16:11 adieu, monsieur le professeur
Jénine, 19 mai 2002
J'ai rendez-vous avec le patron de la mission de l'UNRWA pour le déblaiement et la reconstruction du camp de réfugiés détruit quelques semaines auparavant.
Il me reçoit dans le bureau du directeur de l'école de filles. Sa porte métallique présente plusieurs traces d'impacts de balles. Elle est même transpercée de part en part, et il y a des impacts sur le mur derrière lui. Dans la cour, toutes les façades sont criblées d'impacts. Tous les calibres que je connais sont là.
A la fin de la discussion, il m'emmêne visiter les salles de classes. L'école devra être totalement rénovée avant de pouvoir servir à nouveau.
Je lui demande si des combats ont eu lieu dans l'école. Non. Alors pourquoi les impacts sur les murs ? Il me montre les robinets des toilettes, nettement percés d'une balle chacun. J'ai ma réponse...
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