12:46 ascension
Hier, cliché oblige, ballade sur le mont des oliviers. Pas grand-chose à en dire, sinon évidemment que c'est magnifique. Mais cette colline est à la base un cimetière. Tous ces gens se font enterrer là parce que c'est là que le messie doit revenir juger les vivants et les morts, et que tant qu'à passer en jugement, autant ne pas faire la queue.
La colline était déserte, ce qui est un rien étonnant. Mais il y a tellement peu de touristes en ce moment... Juste un vieux monsieur, en pyjama rayé, inconscience de l'humour, et un vague couple de pèlerins français. J'avais envie d'entendre les chants des muezzin sur la ville au coucher du soleil, mais nous sommes rentrés avant. A ce qu'il paraît le mont des oliviers est un endroit où ne pas traîner après le coucher du soleil.
Toutes ces tombes... Guillaume qui fait la remarque que c'est peut-être le seul endroit où les Palestiniens soient autorisés à jeter des pierres à des Juifs.
La mort est partout en sautoir dans cette ville, à l'épaule des militaires ou des colons, sur les collines entourant la ville, dans le noir des vêtements...
En redescendant, nous avons croisé une carte postale : un vieil arabe sur un âne qui grimpait la colline.
Nous sommes rentrés par la porte des lions, superbe dans la lumière rose. Sur la via dolorosa, quatre soldats qui marchaient de front, comme si la rue leur appartenait, faisant le vide devant eux. Désolé, je ne dévie pas de ma route pour des soldats.
Dans les rues quasi vides, le chant du muezzin, enfin, qui remplissait l'espace. Magnifique. On déboule sur la rue qui mène à la fourche juste avant la porte de Damas. Coup d'¦il machinal à la maison de Sharon, son drapeau de 10 mètres de haut, et l'immense chandelier à 7 branches. On m'a raconté comment les gens avaient été expropriés. Si seulement la moitié est vraie, c'est tellement dégueulasse que ça fait rire.
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