18:38 Une porte doit être ouverte...
Je reprends ce matin la route de Jénine, après une semaine passée à droite ou à gauche - j'y reviendrai.
Je demande au taxi si la ville est ouverte : oui, jusque vingt heures.
Seulement voilà... ce n'est pas parce que la ville est ouverte que les routes qui y mênent le sont. En l'occurence, elles sont toutes fermées.
Les chauffeurs de taxi sont - et c'est la première fois que je vois ça - un peu paniqués. Des troupeaux de voitures fuient d'une porte de la ville à l'autre, tentant ce chemin-ci, essayant celui-là... et toujours au bout demi-tour.
Après une bonne heure et demie de ce petit jeu, un passage très cahoteux entre les oliviers finit par nous amener à destination. Sur le chemin de chèvres les véhicules se croisent à la limite du raisonnable, entre les rochers et les arbres. La poussière couvre tout.
On garde la bonne humeur.
Le chebab que j'évoquais quelques jours plus tôt a maintenant un de ses frères à l'hôpital, avec une balle dans l'oeil. La vieille dame de la boutique me raconte ça avec une émotion visible. C'est un de ses petits-enfants qui est à l'hôpital, à Ramallah, et elle ne pourra pas aller le voir.
La vie reprend son cours.
|