exemple.

Les personnages sont devenus pratiquement des archétypes. J’aime le ton des dialogues du trio Kirk - McCoy - Spock. Les scénarii sont le point fort de la série. Les effets spéciaux sont… de leur temps.

J’ai vu la semaine dernier le quatrième film (cinéma) tiré de la série. Quatrième avatar visiblement d’origine économique, réalisé par Spock (Leonard Nimoy, contribuable), contenant tout l’équipage original. Les acteurs ont vingt ans de plus, mais jouent avec plaisir, se parodiant eux-mêmes à l’occasion. Le scénario nous place devant la destruction de la terre par un mystérieux vaisseau qui tente de rentrer en contact avec des baleines. Et, au 23ème siècle, hein, les baleines… Allez zou, voyage temporal, il s’agit de récupérer des baleines. Et à la fin du 20ème siècle, hein, les baleines… Mais tout s’arrange à la fin. L’ébahissement de Spock devant l’extinction des baleines vaut le détour.

Ce qui m’amène à ma soirée d’hier où j’ai subi le *onzième* avatar économique de la série.

Vous vous souvenez peut-être de ce dont je parlais il y quelques jours, où je me demandais pourquoi la modernité *devait* être mariée à un total manque de goût, de respect et de caractère ? Eh bien la question est apparemment plus universelle que je ne le pensais.

Le scénario : déjà, ce n’est pas là que le producteur a investi. Dans le genre, il y a plus de vingt ans, Terminator parait, en comparaison, être un film d’art et essai psychologique. Le méchant (Néro…) menace la terre pour une raison… pas vraiment claire, mais il est le méchant. Vous n’avez qu’a voir : il s’habille en noir. Et nos futurs strekkies (le film est une «prequel», nous présentant nos héros «avant»), n’écoutant que leur courage, etc. La seule ficelle du scénario, usée jusqu’à au bout du monde, est un voyage temporel, avec (baillement) la rencontre entre Spock (jeune, plein de peps) avec Spock (Leonard Nimoy, contribuable serial). Voiiiiiiiiiilà. Pour le reste : baston.

la bastonl’action : c’est un film de jeunes pour des jeunes. On n’a même pas pu se passer d’une scène avec un Katana. Les scènes se succèdent, se succèdent, et (baillement) se succèdent. Voiiiiiiiiilà.

Les caractères : Même si je n’avais pas vu la serie, je n’aurais très vraisemblablement pu échapper à un baillement. Sex, no drugs, and Rock’n Roll. Les relations entre les caractères des personnages de la série qui a servi de modèle ont été… disons gentiment simplifiées. Le mot «caricature» m’est venu en tête entre deux crises de sommeillements.

La goutte : le jeune Kirk, au volant, a son téléphone NOKIA (en grosses lettres d’origine)…

le résumé : plus, plus vite, pour moins cher. Les effets «spéciaux» sont de leur temps, rien de plus, et le film aussi.

On s’est plantés …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le lun 8 juin 2009 à 18:49

Quai désaffecté de la gare de Ostkreuz

Notez que je le savais déjà. Et, comme souvent, c’était instinctivement. Je le disais déjà l’autre jour : «Toujours plus vite, toujours plus, toujours moins cher.». Je parlais de la recette au gâteau à l’AVC, mais la recette est naturellement universelle. Économie, climat, tout ça…

Il reste, tout de même, qu’on s’est plantés. Individuellement, et collectivement. Et maintenant, on est comme des voyageurs, chargés d’innombrables valises, alignés sur un quai désert. Un quai désaffecté. Parce qu’on sait qu’on doit partir. On sait que la maison brûle.

Enfin on sait… sans savoir, hein. Si vous demandez à quelqu’un ce qu’il pense de la pollution, de l’économie, du fait que deux continents meurent de faim, du fait qu’il n’y a plus rien à pêcher, qu’on devrait tous se dépêcher d’apprendre à nager, et je pourrais continuer comme ça des heures, on vous répondra : «je sais, c’est terrible».

Mais malgré le fait que chacun sait, et le fait que chacun sait que c’est terrible, personne ne fait rien.

Le film que je vous invite à voir, Home, nous oblige à *regarder* la maison brûler. Et à se demander si, plutôt tenter de partir, direction du quai désaffecté, destination nulle-part, il n’y aurait pas une recette pour éteindre l’incendie.

Pour être honnête, j’ai des doutes. Je pense que la maison est mal barrée. Mais si il reste une chance…

Tiens, Home est distribué gratuitement sur Internet. D’intérêt général.

À rénover …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal, Photo — le dim 7 juin 2009 à 23:19

Rénover ...

Je vous le disais, hein, je peux comprendre qu’on veuille rénover la gare d’Ostkreuz- Vous voyez ce que je veux dire. Pour la petite histoire, ce banc a été installé en 1936, pour les jeux olympiques d’Adolf.

Mais venons donc à mes moutons : mes photos.

Prendre des photos, c’est «facile». Les cataloguer, par contre…

Déjà, j’ai *deux* collections de photos. J’ai mes «RAW», disons les négatifs, et mes «JPG». Celui que vous avez sous les yeux est un fichier JPG. Vous ne pourriez pas voir le fichier RAW. Mais le problème est que le RAW me permet de faire des JPG nettement meilleurs que les JPG qui sortent directement de mon appareil. Ce n’est pas particulier à mon K10D.

Moi, au début, je me suis occupé du catalogage à l’époque où je ne faisais pas encore de RAW. Et l’avantage du RAW, comme son équivalent négatif analogique, c’est que je peux faire plusieurs versions de la même photo. Et je peux, plus tard, en faire encore d’autres. Donc, à force, j’en ai eu marre de devoir cataloguer la même photo autant de fois que de versions. Il y a des éléments du catalogue qui ne changent pas. Genre les informations de géolocalisation. Le titre.

Je m’en suis rendu compte à force de regarder des photos de presse, le titre, et surtout la description des photos sont le meilleur outil de recherche. Beaucoup plus que les fameux «tags». Si je donnais à chaque photo une description succincte, je pourrais la trouver simplement par une recherche sur texte.

Donc, maintenant (depuis aujourd’hui de façon formelle), mes photos contiennent dans les en-têtes IPTC quelque chose du genre :

Façade d’hôtel éclairé par le soleil sous un ciel orageux
S-Bhf Warschauer Straße
Berlin

En résumé, il faut que je recommence mon catalogue à partir des fichiers RAW, et non à partir des
fichiers JPG.

Misère … mon disque dur commence déjà à ressembler à la gare d’Ostkreuz. :)

Une petite page d’histoire …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le ven 5 juin 2009 à 23:54

S-Bhf Ostkreuz

À Berlin, on fait dans la photo historique tous les jours. Tout change, tellement si vite… La gare que vous voyez sur la photo aura cessé d’exister d’ici un an. À sa place, naturellement, du béton, de l’acier, et du verre. Et sans âme, naturellement, Mais qui se fout de l’âme des gares …?

Je comprends très bien qu’on ait envie, voire besoin de moderniser la gare de Berlin-Ostkreuz. Mais pourquoi faut-il toujours construire de la merde sous couvert de faire du neuf ? Est-il en fait impossible de construire moderne *avec* un minimum de goût, un minimum de respect pour la bâtisse qu’on remplace, et surtout *sans* la moindre trace de caractère ?

Il y a deux ans, c’était la gare de Pappestraße, maintenant nommée Südkreuz (la croix du sud). Avant c’était le tour de Gesundbrunnen, maintenant Ostkreuz. Trois gares pratiquement identiques, moches.

Je vais retourner faire quelques photos à Westkreuz, avant qu’un crétin diplômé de l’école à faire les cabanes à lapins mette les mains dessus, histoire d’encercler Berlin avec quatre gares identiques à souhait, tiens…

Pentax K10D : à la longue …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal, Photo — le ven 5 juin 2009 à 12:26

Photo de famille ...

J’ai écrit, en octobre 2007, avant de l’avoir acheté, un article dans lequel je racontais le processus de pensée qui m’a amené à la décision d’acheter mon appareil photo du moment : le Pentax K10D.

Maintenant, pratiquement quinze mille photos plus tard, je relis ça et, du coup, je commente.

La première chose qui je voudrais dire, c’est que j’ai eu raison, mais comme souvent, pas toujours pour les bonnes raisons. En fait, je me suis rendu compte que la qualité principale du K10D –pour moi– n’est pas la qualité des photos qu’il fait. En fait, vous pouvez faire des photos de qualité avec n’importe quel appareil photo équivalent. Même avec les appareils «bas de gamme» de toutes les marques (je précise tout de même : je parle d’appareils «reflex» digitaux), on a un potentiel de qualité très largement suffisant.

Je prétends que pour plus de 95% de la population mondiale il est tout simplement impossible de faire la différence entre deux photos, une prise par un appareil à 500€ et une prise par un appareil à 30000€. Et quand je dis 95%… le dernier «blind test» que j’ai vu, soumis à des «spécialistes» (lire : la population d’un forum sur l’Internet composée de fanatiques capables de s’étriper à longueur de journée sur telle ou telle autre fonction d’un appareil photo, et qui vivent apparemment avec des loupes vissées à l’œil) m’a fait mourir de rire. À taille de capteur égale, qualité d’image égale, point. Le jour où on cesse de se concentrer sur des agrandissements de fragments de photos et qu’on prend un pas de recul et qu’on regarde des photos, le problème «qualité d’image» disparaît –sauf pour (peut-être) 5% de la population (des photographes) lesquels ne seront de toute façon jamais contents.

La principale qualité du K10D, c’est peut-être le fait qu’on n’a jamais besoin du menu. Le bouton «menu» de mon K10, j’y passe peut-être une fois par mois. L’interface du K10 est vraiment bonne. On reconnaît une bonne interface au fait qu’on n’y pense jamais. Je vous le rappelle  pour prendre une photo, il n’y a que trois paramètres objectifs sur lesquels on peut agir. Et sur mon K10, ces trois paramètres sont toujours accessibles sans passer par le moindre menu. Cela dit, il m’est évident que sur tous les autres appareils, on a accès à ces trois paramètres. Plus ou moins aisément. La différence entre un «bon» appareil et un «mauvais» appareil est la même que celle qui sépare «plus aisément» et «moins aisément». Donc c’est en partie subjectif.

Mais à interface «égale» et à qualité d’image «égale», tous les appareils sont-ils égaux ?

Là, la réponse est sans appel, et la réponse est : non.

Pourquoi ?

Viola a vu, dernièrement, un père de famille près d’éclater en larmes quand sa fille a renversé son verre de coca sur le sac qui contenait l’appareil photo et les objectifs. Il était en mode «épongeage frénétique», jurant et hurlant, et en effet, pour beaucoup d’appareils, ce serait probablement la douche de la mort. Et moi, si ça m’arrivait ? Moi, je prendrais mon appareil photo et je le passerais sous le robinet. Point.

C’est un exemple. Un autre ? Le jour où on est allés à Hambourg, il pleuvait. Il y avait des photographes de presse (on craignait une inondation) et des centaines de photographes amateurs dans la ville et sur les quais. On s’est baladés pendant des heures, sous cette pluie. Mon appareil était sorti. J’ai vu des photographes de presse avec des appareils couverts de sacs plastique. J’en ai vus rentrer dans l’urgence leurs appareils dans les sacs. Le mien était toujours là.

Ce genre de confort (psychologique autant que physique) n’a pas de prix. Façon de parler, hein.

Sinon, la stabilisation, en ce qui concerne Pentax, ne réside pas dans les objectifs, mais dans les boîtiers. Conséquence, tout objectif avec une monture «K» (Pentax) bénéficie de la stabilisation. C’est *très* confort.

Peut-être que mot, «confort» résume tout ce que j’aime à propos du K10D. Bien qu’il commence à yoyotter un petit peu en ce moment. Je vais probablement l’envoyer en réparation, histoire de bénéficier de la garantie (laquelle expire dans quatre mois).

Au fait, tant que je suis là : je parle de MON emploi de MON appareil photo. Je sais qu’il y a des gens qui ne peuvent vivre sans 6400 ISO, sans les millions d’effets qu’on peut utiliser dans l’appareil, sans la possibilité de faire de la vidéo, faire de la vinaigrette, prendre des photos d’une main sur la tête en pleine nuit, etc.

Mais, moi, je me contente de prendre des photos. Des 172 photos qui figurent dans mon livre, seules 7 ont été prises avec mon K10D, et tout le reste avec un Lumix (FZ30), lequel est très officiellement dans une autre catégorie d’appareils «inférieurs». Comme quoi …

Je n’ai jamais regretté d’avoir acheté mon K10D. Et je pense le garder encore quelques années. Donc j’avais raison.

Carte possible : Vue sur l’orage à venir…

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Cartes postales — le mer 3 juin 2009 à 22:58

Vue sur l'orage à venir...

Carte postale : Mekhanik Troubadour …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Cartes postales, Journal — le mar 2 juin 2009 à 20:01

Mekhanik Troubadour ...

La vie comme en conserves …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le mar 2 juin 2009 à 10:35

Dans la boîte ...

Hier on est allés se balader. Tranquille, sous le soleil, les orteils à l’air dans mes sandales, ça sentait l’été. Mais ce bâtiment (sur la photo) m’a jeté un coup de froid dans la tête. Pour être honnête, je n’aime pas beaucoup le futur, en ce moment. Et je ne parle même pas des «nouvelles».

Je vois Berlin changer, et honnêtement ce que je vois ne me plait pas. Il y a des gens qui disent qu’il y a 50 000 arbres de trop dans les rues (sur 410 000), par exemple. Les théâtres populaires ferment, les cinémas de quartier ferment, les petits commerces ferment. On en échange des dizaines de milliers de bureaux vides, et de plus en plus d’appartements «de luxe». Gros boom pour les hôtels, aussi. Et les cinémas sont tous les mêmes, passent les mêmes films.

On vit dans des bocaux de conserves. Le promeneur peut voir les «sportifs» courir, alignés, sur leurs machines. La «culture» est aussi en conserves, comme du beurre de cacahuète. Les façades des hôtels sont toujours plus impressionnants, avec des grooms, des portiers, tous plus obséquieux que les autres.

J’ai vu hier un gamin sortir de voiture. Il était énorme, tenait dans ses mains deux téléphones portables et une console de jeux. Il n’avait pas quinze ans. J’imagine qu’une fois chez lui, il avait une autre console de jeux, plus grosse. Et, franchement, il n’avait pas la tête à s’intéresser aux livres.

Et, dans ma tête, le futur, c’est lui.

Quand la musique e.s.t bonne …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le dim 31 mai 2009 à 18:26

Tribute ...

Ça fait un moment, peut-être deux ou trois mois que j’ai découvert un trio de jazz qui me bouleverse. Manque de chance, Esbjörn Svensson est mort l’été dernier, et donc …

e.s.t (Esbjörn Svensson Trio) est… différent. Ils vont nous manquer, n’en doutez pas. Ils jouaient une musique novatrice, unique.

En fait ils manquent déjà. Me décidant enfin à «goûter» à un album d’un guitariste suédois du nom d’Ulf Wakenius, j’ai choisi un album au hasard. Le titre est Love is real, mais ce n’est qu’après avoir vu la couverture que je savais que j’allais avoir un choc. Il y a là, en bas à gauche, un autocollant rond et rouge qui dit : «a tribute to Esbjörn Svensson». Hommage.

J’en suis à la première écoute. Le Ulf est un bon guitariste, mais surtout il *aimait* Esbjörn Svensson. Ça s’entend à chaque note. Son jeu est magnifique, sensible, très subtil.

L’hommage qu’il rend à e.s.t est aussi sincère que mérité. Sa version de seven days of falling (de l’album éponyme) est aussi bon que la version d’e.s.t

Mais rien ne rejoint éternellement l’original. Je vous donne une liste d’albums à feuilleter d’une oreille sensible :

  • From Gagarin’s point of view
  • Seven Days of Falling
  • Viaticum
  • Tuesday Wonderland

Quand la musique e.s.t bonne, rien n’a d’importance, que sa sincérité.

Annniversaire …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le sam 30 mai 2009 à 22:51

Tout dans le regard ...

Je m’en souviens comme si c’était hier. J’étais dans le métro, à la station Père-Lachaise. J’ai levé l’œil de mon livre, et je me suis trouvé nez à nez avec une affiche sur laquelle je voyais la statue de Les ailes du désir (der Himmel über Berlin), mon film préféré depuis le jour où je l’ai vu la première fois.

Sur l’affiche, était annoncée la diffusion de ce film, comme première émission de Arte. Le 30 mai 1992. Sacrée entrée en matière…

Et j’étais au rendez-vous.

Cartes postales …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Cartes postales, Journal — le ven 29 mai 2009 à 19:17

Lübeck

J’ai décidé de créer une nouvelle catégorie d’articles sur ce site, appelée «cartes postales». Je ne vais pas m’étendre sur le concept, ça devrait plus ou moins tomber sous le sens. Je précise tout de même que les «cartes postales» seront généralement dénuées de texte.

Et voilà.

Encore un chapitre …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le jeu 28 mai 2009 à 23:08

Ciel plombé...

Vingtième et dernier jour : grand final médical

La visite de fin du séjour. Le médecin est une femme. Je la vois pour la seconde fois. La première fois, la veille, elle n’a rien dit. Elle rentre, me donne la main, se présente, et me dit : «Avez-vous des questions ?».

Je réponds : «Non.».

Fin de l’entretien. Elle me redonne la main, me souhaite tout pour le futur, et sort.

C’est la dame qui va écrire le rapport final. Ça devrait me faire rire, mais quelquepart, ça coince.

Sinon, pour finir en beauté, mon dernier atelier a été la quatrième séance du groupe neuropsychologue «concentration». J’avais décidé de ne plus rien dire. Pas de chance, les autres en étaient arrivés à la même décision que moi, pour je ne sais quelles raisons, et sont également restés silencieux. La dame a ramé pendant trente-cinq minutes, seule. Pour finir, elle nous a distribué un «compte-rendu» de «ce que nous avons fait ensemble». Je jette un œil machinal dessus : rien de ce que *nous* avons fourni pendant les séances ne figure là. Quelle surprise !

Et voilà. c’était fini.

La chronique des vingt autres jours sont lisibles ici.

Interruption temporaire de nos émissions …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le jeu 7 mai 2009 à 00:22

Plus tard ...
Je suis désolé, mais je vais fermer la boutique pendant au moins trois semaines. C’est pour une bonne cause, promis : je vais en «réhabilitation» dans une clinique neurologique dans un patelin quelconque au nord de l’Allemagne.

Pour les nostalgiques, je rappelle qu’un livre, *mon* livre a été publié ce mois-ci. Si vous avez envie de l’acheter, ne vous privez surtout pas. Vous pouvez le trouver ici.

La bonne nouvelle, c’est que je vais me forcer à écrire un journal pendant ce séjour neurologique. Avec un petit peu de chance, on y trouvera matière à rire.

Donc, trois semaines de calme.

Bonne vacances !

Pièce de résistance …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Galerie, Journal, Photo — le mar 5 mai 2009 à 00:49

Classe fumeurs ...

Ah, j’en ai. des choses à raconter, sur cette journée de dimanche.

Je vais essayer de tirer les enseignements des 500 photos que j’ai prises. Mais avant, je voudrais vous dire quel était le mot que j’ai vainement tenté d’écrire hier. Le mot, c’est «escarbille». Il m’est revenu à disposition ce matin, à onze heures et vingt-deux minutes. J’étais en train de lire un livre en anglais. Comme quoi, même inconsciemment, je continue à essayer de retrouver un mot égaré.

Donc, mes photos.

D’abord, et c’est curieux, malgré une forte proportion de photos «pas parfaites», elles «fonctionnent», en tout cas pour moi. Surprenant, également, le fait que j’ai pris certaines photos à 560 ISO, voire 800 ISO, et qu’elles sont tout à fait acceptables. Par exemple, le portrait du gamin d’hier est à 560 ISO. Normalement, mon K10D est réglé avec l’auto ISO entre 100 et 200. J’ai toujours utilisé les «ISO hauts» en cas de lumière très basse. Et après 400 ISO, la qualité des images en pâtissait. Mais sous le soleil, en fait, pas de problème.

Tant que j’ai pris des photos de locos à l’arrêt, une vitesse de déclenchement de 1/125 de seconde me suffisait. Quand il s’est agit de photographier des locos lancées, il m’en fallait plus. J’ai commencé à 1/350, et j’ai fini à 1/750, et je pensais être tranquille avec ça.

Erreur. Enfin je crois. Mes portraits de mécaniciens «lancés» manquent de netteté. Je ne peux pas me décider en ce qui concerne la cause. Est-ce une question de rapidité de déclenchement, ou une question d’ouverture de mon objectif. Dans le cas, à la prochaine occasion, je vais utiliser un programme «spécial», TAV. C’est une exclusivité Pentax, TAV. TAV me permet de fixer arbitrairement la rapidité de déclenchement et l’ouverture, laissant l’appareil d’ajuster la valeur ISO à la quantité de lumière disponible.

Avec ce programme, j’aurais pu avoir une ouverture de au moins 4 avec une vitesse de 1/1000s, et j’aurais eu mes photos avec des ISO variant entre 400 et 800. Et je suis persuadé que j’aurais été satisfait.

Mais comprenez-moi bien : je *suis* satisfait de mes photos. Même celles de mes mécaniciens.

Jugez vous-mêmes …

Hors d’œuvre …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le lun 4 mai 2009 à 00:23

... ou dessert...

J’ai passé une journée… folle. Totalement folle.

Je ne vais pas publier ce soir toutes les photos de la journée, bien sûr. Ni tout raconter.

J’ai beaucoup appris sur mon appareil photo et la photographie.

J’ai encore une fois –même fugitivement– le meilleur de l’humain.

Bon… par quoi je commence ?

On a failli rater le train, pour commencer. On a raté un métro, et de fil en aiguille, on a failli devoir regarder le train partir sans nous. Mais il était encore là…

Ce qui manquait, c’est la loco à vapeur. Je n’étais, à ce stade, que déçu. Mais c’est devenu encore pire quand j’ai compris pourquoi, et quand j’ai pu voir les conséquences. À la base, l’équipe de Berlin macht Dampf (Berlin à toute vapeur) a été punie par… le beau temps. En raison de risque d’incendie sur le trajet, sur les quatre machines à vapeur allemandes engagées pour la parade internationale, trois sont restées au dépot.

La déception était perceptible dans le train. Et, quand on a commencé à approcher de Wolsztyn, la gare polonaise que je commence à appeler «La Mecque de la vapeur», j’ai vu des dizaines de photographes. Ils attendent les machines allemandes, certains depuis des heures pour être certains d’avoir «le bon emplacement». J’en ai vus grimpés dans des arbres. J’ai vu des femmes, tranquillement installées sur un siège pliant, à l’ombre, en train de lire pour attendre leurs maris, lesquels attendaient les allemandes. Et les allemandes ne sont pas venues.

C’était un coup dur pour la parade. «Notre» machine, la 52 8177, aurait été la plus grosse machine de la parade, avec la machine du dépôt de Cottbus. De la fenêtre de mon wagon (d’époque, banquette en bois, et tout), j’avais vraiment mal pour tous ces passionnés. À force d’entendre les passionnés parler, j’ai fini par apprendre le pourquoi du comment. Dans le temps, il n’était naturellement pas question d’interdire la circulation des machines à vapeur durant tout l’été à cause des [le mot refuse de passer : des petits morceaux de charbon enflammés éjectés et projetés sur la voie]. Les voies étaient protégées (le long des voies, tout était nettoyé), pour empêcher l’incendie. Mais maintenant, on ne fait plus ça, et un fonctionnaire quelconque, à Berlin, a décidé d’ordonner la remise des machines au dépôt.

Et puis on est arrivés à Wolsztyn.

Là, le chrono s’est arrêté. J’ai commencé à courir dans tous les sens, l’œil rivé dans le viseur de mon K10D. Je ne voulais rien rater. Clic! Clic! Clic!

Tête à tête ...

Le chrono s’est réenclenché. Ça allait l’heure de la parade.

La foule s’amassait. Des milliers de gens. Pratiquement autant d’appareils photo que de gens. Tout le long du trajet de la parade. C’était incroyable de ressentir l’excitation collective au fur et à mesure. Il a fallu d’abord subir une demi-heure de discours. Je n’en ai pas compris grand-chose. Moi et le Polonais, hein. Par moments ils se relayaient à deux. Un en Polonais, et l’autre en Allemand. Ils nous lisaient des poèmes à la gloire de la vapeur.

Les gens grimpaient partout. On attendentait. Moi même, j’étais au sol. J’avais deux problèmes : les gens autour de moi ne me permettaient par beaucoup de possibilités d’angles de vue sur la parade, et en plus, vu que les locos ont tendance à être noires, il me fallait si possible d’être protégé du soleil si je voulais avoir des photos avec un ciel bleu.

Partout ...

J’ai fini par grimper sur le toit d’un appentis vaguement branlant. Ensuite, j’ai passé l’heure de la parade à crier, danser, applaudir, embrasser tous mes voisins, laissant couler toutes les larmes de mon âme tellement c’était magnifique.

Enfin presque.

Occupé que j’étais à photographier tout ce qui bougeait, je me suis limité aux larmes. Mais le cœur y était. Je ne sais pas comment je pourrais décrire ce que je n’ai pas vu. Car, naturellement, j’étais concentré sur les machines et leurs conducteurs. Donc j’ai assez peu fait attention aux gens. Mais je les sentais vibrer, et je les entendais crier. Maintenant, derrière mon clavier, je pense à tous ces gens. Certains sont venus du monde entier. Et l’ambiance était extraordinaire.

On a tout partagé.

Partager ...

J’arrête pour ce soir.

Hier, j’étais avec Viola et Giorgio. Ils m’ont supporté, à tous les sens du mot,etJe ne sais pas comment dire la gratitude que je leur dois.

Un indice …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le ven 1 mai 2009 à 00:53

Ruhlebener Straße 17 ...

Je vous en reparle mardi soir. Mais je vous donne un indice…

Le prie-dieu des Berlinois …

Écrit par olivier dans la (ou les) catégorie(s) Journal — le lun 27 avr 2009 à 20:22

Je vous l'avais dit : Berlin est rouge ...

Vous souvenez-vous de ce que je vous avais raconté du curieux mouvement «Pro Reli» ?

C’était dimanche, et il faisait beau. Le jour d’élection par définition. Eh bien les Berlinois sont allés se promener, et ont envoyé Pro Reli ballader.

Et c’est très bien comme ça.

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