17:35 Arafat peut faire plus...
Je suis allé à Ramallah cette après-midi. Passer le check-point pour rentrer a été une formalité, le malheureux soldat en poste était tellement débordé qu'on aurait pu faire passer une douzaine de brontosaures sous son nez. J'accompagnais Rami, le fils d'un de nos voisins qui allait chercher sa paye du mois. Il est employé par la sécurité préventive, sous les ordres de Jibril Rajoub.
Vous vous souvenez peut-être de ça, au début du mois, les Israéliens bombardaient un complexe où se trouvaient plusieurs centaines de personnes dont pas mal de civils. Je m'en souviens bien, moi, j'étais dans une autre partie de la ville et le bruit du bombardement m'empêchait de dormir.
Alors voilà, j'ai visité le siège de la Sécurité Palestinienne, chargée de mener la lutte contre le terrorisme. D'entrée de jeu, je peux vous dire un truc : c'est pas gagné. Ils partent avec un sérieux handicap :
Ça, c'était une partie des bureaux. Et c'est même pas la partie la plus touchée... Si vous voulez savoir à quoi ressemble la façade, voilà :
Si malgré tout ils arrivent à attraper un terroriste, on ne sait jamais, ils peuvent le mettre dans la prison. Il ne manquera pas d'air.
Pour finir, un jeu concours. Dans la cour, il y a deux tas de véhicules, et j'emploie le mot "tas" en connaissance de cause. Un de ces tas est composé de véhicules de police qui sont "simplement" criblés de balles et ont été entassés par un bull.
Le deuxième tas, lui, a été incendié. Sur une des voitures, on peut lire un mot. Le jeu, vous l'aurez deviné, c'est de découvrir le mot qui se trouve sur le véhicule.
Oui, c'est bien "ambulance".
Ensuite je suis allé prendre le thé chez mes amis ambulanciers, ils sont tous entiers, et c'est chouette de les retrouver.
Ensuite, deux petites heures d'attente au check-point, et me voilà rentré, malgré le couvre-feu, qui, je vous le rappelle, oblige toujours (depuis plus de deux semaines maintenant) quelques centaines de milliers de personnes dans toute la Cisjordanie à rester chez eux.
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