Cryptonomicon …

Blogged by olivier as Journal — olivier Wed 27 Aug 2008 18:53

J’ai promis, et pour une fois je tiens. Dans un délai raisonnable. Et toc.

J’avais déploré de ne pas trouver une critique de Cryptonomicon. La fiche :
Auteur : Neal Stephenson.
Le livre : paru en 1999. Le titre original est le même : Cryptonomicon. Il a été également publié en français divisé en trois tomes (Le code Enigma, Le réseau Kinakuta, et Golgotha).

Bon. On peut commencer.

La version très courte :
Pendant la seconde guerre mondiale, des collègues sont séparés par (gnî) la guerre. Ils travaillent pour leurs pays respectifs (Usa, Allemagne, et Angleterre). Ils sont des mathématiciens. Ils feront la guerre qu’ils savent faire : des mathématiques appliquées, plus spécifiquement du décryptage / cryptage. Ça les mènera (produit dérivé) à inventer les ordinateurs. Sur le terrain, un soldat américain, et son ami (d’avant-guerre) un soldat japonais vont faire la guerre qu’ils savent faire. À la main. Et un homme curieux se retrouvera dans le coin. Certainement pas hasard. Tous ces protagonistes se retrouvent mêlés à une affaire extraordinaire. Ils fondent une conspiration pour priver les Allemands et les Japonais (en gros : les mauvais) de leurs trésors de guerre, des tonnes d’or volées dans les pays qu’ils ont occupés et pillés. Pourquoi ? pour mettre cet or à l’abri des mauvais, et pour si possible l’utiliser pour le bien.

60 ans plus tard, un informaticien américain participe à la création d’une entreprise. Son parcours l’amènera a rencontrer un vétéran américain (du Vietnam), un industriel japonais, et un homme curieux se retrouvera dans le coin. Certainement pas hasard. Le but de l’entreprise : créer un «paradis de données» (pensez «paradis fiscal», et installez à côté de votre fauteuil de lecture un moniteur informatique comme lampe). Avec, en arrière pensée, de permettre à tous les peuples du monde des données qui leur permettraient à résister à tout régime qui essaierait de les réduire en esclavage, ou pire.

D’accord, vu comme ça, il y a peu de chances que vous ayez envie de lire Cryptonomicon.

D’accord, je recommence : la version (plus) longue …

Un américain, Lawrence Pritchard Waterhouse, génie en puissance, se retrouve à l’université. Il se lie d’amitié avec d’autres génies en puissance, dont un anglais (Alan Turing) et un allemand : Rudy von Hackelberg. Pour Lawrence, incapable de mémoriser les noms des gens, qui appelle Einstein «ce type avec la moustache», c’est le paradis. On ne parle que de maths.

Survient la guerre. Lawrence échoue dans la marine, où on l’utilise à jouer du glockenspiel. À son engagement dans la marine, on lui fait passer un test d’intelligence. Prenez un bateau allant de la ville X à la ville Y à une vitesse Z, sachant qu’il y a un courant de force T, à quelle heure le bateau arrivera-t’il. Ce genre de test. Naturellement, Lawrence voit immédiatement qu’il s’agit d’une question piège. Le courant est naturellement beaucoup plus fort en cas de virage si le bateau … etc. À la fin des quinze minutes, il a démontré une paire de théorèmes, et écrit sur son brouillon un article qui sera ensuite publié dans une revue scientifique renommée. Mais l’examinateur le juge totalement *idiot*, et l’affecte à la fanfare. Sur un croiseur. À la base de Pearl Harbor.

Mis au chômage technique par le coulage de son bateau par les japonais, il assiste à une conférence. De tous les gens qui y assistent, il est le seul à comprendre de quoi le conférencier parle. À la fin de la conférence, le conférencier demande qu’on donne à Lawrence une promotion, un bureau à côté du sien, et du café. Lawrence vient de rentrer dans le monde du cryptage.

Pendant ce temps là, Bobby Shaftoe, des US Marines, après son affectation en Chine (avant la guerre), au cours de laquelle il s’est lié d’amitié avec un officier japonais, processus un petit peu douloureux pour Shaftoe qui apprend de son ami Goto Dengo, et à son corps défendant, l’art du Judo, Shaftoe arrive à Manille. La guerre le prend des bras de l’amour de sa vie. De débarquement en débarquement, il finit par se retrouver grièvement blessé sur une plage. Il fait là la rencontre d’un étrange lieutenant «néo-zélandais», Enoch Root. Bobby sera rapatrié, sera interviewé par le lieutenant Ronald Reagan, où, de son discours (morphiné à souhait), on apprendra qu’il a, à un moment ou un autre, eu affaire à un lézard géant, image qui le marque à vie, dont il parle sans cesse, au point qu’on renonce à l’idée de l’utiliser comme sergent recruteur. Mais on lui propose une affectation «intéressante» …

Lawrence, est maintenant en Angleterre. Il a compris, et théorisé, l’utilisation du décryptage du trafic radio ennemi. Si on abuse des informations qu’on recueille à l’insu de l’ennemi, l’ennemi finira fatalement par s’en rendre compte, et changera son code. Donc plus d’information. Avec Alan, Lawrence travaille sur la façon de cacher à l’ennemi (et Lawrence reconnaît la patte de son ami Rudy dans les cryptosystèmes allemands) qu’on a décodé ses messages. D’où la création d’une unité «intéressante» …

L’interaction de Lawrence avec Shaftoe les mènera dans des situations incroyables. Shaftoe ira (entre autres) en Algérie où il décongèlera un soldat américain (qui a un tatouage en allemand), et le larguera d’un avion à proximité d’un convoi allemand, il ira ensuite en Italie où il coltinera des barils de merde, puis il rencontrera Lawrence dans une épave allemande. Son étape suivant le conduira dans un bateau (anglais) qui va percuter (sur ordre) la côte norvégienne. Le temps de forcer son passage à travers les allemands vers la Suède, il finit sur un bateau (trinitadien) dans les tropiques, déguisé en noir, à attendre qu’un sous-marin allemand voie le bateau et le coule. Une unité définitivement intéressante. Dans l’unité en question, on retrouve Enoch Root. Après un passage *dans* un sous-marin allemand, les deux échouent en Finlande. Où ils seront rejoints par Rudy (en fuite, l’Allemagne ne lui plait pas dans cet état).

Tout ce petit monde (Lawrence étant entre temps passé en Australie, le temps de rencontre la femme de sa vie, avec laquelle il va se marier, et avec laquelle il va choisir la vaisselle pour la cérémonie, laquelle finira sur la liste de mariage qu’il distribuera à ses amis) décide de subtiliser aux forces de l’Axe les trésors de leurs rapines. Tout cet or est en route vers les Philipines, et vers Kinakuta où travaille Goto Dengo, où il construit la cachette gigantesque.

Un petit peu plus tard, en gros 60 ans, on fait la connaissance de Randall Waterhouse. Le petit fils de Lawrence. Avec son associé, Avi, juif, et obsédé par l’Hocolauste, Randy monte une compagnie. Ça le mène aux Philipines, où il rencontre Douglas Shaftoe (le fils de Bobby) et sa fille Amy, dont il tombera amoureux, le jour où il aura le temps. Au cours de ses aventures, il fera une rencontre douloureuse avec une pile de lingots d’or (choc au tibia), le Dentiste (en fait le gérant d’un fonds de retraite de dentistes), une geôle philippine, et –naturellement Enoch Root. Et aussi Goto Dengo. Ah,et dans une épave allemande, il trouvera un papier écrit de la main de son grand-père. Sur la papier, le modèle de vaisselle choisi pour son mariage.

Toujours pas ?

J’insiste : version non allégée

Stephenson est informaticien. Entre autres. Le livre a fait sa réputation sur les descriptions détaillées des travaux de Lawrence et Alan. Ça en a fait un livre «culte» pour tous les dingues d’informatique. Le code Enigma, et surtout les ordinateurs utilisées pour le casser, font partie de la légende informatique. Au présent Randy utilise (et Stephenson décrit longement) FINUX, système d’exploitation d’ordinateurs (non, ce n’est pas LINUX, mais ça y ressemble très fort).

Mais Stephenson nous parle aussi d’économie. De l’information. Du voyage de l’information. Naturellement de cryptologie. De résistance. D’argent. Et tous ces thèmes sont liés de façons qui transfigurent le genre. Il nous décrit la partie d’échecs entre le «mal» et le «bien», entre les bourreaux et les victimes, entre Athéna et Arès. Pour cette partie, il est utile de suivre l’éternel Enoch Root.

Et Stephenson écrit magnifiquement. Le livre, documenté béton, intéressant, passionnant, est en plus hilarant. Shaftoe se déguisant en noir (portant pull-over et gants noirs sous un soleil accablant, sans oublier le cirage sur le visage), Randy rentrant enfin chez lui pour se faire percuter par un camion conduit pas Amy qu’il croyait aux antipodes, et qu’il trouve accompagnée par deux petits Shaftoe gardes du corps qu’elle n’a jamais vus, mais envoyés par une tante éloignée à la réception d’un mail d’Amy (qu’elle n’a jamais vue non plus) sur la «liste Shaftoe», Lawrence lassant à genoux une équipe de sténo et de photographes, tous recouverts de craie, et hallucinés après les cinq heures que Lawrence vient de passer au tableau pour une démonstration … il y a des dizaines de scènes fabuleuses. Des personnages secondaires tous incroyables. Et comment ne pas tomber amoureux d’une île aussi attachante que Qwghlm, peuplée d’hommes comme Ghnxh qui s’éclairent avec un Galvanick Lucipher ?

Ce livre peut être lu et aimé pour tant de différences raisons (et pas exclusives l’une de l’autre), que c’est immédiatement devenu pour moi un des quelques livres que je relis «régulièrement».

Le livre suivant de Stephenson («Le cycle Baroque», qui se situe au 17ème siècle) nous parle de Daniel Waterhouse (tiens ?), des frères Shaftoe (hein ?!?) et d’un homme curieux se retrouvera dans le coin. Certainement pas hasard. Nommé Enoch Root. Il parle aussi de Newton, de Leibniz, de Louis XIV, de Guillaume d’Orange …

Un de ses livres précédents (Snow Crash, ou en français Le Samouraï virtuel) a fondé des pans entiers de la culture «cyber». Touche à tout génial, le gars Neal.

Je crois que Stephenson est la version mutante de Umberto Ecco. Quand j’y pense, c’est probablement un sacré compliment.

Alors … vous le lisez maintenant, ou tout de suite ?

V’là que ça m’reprend …

Blogged by olivier as Journal — olivier Sun 17 Aug 2008 08:38

C’est cyclique.

Non, naturellement. Pas cyclique. Si seulement les auteurs pouvaient publier de façon cyclique …

Ça ne vous arrive jamais, à vous, alors que la date de publication du «prochain» approche, d’avoir envie de replonger dans les livres précédents ?

Ce matin, j’étais en train d’écouter Art of the Duo de NHØP et Philip Catherine. Un petit joyau, garanti sans Bach dedans. Que du bonheur.

Et comme le bonheur ce n’est jamais assez, je suis tombé sur un «résumé» du prochain livre de Neal Stephenson. Lui (l’auteur), je vous en ai déjà parlé. Son prochain livre s’appelle «Anathem» (version anglaise : il est inconceptible que je doive attendre, voire –on ne sait jamais– subir la traduction). Notez que je le savais depuis longtemps, que la date de publication approche, mais ça faisait que l’idée qu’Anathem est proche ne m’était pas passée dans la tête.

Et donc, patatras, j’ai envie de relire du Stephenson.

Vu qu’Anathem sort au début du mois de septembre, il ne serait pas sérieux que je me lance dans le précédent. 3 volumes de 900 pages (The Baroque Cycle, constitué de Quicksilver, The Confusion, et The System Of The World), c’est pas jouable. Mais celui d’avant, c’est *un seul* volume de 910 pages. ça s’appelle Cryptonomicon. Je vous indiquerais volontiers un lien avec une critique francophone, mais je n’en trouve pas qui mérite le clic. Je vais peut-être me l’écrire moi-même, tiens …

J’ai le sourire …

Bientôt Anathem.

Camouflage urbain de rigueur …

Blogged by olivier as Journal — olivier Sat 16 Aug 2008 10:15

C’est pas que je suis un froussard. Mais je sais quand avoir peur témoigne d’un minimum de réalisme. Qualité apparemment rare en ce moment. Et puis ça aide : on n’est pas trop souvent surpris.

Sans rire, vous avez vu la sarabande hystérique qu’on nous exécute ? Junior, Condi, Tusk, Saskamachin, Nicolas, Angela, se tenant la main, en train de danser autour de Putin (Un deux trois, Putin est méchant - quatre cinq six, il faut qu’il arrête - sept huit neuf, sinon nous on crie !), ça ne vous fait pas rire, vous ? D’autant que Putin s’en bat les valseuses, affichant un dédain suprême.

Les danseurs réclament des russes qu’ils arrêtent de faire ce qu’ils sont en train de faire, quoi que ce soit, vu qu’en fait personne ne sait réellement ce qu’ils sont en train de faire. Les menaces fusent. Curieusement floues. On gesticule, on bave, on trépigne, et on espère que le croquemitaine russe va obéir.

Et hier, à la suite de la signature de l’accord entre les USA et la (pauvre) Pologne, le chef d’état major adjoint russe, lui ne fait pas dans la menace voilée :

Selon le général Anatoli Nogovitsine, chef d’état-major adjoint, que cet accord «ne peut pas rester impuni» et que la Pologne «s’expose elle-même à une frappe». Le général Nogovitsine n’y va pas de main morte. Il n’exclut pas que Moscou use pour cela de l’arme nucléaire.

Tiré du … argl … Figaro, ici.

Je ne sais pas exactement pourquoi, mais cette menace là me fait peur. Peut-être parce que j’habite à même pas une heure de char voiture de la frontière polonaise. Ou peut-être parce que j’ai un minimum de réalisme.

Les russes vont faire ce qu’ils voudront. À leur rythme. Et certainement pas à celui des comptines «occidentales».

Jaune, et ciel bleu-tirant-au-gris-voire-plombé sur Pékin …

Blogged by olivier as Journal — olivier Fri 15 Aug 2008 10:19

Haaaaa, les jeux olympiques …

Avant, il y a quelques années, j’aurais écrit ça avec des majuscules. Ça m’a définitivement quitté le jour où j’ai écrit ça. Juste histoire d’avoir une date, hein…

Cette année, on touche le fond.

Je passe, pudiquement, sur les «affaires de la cérémonie d’ouverture». Ça ne devrait pas, mais ça me fait rire. Sauf l’histoire de la gamine. Ou plutôt les gamines. Sinon, les divers tripatouillages d’images m’amusent. On ne me refera plus.

Mais les affaires de doping m’agacent. Quand je vois un record du monde (en natation, et ce n’est même pas le nouveau Superman, hein …) battu, au cours des *séries*, de plus de *5 secondes*, j’ai envie de vérifier si quelque part je n’ai pas oublié une majuscule quelque part. Gomme à la main. Je ne sais pas chez vous, mais en Allemagne, la télé est fâchée. Hier soir, sur ZDF, le troisième titre du journal [après la blague de Géorgie et la fiasco à répétition de l’affaire Ypsilanti et son idylle platonico-politique avec mes amis de Die Linke] c’est au sujet du doping aux jeux. *Avant* de parler des 3 médailles d’or du jour, si vous voyez ce que je veux dire. Et dans le show «comique» du soir, SuperPhelps en a pris pour son grade.

Mais pour moi, l’image des jeux, elle n’est pas sur les terrains / stades / pataugeoires olympiques. Elle est dans les gradins. Depuis hier, les gradins sont pleins. Sur ordre. Et, depuis que j’ai pu voir le visage totalement ahuri d’un «supporteur volontaire» essayant de comprendre comment il devait agiter ses deux drapeaux comme les autres, tous habillés en jaune, les jeux sont morts.

Oh, pas pour toujours, hein …
Hier, une tireuse de ball-trap allemande, après avoir vu la médaille d’or, puis la médaille d’argent lui passer sous le nez, a ensuite réagi à chaud devant la caméra. Avec un sourire Kolossal, aussi large de celui du Togolais qui a gagné le bronze en kayak, elle a expliqué qu’elle, elle n’avait pas perdu l’or, pas perdu l’argent. Elle avait *gagné* le bronze…

C’est où, les jeux, la prochaine fois ? Et le ciel sera bleu ?

Pendant ce temps là …

Blogged by olivier as Journal — olivier Tue 12 Aug 2008 08:18

Il s’en passe, des choses, hein ,,,

Tenez, la guerre en Géorgie. Ça me dépasse. C’est normal que ça me dépasse, vous me direz. Et j’en conviens facilement. Ce qui l’est un petit peu moins –normal–, c’est que ça dépasse également le premier interressé : le type qui a déclenché cette saloperie. Saskaquelquechose. Attendez … Saakashvili, voilà.

Et puis il y a les «Jeux» «Olympiques». Purée, je ne sais même plus où placer des guillemets tellement les mots sont sortis par leur contexte de leur sens original.

Et puis il y a Nicolas. Pour l’ensemble de sa carrière. Qu’on ne peut que souhaiter courte.

À ce stade, je devrais développer tout ce que je dis là. Et dans un monde idéal il y aurait même quelque part des gens qui aimeraient en discuter.

Mais le monde idéal, hein … vous avez lu Candide ? Et vous savez certainement ce que je pense de la philosophie.

Il y avait dans le voisinage un derviche très fameux, qui passait pour le meilleur philosophe de la Turquie; ils allèrent le consulter ; Pangloss porta la parole, et lui dit : «Maître, nous venons vous prier de nous dire pourquoi un aussi étrange animal que l’homme a été formé».

– De quoi te mêles-tu ? dit le derviche, est-ce là ton affaire ?
– Mais, mon Révérend Père, dit Candide, il y a horriblement de mal sur la terre.
– Qu’importe, dit le derviche, qu’il y ait du mal ou du bien ? Quand Sa Hautesse envoie un vaisseau en Égypte, s’embarrasse-t-elle si les souris qui sont dans le vaisseau sont à leur aise ou non ?
– Que faut-il donc faire ? dit Pangloss.
– Te taire, dit le derviche.
– Je me flattais, dit Pangloss, de raisonner un peu avec vous des effets et des causes, du meilleur des mondes possibles, de l’origine du mal, de la nature de l’âme et de l’harmonie préétablie.

Le derviche, à ces mots, leur ferma la porte au nez.

Et à la fin du livre, Candide prononce ces paroles désormais célèbres : «Cela est bien dit, répondit Candide, mais il faut cultiver notre jardin.»

Dans mon jardin sur mon balcon, il y a un tournesol. Il y a aussi du basilic en fleurs, de la menthe, un ficus, et divers aromates. Le miracle du tournesol, c’est que ce n’est pas nous qui l’avons planté. Un matin, on l’a vu.

Et puis on l’a regardé pousser.

Et puis on l’a regardé fleurir.

Et je n’ai définitivement pas besoin de «comprendre» quoi que ce soit.

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