Brest-Jerusalem
a la rencontre...
8.5.02 19:00 chronique     chronique 9.5.02 06:33  
-<  bêtise ordinaire... bis repetita placent...  ->
 9.5.02

04:24   la preuve par l'¦uf.


Shaul Mofaz est le chef d'état-major des FOI. En tant que tel, dans un pays normal, une démocratie standard où on a une relation saine avec les forces armées, c'est un obscur galonné à qui on donne le boulot à faire quand il y en a.

Mais ici, où l'armée est le seul truc sur lequel l'ensemble du pays soit d'accord, c'est un personnage important et écouté. Et comme vous allez pouvoir le constater, ça vaut son pesant de cacahuètes...

En effet, comme le raconte Ha'aretz dans un article ce matin, le dit Mofaz est depuis un bon moment un avocat insistant de l'idée d'expulser Arafat des territoires. Au nom de quelle logique, on se le demande, dans la mesure où si c'est pour l'empêcher d'organiser des attaques, il faut se souvenir que depuis Décembre il n'avait plus sa liberté de mouvement, et seulement occasionnellement le téléphone depuis Mars...

Mais ce n'est pas tout; il est maintenant, ce brave Mofaz, partisan d'exiler aussi le cheikh Yassine, le leader du Hamas. Et l'article d'expliquer que l'idée est dans l'air depuis longtemps, mais qu'on ne la mettait pas à exécution par peur d'une vague d'attentats.

Mais c'est là qu'intervient Mofaz. Brillant de logique, il explique que puisque les attentats ont lieu de toute façon, pourquoi ne pas le faire ?

Bon sang, mais c'est bien sûr ! Et voilà. voilà officiellement démontré que les actions des FOI peuvent parfois être totalement détachées des objectifs sécuritaires qu'elles prétendent atteindre. Expulser Yassine ne serait pas pour arrêter des attentats, mais juste pour le faire, puisqu'on en a envie.

Et puis, c'est bien connu, à l'étranger, ils n'ont pas le téléphone...



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