Brest-Jerusalem
a la rencontre...
29.8.02 17:04 divers     chronique 31.8.02 10:45  
-<  P. comme... partie. plus on est de fous...  ->
 30.8.02

02:43   trois pas en avant, trois pas en arrière...

Quand le grand rabbin de Londres explique qu'il a des états d'âme quant à ce qui se passe ici, c'est naturellement d'abord un tollé.

Et puis, par exemple, on trouve dans Haaretz des déclarations de rabbins israéliens ou non qui le soutiennent.

Seulement lui, de son côté, dit maintenant qu'il n'a jamais dit ce qu'on a publié dans la presse. Comme quoi on peut être courageux, mais pas tout le temps. Et comme quoi il a du recevoir quelques coups de téléphone cinglants de la maison mère.

Ca nous ramène directement à la question de la coexistance des principes "démocratiques" et de l'identité juive. Son système de valeurs morales lui a commandé de parler, son identité juive le rappelle à l'ordre et lui demande de se taire.

Parallèlement, le nouveau chef d'état major des FDI a accordé à Haaretz une interview fleuve. Je la trouve consternante, car dans mon esprit ce genre de positions ferme toutes les portes menant vers une solution juste. Pour Ya'alon, il est clair et avéré que l'existence d'Israël est menacée et que les Palestiniens n'ont pas d'autre objectif dans leur vie que de détruire l'état juif. Il en est encore à se plaindre que personne ne reconnait le lien historique du peuple juif avec la terre d'Israël. Lien historique ou pas, et tout se discute, Israël est bel et bien là. Il ne suffit pas d'être admis, il faudrait aussi être aimé ?

Face aux menaces qu'il voit autour de lui, sa seule réponse est d'imposer aux yeux des potentiels adversaires une capacité de réplique tellement disproportionnée qu'ils devraient en abandonner leurs projets. En plus clair, démontrer la capacité d'Israël a faire tellement de mal à quiconque lui chercherait des noises que toute action aurait un prix exorbitant.

C'est la classique approche bornée du "j'ai un plus gros gourdin que le tien". Un jour, quelqu'un se demandera si il ne serait pas plus simple de supprimer les causes de tension, à savoir au premier chef l'occupation des territoires palestiniens.

En attendant, on continue de fourbir le gourdin, et pour le manier on a choisi un type qui n'a pas d'états d'âme. Ah si, tiens, il souffre des morts innocentes pendant la liquidation de Shahadeh à Gaza. Sans rire, il explique que l'armée de l'air avait prévu que les dégats d'une bombe d'une tonne se cantonneraient au bâtiment visé et au seul bâtiment voisin, qu'on croyait vide. Et puis quelques vitres cassées.

Bref, le camp de la guerre a encore de beaux jours devant lui.



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