05:20 retour...
Ce week-end, j'ai appris.
Expédions les affaires courantes : bon, je n'étais pas rue Ben Yahouda samedi soir. J'aurais pu, c'est un des endroits que je fréquente et que je mentionne assz régulièrement ici ; et je n'étais pas à Haifa, alors que c'est également un des endroits que je suis susceptible de visiter...
Je vais bien, personne de ma connaissance n'est touché. J'hésite à classer tout ça dans la rubrique "statistiques". L'horreur, la haine, la violence, j'en suis tellement imprégné...
... mais j'ai bien autre chose à vous raconter. Il y a toujours plusieurs aspects à une histoire, en voici un autre.
J'ai passé mon samedi soir et mon dimanche à Jéricho. Jéricho, pour ceux qui ne savent pas où c'est, une bonne carte fera l'affaire. (sourire)
A Jéricho, j'ai accompagné, suite à un concours de circonstances, une délégation française d'élus, d'associations, de syndicats, qui venaient nouer des contacts avec les divers (et nombreux, on l'oublie) camps de réfugiés du pays, en vue d'établir des jumelages.
Je reviendrai plus longuement dans les jours à venir sur les détails de ce séjour, mais je vais vous en livrer dès maintenant l'essentiel :
- j'ai été bouleversé par la dignité, la gentillesse, la simplicité, la générosité de ces gens qui n'ont rien, mais qui nous ont traités comme des princes. J'ai dormi par terre, sur un matelas dont la taille me fait supposer qu'un des gamins de la maison a dormi sans son matelas ;
- j'ai découvert qu'on a rien appris ni rien fait de sa vie si on n'est pas capable à un moment donné d'en faire profiter les autres, et de rendre ce qu'on a reçu ;
- j'aime ce pays, cette Palestine à la beauté sauvage, j'aime les gens qui l'habitent, et je vais tâcher de prolonger mon séjour ici.
Je vais revenir longuement sur ce séjour à Jéricho, probablement dès ce soir.
En attendant, trouvez ici quelques photos.
|