00:45 l'important est tailleur...
Jénine, Août 2002
On est sur la rue principale, presque au croisement de la route de Nazareth, la route de Haïfa et la route de Naplouse. Le Daouar. Il y a sur la place une sorte d'obélisque.
Dans la rue déserte, j'ai le temps de laisser vagabonder mon regard.
J'ai l'oeil attiré par un mouvement, au troisième étage. Mon premier réflexe est bien sûr de me mettre à l'abri. Mais j'ai bien tort de m'inquiéter.
Ce qui a bougé, ce sont des vêtements. Apparemment, il y avait là-haut la boutique d'un marchand de vêtements. Alignées sur des ceintres, il y a des robes de fillettes.
Le contraste est saisissant entre ces vêtements d'enfants et la façade crevée de l'immeuble. Un peu comme sur ces images d'opérations chirurgicales où on voit le coeur palpiter dans l'ouverture faite par le scalpel. Un peu de vie à l'intérieur du corps amoché de la ville...
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