17:42 déserte heure...
Je me suis lâchement enfui pour un jour ou deux, et je suis parti voir si l’air est meilleur à Ramallah.
Dernière vision de Jénine, dans le taxi, en passant sur la route vers Qabatia, on passe devant les locaux des services techniques municipaux. Sur le trottoir, cinq énormes transformateurs électriques apparemment neufs.
En fait, pratiquement toutes les semaines, un char heurte “par accident" un poteau électrique. Et comme vraiment ils n’ont pas de chance, les habitants de Jénine, c’est toujours un poteau qui porte un de ces transformateurs qui est heurté “par accident”, plongeant toute ou partie de la ville dans le noir. La loi des séries, en quelque sorte. Alors, pragmatique, la municipalité a visiblement décidé d’en avoir quelques uns d’avance. Au rythme des actuels des “accidents”, on devrait tenir un peu plus d’un mois.
Sinon, en allant à Ramallah, j’ai assisté à un truc un peu curieux qui me laisse sans voix et qui me fait dire qu’il y a enquête à faire...
Je sais - et donc vous savez - que maintenant des permis de circuler sont nécessaires pour circuler d’une zone de la Cisjordanie à l’autre. Mais ce que je ne savais pas, c’est que ces permis s’achètent, et sont délivrés par les Palestiniens. Ou alors il y a DEUX types de permis. A creuser.
En tous cas, à Tubas, un type a un bureau, avec deux machines à écrire, une en hébreu et une en arabe, comme les documents sont bilingues les feuilles se balladent d’une machine à l’autre. Si la personne n’a pas de photo, il y a un appareil photo numérique, une imprimante jet d’encre, et du papier “qualité photo”. Voilà comment se fabrique un permis de circuler. 50 shekels, et cinq minutes.
Il faut vraiment que je creuse ça. Parce que si ce sont les Palestiniens qui font les permis, où est la fameuse sécurité ? Bref, je ne comprends pas tout sur ce coup là.
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